Chapter 1
Cathriona
Je frotte le volant de ma Harley Davidson pour enlever la boue séchée de l'excursion d'hier. L'odeur d'essence flotte dans l'air.
Donna, fidèle à elle-même, habille son furet Brunette avec des fringues ridicules commandées sur un site anglais : un chapeau de cow-boy et une petite veste.
— T'es trop mignon ! s'exclame-t-elle.
— Laisse-le, le pauvre... Il va finir traumatisé à force, je lui dis, un sourire aux lèvres.
Une tache me résiste sur le métal poli de ma moto.
— Petite merde, crachai-je.
Une fragrance de tabac s'installe dans l'air.
Pearl débarque dans mon garage, une clope entre les doigts. Elle recrache la fumée en silence. Une fois installée au-dessus de moi, sur le siège de la bécane, elle me tend sa main. Je saisis la cigarette déjà entamée à moitié, tire une taffe, et souffle lentement, laissant la fumée me brûler la gorge. Je n'achète pas de clopes, mais si l'on m'en propose, je ne refuse jamais. Ce n'est, et ne sera jamais, une addiction.
— On doit y aller. Les filles nous attendent dans la voiture, dit-elle d'un ton las en se redressant.
J'attrape une veste oversize, un crop top blanc et un vieux cargo qui traînaient là. Je m'habille rapidement puis sors de mon garage souterrain en direction de ma voiture. Avant de monter, je glisse mes lunettes de soleil vintage sur mon nez.
Nolia met Somewhere Over the Rainbow à la radio. Classique. Sa détente avant les cours.
Je vis dans une villa payée par mes parents avec mes colocs : Donna, Méllie, Nolia, Pearl, Rudina et Daizy.
Mes géniteurs ont simplement tenté de m'effacer de leur vie en m'éloignant d'eux le plus possible.
Je reviens à la réalité en entendant les plaintes des filles.
— Je vais être en retard à mon premier cours, râle Donna.
— La faute à qui ? À toi, Donna ! lance Rudina, tendue.
Le trajet se fait au son des derniers potins, et des descriptions très détaillées des beaux mecs de la classe de Méllie.
Une fois garées à l'université, les filles s'éparpillent vers leurs cours.
Moi, je longe seule les couloirs jusqu'à l'auditorium de maths, avec déjà l'envie de fuir ce cours de merde...
Des maths à 8 h 30 du matin... Qui a eu une idée aussi pourrie ?
Je ne toque pas. J'entre, un sourire provocateur aux lèvres.
Le professeur se tourne dans ma direction. Son teint devient rouge.
— Sortez de mon cours, Cathriona ! crie-t-il, la colère vibrant dans sa voix.
Je ne me fais pas prier. Je repars aussitôt, toujours avec le sourire. Au moins je loupe un cours à chier.
À la cafétéria, je commande un café glacé.
Marie, la cantinière, me jette un regard noir.
— Cathriona, fais attention. Ça fait à peine un mois que tu es là, et tu as déjà quinze heures de cours manquées.
Je ne réponds pas. Une idée me traverse l'esprit. Je prends le café, puis file à ma voiture. Dans le coffre, j'attrape la batte de baseball de Méllie — elle l'avait utilisée pour son déguisement d'Halloween l'année dernière et l'avait laissée traîner là.
Direction : la voiture pourrie de mon prof de maths.
Le métal de la batte est froid au toucher.
Je la repère vite : une vieille bagnole bleue, la peinture toute écaillée.
Je serre la batte dans mes mains, puis frappe le pare-brise de toutes mes forces. Il éclate en une centaine de petits morceaux qui tombent au sol. Un bruit d'enfer me vrille les oreilles, mais un sourire cruel me monte tout de même aux lèvres. J'étais enfin satisfaite.
Des bruits de talons résonnent non loin, puis la directrice me jette un regard enragé.
— Cathriona ! hurle-t-elle, choquée.
Je ne bouge pas. Peut alarmer. Alors qu'ils viennent, ils ne me font aucun effet.
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— Mademoiselle Onyx, c'est inacceptable, me sermonne la directrice. Vous ferez des travaux d'intérêt général jusqu'à ce que vous retrouviez la raison.
Pendant qu'elle sermonne Clark, je me demande si elle a mangé le rat du local de sciences. Peut-être ?
— Monsieur Anderson, vous ferez équipe avec votre camarade, ajoute-t-elle en se tournant vers lui.
Je serre les dents. Clark Anderson.
Le bad boy en chair et en os. Cheveux bruns, moto, insolence.
Il provoque tous les profs et fait rêver toutes les filles du campus. Je préférerais mourir que de me retrouver seule avec lui pour travailler !
Quand la directrice nous laisse sortir, il me suit jusqu'à mon casier.
— Tu comptes me coller longtemps, Anderson ? crachai-je.
— On va passer nos week-ends ensemble. Faudrait peut-être qu'on apprenne à se connaître ? Vendredi soir, au Millénaire ?
Il ne perd pas de temps, celui-là, dis donc.
Ses yeux brillent d'un malice qu'il ne tente pas de cacher, il place son pouce sur sa lèvre inférieure.
Sa main se rapproche de mon visage, il attrape une mèche de mes cheveux blonds tombée de ma queue de cheval et la replace derrière mon oreille couverte de piercings. Sa main est chaude, douce, et il dégage une fragrance de jasmin. Les battements de mon cœur s'accélèrent.
Que fait t'il ?!?
En panique je lui arrache la main de mes cheveux puis lui crache :
— Si tu crois que je vais venir, tu te fourvoies.
Un sourire se dessine sur son visage dévoilent sa focette droite.
J'ai juste envie de lui balancer mon poing dans le visage pour lui faire ravaler son stupide sourire.
Je sors, mon sac sur l'épaule gauche, sentant toujours son regard posé sur moi.
Que vient t'il de se passer ?!?
Je le sens
Cette année va être... particulière. Dans tous les sens possibles.
Je retourne dans ma voiture en attendant les filles, buvant mon café toujours assaillis par les nombreuses questions que trottent dans ma tête.
Pourquoi ?
Tout simplement.
À suivre...
Voici la réécriture, je n'ai presque rien changé, j'ai simplement rajouter de la tension, des descriptions et rendu l'histoire plus intéressante. Hâte de faire le chapitre 2.
À bientôt mes chats 😘🫶