Un été à Rome

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Summary

Rome, en été, regorge d’un charme particulier. Ses ruelles étroites bruissent de vie, ses pavés chauffés par le soleil accueillent des milliers de pas anonymes, et ses couchers de soleil baignent ses monuments d’une lueur dorée. C’est ici, au cœur de cette ville pleine de promesses et de secrets, que nos chemins se sont croisés pour la première fois. Je n’étais qu’une jeune femme parmi tant d’autres, une étudiante en art venue chercher l’inspiration, et lui, une étoile du rock, un homme que je n’avais osé qu’admirer de loin. Le destin, pourtant, a un sens de l’humour bien particulier. Une rencontre fortuite, un regard échangé dans la pénombre d’un bar, et soudain, l’univers semblait s’être rétréci, ne laissant plus que lui et moi. Je ne m’attendais pas à ce que Damiano David, le charismatique leader de Måneskin, entre dans ma vie de cette façon. Moi, Elena, une simple rêveuse, je m’étais retrouvée dans un tourbillon où les frontières entre la réalité et la fiction devenaient floues. Il était le chaos et la liberté, l’ombre et la lumière, une énigme tatouée de promesses inaccessibles. Mais dans ce monde où les rêves se confondent avec la réalité, où les sentiments naissent dans les instants les plus inattendus, comment savoir si tout cela n’était qu’un mirage éphémère ?

Genre
Romance/Erotica
Author
LEXY
Status
Ongoing
Chapters
2
Rating
n/a
Age Rating
18+

Chapitre 1

Chapitre 1


Lorsque j'ai décidé de passer mes vacances d'été en Italie, je m'étais imaginée parcourant les ruelles pittoresques de Florence, savourant des gelatos et me perdant dans des musées. J'avais tout planifié avec Lucas, mon petit ami, convaincue que cette aventure renforcerait notre couple. Mais au dernier moment, il déclara qu’il ne pouvait pas venir. Je me souviens encore de la déception sur son visage, de sa voix hésitante en m'expliquant ses raisons, comme si je pouvais comprendre. Finalement, il m'abandonna à mes rêves et à cette destination qui m'était désormais devenue étriquée.


Me voilà donc, seule, la valise à la main, avançant à travers les rues ensoleillées de Rome. Le ciel était d’un bleu éclatant, les terrasses des cafés grouillaient de vie, mais je ne voyais qu’une ombre dans ce tableau enchanteur. La solitude pesait sur mes épaules, et la chaleur écrasante ne faisait qu’accentuer mon malaise. J’étais déterminée à profiter de mes vacances malgré tout, mais je savais qu’il me faudrait d’abord trouver un endroit où passer la nuit.


Après plusieurs heures de recherche, mes pieds fatigués m’amenèrent devant un petit hôtel au charme désuet, caché derrière des bougainvilliers en fleurs. L’entrée était modeste, mais une pancarte indiquait des chambres disponibles. Je poussai la porte, le tintement de la cloche résonnant dans l’air lourd. L’accueil était chaleureux, et je réservai une chambre, même si je savais que cela m’engageait à passer mes journées seule.


Une fois installée, j’hésitai un moment avant de sortir. L’idée de dîner seule me terrifiait. Cependant, la fatigue et la solitude me poussèrent vers un bar voisin. Je commandai un spritz, un classique, espérant que le goût amer et sucré apaiserait mon esprit tourmenté. Assise à une table en coin, je laissai mon regard errer sur les autres clients. Des rires résonnaient autour de moi, des couples partageaient des mots doux, et moi, je me sentais invisible.


Puis, je le vis. Dans un coin du bar, entouré de quelques amis, se tenait Damiano, le chanteur du groupe que j’adorais depuis des années. Ses cheveux sombres, son sourire contagieux et l’aura qui émanait de lui me firent oublier ma solitude, même si je savais que j’étais là, isolée dans ma bulle. Mon cœur se mit à battre plus fort, à la fois excité et pétrifié. Rencontrer une célébrité était une chose que je n’aurais jamais cru vivre. Mais je ne pouvais pas m’approcher. La timidité m’étouffait, m’enfermant dans une chrysalide de doutes.


Je me mordis la lèvre inférieure, mes pensées tourbillonnant. Que devrais-je dire ? Et si je bégayais ? Mon italien était loin d'être parfait, et l’idée de paraître ridicule me terrifiait. Je me contentai donc de l’observer, espérant qu’une opportunité se présenterait, comme dans un de ces films romantiques où tout semblait simple et magique.


Alors que je contemplais ma boisson, perdue dans mes réflexions, Damiano se leva. À ma grande surprise, il se dirigea vers moi. Mon cœur rata un battement. Je le regardai approcher, et son sourire se posa sur moi, rayonnant comme le soleil couchant.


« Ciao, » dit-il dans un accent délicieux. « Tu es seule ici ? »


J’ouvris la bouche, mais aucun son ne sortit. Je hochai la tête, ma voix coincée dans ma gorge. « Sì, sono... sola, » murmurai-je enfin. Ma voix était à peine audible, mais il semblait sincèrement intéressé. Il s’assit à ma table, dégageant une énergie chaleureuse qui me rassurait un peu.


Nous commencions à discuter, chaque mot un petit pas en avant. Je luttai pour formuler mes phrases en italien, le cherchant dans ma mémoire, mais il me sourit encourageant. Il parlait de son concert à venir dans la ville, de l’excitation qui entourait ses performances. En retour, je lui parlai de ma passion pour la musique, omettant délibérément le fait que j’étais là, seule, à cause de Lucas.


Au fil de la conversation, un lien s’établit, fragile mais réel. Je ressentais une connexion profonde, une compréhension mutuelle de la douleur qui pesait sur nos cœurs. C’était comme si nous portons chacun une cicatrice, invisible aux yeux des autres. Je lui confiai mes propres blessures, mes rêves brisés et ma peur de l’abandon. À chaque mot échangé, je me sentais un peu plus à l’aise, mon cœur s’allégeant lentement.


« Je suis vraiment fan de toi et de ton groupe, » avouai-je finalement, mes joues s’empourprant. La panique me gagna à l’idée de paraître comme une fan hystérique. Je me sentais vulnérable, exposée.


« Ne t’inquiète pas, » répondit-il en riant doucement, ses yeux brillants d’amusement. « C’est toujours agréable de rencontrer des fans. »


Il se pencha un peu plus près, et l’atmosphère autour de nous se chargea d’une tension palpable. « On pourrait prendre un selfie ? » demanda-t-il, une lueur malicieuse dans le regard.


Je hochai la tête, mon cœur battant la chamade. Il sortit son téléphone, et nous posâmes ensemble. Lorsqu’il m’embrassa doucement sur la joue, un frisson parcourut mon corps. Ce geste, simple mais chargé d’une signification particulière, résonna en moi comme un doux souvenir à chérir.


Alors qu’il se levait pour partir, je me sentis soudain nostalgique, comme si notre rencontre était déjà un souvenir précieux. Il se retourna et me fit un clin d’œil, une promesse flottant dans l’air. « J’espère qu’on se reverra, Elena. »


Je restai là, le cœur encore battant, contemplant la porte par laquelle il venait de sortir. Ses mots résonnaient dans ma tête, et je ne pouvais m’empêcher de sourire. Peut-être que cet été, qui avait commencé dans la solitude, avait encore des surprises à m’offrir.