Sans ombres ni doutes.

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Summary

Comme si le monde n'avait déjà pas assez de problèmes, un jour survint LA maladie. Celle que tout le monde redoutait plus que tout, celle qui changeait en monstre quiconque la contractait. Esios Francs se caractérise par rapport aux autres de bien des manières. Il est le genre d'adolescent à avoir le moins d'amis possible, même pas du tout. Durant son enfance, il n'a pas eu que des expériences amicales saines ce qui l'a forger à s'éloigner des autres. Le jour où il rencontre Chris Anders et ses amis, il les prend surtout pour des gens bizarres jusqu'à ce qu'il se rende compte que ces lycéens à l'allure exentriques sont sûrement les seuls à pouvoir l'accepter tel qu'il est, tel qu'est le monstre en lui, sa part d'ombre qui constitue son plus gros problème. Plongez dans l'histoire de ce garçon nait pas tout à fait comme les autres qui doit encore apprendre à accepter qui il est et l'aide des autres. Plongez dans "Sans ombres ni doutes" mais faites attention aux monstres qui vous traquent dans les ténèbres.

Status
Ongoing
Chapters
4
Rating
n/a
Age Rating
18+

Rien ne change,tout reste et demeure

Esios Francs. Il détestait ce nom comme l'homme qui en était à l'origine. Cet homme qui avait tué sa femme, qui avait abandonné son propre fils, avait disparu des radars juste ensuite et avait été aquité de toutes les peines encourues contre lui juste sous prétexte qu'il était malade. Cette maladie dont personne ne connaissait la véritable origine. Celle qui rendait fou à peine quelques heures après sa contraction et qui transformait en monstre au bout d'une demie journée.

Toute sa vie, on l'avait comparé à cet homme sans savoir ce qu'il lui avait fait, sans savoir à quel point il était un monstre. Durant ses années de maternelle, tout s'était passé dans le meilleur des monde, quels enfants pourraient deviner l'avenir? Aucun. Chacun des crimes dont cet raclure était responsable ne s'était encore produits aux yeux de la police ainsi que de la loi. Même si ce n'était qu'une question d'années avant que sa vie ne bascule, il avait au moins aimer avoir la chance de ne pas vivre dans son ombre dès sa naissance. Certaines personnes naissait à peine les premières quelques heures passées, sans jamais connaitre la véritable personnalité de ses parents car l'un avait complètement vrillé et l'autre mourrait sous les coups du premier. Lui, il avait eu le malheurs de naitre et de voir le sourire de sa mère, d'autres n'en voyaient que le sang s'étalant vulgairement sur un tapis ou le couteau à la main qui parfois s'abattait sur eux sans hésitation malgré les liens qui devaient les unir. Plus il ressassait ses souvenirs, plus il se rendait compte qu'il était sûrement l'une des seules personnes à y réfléchir. Souvent, on ne s'occupait même pas de savoir si les enfants des victimes allaient bien psychologiquement parlant, on ne prenait cette initiative qu'uniquement si les parents étaient influents ou connus, que si l'enfant possédait un héritage conséquent en quelque sorte. Les progénitures des familles pauvres ou pas connues à l'échelle internationale étaient comme oubliés, enfermés dans un orphelinat de bas-étage ou confiés à une famille qui ne les désirait pas le moins du monde.


Lui s'était fais confié à la famille Kraso, Frapier, Vendenbule puis, en tout dernier, à la famille Anders. Les trois premières avaient demandé à l'orphelinat Carnage de le déplacer au bout de 2 ans à chaque fois depuis ses 6 ans jusqu'à ses 12 ans. Par la suite, il avait dut endurer 3 ans dans l'orphelinat Carnage qui l'avait refourgué à l'orphelinat Abysse. Ce dernier lui avait trouvé, encore, une famille qui allait sûrement le virer après deux années à supporter chacun des ses membres. Après, ça ne le dérangeait presque plus, ce serait sans aucun doutes la dernière dans laquelle il irait, il fallait bien que la direction de l'orphelinat arrête de se voiler la face, il n'était pas fait pour avoir une famille.


Le bruit sourd des freins se fit entendre et le força à regarder par la fenêtre ainsi qu'à arrêter ses réflexions. Des arbres enneigés, des arbres et toujours des arbres, il n'y avait que ça depuis qu'ils étaient partis de l'orphelinat, pas même un animal sauvage... que c'était ennuyeux de faire tout ce trajet juste pour répéter le passé... Les mêmes paysages s'enchainaient derrière la vitre de la voiture verte flanquée du logo de falaise de l'orphelinat Abysse mais toujours aucun signe d'une quelconque maison. Dans ce véhicule, il avait juste l'impression d'être une marchandise ou un colis, on l'avait foutu dedans tellement de fois en lui disant "sois sage, on ne veut pas te revoir dans deux ans !" ou encore, du côté des familles "adoptives", "T'as même pas intérêt à revenir, sinon, on se débarrasse de toi et on est plus que sérieux ! À jamais !", pour les plus aimables d'entre elles...

Il avait encore l'écho du directeur lui disant que cette famille était différente et qu'il se plairait sûrement en son sein. À chaque fois c'était la même rengaine. "Ce sera une famille géniale", il aurait plutôt dit critiquable sur plusieurs points importants. "Tu verras tu te plairas là-bas", où était-il censé se plaire ? " Une fois que tu te seras adapté, tu te sentiras mieux que dans les familles précédentes", son c*l qu'il s'y était senti mieux... Pourquoi tout le monde lui mentait tout le temps... ? "Je ne t'abandonnerais jamais", abandon sans un seul regard en arrière, " je t'aimes de tout mon coeur", une haine profonde lui étant vouée, "je vais te trouver une meilleure famille", des horribles adoptions dont on a jamais évoquées tous les détails... et maintenant quoi ? "Cette famille sera plus proche de toi que ne l'ont été toutes les autres, Esios.", devait-il s'attendre à ce que cette famille soit si opposée à lui que c'en serait gênant ou devait-il garder espoir en le personnel de l'orphelinat ? Il ne savait plus... Il aurait pu, comme tout le monde, perdre juste espoir mais il avait comme cette voix dans sa tête qui lui répétait "vas-y, continue à croire ce qu'ils te disent, c'est pour ton bien qu'ils font ça, pas pour eux, pas pour te voir souffrir, mais pour te voir un jour heureux.". Il voulait vraiment croire ce que lui disait cette voix et le directeur, ces murmures dans sa tête mais il restait comme enchaîné à sa vie passée, incapable d'aller de l'avant.

Preuve : il en était encore à détester son père pour quelque chose qu'il aurait très bien pu faire lui-même, avec cette maladie, tous savaient que même le plus adorable des enfants se transformait en le plus abject des tueurs en série... C'est pourquoi, jusqu'à ce que cette chose puisse être soignée, le moindre signe préliminaire de tuerie abusive devait être signalée avec ou sans les preuve, on mettait en quarantaine le suspecté et on le laissait seul durant les temps impartis. Même si dans de très nombreux cas tout ça n'était que vulgaire vengeance, tromperie ou encore réelles prémonitions de meurtre mais pas de la part de la personne enfermée mais de celle qui l'avait dénoncée... certains scientifiques ainsi qu'agents de police disaient même qu'il était préférable d'écarter de la société à la fois le dénoncé et le dénonciateur pour être sûr de ne pas passer à côté d'un réel malade comme ce fut le cas dans de nombreuses affaires liées au virus. Ce qui fut observé, c'est que, le plus souvent, une personne atteinte de cette maladie le sait avant les premiers symptômes graves mais personne n'a trouvé comment. Cependant, même si elle le sait, le premier symptôme sera qu'elle aura tendance à accuser quelqu'un de son entourage en pensant que celui-ci présente des signes du virus. Les chercheurs ont appelé cela le déni de folie, ils pensent que c'est du au choc que la personne reçoit en apprenant qu'elle sera à présent recensée comme dangereuse auprès de ses proches. Si le déni de folie ne se produit pas, soit le futur fou/folle disparait, soit le/la malade se rend à la police avant de faire le moindre mal. Dans le premier cas, iel refait surface au bout de quelques semaines, complètement ravagé(e) par la démence et ses pulsions meurtrières. À présent, les gens disparaissant du jour au lendemain sans plus donner signe de vie sont traqués, trouvés et tués sans distinction d'âge ou de sexe si on trouve ne serait-ce qu'une seule trace d'instabilité chez eux.


Voila à quoi on le comparait, à un fou, un dément, un tueur, un assassin sans scrupule, une horreur de la nature. Tout ça parce qu'il n'était pas tout-à-fait comme les autres, parce qu'il avait un symptôme qui le classait dans la case des gens à traquer en cas de problème. D'après les médecins, toute personne étant exposée à un Kick (c'est comme ça que sont nommés les malades) durant ses jeunes années développerait l'Obscurcia, le symptôme de phase terminal. Ce symptôme consiste en un principe très simple : une tâche. Cette chose noire apparait à la surface de la peau et se repent au cours de la phase terminale. N'importe quel mourant qui la voit sur lui, a la certitude qu'il mourra dans le mois. Cependant, ces mêmes médecins ont démontré que quiconque la contractait entre l'âge de 0 et 7 ans survivait. Ce n'était pas vraiment un secret puisque bon nombre d'enfants orphelins de part la maladie d'un ou des deux parents développaient cette marque et grandissaient avec la plus grande simplicité. Malgré cela, les premières personnes à crier au loup sur ce fait furent en réalité certains de ces anciens enfants, qui pensant être malades, qui sont partis se rendre.


Au moment où la Grande Épidémie commença à être réellement grave et que la moitié de la population planétaire fut décimée, une organisation scientifique vit le jour pour trouver une solution. Cette solution personne n'en a jamais ne serait-ce qu'aperçu le bout. Le gouvernement avait beau proférer des promesses concernant un éventuel vaccin mais rien n'arrivait.


Chaque jour, il devait vivre en sachant qu'il était un survivant, chaque jour il se demandait pourquoi lui n'était pas mort ce jour là.Il savait qu'il devrait être seul jusqu'à sa mort, il savait que les autres ne l'accepteraient jamais, tout ça à cause d'une tâche que personne n'avait jamais vu. Ce qu'ils voyaient en revanche, c'était l'absence.