Chapitre 1
En ce mois de janvier la CAN, coupe d'Afrique des nations, allait commencer. Les Léopards se préparaient à partir en Côte d'Ivoire et la fête s'annonçait déjà au pays, en plein dans la capitale, Kinshasa. Tandis que sur l'autre rive du fleuve, à Brazzaville, personne n'était prêt à faire la fête. Malheureusement, l'équipe n'avait pas été qualifiée.
C'est dans ce contexte là, que sur le toit d'un immeuble, près du fleuve Congo, Mukanga, un jeune homme kinois d'à peine trente ans, accompagné de son amie keyna fille de deux millionnaires et Kimia fille d'une coiffeuse et d'un pêcheur de poisson, se reposait tranquillement en plein soleil.
Soudainement Mukanga eu une idée et décida de faire une vidéo avec ses amies. Il voulait faire une petite blague à Trésor, son ami brazzavillois qui habitait de l'autre côté du fleuve.
Il prit son téléphone, le déposa contre le mur et alluma la caméra.
- On sera absent au pays pendant un mois. Vous les brazzavillois qui êtes de l'autre côté du fleuve, surveillez-le. De toute façon, vous n'avez rien à faire, de tout façon vous n'allez nulle part. Si le poisson disparaît ça sera de votre faute, si le fleuve sort de son lit pendant que nous ne sommes pas là, ça sera de votre faute. Moi, mes amis et tout le peuple congolais, nous comptons sur vous. Surveillez bien le fleuve, dit Mukanga tout en rigolant.
Keyna, qui le prit très à cœur, rajouta une petite phrase avant que la vidéo ne se termine.
- Vous avez bien entendu. Vous n'avez rien à faire. Si j'apprends que vous n'avez pas bien fait votre travail, vous en paierez le prix.
Et Kimia éteignit la vidéo.
Les trois amis rigolèrent de cette petite vidéo et décidèrent de l'envoyer tel quel à Trésor.
De l'autre côté du fleuve, Trésor un jeune comédien qui commença à être assez connu sur les réseaux sociaux grâce à ses vidéos comiques, reçut la vidéo de son jeune ami kinois. Il la regarde et la prit avec humour, alors il décida de la poster sur internet et de poster une réponse à cette dernière un peu plus tard.
Il sortit de chez lui et descendit jusqu'au niveau du fleuve là où il décida de tourner sa petite vidéo réponse à l'attaque comique de ses amis.
- Je ne sais pas si vous avez vu la vidéo, mais même si vous n'avez pas vu quelqu'un a dû vous le dire. Comment osent-ils nous demander de surveiller le fleuve ? Pourquoi ça devient notre problème si le poisson disparaît ou si le fleuve sort de son lit ? Ils n'ont même pas encore fait un seul match qu'ils commencent déjà à se moquer des autres. Ils nous prennent pour leur adversaire. Juste en termes de population, nous les congolais de Brazzaville, nous ne pouvons pas être leur adversaire. Ils sont 100 millions d'habitants dans leur pays, mais eux, ils préfèrent avoir un adversaire de seulement 5 millions d'habitants. Moi, je dis devant vous tous, s'ils arrivent seulement en finale, on ne va plus être respecté.
Il arrêta la vidéo, prit son téléphone et l'envoya sur internet. Trésor, retourna chez lui, fier de ce qu'il venait de faire et appela son ami Mukanga qui était de l'autre côté du fleuve.
- Salut Mukanga ! Est-ce que tu as vu mon dernier poste ? J'ai répondu à ta vidéo.
- Non Trésor, je n'ai pas encore vu ça, mais je vais aller voir ça tout de suite, dit Mukanga tout content que son ami ait répondu à sa blague.
Mais ce que Mukanga ne savait pas encore, c'est que lui comme plein d'autres personnes dans le monde virent la vidéo en même temps.
En une seule nuit, Trésor venait de gagner des millions de vues grâce à ses deux vidéos. Lui, qui avait habituellement qu'une petite dizaines de milliers de vues par vidéo, fut extrêmement surpris de se réveiller avec des millions de vues et d' abonnés en plus. Il ne comprenait pas ce qui se passait.
Il regarda son téléphone et vu que plusieurs personnes avaient commenté la vidéo et en avait fait des blagues. Il était heureux que tout le monde l'ait prise à la rigolade comme lui et ses amis.
Mais sur l'autre rive du fleuve, la vidéo n'avait pas vraiment été prise de la même manière et Mukanga le savait très bien, car à Kinshasa vers 8h du matin un immeuble avait été tagué et ensuite brûlé.








