"Entre les Grilles et le Cœur"

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Summary

Joy, une jeune femme pleine de colère, tente de venger sa sœur qu'elle croit avoir été violée et mise enceinte par un homme. Mais ce n'était qu'un mensonge. Pour les séparer et la punir, cet homme l'envoie à Paris, où elle est placée sous la surveillance d'un homme autoritaire surnommé "le Gorille". Joy se retrouve donc dans une situation où elle doit naviguer entre ses émotions, ses envies de vengeance et la dure réalité de sa captivité. Cependant, elle n’a pas l’intention de se laisser faire si facilement !

Genre
Romance
Author
CAROLE73
Status
Complete
Chapters
35
Rating
4.5 5 reviews
Age Rating
18+

Chapitre 1

AVERTISSEMENT :

Ce livre contient des scènes explicites, incluant des rapports sexuels et des éléments de discipline physique. Ce contenu est destiné à un public adulte et averti. Il est important de souligner que tout ce qui est décrit reste du domaine du fantasme et ne doit en aucun cas être reproduit dans la vie réelle.

Si vous n’êtes pas à l’aise avec ce type de contenu, je vous conseille de ne pas poursuivre la lecture.



Joy

Assise sur le siège arrière d’une SUV de Mikhail, je crois mourir.

Quatre hommes m’entourent, chacun plus dangereux que le précédent et aussi super costaud physiquement.

Ils sont tous entre la vingtaine et la trentaine à peine effleurée, mais leur air dur et leurs regards acérés trahissent une expérience de la violence bien au-delà de leur âge.

Le premier, grand et musclé, a les traits marqués par de vieilles cicatrices, souvenirs de combats passés. Ses bras tatoués semblent raconter une histoire que je n’ai pas envie de connaître. Le deuxième, plus petit mais nerveux, a un sourire carnassier qui ne quitte jamais son visage, comme s’il prenait un plaisir malsain à cette situation. Ses yeux brillent d’une lueur dangereuse, prête à exploser.

Le troisième, plus calme en apparence, a les cheveux rasés et un visage impassible, presque froid. Il reste en retrait, observant chaque mouvement avec une précision calculée, prêt à frapper au bon moment.

Le dernier, plus jeune que les autres, joue distraitement avec un couteau, ses yeux suivant chaque geste comme un prédateur en chasse, impatient d’agir.

Ces hommes ont beau ne pas avoir trente ans, ils dégagent une menace palpable, comme si la violence coulait dans leurs veines.

Il a décidé de m’expédier dans la capitale, trouvant que je suis un danger pour ma sœur, mais pas du tout !

Jade n’est pas stupide, elle va bien se douter qu’il y a quelque chose qui cloche.

Merde, j’ai les poignets attachés et je suis coincée entre deux gros balèzes qui me font bloquer. La ceinture de sécurité a été bloquée et régulièrement le chauffeur me regarde dans le rétro, un léger sourire aux lèvres. J’ai envie de le mordre pour lui faire tomber son sourire.

Quand Jade, ma sœur jumelle, m’a dit qu’elle avait été violée par le frère d’Yvan, un garçon avec qui j’ai eu une aventure, j’ai senti mon sang bouillir dans mes veines !

Surtout que j’étais l’unique responsable de ce viol.

Je m’étais introduite à la fête de fiançailles d’Yvan pour me venger d’en avoir choisi une autre.

Yvan m’avait avoué faire partie de la mafia marseillaise, mais je ne l’avais pas cru évidemment.

Sauf qu’il s’était avéré que tout était vrai. J’avais voulu tout casser dans son bureau, mais du bruit m’avait fait peur et j’avais fui en oubliant... mon sac à main !

Et Jade était partie le récupérer, ne croyant pas à mon histoire de mafia.

Elle avait été surprise par le frère d’Yvan.

Et avait passé la pire soirée de sa vie.

De sa soirée, elle m’a juste rendu mon sac à main et n’a pas voulu en dire plus, et j’avoue que je n’ai pas posé de questions.

Elle semblait pourtant différente, j’aurais du lui poser les questions, j’aurais du me douter , c’était ma jumelle.

Nous savions l’une et l’autre que nous ne voulions plus les revoir et c’était tout.

Quand elle m’a annoncé qu’elle attendait un enfant et que c’était le frère d’Yvan qui l’avait violée, j’ai eu un coup de sueur. Je n’ai pas réfléchi, j’ai pris un cran d’arrêt que j’avais dans la cuisine et je me suis habillée tout en noir comme une cambrioleuse.

Comment ce salaud avait-il osé toucher à ma jumelle ? Je voulais le trouver, quitte à me faire tuer, je voulais lui couper les couilles et les lui faire bouffer à ce salaud.

Lorsque je suis arrivée aux abords de sa propriété, j’ai bien vu qu’il y avait deux gros balèzes devant. Alors, j’ai décidé de contourner les grilles de la villa, trouver l’endroit où je pourrais me hisser et aller le... euh, “couper en rondelle ” pour lui couper l’envi de recommencer .

Je me suis approchée de la grille, essayant de me faire aussi discrète qu’un ninja en mission. Sauf que, évidemment, je n’avais pas prévu que mon pantalon noir ultra-serré me ferait ressembler à un pingouin en pleine séance de yoga. J’ai escaladé la grille sur le côté, certaine que personne ne me verrait. Avec l’agilité d’un chat... ou plutôt d’un éléphant dans un magasin de porcelaine, j’ai tenté de me hisser par-dessus. Mes pieds glissaient, mes mains cherchaient désespérément une prise, et je me suis retrouvée à mi-chemin, suspendue comme une marionnette désarticulée.

J’ai réussi à me hisser par-dessus la grille, non sans fierté et puis, évidemment, comme une parfaite idiote, j’ai perdu l’équilibre et je suis tombée la tête la première dans les buissons. Le bruit de ma chute a résonné comme un coup de tonnerre dans la nuit silencieuse. Pour couronner le tout, j’ai poussé un cri digne d’une actrice de film d’horreur de série B.

J’ai essayé de me redresser avec dignité, mais avec les feuilles dans les cheveux et les branches accrochées à mes vêtements, je devais ressembler à un épouvantail après une tempête.

J’avais une demi-douzaine d’hommes pour me cueillir, tous avec un sourire en coin, visiblement amusés par ma performance digne d’un spectacle de cirque.

Je n’ai pas perdu mon sang froid et j’ai sorti mon cran d’arrêt ,Je les ai menacés, prête à les planter un par un.

Lâche ton arme, tu vas te blesser, a dit l’un d’eux, d’un ton calme, presque paternel.

Mais je n’ai pas écouté.

Un autre m’a hurlé d’arrêter mes conneries avant que je ne me fasse vraiment mal. Et là, sans que je comprenne comment, j’ai pris une baffe monumentale. J’ai à peine eu le temps de cligner des yeux qu’un troisième m’avait déjà désarmée.

Résultat : je me suis retrouvée les poignets ligotés, en larmes.

Non, ce n’était pas la gifle qui m’avait fait pleurer (même si, franchement, elle faisait mal). C’était la honte. L’humiliation. Leurs rires moqueurs résonnaient encore. J’avais l’air d’une imbécile. Celui qui m’avait giflée a même pris le temps de me retirer des feuilles coincées dans mes cheveux, l’air exaspéré.

Tu te rends compte à quel point t’es ridicule ? a-t-il soupiré en secouant la tête.

Franchement, à ce moment-là, j’étais bien obligée de lui donner raison...

— Alors, on joue les cambrioleuses ? a dit l’un d’eux, un grand costaud avec une cicatrice sur la joue.

— Je... je cherche Yvan, ai-je bredouillé, essayant de retrouver un semblant de courage.

Les hommes ont échangé des regards amusés avant de m’encadrer fermement.

— On va t’emmener voir le patron, a dit un autre, en me poussant vers la maison.

Nous avons traversé le jardin magnifiquement entretenu, mes pieds traînant presque sur le sol en gravier. Les hommes m’ont escortée à l’intérieur de la villa, et nous avons traversé plusieurs couloirs avant d’arriver devant une porte en bois massif. Une porte que je reconnaissais : c’était le bureau que j’avais mis sens dessus dessous lors de ses fiançailles. L’un des hommes a frappé, puis a ouvert la porte sans attendre de réponse.

Yvan était là et me regardait, stupéfait. L’un des hommes lui a raconté mes exploits, et je me suis retrouvée assise sur une chaise.

De fil en aiguille, il s’est avéré que cet homme n’était pas Yvan, mais son jumeau, celui qui avait violé ma sœur.

Sauf qu’il niait tout en bloc.

J’ai crus qu’il allait me tué a un moment donné, je l’avais menacé, disant clairement ce que je comptais lui faire...

Mais non , il ne semblait pas plus décidé que ca et tant mieu !

Après avoir tenté de me convaincre qu’il n’avait rien fait à ma sœur, il a décidé de m’éloigner d’elle en disant que j’étais un danger pour elle et l’enfant !

Mais je n’étais pas d’accord ! J’ai protesté, crié, supplié, mais rien n’y faisait. Il restait impassible, son regard froid et déterminé.

— Tu ne comprends pas, ai-je insisté, les larmes aux yeux. Je dois être là pour elle, pour l’enfant !

Il a secoué la tête, un sourire cruel aux lèvres.

— Tu es trop instable, trop dangereuse. Tu ne ferais que lui causer plus de souffrance.

J’ai senti une boule se former dans ma gorge. Comment pouvait-il être aussi insensible ?

— S’il te plaît, laisse-moi lui parler, juste une dernière fois, ai-je imploré.

Mais il a ignoré mes supplications. Il a sorti mon portable de sa poche et a commencé à taper un message.

— Qu’est-ce que tu fais ? ai-je demandé, la panique montant en moi.

— J’envoie un message à ta sœur pour lui dire que tu pars quelque temps, a-t-il répondu calmement. Pour son bien.

J’ai essayé de me lever, de lui arracher le téléphone des mains, mais ses hommes m’ont retenue fermement. J’ai senti une vague de désespoir m’envahir.

— Non, ne fais pas ça ! ai-je crié, mais il était trop tard.

Le message était envoyé. Il a rangé le téléphone dans sa poche et m’a regardée avec un air satisfait.

— Maintenant, tu vas partir. Pour son bien et pour le tien. Mais rassure toi, c’est juste le temps que je trouve une solution pour Jade et le bébé !

Et me voilà maintenant prise au piège dans cette voiture, direction Paris ! Les lumières de la ville défilaient devant mes yeux, mais je ne pouvais penser qu’à ma sœur. J’espère qu’elle n’est pas en danger. J’espère qu’elle comprendra pourquoi je suis partie. J’espère que tout cela n’est qu’un mauvais rêve et que je vais me réveiller bientôt.

Mais hélas, les minutes passent et je ne me réveille pas. Mes bras me font mal et mes poignets aussi.

— Détachez-moi, bande de connards ! ai-je crié.

Le garçon à côté de moi a haussé un sourcil.

— Tu crois vraiment qu’on va te détacher si tu demandes comme ça ?

— J’ai mal aux poignets, abrutis !

— Continue et c’est au cul que tu auras mal !

Ils ont tous ri dans la voiture, sauf moi et l’homme qui me menaçait.

J’ai tourné la tête, un peu dépitée, puis je suis revenue à la charge.

— J’ai vraiment mal !

— Je ne sens rien, moi.

— Très drôle. Je promets d’être sage !!!

J’essayais d’avoir l’air le plus sincère possible, mais il ne me regardait même pas et fit “non” de la tête.

Pour l’instant, je suis impuissante, coincée dans cette voiture, en route vers une destination inconnue, loin de la seule personne qui compte vraiment pour moi et je ne me suis jamais sentit aussi mal de ma vie.

Je vois une aire d’autoroute et tout vas très vite dans ma tête...