Chapter 1
C’était une chaude soirée de juin, où la moiteur de l’air semblait déjà annoncer l’embrasement des corps. Installée avec mes copines au comptoir d’un lounge chic de la ville, nous étions baignées par des éclats de rire, des verres pleins et des regards en chasse. L’ambiance était feutrée, élégante, et l'on savait qu’ici, les portefeuilles étaient aussi bien garnis que les promesses qui flottaient dans l’air.
Moi, je n’étais venue que pour le goût d’un bon cocktail et le frisson léger d’une soirée volée au quotidien. Je n’avais rien prémédité. Et pourtant...
Lentement, une à une, mes amies disparaissaient dans les bras d’inconnus, et alors que je m’apprêtais à m’éclipser, il est apparu. À ma droite, un homme. Sobrement habillé mais avec une élégance instinctive. Son parfum, boisé et enivrant, m’a frappée comme une gifle de désir. Une fragrance de grand luxe, de celles qu’on ne trouve que dans les tiroirs secrets d’hommes raffinés.
Il m’a abordée, d’une voix calme, posée, enveloppante. Son regard ? Un feu doux mais brûlant. Je suis restée distante, polie mais fermée. Je me suis levée, prête à rentrer, sans donner suite. Je pensais que l’histoire s’arrêtait là.
Le lendemain matin, pourtant, un message m’attendait dans mes notifications WhatsApp. Numéro inconnu, mais les mots m’ont arraché un sourire :
« Je ne laisse jamais une déesse s’échapper aussi facilement. »
Ce fut le début d’un échange fluide, plein de réparties et de frissons invisibles. Je découvris qu’il avait six ans de plus que moi. Il se faisait appeler Monsieur H. Un entrepreneur indépendant, à la maturité tranquille, aux mots justes. Une alchimie naquit, presque naturellement.
Deux semaines plus tard, notre rendez-vous prit forme. Il voulait marquer le coup, célébrer ce lien invisible qui nous liait déjà. Il réserva une suite dans un palace, tout à ses frais. Pour l’occasion, j’avais revêtu un bustier noir, moulant, une mini-jupe plissée assortie, des talons vertigineux et une pochette élégante. Une panthère apprêtée pour le rituel du feu.
À la réception, on m’escorta jusqu’à la suite. Il m’attendait là, vêtu d’un simple peignoir qui laissait deviner les lignes tendues d’un corps taillé avec soin. Son regard me déshabillait sans une main. Il n’était pas pressé. Il me buvait des yeux, comme un vin rare.
Nous avons parlé longtemps, entre deux coupes de champagne millésimé. Mais moi, je voulais plus que des mots. Je voulais l’architecture de son corps. Je voulais qu’il m’ouvre son peignoir.
J’ai glissé une main, lente et joueuse, sur sa cuisse. Un frisson parcourut sa mâchoire, et en réponse, il déposa un baiser brûlant sur mes doigts, puis sur mes lèvres. Ses mains ont capturé les miennes. Il m’attira vers le lit, nos bouches se trouvèrent, nos langues dansèrent.
Les baisers s’intensifièrent, langoureux, profonds, gorgés de promesses animales. Ses mains s’égaraient sur mes fesses, ses dents marquaient mon cou. Le désir montait comme une marée furieuse.
Je défaisais lentement son peignoir, découvrant un corps sculpté et un sexe dur, veiné, impatient. Il me retourna, dégrafa mon bustier, libéra mes seins, caressa leur courbe, mordilla mon dos. Quand ses doigts trouvèrent ma peau nue sous ma jupe, il murmura :
« Je me demande quel goût tu as… »
Sans prévenir, il s’introduisit en moi. Brutal, sec, intense. Un choc de plaisir. Mon sexe l’accueillit avec une avidité insoupçonnée. Ses mains tiraient mes cheveux, ses fessées rythmaient sa cadence. Mon dos cambré, mon corps offert. Pendant de longues minutes, il me laboura avec une ardeur sauvage.
Alors qu’il voulait se retirer, je le suppliai :
« Ne te retire pas… Je veux sentir ta chaleur en moi. »
Il me regarda avec une intensité dévorante, saisit ma gorge, accéléra ses coups de rein, et se vida en moi avec une passion brute.
Mais ce n’était que le premier round.
Toujours dur, toujours debout, il me retourna, écarta mes cuisses, et plongea sa langue dans mon intimité trempée. Il me fit gémir, haleter, perdre la tête. Sa langue dansait, ses doigts caressaient mon clitoris avec une précision chirurgicale. Il me goûtait, me dévorait.
Puis, il s’arrêta. Il voulait que je lui montre, à mon tour, mon envie.
Assis sur le bord du lit, il m’attendait. Je me suis approchée, féline. J’ai embrassé ses lèvres, douces et sucrées, descendu lentement jusqu’à son torse, puis goûtéses téton un instant. Ma langue traça des lignes de désir jusqu’à son sexe tendu. Je l’ai pris en main, savouré du bout de la langue, le regard plongé dans le sien. Je suçotais, léchais, le gorgeais d’attention, mêlant salive et plaisir. Il poussait sa hanche, m’envahissait, me possédait jusqu’à l’étouffement.
Je me suis arrêtée, volontairement. Il grogna de frustration, m’attrapa par les hanches, m’allongea, m’ouvrit à nouveau. Il enduisit mes seins et mon ventre d’huile tiède. Ses mains, fermes, pétrissaient ma chair avec adoration. Je l’implorai :
« Si tu m’aimes, prends-moi. »
Il murmura,
« Je t’aime donc je te ferai l’amour. »
Il glissa lentement en moi, avec une douceur infinie. Nos souffles s’entrelacèrent, nos mots devinrent soupirs. Chaque mouvement, chaque va-et-vient était une poésie. Nos corps chantaient. L’orgasme monta, immense, dévorant, brûlant.
Je griffais son dos. Il agrippait mes hanches. Nos bouches se cherchaient encore.
Et dans un dernier cri, je me suis abandonnée. Il m’a prise contre lui, m’a serrée. Mon corps, mes pensées, mon âme… Il possédait tout et moi aussi.
Et ce soir-là, entre les mains d’un mâle, je me suis sentie femme.
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