Amour de bureau

Summary

Tenten est la secrétaire de Neji Hyuuga depuis quelques mois, lorsque celui-ci reçoit une annonce qui va tout changer pour eux. La vie au bureau en sera grandement changée pour tous les deux.

Status
Complete
Chapters
19
Rating
5.0 2 reviews
Age Rating
18+

Chapitre 1

Pour Neji Hyuuga, la journée commença comme toutes les autres. Il se leva à sept heures, prit rapidement son déjeuner en lisant le journal et à huit heures, il était parti au bureau, où l’attendait sa secrétaire, Tenten, avec son emploi du temps et un bon café noir. Un avant-midi tout ce qu’il y a de plus normal, jusqu’à ce que la jeune femme le dérange avec son courrier et ses messages les plus importants. Il lui avait demandé, quelques jours après son embauche, de lire toutes les lettres pour déterminer les plus importantes. Sauf celles venant de son oncle, et accessoirement son supérieur, ni celles venant de ses cousines. Il la vît donc entrer dans le bureau, une pile de documents imprimés et trois enveloppes de différentes tailles dans les bras. Elle posa le tout sur le bureau, en énumérant ce que contenait chacun.

- Il y a les copies des documents de la Uchiwa Corporation et celles pour la campagne sur le prochain cellulaire à sortir. Vous avez reçu une lettre de votre cousine Hinata, une autre de la part de la chaîne d’hôtel Fire & Leaf de Hiruzen Sarutobi et…

Neji fronça les sourcils devant ce soudain arrêt, qui dénotait d’un malaise chez sa secrétaire. Devant le regard insistant de son patron, elle termina par répondre.

- Et la grosse enveloppe vient de votre femme.

Sa femme ? Pourquoi lui enverrait-elle quelque chose par la poste, plutôt que de lui donner en mains propres ? Avant qu’il n’ajoute quoi que ce soit, la jeune femme devant lui s’esquiva beaucoup trop rapidement au goût du brun. C’est une boule au fond de l’estomac, qu’il ouvrit cette enveloppe. Il resta abasourdit, lorsqu’il vit le titre du document.

- Une demande de divorce ? s’exclama-t-il.

Il ne comprenait pas. Bon d’accord, il n’était pas le mari parfait, passant beaucoup trop de temps au bureau. Mais elle savait bien qu’il n’avait pas le choix ! La compagnie était proche de la faillite, d’où ce contrat avec la Uchiwa Corporation. Mais ce serait réglé dans quelques semaines, voire quelques mois, et il pourrait passer plus de temps avec elle. Voulant avoir des explications, il prit son téléphone et l’appela. Au son de la voix de sa femme, il sut qu’elle attendait son appel.

- Tu peux m’expliquer ce que ça veut dire, Yakumo ?

- C’est pour notre bien que je fais ça, Neji. Nous deux ça ne marchent plus depuis un moment déjà.

- Mais il y a d’autre solution, avant d’en venir au divorce. On pourrait aller voir un psycho…

- C’est plus compliqué que ça, l’interrompit-elle.

Le malaise prit l’homme d’affaire et il appuya son front dans la paume de sa main libre.

- Je suis enceinte, annonça Yakumo.

À cette soudaine annonce, les yeux du brun s’ouvrirent d’un seul coup.

- Depuis combien de temps ? s’inquiéta Neji.

- Six semaines.

Neji se passa la main dans les cheveux en soupirant. Six semaines ? se répéta-t-il. Ça devait faire deux mois, qu’ils n’avaient pas eu de rapport intime. Il finissait tard et il était tellement vidé de sa journée, qu’il s’endormait en posant la tête sur l’oreiller. Elle l’avait donc trompée, comprit-il. S’il n’y avait pas eu cet enfant, il lui aurait pardonné, puisqu’il n’avait pas été présent durant ces dernières semaines.

- Je ne veux pas connaître le nom du gars, mais est-il au courant ? s’enquit-il.

- Oui et il veut que j’aille vivre avec lui.

- C’est donc aussi sérieux ? soupira Neji.

- Je suis désolée, Neji, mais depuis la fin de l’université… Les choses se sont compliquées, réussit-elle à dire, une boule dans la gorge. Ton travail te prend beaucoup de temps et je comprends ça. Mais peut-être qu’on s’est marié trop tôt, conclu-t-elle. On venait à peine d’avoir vingt ans.

- Je t’aimais moi, murmura le jeune homme.

- Moi aussi, voilà pourquoi j’ai dis oui, assura-t-elle. Mais ces deux dernières années…

- On ne se voit plus, termina son mari.

- Et je crois que la flamme s’est éteinte, ajouta la jeune femme. Je suis vraiment désolée, Neji. J’espère que tu sauras me pardonner.

Avant qu’il n’ait le temps d’ajouter quoi que ce soit, elle raccrocha. Ce qui était stupide là-dedans, c’est qu’il ne lui en voulait pas. S’il avait été plus attentionné, peut-être que la flamme serait toujours présente. Morose, il demanda à sa secrétaire d’aller lui chercher un café et il replongea dans le travail. Les papiers du divorce pouvaient bien attendre à ce soir, tout comme sa cousine et monsieur Sarutobi. Les documents de la Uchiwa Corporation lui changeraient les idées.


Vers vingt-trois heures, lorsqu’elle eut terminé tout ce qu’elle avait à faire, Tenten alla voir son patron pour savoir s’il y avait autre chose à faire. Ce n’était pas la première fois qu’elle finissait aussi tard et particulièrement ces trois derniers mois. Mais elle ne pouvait pas se plaindre, car elle était payée en conséquence et Neji était généreux, lorsqu’il la faisait travailler après vingt heures. Avec lui, c’était temps et demi de dix-huit heures à vingt, puis temps double s’il dépassait. Il lui arrivait parfois de faire en une journée, l'équivalent d'une semaine. Qui cracherait là-dessus ?

En frappant à la porte du bureau, elle fut étonnée de ne recevoir aucune réponse. Il n’était pourtant pas sorti depuis au moins quatre heures, ayant une toilette personnelle dans son bureau. S’était-il endormi ? Ce ne serait pas la première fois qu’elle le réveillerait. Mais non, il était parfaitement réveillé. Mais pas très lucide par contre. Une bouteille de Cognac traînait sur le bureau, complètement vide et une autre entamée dans les mains. À moitié retourné vers la baie vitrée, Neji étanchait sa soif à même le goulot de la bouteille, les yeux fixés sur la photo qu’il tenait dans sa main libre.

Il avait travaillé dur toute la journée, pour oublié la nouvelle de divorce que sa femme lui avait envoyée. Mais dès qu’il avait eu terminé, une irrésistible envie de boire l’avait envahi et pour une fois, il l’avait écouté. La seule chose dont il était sûr à ce moment-là, c’était que s’il se levait, il s’effondrerait lamentablement au sol. Il n’avait jamais autant bu et il savait qu’il le regretterait le lendemain, sauf que pour le moment, il avait d’autre regret plus douloureux.

- C’est mauvais pour votre foie de boire autant, cru bon de dire Tenten.

- Vous savez ce que je pense de ce genre de moral, grogna son patron.

Oh oui, elle le savait. Ne sachant pas en quoi étudier à la fin de son secondaire, la jeune femme avait choisi un cours en nutrition et diététique. Durant la première semaine qu’elle avait travaillée pour Neji, la brune lui avait fait remarquer qu’il ne se nourrissait pas correctement et qu’il semblait plus fatiguer pour cette raison. Son patron lui avait signalé qu’elle n’était pas sa mère et que son opinion ne l’intéressait pas. Mais il ignorait encore combien sa nouvelle secrétaire pouvait être obstinée. Sans même lui demander son avis, elle s’était mise à lui commander autre chose pour ses repas. Si au début il s’en plaignit, au bout de trois jours, il constata qu’elle n’avait pas eu tord. Mais il ne lui avouerait jamais. Connaissant ses allergies et les aliments qu’il refusait de manger, Tenten lui constituait toujours des menus équilibrés avec ce qu’il aimait manger.

Sauf que ce soir, il s’en fichait. L’annonce de Yakumo était trop difficile à avaler sans cet alcool. Oui, il risquait de dire des choses qu’il ne pensait pas vraiment. Oui, il allait se réveiller avec la gueule de bois. Oui, il allait probablement rendre ses boyaux dans une heure ou deux. Mais non, il ne s’arrêterait pas avant cette dernière affirmation.

- Si je vous paye temps triple, acceptez-vous de rester toute la nuit à m’écouter me plaindre ? demanda-t-il sans vraiment réfléchir.

Prise de court, la jeune femme eut un temps d’arrêt. Bien qu’elle ait besoin de cet argent, elle trouvait ça étrange. Son patron ne se plaignait que très rarement et ne se confiait jamais. Bon, peut-être à ses cousines, mais jamais à des employés comme elle.

- Vous ne croyez pas que vous exagérez ? rétorqua Tenten.

Devant cette réponse, le brun soupira en s’appuyant un peu plus contre le dossier de son fauteuil. Non, elle avait probablement autre chose à faire, se dit-il. Elle devait sûrement vouloir aller se coucher.

- Vous me payez déjà temps double après vingt heures, poursuivit la brune. L’entreprise va déjà suffisamment mal, pas besoin de l’endetter en me payant aussi généreusement.

Neji ne cacha pas son étonnement, ne s’attendant pas du tout à cette réponse. Dès le départ, il l’avait trouvé étrange, n’agissant pas comme les autres femmes qu’il connaissait. Jamais de jupes, ni de souliers à talons haut. Aucun bijou, autre le collier qu’elle portait tous les jours et elle semblait mieux s’entendre avec ses collègues masculins que féminins. Il la regarda prendre les dossiers sur le bureau et aller les ranger dans les classeurs et sur les tablettes, avant qu’il ne renverse le contenu de ses bouteilles dessus. Il en conclut donc qu’elle resterait, mais qu’elle refusait qu’il augmente son salaire pour ça. Le patron qu’il était, en connaissait beaucoup qui auraient profité de la situation. Mais pas Tenten. Il connaissait peu de chose sur elle et elle ne semblait pas se confier à n’importe qui.

- Vous savez le plus drôle dans cette histoire ? commença-t-il soudainement en reposant le cadre sur le bureau. Je n’arrive même pas à lui en vouloir, ajouta-t-il devant le regard interrogateur de sa secrétaire. On est tous les deux fautifs, mais pas de la même façon. J’ai été absent et peu prévenant, c’est normal qu’elle soit allée chercher de la chaleur avec un autre homme.

Tenten resta figé devant cette confession. Oui, elle avait vu la demande de divorce, puisqu’elle l’avait ouverte. Mais le motif l’étonnait.

- S’il n’avait pas voulu de cette enfant, je l’aurais élevé comme si c’était le mien, poursuivit-il d’un air pensif. J’avais besoin de ça pour m’ouvrir les yeux. Je travaille trop, soupira-t-il. Et je vous fais trop travailler, ajouta-t-il un peu plus fort et en la pointant. Il m’arrive même de vous faire entrer le samedi. Votre famille et vos amis doivent trouver que j’abuse de vous et que je vous surexploite.

- Ils comprennent que l’entreprise à quelques difficultés et que les heures supplémentaires sont nécessaires.

En disant cela, Tenten prit place sur la chaise en face de son patron et attendit que celui-ci reprenne son monologue.

- Vraiment ? s’étonna-t-il. Tant mieux, ce n’était pas le cas de ma dernière secrétaire. C’est même pour ça qu’elle est partie. Ça et parce que je ne répondais pas favorable à ses avances.

- C’est pour cette raison que c’est devenu un critère de sélection ? demanda Tenten avec un sourire moqueur.

- Je préfère nettement votre honnêteté, quand vous me dites n’être motivé que par le chèque, que je vous signe à la fin de la semaine. Toutes ses hypocrites qui se disent passionnées par le métier, mais qui dans le fond ne veulent que me séduire, me désespère.

- Et au moins, vous mangez mieux maintenant, nargua la brune.

Cette remarque fit rire son supérieur, qui enchaîna ensuite avec une bonne gorgée d’alcool. Du coin de l’œil, il voyait qu’elle désapprouvait cet abus, mais elle gardait le silence. Elle connaissait la raison et semblait comprendre qu’il en ait besoin. Une autre qualité. Savoir se taire quand c’est nécessaire.

- N’empêche, votre petit-ami doit en avoir marre de vous voir rentrer aussi tard, poursuivi-t-il.

- Je n’ai pas de copain, rectifia la jeune femme.

Elle vit le visage de son patron se crisper sous la concentration, avant qu’il ne le tourne de nouveau vers elle.

- Et l’homme qui est passé vous voir au début de la semaine ? J’ai cru l’entendre vous appeler « ma puce ».

- Ma puce, puceron, panda… Lee me donne toute sorte de sobriquet, mais ce n’est qu’un ami. Bon, mon meilleur ami. Limite mon frère. Mais qu’un ami.

- Et il fait quoi dans la vie ? demanda soudainement Neji.

La brune sursauta presque devant cette question. En plus de se confier, il commençait à lui poser des questions plus personnelles. Il n’était vraiment plus dans son état normal, se dit-elle.

- Comme nos pères, il est devenu policier. Alors, heures supplémentaire ou pas, je ne le vois pas très souvent. Sans compter « son » petit-ami.

L’insistance sur le « son » fit comprendre à Neji, que cet ami devait avoir une préférence pour les hommes.

- Et vous, ça ne vous intéressait pas d’entrer dans la police ? demanda-t-il.

- Si, mais mon père me la catégoriquement interdit, soupira-t-elle. Trop dangereux, ajouta-elle devant l’air surpris de son patron. Il ne veut pas apprendre un jour, que je me suis prise une balle durant une mission. Mais il m’a quand même entraîné comme tel depuis mon plus jeune âge et j’ai remporté plusieurs prix de sport pour cette raison, confia-t-elle.

- Lesquels ?

La jeune femme se trémoussa sur sa chaise, pour trouver une position plus confortable, quelque peu mal à l’aise par ce soudain intérêt sur sa petite personne.

- Et bien, karaté, judo, tir à l’arc, escrime et tir militaire, énuméra-t-elle.

- Tir militaire ? répéta Neji.

- Oui, j’ai fait les cadets de terre et j’ai suivi les cours de tir à la carabine et autres armes à feu.

- Je prends note qu’il ne faut pas vous mettre en colère, souffla son patron.

La brune eut un léger rire devant cette remarque narquoise. Le Neji au bureau et celui dehors étaient très différents. Bien que l’alcool devait grandement aider, il était beaucoup plus détendu et ouvert aux autres. Peut-être que dans un autre contexte, auraient-ils pu devenir de bons amis, se dit-elle. Son patron sembla se perdre dans ses pensées et Tenten le vit fixer une enveloppe sur son bureau. Celle de sa cousine, reconnu-t-elle.

- J’aurais bien aimé qu’il soit de moi, marmonna-t-il.

La brune comprit qu’il faisait de nouveau référence à sa femme. La dernière fois qu’elle avait vu Hinata, Tenten avait constaté la rondeur de son ventre. Une nouvelle grossesse.

- Pauvre Naruto, lui qui voulait une fille, il va encore avoir un petit garçon, sourit Neji. De toute façon, il serait préférable qu’il n’ait pas de fille. Tout le contraire de mon oncle, il serait trop envahissant et protecteur.

- Et c’est mal ? demanda Tenten.

- Votre père est comme ça ? comprit-il.

- Il a déjà menacé un de mes petits amis de le mettre en prison, s’il osait me faire du mal. Mais au final, c’est Lee qui lui a réglé son compte, quand il m’a laissé pour une autre. Il n’avait plus rien de très beau après leur discussion.

Le jeune homme prit mentalement note, qu’il devait faire attention de ne pas trop surmener sa secrétaire, s’il ne voulait pas recevoir la visite de son ami policier. En reposant son attention sur elle, Neji la vit essayer de retenir un bâillement. Du coin de l’œil, il avisa le vingt-trois heures trente-six qu’affichait son horloge numérique. Alors en voulant se lever, Neji perdit pied et sa bouteille alla se fracasser sur le plancher. Il reprit place dans son siège, prit soudainement d’un étourdissement, pendant que Tenten se levait pour ramasser les dégâts. Malgré le peu de lumière dont elle disposait, elle réussit tant bien que mal à ramasser les bris de verre.

- Je suis…désolé, s’excusa le jeune homme en s’effondrant sur son bureau.

- Ça va, soupira sa secrétaire. Je vais rapidement ramasser et vous ramener chez vous.

Un grognement plaintif lui fit comprendre qu’il n’avait pas envie de partir.

- Vous n’allez quand même pas dormir au bureau, s’insurgea la brune en se redressant, les mains sur les hanches.

- N’importe où, mais pas chez moi, grogna-t-il sans relever la tête.

- Chez qui alors ? demanda-t-elle en retournant à son nettoyage.

- Hinata est à l’autre bout de la ville, Hanabi en voyage d’école pour deux mois, je n’ai plus les clefs de chez mon oncle et je n’ai pas très envie qu’il me voit dans cet état.

- Fallait y penser plus tôt, marmonna-t-elle pour elle-même. Des amis chez qui vous pourriez passer la nuit ? ajouta-t-elle plus fort.

- Shino est en lune de miel, Shikamaru en a plein la tête avec ses jumeaux et ça empeste le chien mouillé chez Kiba.

Terminant de ramasser les fragments de verre et de les mettre à la poubelle, Tenten se releva en soupirant pour lui faire face. En gros, il n’avait nulle part où aller en-dehors de chez lui, chose qu’il refusait catégoriquement. Elle se gratta la tête, ne trouvant qu’une seule solution, qui ne l’enchantait guère. La brune se posta donc à droite de son patron et souleva son bras droit, pour le passer autour de ses épaules.

- Allez, s’encouragea-t-elle elle-même. Mon divan est très confortable.

Neji se laissa soulever, sans avoir vraiment comprit ce qu’elle venait de dire, et la suivi tant bien que mal. Malheureusement, l’alcool qui coulait dans ses veines le rendait titubant. Ses cheveux cascadaient devant son visage et il dut fermer les yeux pour calmer le tournis qui retournait son estomac. Passant devant son bureau, Tenten attrapa son sac et sa sacoche, puis poursuivit son chemin vers l’ascenseur. Habituellement, elle prenait les escaliers, même pour quatre étages, au moins elle n’avait plus à aller s’entraîner. Mais là, avec sa charge, ils risquaient de débouler les marches. Sentir son patron s’appuyer contre elle et respirer proche de son cou la mettait mal à l’aise. Mais ce fut bien pis, lorsqu’il huma ses cheveux avec un léger « hum » de satisfaction.

- Vous sentez la vanille, marmonna Neji sans s’en rendre compte.

La brune préféra garder le silence et regarder les chiffres descendre. C’est presque avec soulagement, qu’elle vit les porte s’ouvrir sur le stationnement souterrain. Lorsque Tenten voulu avancer, elle sentit une légère résistance de la part du jeune homme. Elle posa une main entre les deux portes et tourna la tête vers son patron. Sa respiration était calme. Il s’était endormi, comprit-elle. Tant bien que mal, elle réussi à faire bouger les jambes du brun et se rendit jusqu’à sa petite Chevrolet bon marché. Quand elle l’eut allongé sur la banquette arrière et déposé ses sacs sur le siège passager, elle sortit son portable de la poche de son pantalon.

* Oui puceron ? fit la voix endormi de Lee.

- Es-tu à l’appartement ? demanda la brune.

* Oui. Pourquoi ?

- Je vais avoir besoin de ton aide dans quinze minutes.

* Qu’est-ce qu’il se passe ? demanda son colocataire, soudainement plus alerte.

- Soit juste en bas de l’immeuble dans quinze minutes.

Sans laisser le temps à son meilleur ami de répondre, elle raccrocha et prit place derrière le volant. La jeune femme tendit le bras vers sa besace et attrapa son trousseau de clef. Avant de mettre le contact, elle jeta un dernier regard à l’endormi, puis démarra. Ne voulant pas déranger le sommeil de Neji, elle n’alluma pas la radio et conduisit plus lentement que d’habitude. Comme Tenten lui avait demandé, elle vit son colocataire assis sur la dernière marche de l’escalier extérieur, la tête appuyé contre la rampe. Il s’était rendormi en l’attendant. Le bruit de la portière qui se ferme vivement, fit sursauter le jeune homme. Ce qui ne fut pas le cas du patron de la jeune femme, lorsqu’elle jeta un coup d’œil vers la banquette arrière. Lee se leva et s’approcha de son amie en s’étirant, pendant qu'elle ramassait ses sacs sur le siège passager.

- Bon, fit son ami en baillant. Pourquoi as-tu besoin de moi ?

- Une charge à monter, se contenta-t-elle de dire en montrant le siège arrière du doigt.

- C’est qui cet homme ? demanda Lee en ouvrant la portière.

- Mon patron.

Le brun s’arrêta dans son mouvement et se retourna brusquement vers la jeune femme.

- T’as soulé ton patron ? s’exclama-t-il, scandalisé.

- Je ne l’ai pas saoulé. IL s’est saoulé, rectifia Tenten. Il a reçu une mauvaise nouvelle qui l’a démoli, ajouta-t-elle avec une mine triste.

- Et pourquoi tu ne l’as pas ramené chez lui à la place ? s’enquit-il en se penchant par la porte.

- C’est ça le problème, soupira la jeune femme. Il ne voulait pas rentrer chez lui et son entourage ne pouvait pas l’accueillir. Je ne pouvais tout de même pas le laisser dormir sur le plancher de son bureau, crut-elle bon d’ajouter.

Avec le plus de douceur qu’il pouvait faire preuve, le policier extirpa Neji de la voiture et l’appuya fermement contre lui. Dès que sa colocataire eut fermé et verrouillé toutes les portes, ils prirent la direction de leur appartement. Encore une chance qu’ils n’habitaient qu’au deuxième étage, sinon la montée aurait été pénible. Tenten se chargea d’ouvrir la porte et laissa son ami emmener Neji à l’intérieur du logement.

- Et je l’allonge où ? demanda Lee, lorsqu’elle eut refermé la porte.

- Bah, le divan, répondit-elle comme si c’était une évidence.

- Tu ne crois pas qu’avec la gueule de bois qu’il va avoir au réveille, elle ne sera pas empiré lorsque je vais me préparer dans quelques heures ?

- Ah zut, je n’avais pas pensé à ça, avoua la jeune femme en soupirant.

- Rah là là, soupira à son tour son ami. Je le couche dans ton lit et tu viens dormir avec moi ? proposa-t-il.

- Pourquoi dans MON lit ? se braqua la brune.

- De un, parce que c’est TON patron. De deux, si Gaara apprend qu’un autre homme à dormi dans mon lit, il va me bouder pendant des semaines, sans me laisser lui expliquer la situation.

La brune abdiqua et le laissa faire. Elle attrapa son pyjama et alla se changer dans la salle de bain, avant de rejoindre son meilleur ami sous les couvertures. Ça devait bien faire trois ans, qu’ils n’avaient pas dormi ensemble dans le même lit. Et c’était toujours aussi agréable de dormir contre lui, sourit-elle en s’endormant.