Le Théâtre
Les nuits d’Oniris sont souvent trompeuses. Parfois, elles caressent l’esprit d’illusions douces et mélodieuses, et d’autres fois, elles le brisent dans un labyrinthe d’ombres insaisissables. Felio savait cela mieux que personne.
Ce soir-là, une lueur spectrale l’attira vers un petit village en ruines, oublié du temps. Ses pas résonnaient sur les pavés usés, chaque battement de sa queue soulevant des volutes de poussière argentée. Mais ce qui attira son attention, ce fut le théâtre.
Un immense théâtre de pierre trônait au milieu des ruines, parfaitement intact, comme si l’effondrement du village n’avait jamais pu l’atteindre. Sur sa façade, une seule phrase était gravée :
“Ici, les âmes jouent jusqu’à leur dernier souffle.”
Intrigué, Felio franchit la grande porte entrouverte.