Entre Deux Mondes

All Rights Reserved ©

Summary

Léa, étudiante à la vie ordinaire, voit son univers basculer le jour où elle rencontre Ethan, un jeune homme mystérieux à la fois attirant et distant. Peu à peu, elle découvre qu’Ethan cache un secret terrifiant. Léa se retrouve plongée dans un monde de danger, de trahisons et de loyautés brisées. James, ennemie,, d'Ethan, nourrit une haine féroce envers lui et voit en Léa un moyen de lui faire du mal. Entre secrets, et danger, saura-t-elle survivre dans ce monde ?

Status
Complete
Chapters
18
Rating
3.0 1 review
Age Rating
16+

Chapitre 1 - La clairière

LÉA

La musique battait doucement en fond, étouffée par les arbres centenaires qui encerclaient la clairière. Des lanternes solaires clignotaient faiblement dans l’herbe, dessinant des cercles lumineux entre les troncs. Des étudiants riaient, buvaient, dansaient autour d’un feu de camp. C’était censé être “la soirée de l’année” ; mais moi, je m’ennuyais ferme !

Assise sur une souche moussue, les bras croisés, je lançais un regard noir à ma meilleure amie qui était debout devant moi. Camille avait les yeux brillants d’enthousiasme levés vers le ciel. Elle arborait ce sourire rêveur chaque fois qu’elle parlait d’astrologie, de lignes de la main ou des “énergies de la pleine lune”.

Moi, je n’y croyais pas une seconde. Je préférais de loin les faits, les microscopes, les formules biochimiques. À vingt-deux ans, étudiante en master de biologie, j’avais plus foi en Darwin qu’en les étoiles.

Je soupire bruyamment."Rappelle-moi pourquoi on est ici, Camille ?” Je lui demande."Parce qu’on a besoin de s’amuser ! Et qui sait, peut-être qu’on verra un loup-garou…” Me dit-elle avec enthousiasme.

Je roule des yeux si fort que j’eu mal aux yeux.“C’est ridicule. Il n’y a pas de loup-garou. Il n’y en a jamais eu. Il n’y en aura jamais.”

Camille ne répondit pas. Son regard brillait de fascination, perdue dans les étoiles.

Je détourne mon attention de Camille et regarde autour de moi. Des arbres. Des gens ivres. Et de la boue sur ses baskets blanches. Super...

Je m’apprêtais à râler à nouveau, à lancer une pique bien sentie sur les constellations et autres absurdités cosmiques, lorsqu’un craquement sec retentit derrière moi. Comme si quelque chose ; ou quelqu’un ; avait marché sur une branche.

Je me retourne brusquement. Mon cœur accéléra, sans raison valable. Du moins, c’est ce que j’essayais de me persuader.

Adossé à un arbre, là où l’obscurité mordait la lisière de la clairière, se tenait un inconnu. Les bras croisés, un air désinvolte plaqué sur le visage.

Il dégageait quelque chose de… différent ; un calme tendu, presque animal. Il était grand, plus que moi, avec une carrure taillée sans excès, juste assez pour qu’on sente la puissance de son corps. Ses cheveux bruns, en bataille comme s’il s’en moquait, encadraient un visage séduisant. Et ses yeux d’un bleu profond, semblaient lire plus qu’ils ne regardaient.

Il avait l’air mystérieux, évoquant presque un danger sous-jacent et pourtant, impossible de ne pas le suivre du regard.

Il plissa les yeux et afficha un petit sourire en coin il me dit : “C’est fascinant, vous autres. Toujours à expliquer ce que vous craignez… et à ignorer ce que vous ne pouvez pas contrôler”

Je le fixe, les sourcils froncés, cherchant instinctivement un point rationnel dans cette apparition impromptue.“ Je peux savoir qui tu es ? Un conférencier de minuit ? Ou juste un type bizarre qui aime faire peur aux gens dans les bois ? ”

Il se détache lentement du tronc, chacun de ses pas étant lent et fluide. Une assurance froide se dégageait de lui. Il me fixé intensément, ne clignait pas des yeux. Il s’arrêta devant moi, gardant environ deux mètres de distance entre nous. Restant dans la pénombre."Disons ... Quelqu’un qui sait quand une proie est trop sûre d’elle.” Dit-il en croisant ses bras musclés sur son torse, faisant ressortir ses biceps. Il fit une pause puis affichât un sourire moqueur sur son visage.

Je me redresse d’un bond, croisant les bras à mon tour. Mes muscles se tendent malgré moi. Ce ton, ce sourire, cette façon de me jauger ... Et pire encore : une partie de moi réagissait. Pas de peur. Quelque chose d’autre. Quelque chose de plus énervant encore. "Tu crois que faire le mystérieux va m’impressionner ?”

Il haussa un sourcil, sans perdre son sourire semblant amusé par ma réaction.“Impressionner ? Non. Mais provoquer ? Ça, c’est facile.”

L’air environnant vibrait à présent. Chargé d’électricité, l’air était saturé d’animosité. Et lui, toujours là, me défiant du regard. Allerté par notre échange, Camille se tourna enfin vers nous."Léa… Qui c’est, lui ?” Demanda-t-elle.

Je ne répondis pas. Fixait encore l’étranger, dont l’arrogance me rendait étrangement nerveuse.

"Peu importe qui je suis. Je vous conseille de rentrer avant que la nuit ne décide ce que vous valez vraiment.” Sa voix, grave et calme, s’enroulait autour de nous comme un avertissement déguisé en énigme. Puis, sans un mot de plus, il tourna les talons. Il disparut entre les arbres, avalé par les ombres avec une fluidité surprenante.

Un silence étrange s’abattit aussitôt. Même la musique semblait s’être tue un instant.

Puis il tourna les talons, disparaissant dans les ombres avec une aisance déconcertante.

Un silence pesant suivit.

Camille chuchota, les yeux écarquillés : “T’as vu ... On aurait dit… non, c’est pas possible…”

"C’est juste un crétin qui veut se donner un genre. Oublie.” Lui répondis-je encore agacé de la confrontation avec ce mec.

J’a du mal à retrouver mon calme intérieur et à arrêter de penser à lui. Je sentais encore son regard dans ma mémoire, planté comme une écharde.

Et je détestais ça.