El Dia Del Muertos by freya at Inkitt
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El dia del muertos

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Summary

Roza, princesse d'une mafia mexicaine, et exécutrice se retrouve prise dans une guerre de pouvoir, elle devra se battre contre sa propre famille pour défendre l'honneur de son père et de sa famille, tout en devant s'allier à son amour de jeunesse. Entre complot et trahison saura t-elle protéger sa famille sans sombrer?

Genre
Romance
Author
freya
Status
Complete
Chapters
16
Rating
n/a
Age Rating
18+

La vie de princesse

OAXACA au Mexique

Roza


Il est à peine six heures du matin, lorsque je suis réveillée par les hurlements de mon père, Giuseppe, je me lève et hésite à descendre, mais plus les hurlements s’intensifient plus cela m’intrigue, mais qu’est ce qui lui arrive?!

J’arrive en haut des escaliers, et je vois mon père, avec son consigliere, son conseiller, son sous chef et mon frère. Je ne prends pas le risque de descendre, mais écoute leur conversation du haut des escaliers.


-Guillermo, comment est-ce que tu as pu être aussi insouciant?! lui crache mon père

-Padrino, je ne comprends pas comment ça a pu arriver, on n’avait pris toutes les précautions possibles, se défend mon frère

-Faut croire que non, puisqu’ils nous ont pris les trois quart de notre marchandise!!!!!

-On va récupérer la marchandise

-Mais j’y compte bien!!!! Comment veux tu prendre ma relève si tu n’es même pas capable d’assurer une simple livraison sans te la faire voler?!

-Je n’y suis pour rien!!!

-Ca doit être de ma faute… Même ta sœur aurait été plus efficace que toi!!!! T’as de la chance d’être mon fils, je te jure que tu aurais fini une balle entre les deux yeux!!! Règle-moi vite ce problème ou je te jure que tu n’aimeras pas les retombées!!!

-Oui Padrino


Mon frère, repart de la villa en claquant la porte, mon père continue sa petite réunion

-Comment pourrai-je lui laisser les rênes du cartel, Horatio?! Avec un comportement pareil c’est pas impossible

- Faut qu’il prenne du plomb dans la tête Padrino, sinon, il ne va jamais y arriver.

-Je le sais

-Padrino, en toute honnêteté, il serait peut être temps de lui montrer où est sa place, tu ne crois pas?

-Oui ce coup ci, on ne peut pas laisser passer cette erreur sans conséquences, tu peux t’en occuper?!

-Bien sûr

-Horatio, je sais que c’est ton filleul, mais ne lésine pas

-Je sais faire la part des choses Padrino.

-Bien fais ce que tu as à faire. La cargaison est en lieu sûr?

-Evidemment, la livraison se fera comme prévu

-Très bien.


Mon oncle sort également de la villa, mon père se retrouve seul


-Roza, c’est imprudent d’écouter aux portes ma fille, approche.

Je déglutit difficilement, et je descends rejoindre mon père. Une fois arrivée à sa hauteur, je me sens un peu bête de m’être faite prendre

-Désolée papa

Il passe un bras sur mes épaules et me serre contre lui

-Je suppose que tu as tout entendu?

-Papa, tout le quartier à tout entendu tellement tu hurlais.

-On est au milieu de nulle part

-Je sais papa, tu ne devrais pas t’énerver comme ça papa, un jour ton cœur va lâcher

-Tu as raison ma fille, mais avec des incapables pareils, je n’ai pas le choix

-Qu’est ce qu’il a encore fait?

-Perdu une marchandise, me répond- il avec un sourire en coin.


Je le fixe, et je me fige


-Dios!!!! C’est toi qui a fait ça?! Tu lui as fait passer un test?!

-Qu’il a lamentablement échoué

-La marchandise est donc sous bonne garde

-Evidemment.

-Quand Guillermo va l’apprendre, il va pas aimer

-Tout comme son insouciance ne me plait pas.

-Tu va vraiment lui laisser les rênes du cartel papa?!

-Je t’avoue que j’ai un doute, si ca ne tenait qu’à moi, c’est toi qui reprendrai les rênes, mais ils n’accepteront jamais d’être mené par une femme, surtout aussi jeune.

-Ce milieu est macho papa, ca serait peut être le moment de leur montrer que les temps changent tu sais.

-Je sais, Nena ( ma puce), il est tard va te recoucher,

-Oui papa, reposes toi hein,

-T’en fais pas pour moi

-Si moi je ne m’en fais pas pour toi, qui le fera? Buenas noches papá

-Buenas noches Nena


Mon père m’embrasse sur le front comme à son habitude, et je remonte dans ma chambre. Je m’inquiète pour mon père, bien qu’il soit chef d’un cartel, mon père a toujours été très protecteur et très affectueux avec moi, plus qu’avec mon frère, surement le fait que je sois une fille, et que je ne fasses pas la moitié des conneries de mon frère.

Guillermo et moi n’avons que cinq ans d’écart, mais du haut de mes dix neuf ans je suis trois fois plus mature que lui.

Notre style de vie est déjà bien assez compliqué et dangereux, sans avoir besoin qu’il fasse son intéressant, alors qu’il ne casse pas trois pattes à un canard. Guillermo est le genre d’homme qui ne se sert des femmes uniquement pour leur corps et leurs avantages, il a un ego démesuré, se croit le plus beau, le plus grand et le plus fort, alors qu’en réalité, je le bat à plat de couture à tous les niveaux, que ce soit dans les combats, le maniement des armes, ainsi que la gestion du cartel.

Ca fait déjà plusieurs mois, que j’aide mon père à tout gérer, parce qu’il se fait vieux, et qu’il est fatigué, il y a quelques années, il a fait un infarctus, et depuis je l’aide pour le soulager un peu, évidemment personne n’est au courant, si qui que ce soit apprend que le Padrino Giuseppe, est affaibli, nos ennemis vont en profiter, et mon frère aussi. On a toujours été en guerre avec Guillermo, lui le mâle qui se croit supérieur aux faibles femmes, alors que je suis plus douée que lui dans n’importe quel domaine.

Étant la seule fille, mon père a tenu à ce que je sache me défendre seule, j’ai donc été initiée à la lutte, au karaté, ou taekwondo, et à l’aïkido, il m’a également appris à me servir des armes, étant fille d’un parrain de la mafia ça coulait de source, j’ai toujours vécue au milieu des armes, que ce soit armes à feu ou armes blanches je maitrise les deux.


Au bout de quelques heures, j’ai fini par me rendormir. Je suis descendu au petit matin pour prendre mon petit déjeuner, mon père est déjà là, avec Horatio, je salue Horatio et embrasse mon père sur la joue

-Bonjour papa

-Bonjour Nena

-Tu as réussi à te reposer un peu?

-Oui t’en fais pas, Nena, nous avons reçu une invitation pour le gala annuel de la ville, tu m’accompagne?

-Bien sûr papa.


Une voix derrière moi réplique

-Evidemment qu’elle va venir se trémousser et s’exhiber avec toi.

Je me tourne vers mon frère, lui lançant un regard assassin

-Au moins moi il me perdra pas

-Haha très drôle, pourquoi c’est toujours la merdeuse qui t’accompagne aux gala?

Mon père lève les yeux vers lui

-A moins que tu veuilles porter une robe et des talons, je ne vois pas qui d’autre pourrait m’accompagner

-On peut très bien y aller entre hommes, c’est pas comme si elle s’occupait des affaires du cartel.

-Qu’est ce qui te dit que ce n’est pas le cas?

-Quoi?!

-T’es devenu sourd?

-Elle s’occupe de quoi au juste?!

-De choses qui ne te regardent absolument pas.

-Si c’est moi qui doit prendre la relève, il me semble que ca me regarde

-Sauf si je change d’avis à ce sujet

-Tu peux pas faire ca!!!!

-Ah oui?! Et qu’est ce qui m’en empêche?!

-Je suis ton fils donc par logique…

-Tu es peut être mon fils, mais le trône n’est pas héréditaire, il se mérite, et autant te dire que pour le moment tu en es loin, très loin même!!!!


De rage mon frère fait basculer sa chaise, et s’en va. Mon père continue de déjeuner comme si de rien n’était, et reprend.

-Nena, tu ira te chercher une robe aujourd’hui, Diego t’accompagnera,

-D’accord.

-Diego!!!!!

-Oui Padrino?

-Tu accompagnera Roza chercher sa robe de gala aujourd’hui

-Oui Padrino

-Bien, et garde tes mains et tes yeux dans ta poche, et surtout ta queue dans ton pantalon ou je te coupe les couilles c’est bien clair?!

-Heu bien sûr Padrino

-PAPA!!!!

-Ma fille, tu es belle comme le jour, les hommes te regardent, tu plait, et je préfère prévenir on ne sait jamais, je ne suis pas idiot, je vois bien la facon dont il te regarde.

-Je sais me défendre tu sais

-Je sais, mais ne t’avises pas de draguer un de mes hommes

-Bien sûr que non, j’ai pas le temps ni l’envie pour ca

-Très bien.


Le pauvre Diego ne savait plus où se mettre, moi non plus d’ailleurs, autant mon père peut être affectueux, autant il n’a aucuns filtres par moment, surtout s’il s’agit de moi.

Plus tard dans la journée, je monte en voiture avec Diego, Diego et moi nous connaissons depuis toujours, on a quasiment grandi ensemble, il est ce qui se rapproche le plus d’un frère pour moi, et, il a le même ressenti envers moi, certes plus jeune, c’est le premier garçon que j’ai embrassée, mais lui comme moi, on est vite passé à autre chose.

-Je suis désolée pour ce matin, Diego

-T’en fais pas, j’ai l’habitude avec ton père tu sais

-Mais il exagère desfois

-Il te protège, c’est tout. Après tu sais il a raison, t’es une très belle femme, tu es convoitée, t’es une princesse, et, il ne faut pas que tu tombes entre les mains de n’importe qui.

-Je voudrais bien avoir une vie normale desfois

-Je sais bien, mais tu n’es pas n’importe qui, et ton père a beaucoup d’ennemi malintentionnés

-Je sais malheureusement, j’en ai déjà fais les frais

-Tu souffre encore de cette histoire?

-Non plus maintenant, c’est plus de la nostalgie.

-Je vois ce que tu veux dire.


En arrivant au magasin, je suis reçue par la patronne, elle me montre les nouvelles collections, et à un moment Diego me dit discrètement

-Attention, crotale en approche à trois heures

Je lève la tête et là je vois arriver deux femmes, une brune et une blonde, la blonde est une américaine qui vit aujourd’ hui au Mexique, son père est ambassadeur ici, et elle fréquente Maximiliano Vegas, le fils du plus grand concurrent de mon père. Cette fille est vénale, n’a aucun savoir vivre, et se prend pour miss monde, sauf qu’elle est refaite de partout, et qu’elle est aussi fausse que ses seins.


Je connais bien Maximiliano, avant qu’ils soient ennemis, nos pères travaillaient ensemble, jusqu’à ce que la soif de pouvoir assujettisse son père. Max et moi étions très proches, nous sortions ensemble à l’insu de nos pères, ca à même été lui qui m’a pris ma virginité, au bout de quelque temps, nous avons dû nous résoudre à nous séparer à cause de nos familles, pour éviter de déclencher une guerre sans nom. Le monde mafieux n’a pas que des avantages.

Je n’ai jamais oublié Max, mais j’ai dû faire avec, si elle est là, c’est qu’il sera là aussi, ca doit faire au moins cinq ans que je ne l’ai pas revu. Lorsque j’ai connu Max, je n’avais que quatorze ans, on a appris à se connaître, nous avons couché ensemble le soir de mes quinze ans, lui avait déjà dix-sept ans, deux ou trois mois plus tard, on s’est séparés et je ne l’ai plus revu. J’appréhende de le croiser s’il vient au gala.

-Hé, princesse, tu penses trop fort

Diego me sort de mes pensées,

-Je t’avais oublié lui dis je en souriant

-J’ai bien remarqué.


Je fais mes essayages de robes, je choisis ma robe pour la soirée, et évidemment, Cette peste de Tiffany, l’a voulue. Donc je lui ai laissée. Une fois qu’elle est partie, Diego se plante devant moi

-Mais pourquoi tu as fait ça?!

-Diego tu saura que je ne fais jamais rien à la légère,


Je me tourne vers la patronne de la boutique, qui me ramène une housse,

-Ma belle Roza, tu avais raison comme toujours.

-Evidemment, je la connais.


Diego me dévisage,

-Tu m’explique?

-Tu vois cette robe qu’elle a prise? C’est simple,il faut toujours qu’elle se débrouilles pour avoir ce que j’ai, ou ce que je veux, comme elle aime les restes, je savais qu’elle allait vouloir vouloir la robe que j’ai essayée, mais elle va pas être déçue de la course la pauvre.

-Je comprend pas

-Déjà, c’est la même robe que je portais au dernier gala ou j’ai été avec Max, celui ou on a rompu, et depuis il déteste cette couleur.

-Tu l’a fait exprès?

-Bien sûr.


Là, je passe dans la cabine d’essayage pour enfiler ma robe, une longue robe verte pâle, avec des ornements argentés sur la bretelle et sur la taille. En regardant dans le miroir, elle me va comme une seconde peau, elle épouse parfaitement les formes de mon corps, retombe bien. Je me tourne vers Diego qui est resté la bouche ouverte

-Alors t’en penses quoi?

-Ton père va avoir une autre infarctus si tu prend cette robe

-Mais non,

-T’es juste magnifique Roza

-Merci.


Nous rentrons à la maison avec mes achats, après ma robe, j’ai également acheté le smoking de mon père.

Une fois dans ma chambre, j’accroche ma robe, et je fonce dans ma salle de bains, prendre une douche et me préparer, une fois que c’est fait je rejoint mon père dans sa chambre, je l’entend s’énerver avec sa cravate

-Papa, attend je vais t’aider.

Je lui fais son nœud de cravate, il me regarde

-Nena, je crois que tu va rester ici ce soir

-Quoi?!!!

-Tu es beaucoup trop belle pour ces chiens de la casse!

-Papa

-T’es aussi belle que l’était ta mère, Nena.

-Merci papa


On se prépare à descendre, et là Guillermo débarque en smoking,

-Tu vas ou toi?!

-Je vous accompagne

-Guillermo, je te préviens, si tu fais un pas de travers, je t’assure que je te déshérite tu m’a bien compris?!

-Oui Padrino


Nous partons rejoindre la voiture, arrivés sur place, mon père descend, et me tend la main pour m’aider à sortir de la voiture. Il me tend son bras que je prends, et on s’avance vers l’entrée de la salle du gala.

-Tu as tout ce que je t’ai demandé Nena?

-Oui papa, tout est là, t’en fais pas.

-Heureusement que je t’ai, sinon je deviendrai fou

-Tu t’en sortirai très bien papa.


Lorsqu’on fait notre entrée, les regards se tournent vers nous, beaucoup viennent saluer mon père, il est le grand parrain, et un chef d’entreprise de renom, une des plus grandes entreprises de transport, Velasquez enterprise. Rien qu’en respirant mon père vaut des milliards de dollars

Durant la soirée, mon père remet un chèque à l’hôte, une contribution pour la ville, montant anonyme bien sûr, mais les dons de mon père s’évaluent en millions de dollars, bien que notre monnaie soit le pesos, mon père donne toujours ses dons en dollars, le taux du pesos étant supérieur au dollars.


Mon père passe la soirée à discuter à gauche et à droite, je me dirige donc vers le bar me commander nous commander un verre, du coin de l’œil j’aperçois Diego et Raul qui bien qu’ils soient vêtus d’un costard sont là pour notre sécurité, et également je suppose pour surveiller mon frère. Je ramène le verre à mon père, et retourne près du bar, pendant son discours à lui et au maire, derrière moi une voix qui me fait frissonner

-Toujours aussi belle diosa mia

-Toujours aussi flatteur Miliano

-Ca faisait bien longtemps qu’on ne m’avait plus appelé comme ca

-Alors là tu m’étonne

-Tu as toujours été la seule à m’appeler comme ca, et ca restera comme ca

-Je suis flattée

-Je suis agréablement surpris de te voir là, diosa

-Je ne pensais pas t’y trouver non plus,

-Tu mens toujours aussi mal, tu as croisé Tiffany à la boutique, et d’ailleurs bien joué le coup de la robe, c’était un joli coup

-Je vois pas de quoi tu parles, elle a choisi sa robe toute seule

-C’est celle que tu venais d’essayer, elle était tellement fière de t’avoir piqué ta robe

-Ca je n’en doutes pas

- En tout cas, la tienne te va à ravir, une vrai diosa

-Merci beaucoup, j’avoues que t’es pas mal non plus avec ce costume

-Merci, je suppose qu’on se recroisera plus tard

-Certainement.


Après le repas, il y a une petite salle de bal prévue pour les gens qui veulent danser, et pendant que les gros bonnets sont en train de traiter leurs affaires, je me retrouve assise à ma table avec une femme qui ne parle que de sa garde robe, et de ses chiens, deux chihuahua qui la rendent complètement gâteuse, j’essaye de m’en défaire mais elle ne me lâche pas, jusqu’à ce qu’une main se pose sur son épaule,

-Veuillez m’excuser madame Espinosa, puis-je vous emprunter cette demoiselle?

-Bien sûr jeune homme, faites donc

-Je vous remercie

Max me tend la main pour que je me lève, et m’entraine sur la piste de danse,

-Merci pour ce sauvetage

-C’est un plaisir, tu avais l’air de t’ennuyer à mourir

-Ce n’était pas qu’un air, j’ai eu une envie subite de décapiter ces chihuahuas

-Je suis tombé à pique dans ce cas.

-Effectivement, mais dis moi, qu’as tu fait de ta cavalière?

-Elle discute chichis avec deux ou trois personnes,

-Elle sait que tu es là? Non parce que je voudrais pas finir avec un ongle enfoncé dans le cou ou je ne sais quel autre objet ailleurs

-Non ne t’inquiète pas, je te protègerai


On continues de danser en se regardant sans rien dire, Miliano est plus grand que moi, je dois lever la tête pour le regarder, il a des cheveux courts châtains foncés, des mèches qui lui retombent sur le front, des yeux verts on croirait se noyer dans un lagon, avec des petites particules doré au milieu, une petite barbe bien taillée, ca lui va bien je trouve.

-La barbe te va bien

-Merci, ca fait un peu plus viril qu’il y a cinq ans

-C’est sûr.

-Sinon comment tu vas ?

-On fait aller, je m’occupe de mon père, depuis la mort de ma mère, et, la petite routine

-Et côté cœur?

-Tu me paraît bien curieux dis moi

-Excuses moi si ca te parait indiscret, c’est juste par curiosité

-Non je n’ai pas le temps pour ca, je me consacre à la suite de mes études

-Toujours dans la médecine?

-J’essaies oui, mais en plus de la gestion financière et du management, ca devient compliqué

-J’imagine,

-Et toi toujours la même branche?

-Toujours. Et ton imbécile de frère toujours aussi con?

-Oh tu sais il y a malheureusement des choses qui ne changent pas, c’est de pire en pire

-Oh merde moi qui pensais qu’il était au plus haut

-Oh non, il surenchérit toujours plus.

-Je vous plains

-Merci.


Après la danse, je me dirige vers les toilettes, et là je me fais attraper par Guillermo, qui me prend à la gorge et me colle au mur

-Non mais ça va pas ?!

-Voila pourquoi t’es venue ce soir, pour fricoter avec l’ennemi!!! Petite garce d’allumeuse!!!!

-Lâche moi!!! en lui mettant un coup de genoux bien placé, putain mais qu’est ce qui tourne pas rond chez toi?!!!!

Je le laisse dans le couloir, je croise Diego qui me prévient que Raul à ramené mon père

-Il va bien?

-Oui oui t’en fais pas, toi ça va?

-Oui c’est rien, tu connais Guillermo

-Roza, je te jure que si il continue, quitte à ce que ton père me descende par la suite, mais je vais lui faire regretter ce qu’il te fait!!!

-Diego, laisse tomber, il vaut pas la peine de te sacrifier pour lui

-Pas pour lui, pour toi Roza, tu mérites pas tout ça bordel

-T’en fais pas, ca va bientôt être réglé

-J’espère, je commence à avoir une tolérance zéro avec lui, comme beaucoup de monde à la villa

-Je sais Diego

-Allez viens je te ramène princesse


On regagne la voiture, une fois arrivés à la maison, je vais vérifier que mon père va bien

-Papa?

-Nena tu es déjà rentrée?

-Oui je m’ennuyais à mourir

-On était deux dans ce cas, je vais aller me coucher

-T’es sur que ça va?

-Oui

-Si c’était pas le cas tu me le dirai?

-Evidemment Nena, mais t’inquiète pas tout va bien.

-D’accord, Buenas noches papá

-Buenas noches Nena


Je me dirige vers ma chambre, referme la porte à clé, je me change, et je vais aussi me coucher. Je sens encore le parfum de Miliano sur moi, ce parfum, le même depuis toutes années, j’ai toujours aimé ce parfum. Je m’endors en un rien de temps.


Les jours passent, et cette année comme toutes les autres années, c’est nous qui sommes chargés de préparer la “Dia del muertos”, on s’y prend bien en avance, c’est une fête traditionnelle, la fête des morts, et c’est sacré ici au Mexique, Je prend déjà contacts avec tous les fleuristes, les artisans, du coin, pour avoir leurs idées, et les mettre en place. Aujourd’hui Mr le Maire, m’a demandé de passer à son bureau, je m’y rend et je suis surprise d’y trouver Miliano,

-Melle Velasquez, je vous en prie entrez, asseyez vous

-Bonjour, salut Maximiliano

-Salut Roza

-Voilà, cette année, je me suis dis que ca serait bien, que vos deux familles contribuent à Dia del muertos

-Vous voulez une guerre?!

-Je suis sûr que vous pourrez vous entendre pour que cela se passe bien.

-Nous oui, lui répond Miliano, nos familles par contre, c’est moins sûr.

-Faites en sorte que cela se passe bien, c’est une fête sacrée qui tient à cœur à tout le monde ici, donc il n’y a aucunes raisons que cela se passe mal.


Je m’attendais à tout sauf à ça, je pense que Miliano aussi, vu son regard surpris en me voyant arriver.

Le maire reprend après s’être éclairci la voix

-Ecoutez, je sais que l’entente entre vos familles n’est pas au beau fixe, mais c’est mon dernier mandat, et je voudrais vraiment finir en beauté, vous êtes les familles les plus généreuses , donc il est normal que vous y contribuiez, je peux compter sur vous?

-Evidemment.


Après cet entrevu, nous sortons du bureau, et, nous retrouvons dans l’ascenseur,

-Bon ben je m’attendais pas du tout à ça, lâche Miliano

-Je t’avouerai que moi non plus, et si un membres de nos familles nous vois ensemble, on est morts

-Je sais bien, va falloir trouver un plan

-Si Guillermo l’apprend, il va faire de ma vie un enfer, plus que ce ne l’est déjà.

-Toujours aussi con ton frère, sans vouloir te vexer

-Oh non tu ne me vexes pas, et il est de pire en pire. Un jour il tombera sur plus fort que lui.

-Ce jour risque d’arriver plus vite que prévu, vu son comportement

-Je sais, tout le monde le sait.

-Sauf lui apparemment, écoute, on va faire simple, donne moi ton téléphone

-Pardon?!

-Ton téléphone, me répète t il en tendant la main

Je lui donne mon téléphone, il y enregistre son numéro sous un faux nom

-Sophia?! Vraiment?

-Vaut mieux être prudent, comme ca on pourra se mettre d’accord.

-Ok.


Arrivée dans le hall, il me laisse sortir en première, je ne reste pas dans les parages et rentre vite chez moi. Les jours qui suivent, je prépare mes ébauches de potentiels chars, déguisements, et décoration qui seraient susceptibles d’être utilisés. Une fois mes croquis terminés, je les prends en photos et les envoi à Sophia”, qui fait de même avec les siens.


Un mois plus tard, mon père me convoque dans son bureau, une fois à l’intérieur, il me dit

-Nena, le bal de fin d’année se passe chez les Vega cette année, et nous y avons été conviés, tu penses que c’est judicieux d’y aller?

-Disons, qu’en tant normal, je t’aurai dis non, mais là c’est une fête de fin d’année, c’est traditionnel, Arthuro est ce qu’il est mais il est respectueux des traditions.

-C’est vrai tu as raison, mais je sais pas je ne le sens pas ce bal.

-Papa, si tu te sens pas d’y aller, n’y va pas

-Non, mon rôle est d’y aller, je peux pas ne pas y aller, je compte sur toi?

-Bien sûr papa, tu peux toujours compter sur moi.

-Heureusement que je t’ai Nena


Au même moment, on entend la porte d’entrée se fracasser en bas, je saisis une arme dans le bureau de mon père, tout comme mon père et on se dirige discrètement vers les escaliers qui mènent au salon, et on voit Guillermo fracasser une bouteille de whisky contre le mur.


-Guillermo, qué está pasando?( Qu’est ce qui se passe?)

-Ce qui se passe?! C’est que tu m’a bien eu, ta saloperie de test avec le vol de marchandise!!!! C’était toi!!!!! Vieux fou!!!!!!

Et là sans réfléchir, je tire une balle vers mon frère et vise juste le vase derrière lui

-Joder de mierda!!!!!! Mais qu’est ce qui va chez pas chez toi?!!!!!!


Je descend vers lui,

-Adresse toi encore une fois à notre père comme tu viens de le faire, cabron, et je te ferai visiter les enfers!!!!!

-Oui, la petite princesse à son papa!!!! Tu crois vraiment que tu fais le poids contre moi?!!!

-Tu veux vraiment le vérifier?!!!!

-Ne me provoque pas, petite sœur, tu aimerai pas ce qui va en ressortir

-Tu crois que j’ai peur de toi peut-être?

-Peut -être que tu devrais, tu sais qu’un accident est si vite arrivé!

-Tu me menace?!

-Non mais ca peut vite changer

-Dégage avant que je te descende pour de bon

-Tu sais soeurette, papa est pas éternel, et il ne sera pas toujours là pour te protéger


Mon père descend, attrape mon frère à la gorge, en le plaquant au mur

-Crois moi que si tu n’était pas mon fils je t’aurai déjà buté, juste un conseil, ne t’avise pas à ce qu’il arrive quoi que ce soit à ta sœur, parce que la je te jure sur la tombe de ta pauvre mère, que je n’hésiterai pas une seconde!!!!

-Mais vas-y fais toi plaisir Padrino!!!!

-Va cuver tout ce que tu as bu, on règlera ça demain!!!


Une fois Guillermo parti, j’entraine mon père dans le jardin, pour prendre l’air

-Papa, tu peux pas lui laisser les rênes du cartel, il est de plus en plus incontrôlable

-Je le sais, Nena, ca n’a jamais vraiment été mon intention

-Comment ça?

-Nena, ça fait deux ans que c’est toi qui me soutient et m’aide à tout gérer, tu connais toutes les ficelles, tous les clients, tous les fournisseurs, nos alliés et nos ennemis, c’est toi qui reprendra les rênes.

-Papa, je veux pas diriger le cartel

-On a pas toujours le choix Nena, mais je préfère le savoir entre tes mains qu’entre les siennes ou celles de n’importe qui

-Papa…Je suis une exécutrice comme maman, pas une meneuse

-Je t’oblige à rien, mais penses-y hein?!

-D’accord.


Les jours qui suivirent étaient plus que tendus à la maison, avec Guillermo. De toutes les personnes vivant ou travaillant dans cette maison, plus personne ne le supportait.


Quelques jours plus tard, en rangeant les papiers de mon père, je tombe sur un paquet de lettres, en les lisant je tombe des nues, ça fait des mois qu’il reçoit des menaces de mort et qu’il n’a rien dit à personne. Lorsqu’il arrive dans son bureau, je lève les yeux vers lui,

-T’allais vraiment garder ça pour toi?!

-Nena c’est rien, j’en reçois depuis des années, c’est un risque quand tu es un parrain de la mafia

-Mais là elles sont récentes, et très agressives

-Roza, j’ai des tas d’ennemis, c’est juste de l’intimidation rien de plus.

-Ne prends pas ça à la légère papa

-T’inquiète pas, je suis protégé

-T’es jamais trop protégé papa, annule le bal chez les Vega papa

-Certainement pas, je vais pas me terrer chez moi, j’en suis pas arriver ou j’en suis en me cachant, je vais pas commencer maintenant

-Cabeza de mula!!!!

-Tu sais de quoi tu parles ma fille

-Papa

-Ecoute Nena, je dirige un cartel, je ne vais pas me planquer devant mes ennemis, alors ou tu fais avec ou je ne veux plus t’entendre.


Je sors du bureau en claquant la porte, et je vais me préparer pour le fameux bal. Ce coup ci j’ai opté pour une robe bleu roi, avec un tour de cou retombant sur les épaules en strass et qui rejoint le bustier de la robe, je relève mes cheveux en un chignon sophistiqué, chaussures et parures de bijoux assorties à la robe.


Je rejoins mon père en bas, et nous montons dans la voiture qui nous attend devant la maison. Une heure plus tard, on arrive devant la villa des Vega, je respire un grand coup en descendant de la voiture, prend le bras de mon père, et on pénètre dans l’immense manoir.


Dans l’entrée il y a une immense fontaine à champagne, une grande table avec un buffet à volonté, un bar, des serveurs qui passent partout au milieu des gens.

Sachant les menaces qui pèsent contre mon père, j’ai ma jarretière avec mes dagues et un beretta caché dans mon sac au cas ou.

Je dévisage toutes les personnes présentes, et j’ai demandé à Raul et Diego d’être deux fois plus vigilants ce soir.

La soirée suit son cours, je suis toujours aux aguets, jusqu’à ce que je croise le regard d’Arturo Vega, qui vient vers mon père, il lui serre la main

-Giuseppe, content que tu aies pu venir

-Arthuro, content d’être là, je n’aurai pas manqué cette soirée. Tu te rappelles sûrement de Roza, ma fille?

-Evidemment, bonsoir Rosa, tu es devenue une très belle jeune fille

-Bonsoir Mr Vega, merci beaucoup.

-Passez une bonne soirée, Giuseppe, j’espère que nous aurons l’occasion de nous entretenir dans la soirée

-Bien sûr.


Je dévisage mon père

-Tu vas vraiment y aller?

-Bien sûr pourquoi je n’irai pas?

-Je sais pas peut être parce qu’il est un ennemi potentiel qui veut ton trône?!

-Nena, profites de la soirée et amuses toi, Diego et Raul sont là, ne t’inquiète pas

-Desfois que tu n’aies pas remarqué, étant ta fille, je n’ai pas beaucoup plus d’amis ici que toi

-Cabeza de mula

-J’ai de qui tenir comme tu me l’a déjà fait remarquer


De l’endroit ou je me trouve, je vois l’entrée du manoir, et je vois mon frère arriver, je me dirige vers lui, et le prend à part, je le traine jusque sous les escaliers, à l’abris des regards

-Mais qu’est ce que tu fous là!!!!!

-Je suis certainement plus à ma place que toi ici, en tant que futur héritier, toi qu’est ce que tu fais là?!

-Je viens chercher un partenaire de tennis!!! A ton avis qu’est ce que je fais là?!

-Je veillerai sur notre père, tu peux rentrer

-Si tu veilles aussi bien sur lui que sur tes marchandises, je préfère rester là!!!


Guillermo m’attrape à la gorge et me cale contre le mur

-Méfies toi, Roza, tu es peut être protégée temps que notre père est en vie, mais une fois qu’il ne sera plus là, j’aurai les pleins pouvoirs sur tout, toi y compris, et je n’hésiterai pas à te vendre au premier acheteur venu!!!!

-Tu peux toujours rêver pour avoir un quelconque pouvoir sur moi, cono,

-C’est ce qu’on verra, profites bien de ta liberté ça ne va pas durer

-Ca veut dire quoi ça?!!!


J’arrive à retourner la situation, et lui colle une dague sous le menton en le maintenant au mur,

-Ne t’avise plus jamais de me menacer et surtout pas de t’en prendre à papa, là je te jure que je te traquerai et j’exterminerai!!!

-Je voudrais bien voir ça tiens!!!


Je vois quelqu’un approcher de notre position du coin de l’œil, je range ma dague, et relâche mon frère, qui avant de s’éloigner prend mon menton entre ses doigts et rapproche son visage du mien

-Ne joue pas avec moi Roza, tu risquerai de te brûler, et me relâche d’un geste brusque.

Je croise le regard de Diego, et lui fais signe que ça va et de ne pas intervenir. Je cherche mon père du regard en balayant la salle et le vois dans le jardin, ou je me rends également. Il y a également un bar à l’extérieur, je prend un verre de jus d’orange, et me poste dans un coin ou je garde un œil sur mon Padrino. Je sens du mouvement derrière moi, jusqu’à ce qu’une voix me chuchote

-Je vais finir par le descendre Roza,

-Diego, laisse tomber, on s’en occupera bien assez tôt

-Ça va aller?

-Oui j’ai connue pire tu sais

-Je sais, mais tu sais que tu es comme ma petite sœur, et faudrait pas qu’il aille trop loin avec toi.

-T’en fais pas je sais me défendre

-Je sais mais il est vicieux Roza, restes surtout bien sur tes gardes, à la moindre faille, il hésitera pas à se faufiler

-Je le sais très bien. Contente toi de garder un œil sur Padrino.

-Toujours.


Diego repart. Soudain, je ressens comme un malaise, une désagréable sensation, je sens un regard mauvais sur moi, je perçois Guillermo qui parle à deux autres gars que je ne connais pas tout en me lançant un regard noirs, au même moment, je vois mon père dans le fond du jardin, j’essaye de me frayer un chemin vers lui, après avoir fait signe à Raul et Diego, et à quelque mètres du lieu où se trouve le Padrino on entend un coup de feu, et mon père s’écroule, je fonce jusqu’à lui en bousculant les gens, juste pour m’apercevoir qu’il a prit une balle en pleine poitrine. Je me jette à genoux à ses côtés, pour compresser la plaie

-Non non non!!! Papá, quédate conmigo, por favor!!!! (Papa reste avec moi)

Je cherche mon frère des yeux, quand je l’aperçois, il ne bouge pas

-GUILLERMO!!!!!! Ven y ayúdame!!!!!!

Il finit par me rejoindre, et m’aide à compresser la blessure.


Je maintient sa plaie, et Diego s’occupe d’appeler une ambulance. Une heure plus tard, on est dans la salle d’attente de l’hôpital, mon père est au bloc depuis une demi heure. Les gens me regardent de haut en bas, ma robe est tachée de sang, tout comme mes mains.


Je fini quand même par aller aux toilettes me laver les mains, en revenant à la salle d’attente je tombe nez à nez avec Arthuro et Miliano et Tiffany. Arthuro vient vers moi et me prend dans ses bras,

-Roza tu vas bien?

-Heu oui c’est pas moi qui me suis fait tirer dessus

-Je te dois la vie, Roza, j’ai une dette envers toi, donc si je peux faire quoi que ce soit n’hésite pas à venir me voir


Je comprend rien à ce qu’il me raconte lui, jusqu’à ce que Miliano vienne également me prendre dans ses bras en me serrant contre lui,

-Merci Roza

-Mais de quoi?!

Il me toise,

-Il y a eu deux coups de feu de tirer, un qui était destiné à mon père mais que tu as sauvé en bousculant tout le monde pour rejoindre ton père qui lui malheureusement à été touché par le second

-Quoi?! Vous étiez visés tous les deux?!

-Apparemment oui, Roza, nos familles ne s’entendent peut être pas, mais je n’ai qu’une parole, et, je tiens toujours ma parole, je te dois la vie, et je serai là si tu as besoin de retrouver qui a fait ça à ton père

-Merci Arthuro,

-De rien c’est normal, a priori on cherche la même personne

-Pardon?! Je ne cherche personne, je ne sais pas de quoi vous parlez.

-J’ai saisi, mais Roza, ne fais pas ça toute seule, c’est beaucoup plus gros que toi

-Le monde est plus gros que moi, pourtant je le foule chaque jours que dieu fait. Mais je vous remercie de votre soutien.




Mon frère ne la ramène pas trop devant Miliano, il a beau jouer les durs, je sais qu’il a peur de lui, et d’ailleurs tout le monde le sait. Miliano, met une main dans le bas de mon dos, pour me ramener à la salle d’attente. Je m’assois sur une des chaises, et pose ma tête contre le mur derrière moi, au bout de presque deux heures, Tiffany commençait à ne plus tenir en place, elle se tourne vers Miliano

-Bébé on peut rentrer j’en ai marre de rester là

-Rentres si tu veux, moi je ne bouge pas de là.

-T’es pas sérieux? Tu vas faire quoi de plus?

Je n’ai pas besoin de le regarder pour savoir que la colère monte en lui, il attrape Tiffany par le bras et l’emmène plus loin. En allant me chercher un café, je croise Tiffany qui est plus qu’énervée

-Bravo tu peux être fière de toi, profiter que ton père s’est fait tirer dessus pour le ramener à toi!!!

Sans même réfléchir je lui colle une gifle

-Parle moi encore une fois comme ca en faisant allusion à l’état de mon père, et je te saigne comme un truie c’est clair?!


Elle se tourne vers Miliano

-Bébé tu dis rien?!

-Tu l’as un peu cherché, tu as de la chance que je frappe pas les femmes, sinon c’est moi qui te l’aurai mise cette gifle! Va t’asseoir et ferme là maintenant.

Je me sers un café, j’en propose un à Miliano,


-Je suis désolée Miliano…

-Non, elle l’a pas volée celle là, c’est à moi de m’excuser

-T’es pas responsable de ses paroles

-Non mais j’aurai du la laisser à la maison

-Comme si elle t’avais laissé venir tout seul.


On est coupé par le bruit de la porte, le médecin de mon père vient vers moi,

-Melle Velasquez?

-Oui

-Vous pouvez me suivre s’il vous plaît.


Cette phrase qui annonce déjà une mauvaise nouvelle, je regarde Miliano, et je suis le médecin. On arrive dans un bureau, il me fait m’asseoir,

-Melle Velasquez, je suis vraiment désolé de vous annoncer ça, mais le cœur de votre père était beaucoup trop fragilisé, on a fait tout ce qu’on a pu pour sauver votre père, je suis vraiment navré, toutes mes condoléances Melle, si il y a quoi que ce soit que l’on puisse faire, n’hésitez pas.

-Merci, je peux…

-Bien sûr prenez votre temps Melle…

-Est -ce que je peux le voir?

-Bien sûr suivez moi.


On traverse un couloir, jusqu’à la pièce où se trouve le corps de mon père, je m’approche de lui, l’embrasse sur le front, lui prend la main, et lui embrasse la paume en la serrant contre moi.

-Papa… Pourquoi tu m’as pas écouté… Comment je vais faire sans toi?! Te amo papá, prometo vengarme incluso si tengo que quemar esta puta ciudad.(je t’aime papa, je te promet de te venger même si je dois brûler cette putain de ville.)


Je ressors de la pièce, prends le foulard de mon père, et l’enroule autour de mon poignet, met mes lunettes de soleil sur mon nez, et je repars vers la sortie en passant la salle d’attente, sans un regard pour qui que ce soit, je me dirige vers la sortie.

Au même moment, Guillermo arrive dans le fond du couloir, changé et douché, comme si c’était un roi, avec le foulard du Padrino. Je le fixe sans rien dire, au moment ou mon cerveau vrille, je pars vers lui, instantanément j’entends Diego crier

-Rattrapez la!!!!!!!!!!!

Mais je fonce déjà sur mon frère, Diego sur mes talons, je lui bondis dessus il se retrouve collé au mur, ma dague sous la gorge, Diego essaye par tous les moyens de me ramener à la raison, mais rien n’y fait.

-Podrido, si estás involucrado de esta manera o lo que sea, te juro que te enviaré al infierno

(espèce de pourriture, si tu es mêlé de près ou de loin à ca, je te jure que je t’enverrai brûler en enfer)

-T’es complètement tarée toi!!!!! Je te garantie que tu vas mal finir petite morveuse!!!!

Quand je commence à relâcher ma prise, il se dégage et lève la main pour me gifler, mais c’était sans compter sur la présence de Miliano, qui lui attrape le bras,

-Touche à un seul de ses cheveux, et je te jure que tu ne toucheras plus jamais rien de ta vie!!!!

-Regardez moi ça, le prince charmant défend sa dulcinée, c’est mignon à gerber!!!

-Fais attention à toi, Vega, je suis beaucoup moins conciliant que mon père!!!

-Tu crois vraiment que j’ai peur de toi Guillermo?! lui répond Miliano en rigolant, pauvre petit garçon, tu en es très loin.

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