La saga des Dornwell Léo et Lucy

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Summary

Troisième tome de la saga des Dornwell. Cette fois-ci sur la douce romance de Lucy et Léo.

Status
Ongoing
Chapters
25
Rating
4.8 4 reviews
Age Rating
18+

Ma magnifique fiancée

Lucy

Je vérifiai une dernière fois mon reflet dans le miroir avant de descendre rejoindre Léo. Mes deux belles-sœurs étaient venues m’aider à me préparer. Marissa avait coiffé mes longs cheveux bruns en chignon déstructuré, d’où quelques mèches s’échappaient et encadraient mon visage. Et, Augustine s’était occupée de mon maquillage et avait su mettre en valeur mes yeux qui, comme chez tous les Dornwell, étaient marron. Ma robe était longue en mousseline de soie de couleur vert amande, avec un décolleté en V. Sa coupe était simple, mais élégante. Satisfaite de mon reflet, j’attrapai mon mini sac en perle et m’apprêtai à descendre. Les femmes de la famille, Will et Léo, m’attendaient au bas des escaliers. La façon admirative avec laquelle mon fiancé me dévisageait me fit rougir. Will, lui, le fixait en fronçant les sourcils, car bien qu’il soit son meilleur ami, je restais, tout de même, sa petite sœur. Léo était grand, musclé, brun, au teint mat et aux beaux yeux noisette. Il ne détonnait pas avec mes frères et d’ailleurs, pendant l’année où nous étions ensemble à l’université, quelques filles étaient venues me voir pour que je lui parle en leur faveur, en pensant qu’il était mon frère, comme Will et Derreck.

Il avait une telle prestance dans son costume trois pièces, gris anthracite. Une pochette assortie à la couleur de ma robe sortait de sa poche de poitrine. Fière d’être sa cavalière, je me dirigeai vers lui et m’arrêtai devant.

-Tu es beau, lui dis-je, tout bas.

Ce fut à son tour de rougir, puis il s’éclaircit la voix.

-Ma… magnifique fiancée, bégaya-t-il.

Mom, Marissa et Gus vinrent nous embrasser. Puis, nous sortions pour nous diriger vers la berline qui nous attendait. Deux gardes du corps nous accompagnaient, ils nous saluèrent, et l’un d’eux se mit au volant pendant que l’autre s’assit sur le siège passager.

Nous partions vers Houston où allait se dérouler le mariage de Clara et Wes. Clara était la sœur aînée de Léo.

Il me dévisagea et porta ma main à ses lèvres.

-Tu vas faire des jalouses.

Puis, il fit la grimace.

-Je n’ai pas envie de voir des hommes te tourner autour, alors ne me lâche pas la main.

-Mon Ange, j’ai passé tant d’années à espérer qu’un jour, tu me regardes, comme tu le fais maintenant. Personne ne pourra jamais me détourner de toi, je t’aime, lui répondis-je, en souriant.

Alors, il se baissa pour m’embrasser délicatement. Puis, il se releva et plongea ses yeux dans les miens.

-Je t’aime aussi, tesoro mio.

Les papillons s’agitèrent au son de sa voix, qui était si sensuelle quand il parlait italien.

En le dévisageant, je mis ma main sur sa joue et lui dis.

-Ne t’en fais pas, car, moi-même, je vais m’accrocher à toi et fusiller du regard toutes les femmes qui s’amuseraient à t’approcher de trop près.

Léo me sourit, puis se rembrunit et se pinça les lèvres.

-J’espère que la police pourra bientôt nous donner de bonnes nouvelles au sujet de cette folle.

Une stagiaire de la Dorwell’s, s’était mise à faire une fixation sur Léo, jusqu’à ce que ça devienne une obsession et qu’elle commence à menacer ma vie. C’était la raison pour laquelle mon père ne nous laissait pas sortir sans garde du corps.

Notre véhicule s’arrêta devant une église. Un des hommes ouvrit la portière et après qu’il soit sorti, Léo me tendit galamment la main pour que je le rejoigne. Nous dûmes attendre que le garde du corps, qui conduisait, se gare et nous rejoigne, pour avancer vers la foule d’invités, qui attendait devant l’église.

-J’ai un peu peur de me présenter devant toute ta famille. J’espère qu’ils vont me trouver digne de toi.

Léo me serra la main, qu’il n’avait pas lâchée.

-Tu n’as rien à craindre, Tesoro. Ils vont t’adorer.

Nous avions rencontré plusieurs fois Clara et Wes, mais je ne connaissais aucune autre personne de la famille Mancini.

Le futur marié vint nous accueillir avec un grand sourire. Il était à peine plus petit que Léo et était si différent de lui. Il portait les cheveux longs, blonds, attachés en chignon d’homme, ses yeux étaient bleu clair et sa peau hâlée. Quand il n’était pas en costume comme aujourd’hui, il avait le vrai look surfeur.

-Comment vas-tu, pas trop stressé ? Lui demandai-je.

-Non, pas du tout. C’est la suite normale des choses, il était temps que Clara porte mon nom, déclara-t-il en tapotant l’épaule de Léo, qu’il aimait bien taquiner.

Lorsqu’il regarda derrière nous, ses yeux s’écarquillèrent.

-Des gardes du corps ! Toujours pas de nouvelles de ta Stalkeuse ?

-Non, toujours rien, répondit Léo en me serrant contre lui.

Une limousine arriva.

-Ah, la voilà ! S’exclama Wes. Je rentre vite dans l’église.

Léo, qui devait conduire sa sœur jusqu’à l’autel, se tourna vers les gardes du corps.

-Je vous confie ma fiancée, les places pour la famille sont marquées, indiqua-t-il.

Puis, il baissa les yeux sur moi, l’air très sérieux.

-Dès que je donne Clara à Wes, je viens te rejoindre.

Alors, je hochai la tête, tout en lui souriant pour le rassurer.

-D’accord, ça va aller, ne t’en fais pas.

Alors, il me fixa gravement et posa un rapide baiser sur mon front, avant de se diriger vers la limousine. Les deux gardes du corps m’encadrèrent et me firent rentrer dans l’église. Rapidement après que je me sois installée à ma place, la marche nuptiale commença à retentir. Je me retournai pour découvrir Léo et Clara qui entamaient le chemin vers l’autel. Ma future belle-sœur portait une robe sirène sans manches, avec un bustier cœur, finement brodé, et un voile qui lui arrivait aux coudes. Clara était une jeune femme magnifique, brune, aux yeux noisette comme son frère, et bien plus grande que moi, qui ne mesurais qu’un mètre soixante.

Après que Léo ait donné sa sœur à Wes, il vint me rejoindre et prit aussitôt ma main. Mes yeux étaient rivés sur nos doigts entrelacés. J’ai rêvé de ça pendant tant d’années, mais maintenant, c’était réel, Léo et moi étions ensemble.

La cérémonie fut magnifique et à la sortie de l’église, nos gardes du corps nous firent immédiatement remonter dans la voiture. D’après leur jugement, il y avait trop de monde. Cela faisait aussi partie de leur mission, mais nous n’avions pas eu le temps de parler à qui que ce soit. Dès que nous entrions dans la salle, ils prirent leur poste, un à l’entrée principale et l’autre vers la sortie de secours.

Dès que les mariés arrivèrent, nous nous approchions d’eux.

-Ces deux malabars sont impressionnants, nous dit Clara. Mais, je serai quand même plus tranquille quand la police aura mis la main sur cette détraquée.

-C’est votre faute, aussi, les Mancini, pourquoi êtes-vous tous aussi sexy ? Enfin, surtout toi, ma chérie, plaisanta Wes.

-Pff, idiot, lui répondit-elle, en lui tapant l’épaule.

Nous étions en train de rire, quand un couple d’une cinquantaine d’années s’approcha. La femme était élancée, brune et avait les mêmes yeux que Léo. L'homme, lui, était trapu, ses cheveux étaient gris et ses yeux bleus. Ils semblaient sympathiques.

-Quelle mariée magnifique ! Tu es vraiment très belle, ma chérie. Tes parents seraient fiers de toi, déclara la femme émue.

Clara la prit dans ses bras avec un regard triste.

-Oui, j’aurais tant aimé qu’ils soient avec nous.

Alors, je levai les yeux vers Léo et je vis que lui aussi était touché. Je mis mon bras autour de sa taille et appuyai ma tête contre son torse. Aussitôt, il baissa le regard sur moi et posa sa main sur ma joue.

-Voyons, Gladys, je ne crois pas qu’ils auraient apprécié que vous pleuriez, un jour comme aujourd’hui, déclara l’époux de la femme.

-Tu as raison, répondit-elle en s’essuyant les yeux, avant de se tourner vers nous. Et toi, Léo, quand vas-tu te marier ?

Il se mit à rire et mit sa main sur ma taille.

-Lucy, je te présente ma tante Gladys et mon oncle John. Gladys et John, voici ma fiancée, Lucy Dornwell.

-Ta fiancée ! S’exclama la femme en me dévisageant.

-Quelle magnifique jeune femme, ajouta-t-elle en me souriant. Puis-je vous embrasser ?

-Oui, bien sûr, lui répondis-je en m’avançant vers elle.

Sans attendre, elle me prit dans ses bras, puis son mari suivit avant de dire.

-Attends, Dornwell est bien le nom de la famille avec laquelle tu vis ?

-C’est ça, lui répondit Léo.

-Mais tu leur as même pris leur fille ? Tu es un vrai renard.

Habituellement, je n’avais pas ma langue dans ma poche. Mais, là, il s’agissait de la famille de Léo que je ne connaissais pas encore et devant laquelle, je voulais faire bonne impression. Alors, je me contentai d’écouter leur discussion.

-Qu’a fait ce voyou pour que tu t’intéresses à lui ?

Alors, je souris en levant les yeux vers Léo.

-Rien de particulier, il y a cinq ans, mon frère l’a ramené à la maison et je suis tombée amoureuse de lui.

La tante se tourna vers Léo.

-Toi aussi ?

Il gloussa et me dévisagea.

-Je ne la regardai pas comme ça, c’était la petite sœur de mon meilleur ami. Non seulement elle était hors limite, mais elle était aussi beaucoup trop jeune. Puis trois années sont passées et un jour, j’ai vu un autre homme lui tourner autour. C’est à ce moment-là que je me suis aperçu que mes sentiments, pour elle, n’étaient plus si fraternels.

-Lucy n’avait pas encore seize ans. Alors, il est allé voir son père et lui a demandé la permission de faire de Lucy sa promise. Quand elle a eu dix-huit ans, il est retourné auprès de monsieur Dornwell pour lui demander sa main. Entre ces deux rencontres avec le père de Lucy, il s’est comporté comme un gentleman.

Gladys se mit les mains sur les joues.

-Mais, je suis si fière de toi, s’écria-t-elle.

-Pff, chiqué, fit une voix derrière nous.

Clara se retourna et fronça les sourcils.

-Louisa. Je me demandais quand tu allais commencer à pourrir l’ambiance.

C’était une femme qui devait avoir à peu de chose près le même âge que Gladys. Elle avait de longs cheveux bruns et les yeux marron. Tout dans son allure et dans son regard me disait qu’elle n’était pas là pour mettre la bonne ambiance.

-Quoi ? J’habite à Houston et je sais qui sont les Dornwell. Mais, qui peut être assez naïf pour croire à cette histoire ? Pensez-vous vraiment que ce cher Léo aurait agi de la même manière, si cette jeune femme avait été la fille d’un ouvrier lambda.

Aussitôt, je me raidis et la main de Léo se resserra autour de ma taille. Je levai les yeux vers lui, il me fixait et secouait doucement la tête, pour me faire comprendre de ne pas intervenir.

La tante prit la parole.

-Lucy, je te présente ma cousine Louisa, qui n’a jamais digéré que le père de Léo ne s’intéresse pas à elle et épouse ma sœur.

-Ne vous en faites pas, madame, je connais les valeurs de mon fiancé et ne me laisserais pas facilement toucher par la médiocrité de certaines personnes.

La cousine se renfrogna et partit.

-Eh bien, elle a de la répartie, cette jeune fille.

-Oh, tu n’as pas idée, reconnut Léo.

Rougissante, je baissai la tête. Mais, Léo releva mon visage vers lui et posa ses lèvres sur mon front.

Après avoir rencontré d’autres personnes, nous nous dirigions vers notre table. Le repas fut centré sur des recettes portoricaines savoureuses et tout le monde semblait se régaler. L’ambiance était très agréable, j’étais assise entre Léo et l’oncle John qui était vraiment d’agréable compagnie.

La musique de fond devint plus forte, les mariés ouvrirent le bal et tout le monde les rejoignit. Après avoir dansé pendant un moment, j’eus besoin d’aller me rafraîchir.

-Tu veux que je t'accompagne ? Me demanda Léo.

-Non, mon Ange, ce ne sera pas nécessaire.

Alors, il me sourit et me tira vers lui pour m’embrasser, en me dissimulant derrière lui. Toujours très gentleman.

-Je t’aime, me dit-il, ses lèvres près des miennes.

Toute retournée, comme je l’étais, dès qu’il posait ses lèvres sur les miennes, je lui répondis.

-Je t’aime aussi.

Il prit mon visage entre ses mains et donna un baiser rapide avant de me laisser partir.

Encore sur un petit nuage, je me rendis aux lavabos et entrai dans une cabine. Quelqu’un d’autre arriva après moi et s’enferma dans une cabine à côté de la mienne. Lorsque je m’essuyai les mains, mon regard fut attiré par une perruque blonde que quelqu’un avait jetée à la poubelle. J’ignore pourquoi, mais sa vue m’effraya au plus haut point, quelque chose me disait de fuir au plus vite. Mais j’eus à peine le temps de mettre la main sur la poignée de la porte, que je sentis une piqûre à la base du cou. Automatiquement, ma main se porta sur l’endroit où on m’avait piqué et je fis face à la personne qui en était responsable. Devant moi se tenait une jeune femme aux cheveux roux, coupés au carré, qui portait des lunettes de soleil. Des étoiles commencèrent à danser devant mes yeux. Ma bouche devenait pâteuse et je peinais à rester réveillée.

-Que m’avez-vous fait ? Arrivais-je difficilement à articuler.

Comme à travers un brouillard, je vis un sourire sadique se dessiner sur ses lèvres. Puis, elle m'attrapa par le bras et m’emmena.

-Ne tente rien ou je te plante, me menaça-t-elle.

À travers le tissu de ma robe, je sentis quelque chose de pointu, un couteau ! Qu’allai-je faire ? Je n’avais plus aucune force pour me défendre. Elle me poussa dans ce que je devinais être un véhicule, puis j’entendis.

-Maintenant, je n’ai plus qu’à patienter. Quand Léo t’aura oublié, je réapparaitrai et il n’y aura plus personne pour se mettre entre lui et moi.a