Nos chemins croisés

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Summary

Élisabeth et Sébastian, deux âmes meurtries par la vie, se rencontrent au lycée et se laissent entraîner dans une relation aussi passionnée que compliquée. Mais un lourd secret pèse sur eux : Élisabeth est la sœur de Caleb, le meilleur ami de Sébastian, tragiquement tué à cause du passé mafieux de son père. Dévoré par la culpabilité, Sébastian choisit de s’éloigner d’elle. Cinq ans plus tard, le destin les réunit, et les blessures du passé refont surface. Entre amour et douleur, peuvent-ils espérer reconstruire quelque chose ou leur histoire est-elle vouée à l’échec ?

Genre
Romance/Drama
Author
Ella2
Status
Ongoing
Chapters
20
Rating
n/a
Age Rating
16+

Chapter 1


Le soleil perçait à travers les rideaux en lin, inondant la chambre d’Elisabeth d’une lumière douce et apaisante. C’était un matin comme les autres, un matin où l’odeur du café fraîchement moulu et des tartines grillées se mêlait à l’excitation de la journée à venir. Aujourd’hui, Elisabeth et sa petite sœur, Isabelle, devaient rentrer ensemble après les cours. Caleb, leur grand frère, allait bientôt avoir 18 ans et quitter l’internat pour revenir à la maison de façon permanente. Elles avaient tellement hâte de le retrouver.


Elisabeth s’étira sous les couvertures avant de se lever, ses pensées vagabondant sur les retrouvailles de cet après-midi. Elle avait préparé une surprise pour Caleb : une grande affiche de bienvenue avec des dessins faits à la main et des messages de leur famille. « Il va adorer ça ! » se disait-elle en souriant. Elles avaient planifié une petite fête en famille pour célébrer son retour.


« Isabelle ! On doit partir dans quinze minutes ! » lança Elisabeth depuis la cuisine, en ajustant rapidement son sac à dos et en remplissant sa tasse de café.


« J’arrive, j’arrive ! » répondit Isabelle en dévalant les escaliers, ses cheveux encore emmêlés. Elle se précipita vers la cuisine, un grand sourire aux lèvres. « Tu crois que Caleb nous a ramené des cadeaux ? »


Elisabeth rit en voyant l’excitation sur le visage de sa sœur. « Peut-être. Mais tu sais que Caleb préfère nous offrir des moments plutôt que des choses. Il a toujours dit que les souvenirs étaient les meilleurs cadeaux. »


Elles sortirent de la maison, discutant joyeusement du retour imminent de Caleb. Isabelle sautillait d’excitation, impatiente de retrouver son frère. Elisabeth, malgré la fatigue accumulée, partageait son enthousiasme. Elles n’avaient pas conscience que cet après-midi serait bien loin des retrouvailles joyeuses qu’elles avaient imaginées.


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En rentrant de l’école, Elisabeth et Isabelle sentaient une étrange lourdeur dans l’air. La maison, habituellement bruyante et animée, était étrangement silencieuse. Le cœur d’Elisabeth se serra alors qu’elle échangeait un regard inquiet avec sa sœur.


« Papa ? Maman ? » appela Elisabeth en avançant dans le couloir. Le silence qui suivit son appel était inquiétant.


Elles trouvèrent leurs parents dans le salon. Leur mère était assise sur le canapé, le visage enfoui dans ses mains, les épaules secouées de sanglots silencieux. Leur père, habituellement si solide, était affalé sur une chaise, les yeux clos, une expression de désespoir sur le visage.


Elisabeth sentit un frisson glacé parcourir son échine. « Qu’est-ce qui se passe ? » demanda-t-elle, sa voix tremblante.


Leurs parents levèrent les yeux, leurs regards brisés. Leur mère tenta de parler, mais les mots restèrent bloqués dans sa gorge. Ce fut leur père qui brisa le silence, d’une voix rauque et tremblante.


« Caleb… Caleb est mort. »


Les mots tombèrent comme un couperet. Elisabeth sentit le sol se dérober sous ses pieds.                                                                                                                                                         « Quoi ? Non, c’est impossible ! » cria-t-elle, les larmes montant à ses yeux.                          « Caleb ne peut pas être… » Elle ne parvint pas à finir sa phrase, ses jambes se dérobant sous elle.


Isabelle, figée par la douleur, éclata en sanglots. « Non, non, Caleb devait rentrer aujourd’hui… Il devait être avec nous ! »


Leurs parents essayèrent de les prendre dans leurs bras, mais Elisabeth recula, refusant d’accepter la réalité. « Non… c’est un cauchemar… Il devait rentrer ce soir. Nous avions tout prévu ! »


Leurs regards étaient empreints de tristesse et de désespoir. Caleb ne rentrerait jamais.


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Les jours suivants passèrent dans un tourbillon de douleur et de confusion. La maison, autrefois remplie de rires et de joie, était devenue un lieu de silence pesant et de souvenirs douloureux. À l’école, Elisabeth était une ombre d’elle-même. Ses amis, Mary, Loïc et Loïs, remarquaient bien son changement, mais ne savaient pas comment l’aider.


Un matin, Mary la retrouva dans la cour, assise sur un banc, le regard perdu. Les autres élèves passaient sans la voir, comme si elle était devenue invisible. Mary s’assit à côté d’elle, posant doucement une main réconfortante sur son épaule.


« Je suis tellement désolée, Elisabeth. Je ne sais pas quoi dire… » murmura Mary, ses yeux pleins de compassion.


Elisabeth se tourna vers elle, la tristesse se reflétant dans ses yeux. « Il n’y a rien à dire. Caleb est parti… et je ne sais pas comment continuer sans lui. »


Mary serra sa main. « On va traverser ça ensemble. Tu n’es pas seule, même si parfois il semble que tout est devenu sombre. »


Loïc et Loïs arrivèrent peu après. Loïc s’assit à côté d’Elisabeth, tandis que Loïs se tenait un peu en retrait, observant la scène avec une expression préoccupée.


« Si tu as besoin de quoi que ce soit, n’importe quoi, fais-le nous savoir. On est là pour toi, d’accord ? » dit Loïc doucement, tentant d’apporter du réconfort.


Elisabeth hocha la tête, bien que les mots réconfortants semblaient flotter loin d’elle, incapables d’atteindre son cœur blessé. « Merci, ça signifie beaucoup. »


Loïs, posa une main sur l’épaule d’Elisabeth. « On sait que c’est difficile, mais on va être là pour toi. Même si ça prend du temps, on sera à tes côtés. »


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À la maison, Elisabeth essayait de rester forte pour Isabelle, qui semblait de plus en plus perdue sans Caleb. Chaque jour était un défi pour elles deux, essayant de trouver un semblant de normalité dans un monde devenu chaotique.


Un soir, alors qu’elles étaient dans la chambre, Isabelle s’approcha timidement d’Elisabeth. « Elisabeth… tu penses qu’on pourrait encore parler de Caleb ? J’ai peur de l’oublier… »


Elisabeth s’assit sur le lit et tapota la place à côté d’elle. « Bien sûr, Isabelle. Caleb ne voudrait jamais qu’on l’oublie. On se souviendra de lui ensemble. »


Isabelle s’assit près de sa sœur, cherchant du réconfort dans sa présence. « Tu te souviens de l’été dernier ? Quand il nous avait emmenées à la plage et qu’on avait tellement ri ? »


Elisabeth sourit tristement, se remémorant les bons moments. « Oui… il nous avait fait croire qu’il avait vu un requin, et on a crié comme des folles. »


Isabelle éclata de rire, même si ses yeux brillaient encore de larmes. « C’était Caleb, toujours prêt à faire des blagues et à nous faire rire. »


Elles parlèrent longtemps ce soir-là, se remémorant les moments joyeux passés avec leur frère. Chaque souvenir partagé était une tentative de garder Caleb vivant dans leurs cœurs, malgré la douleur immense de sa perte.



Ainsi se déroulaient les journées, entre l’ombre de la tristesse et les tentatives de trouver un semblant de normalité. Elisabeth continuait à avancer, malgré la douleur qui l’accompagnait à chaque pas. Ses amis étaient là pour elle, offrant soutien et réconfort, mais la perte de Caleb laissait une cicatrice profonde, un vide qu’aucune parole ou action ne pouvait entièrement combler.