Chapter 1: Réveil dans l'oubli
un bourdonnement sourd emplissait son crâne. ses paupière étaient lourdes, collées, comme si elles avaient été scellées pendant une éternité. Il tenta de bouger, mais ses membres répondaient avec lenteur, engourdis, étrangers à son propre corps. Une lumière blanche, aveuglante, filtrait à travers ses paupières closes, agressant ses sens encore endormis. il inspira une grande bouffé d'air, mais il n'y avait aucune odeur, aucune sensation familière. Rien. où était-il ?Une pression glaciale serra sa poitrine. Il n'avait aucun souvenir. Pas un fragment, pas une image, pas même une pensée errante qui aurait pu lui rappeler qui il était. Il ouvrit les yeux brutalement et fut immédiatement envahi par la lumière crue d'un plafond immaculé.Un plafond blanc. Des murs blancs. Un sol blanc. Tout était aseptisé, parfaitement uniforme. Un vertige le prit lorsqu'il se redressa sur le lit métallique où il était allongé. Des électrodes étaient fixées à ses tempes et à ses poignets, reliées à une machine qui émettait un bip régulier, indifférent à son désarroi.Il tâtonna sa propre peau, cherchant une cicatrice, un indice, quelque chose qui pourrait expliquer ce qui lui arrivait. Mais tout était lisse, étrangement parfait. Seule une inscription minuscule, tatouée sous sa clavicule, attira son regard : Elias Kane.
Le bruit d'un mécanisme se fit entendre. Une porte coulissa sur le côté. Une silhouette apparut dans l'encadrement, vêtue d'une blouse d'un blanc aussi éclatant que la pièce. C'était le Docteur Helena Voss.
- Bienvenue, Elias Kane, dit le Docteur Voss d'une voix neutre. Comment vous sentez-vous ?
Sa voix était douce, clinique, dénuée d'émotion. Elias ouvrit la bouche, mais aucun mot ne vint. Son propre nom lui échappait. Avait-il seulement un nom ?
- Où... où suis-je ?
Helena Voss esquissa un sourire contrôlé, mécanique.
- Vous êtes à l'Institut, Elias. Votre réinitialisation s'est bien déroulée. Ne vous inquiétez pas, la confusion est normale. Tout va bien maintenant.
Réinitialisation ?
Un frisson lui parcourut l'échine. Il ne savait pas qui il était. Mais une chose était certaine : quelque chose n'allait pas.