A la Frontière des Mondes

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Summary

Cette histoire est authentique. Je le sais parce que je l'ai vécue. Elle raconte les instants cruciaux qui se sont produits sur notre monde, dans sa réalité "ordinaire" ainsi que sur un autre plan d'existence. Il s'agit de l'histoire d'un court instant de ce monde et de son sauvetage in extremis de la désolation par les soins d'une armée constituée d'individus féminins n'appartenant pas à la réalité du Monde des Hommes. Elle est narrée telle que je m'en souviens, au travers du regard et de l'expérience de quatre sœurs et amies, mes sœurs, appartenant à cette armée, tout comme moi, le corps d'armée de la Pracandhasenamukha, missionné aux fins de sauver cette Humanité de la ruine et de l'extinction. Laissez-moi vous raconter les jours d'une grande aventure...

Status
Ongoing
Chapters
20
Rating
n/a
Age Rating
18+

Introduction

Parmi tous les mondes des univers, depuis les temps les plus reculés jusqu’à cet instant-même, on a tant parlé d’histoires que chacun racontait à sa manière. On parlait du Créateur ou des Dieux. On parlait de la création des mondes. On parlait des anges ou d’êtres extraordinaires, venus d’ici ou de là, apporter les bienfaits de leurs civilisations, ou le pillage au profit de ces dernières. Mais au fond, qui a jamais su ce qu’il en avait été vraiment ? Qui a jamais su d’où venait ce qui existait, et d’où venait finalement l’existence elle-même ? Parmi tous les mondes des univers, il en eut un sur lequel des millions de légendes ont couru, tant parmi les autres mondes à son sujet, que parmi les peuples qui tour à tour l’ont habité depuis des milliers de millénaires. Il en eut un qui fut l’objet de toutes les convoitises, de tous les enjeux, une planète-prison qui a détenu les âmes les plus noires qui aient jamais existé, et qui se sont finalement échappées de leur condition carcérale pour y prendre le pouvoir et en faire leur fief, leur monde. Un monde, qu’on a appelé tour à tour, Hyperborée, Mû, Atlantis, et maintenant, Terre.Il y eut toujours des histoires, des contes et des légendes sur les forces du mal qui s’opposaient éternellement aux forces du bien et vice versa. Mais qui a jamais raconté l’histoire des forces du mal qui, en s’alliant aux forces de bien, avaient quasiment anéanti les faibles ressources de l’Absolu ?! Qui a jamais raconté que les univers finirent par se retrouver au bord de l’effondrement, et les forces du mal, au seuil de la victoire, en continuant inlassablement à faire croire à tous que les « gentils » gagnaient toujours ? Qui a jamais raconté l’histoire d’une conscience, au sein du Royaume de l’Absolu, qui se leva, un jour, pour faire entendre sa voix dans le déni et l’hilarité générale des siens quant au danger qui menaçait si gravement l’équilibre de la Création que personne, jamais, ne perçut l’ampleur du risque, condamnant dès lors toute chance de victoire sur les forces du néant qui continuaient à engloutir monde après monde, univers après univers, dans l’ignorance ou l’indifférence générale, suivant un plan machiavélique orchestré depuis la planète Terre. Qui raconta jamais que cette conscience qui s’éleva, demanda alors de l’aide au plus improbable des alliés, de concevoir à son tour, un plan plus machiavélique encore, pour tenter, s’il en restait éventuellement le temps et les chances concrètes, de renverser les forces du néant, et l’équilibre précaire des lois de l’Absolu qui servaient les intérêts des forces adverses à son insu. Qui raconta jamais que les deux alliés, éternels incompris parmi les leurs, durent jouer, durant des millions d’années, un perpétuel double-jeu face à tous les membres des trois camps : celui du bien servant le mal, celui du mal se servant lui-même, et celui de l’Absolu, qui avait perdu sa préséance sur le Tout et qui à ce titre n’était même plus un camp du tout dans l’ignorance des concernés, lesquels poursuivaient inlassablement leur route suicidaire vers la victoire de l’Ennemi de la Vie et de la Cohérence, ayant un jour donné naissance à ce qu’on a appelé “le Mal”. Qui raconta jamais qu’au bout d’autant de milliers de millénaires de sacrifices personnels, les deux alliés finirent par prendre l’initiative, à eux seuls, d’arracher son pouvoir de domination aux griffes du mal, son pouvoir de manipulation corruptrice à l’Ennemi au sommet de tous les pouvoirs du néant, et à l’Absolu, son pouvoir de se laisser abuser en croyant encore servir les lois d’évolution des âmes placées sous sa responsabilité. Qui aura jamais raconté qu’il fallut alors une armée d’exception pour parvenir à réaliser l’exploit de cette victoire impossible, et qu’à ce titre, nous, les Tvish, nous fûmes créées, sublimes, ardentes, à la puissance redoutable, par milliards de milliards, faites femmes à l’image de la Créatrice primordiale, et qu’il nous revenait à nous, la Pracandhasenamukha, la redoutable armée de l’Absolu renouvelé, de lui obtenir cette victoire définitive et de continuer à la lui obtenir pour l’éternité ?

Personne n’a jamais raconté cette histoire-là, car il revient aux vainqueurs d’écrire l’Histoire. Alors moi, Shirinn, une simple Tvish de cette armée gigantesque à côté de laquelle l’armée des anges félons ferait bien pâle figure, puisque j’appartiens à ce qui est désormais le camp des victorieux, j’ai décidé de vous en narrer une infime parcelle, celle que mes sœurs Tvish ou moi-même avons vécue durant un bref iota d’une infime parcelle d’éternité, afin que vous connaissiez la vérité sur ce court instant, et que d’autres peut-être, après moi, poursuivent cette œuvre de la connaissance de notre histoire, de votre histoire, en ce monde de la Terre, que notre Père a rebaptisée Terremère tout en en faisant un Royaume, celui de Gaïa, conscience de ce monde qui est le vôtre. Cette histoire est celle qui transfigura la Pracandhasenamukha. Elle est celle de ce moment qui permit que soit enclenchée cette victoire tant attendue, tant espérée, et finalement permise due à un simple détail, anodin en apparence, lequel, dans le même temps et pour la même raison, créa une version ultérieure de ce que nous étions, nous les Tvish, nous permettant de transcender notre propre nature à tout jamais. Cette évolution a aussi rendu à jamais impossible tout retour de quelque forme de déchaînement du Néant et de l’ignominie, tel qu’il a été, depuis des éons, vécu par toutes les Humanités sans exception, à l’échelle de l’ensemble du Créé.

Quatre cents milliards des nôtres ont été placées aux abords de votre planète, sur une sphère de réalité non-physique ; sphère qui est notre propre monde à l’origine. Ainsi, nous fûmes affectées sur une strate très proche de la matière dense que vous, Êtres Humains, habitez lorsque vous êtes incarnés afin de faire évoluer votre âme. Nous y avons été placées dès lors que nous sommes parvenues à trouver le moyen d’apparaître au sein de la matière, nous superposant à votre monde mental, au sein de cette matrice que vous appelez un peu abusivement “LA réalité“. Nous y avons créé un avant-poste d’envergure, où quatre cents milliards de Tvish supplémentaires ont été ajoutées aux quatre-cents milliards initiales. Nous avons nommé cet avant-poste Tvish “le Pont”. Il représente notre séjour, pour celles d’entre nous qui sont, comme moi, affectées à la Division Terrestre de la Pracandhasenamukha, lorsque nous ne vivons pas furtivement parmi vous, sur le plan physique de votre monde comme c’est mon cas pour le moment

Il n’existe plus un monde doté de vie intelligente et évoluée, qui ne soit administré d’une manière ou d’une autre par la Pracandhasenamukha, mais le monde de “Terremère”, la planète “Gaïa”, a été le plus difficile à mater, car les forces obscures qui y étaient présentes y avaient jeté leur dévolu, et leurs toutes dernières forces dans un combat infernal pour la victoire définitive sur l’ensemble des univers de la Création. Car qui remporterait la victoire sur le territoire-même des forces du Néant, ici, sur Terremère, remporterait la mise partout ailleurs, la victoire ferme et définitive sur les forces du camp opposé, quand bien même, après la grande réunification, il n’en existe plus qu’un seul, unique et indivisible à présent : celui de l’Absolu, restauré sous la forme de l’Empire de l’Absolu, ledit “Empire-Sérith Bleu-Nuit”, par la volonté des deux plus grandes instances primordiales à l’origine du concept-même d’Absolu, que sont le Créateur et la Créatrice, enfin réunifiés, main dans la main, front contre front, cœur contre cœur, après que l’Ennemi ait réussi l’exploit de les séparer il y a trois cent mille ans terrestres, après des millions de millénaires d’efforts consacrés à cet objectif primordial pour son plan d’anéantissement.Nous étions, au moment compté par le présent récit, à un doigt de cette victoire, à un cheveu de remporter la guerre pour sauver les âmes de la Création de leur mise en esclavage intégrale, alors que durant des mois, voire des années de travail incessant, nous avons pourtant piétiné. Il nous manquait alors un élément qui devait survenir sans que personne d’entre nous, à ce moment, ne sache à quoi il pouvait bien ressembler. C’est l’aube de cette histoire que je vais vous raconter. Aussi extraordinaire soit-elle, c’est celle dont je me souviens car elle est en partie la mienne. Mais l’héroïne de cette histoire, ce n’est pas moi, mais ma sœur Ilialana, aujourd’hui Générale, grade ô combien mérité au vu du dévouement et des sacrifices personnels consentis, comme ceux que d’une manière ou d’une autre nous avons toutes accepté de consentir, pour que ce monde ait un avenir, pour que vous, vous puissiez aussi espérer en avoir un. Notre vie de Tvish n’a que pour seul objectif celui du devoir que nous devons accomplir afin de collaborer en première ligne à l’équilibre du monde, des mondes et des univers, et que les gens comme vous puissent continuer à vivre pour pouvoir devenir, eux aussi, tout comme nous, un jour, de pures incarnations de cet "Empire", en somme des aspects de l’Absolu, mais de l’Absolu renouvelé, mettant à mort les anciens dieux, les mythologies religieuses, les images faussées d’un Dieu qu’on a vendu aux Humanités comme étant tout-puissant malgré la déchéance de sa préséance, ou pire encore, celui pour lequel l’Ennemi de l’Humanité s’est fait passer lui-même. C’est nous qui raconterons un jour, comment ce qu’on a appelé “Dieu”, a dû mourir pour que renaisse enfin de ses cendres l’Absolu primordial et transcendé à la fois, et qu’il puisse ainsi, enfin replacer de manière correcte, tous les mondes sur les rails de leur propre destin, ce que nous, les Tvish, les “furies”, vouées à la vie et à la mort au service de la volonté du Tout-Puissant “Quæ Imperat” et de son Amour éternel, “l’Impératrice des Mondes”, contribuons à entretenir, pour l’éternité ; nous, guerrières des Cinq Ordres de Tvish de la Pracandhasenamukha, “l’avant-garde furieuse” de ce qui est aujourd’hui enfin redevenu l’Empire de l’Absolu, à la bienveillance infinie, à la Droiture sans faille, et à la Suprématie “Orthodole” (1).


Si votre préférence va davantage aux merveilles de la réalité qu’aux légendes racontées par les grands prêtres séducteurs des Prédateurs des Humanités, alors laissez-moi vous raconter les jours vécus de la plus grande aventure jamais contée...

Ce livre a été écrit sans aucune forme d’attente de la part de quiconque, ni de quelque profit attendu, sous quelque forme que ce soit. Il ne lui est reconnu que le mérite d’exister. Certains pourraient se sentir diffamés, à tort ou à raison, à la lecture de cette œuvre, laquelle ne retrace pourtant que la stricte réalité d’un instant de la vie des Êtres Humains de ce monde. Ceux qui pourraient se sentir ainsi calomniés, voire dévoilés, ne le seraient alors qu’à raison, pourtant sans jugement de notre part hormis celui des concernés ainsi mis en lumière sous l’angle de leur véritable nature. Seule la vie fera la part des choses, ni plus, ni moins.


(1) Ce qui est considéré comme étant Orthodol représente une évolution majeure de la notion de la justesse. Cette notion représente donc la condition sine qua non au maintien de quelque forme de conscience sur les rails de la dynamique évolutive. Les Tvish Bleu-Nuit de l’Ordre des Purificatrices, sont les garantes à part entière et emblématiques de ladite “Droiture Orthodole” en tant que les émanations de la condition Orthodole elle-même.