TANT QUE J'ÉCRIS, JE VIS

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Summary

Ces deux poèmes sont une déclaration d’amour à l’écriture et à la poésie — à cette présence invisible qui m’a tenue debout quand tout vacillait. La poésie y est décrite comme un refuge, une force, un miroir, un feu doux et constant. Elle m’a appris à transformer mes douleurs en mots, mes silences en souffle, et mes blessures en beauté. Écrire, c’est plus que parler : c’est survivre, c’est se révéler, c’est vivre malgré tout. Ces textes sont une manière de dire merci à ce lien sacré qui m’a sauvée sans bruit

Genre
Poetry
Author
Leila
Status
Complete
Chapters
2
Rating
n/a
Age Rating
16+

MOI TOi

Écrire, c’est parler le langage de l’âme,

C’est murmurer ce que le cœur ne sait pas dire.

La poésie n’est pas un art, c’est une flamme,

Une brèche où le monde vient s’ouvrir.


Elle est cette voix en moi que je ne contrôle pas,

Cette fièvre douce qui brûle sans fracas.

Elle vient sans prévenir, elle frappe, elle étreint,

Elle cueille mes silences, elle façonne mes matins.


La poésie m’a faite et défaite,

Elle m’a appris la beauté dans les tempêtes.

Entre ses lignes, j’ai appris à me tenir,

À transformer mes peurs en souvenirs.


Elle a fait de mes larmes une mer féconde,

De mes doutes, des chants qui vagabondent.

J’étais chaos, elle m’a appris le rythme.

J’étais nuit, elle m’a appris la rime.


Écrire, c’est entrer dans une maison sans porte,

Où chaque mot trouve sa place, même les fautes.

C’est être seule, mais jamais abandonnée,

C’est parler au monde sans jamais crier.


La poésie est mon miroir, ma tranchée,

Mon feu de veille dans les nuits tranchées.

Elle est tout ce que je ne dis pas,

Et tout ce que je suis, quand je ne suis plus là.