Inséparables -Tome 3

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Summary

Pour finir, ce que Maëva redoutait le plus est arrivé. La perte de son père avait été une secousse dans son esprit, tout se bousculait. Ses sentiments étranges pour Ethan, la peur de perdre quelqu'un d'autre et d'autres choses. Mais elle n'avait pas songé, qu'elle pourrait tomber dans les bras de la personne qu'elle avait toujours voulu, inconsciemment... Et elle n'avait pas songé à retrouver une personne, qu'elle pensait, disparue...

Status
Ongoing
Chapters
2
Rating
n/a
Age Rating
16+

Ton dernier souffle

00h16

Maëva restait près de son père la réspiration lente, écoutant qes battements de son cœur, des larmes discrètes coulaient sur ses joues. La mère de la jeune femme était à moitié endormie, assise sur une chaise près du lit d'hôpital la main dans celle qu'elle avait toujours aimé. Damian restait au coin de la pièce, admirant la scène avec une boule dans la gorge, l'empéchant de dire un seul mot. Les machines au tour de l'homme faisaient des petits "bips" à chaque seconde qui passait. La fatigue pesait sur chaques personnes dans la pièce, et pour celles qui attendaient anxieusement dans la salle d'attente. Après une dizaine de minutes le souffle du père de famille s'arrêtait lentement et le léger bruit des machines s'immobilisaient eux aussi. Maëva leva la tête pour voir celle de son père, les yeux fermés et le visage pâle. Des larmes continuaient de couler sur ses joues. Damian bougea du coin du mur pour aller près de sa sœur et l'aider à se lever du lit. Il enroula ses bras autour d'elle et la recula du lit d'hôpital. Des médecins arrivèrent dans la chambre, sentirent le pouls de l'homme, mais la réponse était évidente. Ils sortirent de la chambre pour aller voir les autres dans la salle d'attente, Nancy se retourna instantanément, elle demanda anxieusement à Maëva ce qu'il en devenait mais le visage de sa meilleure amie voulait tout dire. Elle se lessa aller dans ses bras et pleurer autant qu'elle le voulait, elle s'effondra par terre n'ayant plus la force de parler ou autre chose. Elle pouvait sentir son cœur se briser et saigner. Elle n'avait jamais senti une douleur aussi atroce que celle-ci.

Le lendemain matin, Maëva se réveilla avec une migraine atroce, la lumière douce du levé du soleil se laissa entrer dans sa chambre. Elle tourna la tête dans la pièce et la reconnu, elle espèrait que la nuit passée n'était qu'un mauvais rêve, mais une partie d'elle savait bien que non. En escendant les escaliers, elle vit sa mère allongée sur le canapé, elle n'avait pas eu le courage d'aller jusqu'à sa chambre ou il y encore moins de quarante-huit heures, qu'elle partageait avec son mari. Maëva s'asseilla par terre près d'elle, avant de rendr une boîte de céréales et du lait. Elle prenait son petit déjeuner sur le bar de la cuisine, le regard dans le vide, alors qu'elle aprenait encore à digérer l'information de la nuit passée.

Huit heures et demi, maison des Dultrova.

Nancy se fit réveiller par ses parents qui emballaient des plats frais dans des sacs de congélation.

-Qu'est ce que vous faites à cette heure-ci ?

-Nous allons chez les Johnson, je ne suis pas sûre qu'ils aient assez de force pour préparer à manger, on les dépanne juste. Tu peux venir avec nous si tu veux... Enfin habille toi quand même un peu plus.

-Ok, c'est bon.

Elle roula les yeux dramatiquement, n'étant vêtue que d'un t-shirt du groupe de musique préféré de Michaël, qu'elle lui avait volé un jour où elle était allée chez lui et une culotte en dessous du t-shirt. Elle alla rapidement dans sa chambre, prenant rapidement son jogging qui était près de son lit, avant de redescendre où ses parents l'attendaient déjà pour partir. Une fois arrivés devant leur maison, la mère de famille sonna doucement à leur maison, ce qui fit sursauter la mère Johnson de son sommeil léger. Maëva se leva de son tabouret pour aller ouvrir et fut agréablement surprise de la visite innatendue de son amie. Nancy prit Maëva dans ses bras, une fois la porte totalement ouverte.

-Hé, comment tu te sens ? Demanda la jeune femme en se reculant légèrement, assez pour voir le visage de son amie, posant ses mains sur ses épaules.

-Ça va, mais qu'est ce que tu fais là ?

-Mes parents sont venus déposer quelques plats pour ta mère.

La mère de Maëva entra dans le hall, s'appuyant légèrement sur l'ambrassure de la porte d'entrée, laisant les parents de l'adolescente entrer.

-C'est très gentil, mais il ne fallait se donner autant de mal, vous savez ? Disa la femme, alors qu'ils se dirigeaient déjà vers la cuisine pour poser tous les plats dans le frigo.

-Oh, ne t'en fais pas, ça nous fait plaisir et on sait que c'est une période compliqué pour ta famille. Reprit Yuna (désolée pour les prénoms, j'a une mémoire de poisson rouge, c'est la maman de Nancy pour ne pas vous perdre...), avat de se tourner vers son amie.

Des bruits de pas se firent entendre depuis la chambre de Damian. L'homme descenda tranquillement les j, la famille Dultrova était maintenant dans le salon avec Sophie et Maëva. L'homme alla retrouver les autres dans le salon en ayant entendu le bruit qui provenait de là-bas.

-Je savais pas qu'on avait de la visite, je me serai un peu plus habillé et me serai levé plutôt. Dit il, la voix encore rauque de sommeil en frottant ses yeux avec la paume de sa main, son autre main enfoncé dans sa poche de jogging. Les cernes marqués par le manque de sommeil et de larmes.

-Nous sommes juste venus dire bonjour et déposer quelques plats. Répondit le père de Nancy

Les Dultrova sont restés encore une heure ou deux à leurs tenir compagnie avant de se lever et se diriger vers le hall avec Sophie, Maëva et Damian.

-Attends Nancy, je peux te parler ? Demanda Damian assez bas pour que seule Nancy l'entende. Elle acquiesça tout de suite, sur ce, ils partirent vers la cuisine.

-Écoute, j'ai une faveur à te demander... Après ce qu'il s'est passé, je doute que maëva et ma mère soient d'humeur à aire quelque chose et vu que Noël approche, j'espérais que vous pourriez passer les fêtes avec nous, je crois que ça les aideraient beaucoup, que toi et ta soient là pour elles.

Nancy l'écouter attentivement parler, et ses yeux s'adoucirent et un petit sourire se dessina sur ses lèvres.

-Oui bien sûr, je vais en parler avec mes parents.

Après ça, ils se firent un câlin et allèrent retrouver les autres dans le hall. La mère de Maëva et damian parlaient avec les parents de Nancy.

-Bon, je crois qu'on va y aller maintenant, prenez soin de vous. Disa Yuna en voyant sa fille revenir.

Sophie leur a ouvert la porte, les laissant retourner dans leur voiture. Nancy fit u dernier câlin à son amie avant de retrouver vers ses parents, montant à l'arrière de la voiture. Lorsqu'ils sont partis, la mère de famille se recoucha sur le canapé, Damian prépara son petit déjeuner dans le silence, tandis que Maëva retournait dans sa chambre. Elle ne parlait pas, elle regardait sa chambre remplit de souvenirs de son père, ce lit où elle se couchait à la hâte, avant qu'il ne lui lise une histoire avant d'aller dormir. Ces photos de vacances suspendus en haut de son lit, accrochés au mur,... Elle s'approcha de son lit et s'agenouilla sur son tapis, tendant les mains vers le bas de son lit, tira une grande boîte customisée dans son style. Ses doigts effleurèrent la peinture sèche et les bouts de papiers collaient entre eux avec des lettres en papier découpées qui formaient "Box Memories". Elle ouvra lentement la boîte décorée avec soin et prit le temps de regarder l'intérieur. Elle prit d'abord avec soin des anciennes photos de classe, regardant les visages souriants et innocents, son regard s'attardant sur le visage d'Ana. Se souvenant de tous les moments passés avec elle et Nancy auparavant. Elle posa les photos près d'elle avant de prendre un vieux doudou dragon qu'elle prenait pour aller à la crèche et la maternelle. Puis, elle prit des fleurs mortes qui étaient avant un bouquet voluptueux, son premier bouquet que son père lui avait acheté à son premier "concert" en primaire lorsqu'elle avait chanté "Don't Stop Me Now" de Queen, il l'avait pris dans ses bras à la fin du spectacle tandis que Damian et sa mère la couvrait de baiser. Ensuite, elle prit une petite couverture tricotée, qui, le jour de sa naissance, l'enveloppait complètement. C'était sa grand-mère qui l'avait fait pour elle et pour son frère, vert pastel pour lui quelques années plutôt et lilas pour elle. En continuant, elle prit un vieux libre de conte de fées célèbres, que sa mère lui avait acheté pour l'aider à s'endormir chaque soir. En feuilletant les pages, elle se souvenait de chaque moment où son père ou sa mère lui en raconter une, (Raiponce, La Princesse et La grenouille, Le petit pousset, La petite fille aux Allumettes, La belle au bois dormant, Blanche-Neige et les sept nains, Hanzel et Gretel, La reine des Neiges, Le petit Chaperon rouge, les trois petits cochons, Cendrillon,...) Pour finir, elle prit un album de famille, trop important pour elle, qu'elle le gardait en sécurité dans sa boîte. En feuilletant les pages, elle revoyait les étés après-midi à faire des barbecues avec toute sa famille, puis des vieilles photos de famille où Maëva était encore toute petite ou même bébé, puis des photos d'elle et son frère en train de jouer entre eux pendant des vacances ou dans un parc de jeu. Plus elle tournait les pages, plus des souvenirs heureux lui revenaient en mémoire, des larmes montaient lentement à ses yeux mais ne coulaient pas. Elle ferma le livre quelques minutes plus tard, rangeant tous les souvenirs dans la boîte et de la remettre à sa place sous son lit. Elle se coucha dans son lit, se blottisant sur les draps et prenant son doudu panda-roux dans ses bras, enfouissant son visage dans le tissu doux avant de s'endormir une nouvelle fois.

Elle rêva, elle se revoyait enfant dans les bras de son père, se promenant dans son parc préféré avec sa famille, patiner aux côtés de sa maman qui l'aidait, les pâtés de maisons qu'elle faisait avec son frère à Halloween avec cette compétition de gagner le plus de bonbons, les repas qu'elle préparait avec sa grand-mère. Puis, elle se revoyait le jour de l'anniversaire de sa grand-mère, un bouquet à la main, avant de le poser sur sa tombe, un lit d'hôpital se présenta ensuite, un homme fatigué couché dessus avec des perfusions aux bras et un tube à oxygène enfoncé dans son nez, avant qu'il ne ferme les yeux une dernière fois. Son médaillon tomba dans le vide dans un trou béant et noir. Mila se tient devant elle, embrassant passionnément le garçon qu'elle aimait, enroulant ses bras autour de son cou, pendant qu'il lui tenait les hanches devant tout le monde dans le couloir du lycée, le même où elle avait balancé le secret de Maëva. Un carnet de dessin tomba par terre dans une flaque d'eau alors qu'il s'ouvrait sous la puie battante, les croquis d'elle qu'Ethan avait fait défilant sous ses yeux alors que l'humidité effacer les traces de crayons et de marqueurs noirs, alors que les feuilles se déchiraient d'elles-mêmes.

Maëva se réveilla en sursaut, son front humide de sueur et sa respiration courte et irrégulière. Elle regarda son réveil, 10:23, elle avait dormi plus de deux heures, elle essuya son front avec le dos de sa main droite, pendant que l'autre s'appuyait sur le matelas. Le soir venait lentement, après avoir mangé un des plats des Dultrova dans le silence, Maëva alla dehors pour profiter de l'air frais de la soirée, elle s'asseya sur le banc balançoire, enroulant ses bras autour de ses genoux, posant sa tête dessus. Damian arriva quelques minutes après s'asseyant à côté d'elle. Aucun d'eux ne parlaient, regardant juste le paysage de leur jardin.

-Ça me manque... Commença Maëva, ne regardant pas encore son frère, les étés qu'on a passé, les soirées jeux de société, tout...

-Je sais... Mais il ne faut pas que tu restes focalisée sur le passé, parce que sinon, tu ne verras jamais ce que l'avenir te réserve. Ça va faire mal, ça va être dur mais ça en vaudra la peine, je te le promets.