Quand la Haine Devient Désir

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Summary

Malgré leur haine mutuelle, une nuit de travail forcé révèle une attirance brûlante entre Chloé et Damon, transformant leur animosité en une passion dévorante et inattendue.

Genre
Erotica/Romance
Author
Kika
Status
Complete
Chapters
2
Rating
5.0 1 review
Age Rating
18+

CHAPITRE 1

Assise sur la chaise de bureau de Damon, je laissai mon regard vagabonder dans la pièce. Une chambre d'homme, sans aucun doute, mais avec une touche de luxe discret qui ne m'avait pas échappé.

Mes doigts tambourinaient nerveusement sur mon bloc-notes, mes yeux fixés sur Damon.

Il était penché sur les plans, les sourcils froncés dans une concentration qui, je devais l'admettre à contrecœur, avait quelque chose de... captivant.

Travailler avec lui sur ce projet était un supplice. Nos mondes étaient à des années-lumière l'un de l'autre, et nos premières interactions avaient été explosives.

Je le trouvais terriblement arrogant et borné, tandis que, je le savais, il me considérait comme une intello distante, perdue dans ses théories.

— Tu es sûre que ces chiffres sont corrects ? Sa voix, grave et dépourvue de toute nuance, me hérissa le poil.

Il n'avait même pas pris la peine de lever les yeux.

— Je vous assure, que mes calculs ont été vérifiés trois fois, répondis-je, essayant de contenir l'agacement qui me montait à la gorge.

— Contrairement à certaines intuitions... disons... plus 'créatives', la rigueur est un impératif ici.

Le silence qui suivit fut lourd d'une tension palpable. Je sentais son regard peser sur moi et me forçai à garder les yeux rivés sur mes notes, même si mon cœur battait plus vite que de raison.

Je détestais l'admettre, même à moi-même, mais il y avait quelque chose chez lui... une intensité brute qui exerçait une étrange attraction.

Je serre mes cuisses l'une contre l'autre et me mords distraitement la lèvre.

Il finit par relever la tête, et ses yeux sombres croisèrent les miens. Il y avait une lueur étrange dans son regard, un mélange de frustration et... autre chose ?

Une chaleur inattendue monta à mes joues, un trouble que je ne parvenais pas à décrypter.

— La créativité a son rôle, Chlo, dit-il finalement, sa voix étonnamment plus douce. Parfois, il faut dépasser les chiffres pour saisir l'ensemble.

— Peut-être, murmurai-je, évitant son regard.

L'atmosphère dans la pièce semblait avoir imperceptiblement changé. La tension était toujours là, mais elle avait muté, devenant plus complexe, plus... électrique...

Merde... pourquoi quand il me lance ce regard je sens une chaleur entre mes jambes ? Je suis sûre que je suis déjà mouillé...

Nous continuâmes à travailler en silence pendant un moment, mais ma concentration s'était envolée. Je sentais ses regards furtifs et chaque fois, une étrange secousse me parcourait.

Je me surprenais moi aussi à l'observer en douce, remarquant la façon dont ses muscles se tendaient sous sa chemise, la détermination inflexible gravée sur ses traits.

Une pensée troublante commença à germer : et si cette antipathie constante n'était qu'un voile dissimulant quelque chose de bien plus profond?

La soirée s'étirait, et la fatigue commençait à brouiller mes pensées. Nous avions fini par commander des pizzas, l'odeur épicée flottant dans l'air tandis que nous travaillions côte à côte sur la grande table encombrée de documents.

L'atmosphère s'était légèrement adoucie, nos échanges moins acrimonieux, parfois même ponctués d'un humour sarcastique que nous partagions.

Alors que je me penchais pour attraper un rapport, nos mains se frôlèrent. Un contact bref, insignifiant en apparence, mais qui me traversa comme une décharge électrique.

Damon me regarda, une question muette dans ses yeux sombres.

— Pardon mais je veux une autre part, dis-je.

— Prends la, dit-il simplement en me regardant.

Un nouveau silence s'installa, plus lourd de sens que tous les précédents. Je relevai les yeux et croisai son regard.

Cette fois, l'irritation avait disparu, remplacée par une intensité brûlante qui me désarma. Je vis mon propre trouble se refléter dans ses pupilles dilatées.

Soudain, le travail acharné, nos disputes incessantes, tout cela sembla s'estomper, laissant place à une conscience aiguë de sa présence physique.

Je remarquai les fines rides au coin de ses yeux lorsqu'il me regardait, la légère cicatrice sur le dos de sa main. Des détails que je n'avais jamais remarqués prenaient une importance soudaine et troublante.

Nos regards restèrent accrochés, un dialogue silencieux qui disait plus que mille mots.

Une chaleur intense se répandit dans mon corps, un désir que j'avais secrètement enfoui sous des couches d'irritation et de déni.

J'avais refusé de reconnaître l'attraction que j'éprouvais pour cet homme qui m'agaçait tant, mais là, sous son regard brûlant, mes défenses s'effondraient.

Je sentis mes lèvres se dessécher et les humectai nerveusement. Son regard suivit le mouvement, et une lueur encore plus intense s'alluma dans ses yeux. Sans qu'aucun de nous ne prononce un mot, la tension devint presque palpable, l'air vibrant d'un désir inavoué.

Dans un mouvement lent et presque inconscient, je me levai. Mes jambes tremblaient légèrement tandis que je contournais la table pour me retrouver face à lui.

Puis, dans un acte impulsif, alimenté par des semaines de désir refoulé, je portai mes mains à ses épaules, sentant la force de ses muscles sous sa chemise.

Je le regardai droit dans les yeux, mon propre désir se reflétant dans leur profondeur sombre. Et sans hésitation, je me hissai sur lui, mes jambes encadrant ses hanches, m'asseyant à califourchon, le souffle coupé par l'intensité de notre proximité.

L'hostilité initiale avait fondu, remplacée par une flamme brûlante qui menaçait de tout consumer.

— Je te déteste, murmurai-je, la voix rauque, avant de me jeter sur ses lèvres.

Un grognement profond s'échappa de sa gorge tandis que ses bras puissants se refermaient autour de moi, me serrant contre lui avec une force possessive.

Je cambrai mon dos instinctivement, tandis qu'une de ses mains s'emmêlait brutalement dans mes cheveux, tirant légèrement, et que l'autre serrait ma hanche, me rapprochant encore.

Un gémissement rauque s'échappa de mes lèvres, emporté par la vague de sensations qui me submergeait.

D'un mouvement brusque et déterminé, Damon se leva, me portant dans ses bras comme si je ne pesais rien.

Mes bras s'enroulèrent instinctivement autour de son cou, mon corps entier vibrant contre le sien. Ses yeux sombres ne quittèrent jamais les miens tandis qu'il me portait à travers la pièce, chaque pas intensifiant la tension entre nous.

Il me déposa doucement sur le lit immense, la douceur des draps contrastant avec lа force de ses bras quelques instants auparavant.

Il s'agenouilla un instant au bord du lit, me regardant de haut en bas avec une intensité qui me fit frissonner de la tête aux pieds.

Puis, sans un mot, il monta sur moi, son poids se faisant sentir, une promesse tacite de la nuit torride qui nous attendait.

Son souffle chaud frappa mon visage alors qu'il murmurait ces mots bruts, avides.

— Bordel, j'ai faim de toi depuis longtemps.

La possessivité dans sa voix, l'urgence de son désir, firent frissonner chaque parcelle de ma peau. Je sentis sa main forte serrer ma cuisse, la chaleur de son contact brûlant à travers le tissu de mon pantalon.

Puis, sans la moindre hésitation, il tira, libérant mes jambes. Le tissu glissa, emportant ma culotte avec lui, me laissant offerte à son regard sombre et intense.

Mes yeux fixèrent les siens, un désir ardent et sans vergogne s'y reflétant. Je tendis les mains, mes ongles effleurant le bas de son t-shirt.

Sans un mot, je le tirai vers le haut, révélant son torse puissant, les muscles saillants sous sa peau chaude. Je m'attardai un instant, savourant la sensation de sa peau sous mes doigts, avant de le laisser tomber sur le sol.

Il se leva, ses yeux toujours rivés sur moi, et retira son pantalon d'un geste rapide.

Mon regard fut immédiatement attiré par la protubérance gonflée qui se dressait, et instinctivement, je me mordis la lèvre, une vague de chaleur me submergeant.

Il remonta sur le lit, son corps massif dominant le mien. Ses mains rugueuses prirent possession de mes cuisses, les écartant sans ménagement.

Puis, sans un mot, dans un mouvement puissant, il souleva mes hanches, les plaçant de part et d'autre de ses épaules.

Mon corps s'arqua, offert, tandis que son regard brûlant parcourait chaque centimètre de ma peau exposée. L'attente était devenue presque insoutenable, un mélange enivrant de désir et d'appréhension.