Les Backrooms

Summary

--- Résumé : Les Backrooms Lorsque Elios Grey, ancien technicien de maintenance de réalités, se retrouve prisonnier des Backrooms, un univers parallèle aux lois distordues, il pense d'abord à une erreur. Mais rapidement, il comprend qu’il est au cœur d’une anomalie cosmique : un univers poubelle où l’humanité jette ses cauchemars. Pendant que le monde réel s’effondre, une entreprise interdimensionnelle secrète tente désespérément de contenir ce qui ne peut plus l’être. Des couloirs sans fin, des entités oubliées, des niveaux qui défient la logique — et au centre de tout ça : Noah, un homme devenu dieu des ombres numériques. À travers 11 chapitres d’angoisse, de sacrifices et de révélations, Elios devra affronter ses souvenirs, braver les illusions, et choisir : fuir ou tout réinitialiser. Mais parfois, ce qu’on détruit… revient plus affamé qu’avant.

Genre
Mystery
Author
Arthur
Status
Complete
Chapters
11
Rating
n/a
Age Rating
13+

Chapter 1 : LE GRINCEMENT DERRIÈRE LA PORTE


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📘 CHAPITRE 1 : LE GRINCEMENT DERRIÈRE LA PORTE



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🕒 22h47 - Le sous-sol de trop


C’était censé être une journée banale.


Noah Raymond, 27 ans, technicien de maintenance pour le groupe ABM Facilities, avait terminé sa tournée vers 20h30. Il s’était autorisé un soda tiède, un sandwich triangle douteux, et une pause dans la salle de repos de l’immeuble, au 15e étage. Mais à 21h02, une alerte automatique tomba sur sa tablette : « Détection de court-circuit - Niveau -5 ». Il soupira, jura contre l’univers, et reprit l’ascenseur.


Niveau -5.


Un étage oublié, même par ceux qui travaillaient dans le bâtiment depuis 10 ans. Un endroit humide, rarement visité, où seuls les techniciens descendaient quand quelque chose merdait. Et cette nuit, c’était lui, le bougre désigné.


En sortant de l’ascenseur, il eut immédiatement une sensation étrange. Comme si l’air était plus lourd, plus épais, chargé d’une humidité invisible qui s’infiltrait dans les poumons. Le néon au plafond clignotait comme une luciole sous acide. Les murs, en béton brut, étaient couverts de traînées sombres. Et ce silence...


Pas un bruit.


Même pas le ronronnement habituel des circuits.


Noah avança dans le couloir avec précaution, lampe torche en main. Il repéra la salle technique au bout du couloir. Une porte métallique, grise, sans poignée.


Juste une fente pour carte magnétique.


Il sortit son badge et le passa.


Bip rouge.


Il essaya de nouveau.


Bip vert.

Un déclic.

La porte s’ouvrit dans un grincement long, profond, qui sembla résonner à l’intérieur de son crâne.


Il entra.


Et aussitôt, le monde changea.



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🌫️ Le glissement


C’était censé être une salle de maintenance.


Mais à l’instant où son pied franchit le seuil, il sentit quelque chose lui échapper.


La gravité.

Le temps.

La logique.


La lumière vacilla. Un sifflement sourd envahit l’air. Noah ferma les yeux un instant... et quand il les rouvrit, la pièce n’était plus là.


Devant lui s’étendait un immense espace jaune, tapissé d’une moquette vieillie, sale, recouverte de taches étranges. Les murs étaient recouverts d’un papier peint jaune pâle, moisi par endroits. Les plafonds étaient ornés de milliers de néons blancs, mais aucun ne semblait stable. Tous bourdonnaient, certains grésillaient, d'autres clignotaient avec une régularité... presque vivante.


Il recula. Chercha la porte par laquelle il était venu.


Rien.


Derrière lui, juste un mur identique aux autres.


Le cœur battant, la gorge nouée, il lança :


— Y’a quelqu’un ?!


Aucune réponse. Même pas d’écho.


Il tourna sur lui-même. Une sueur froide coula dans son dos.


Il était dans un labyrinthe. Immense. Inhumain. Vide. Silencieux.


Ou plutôt…


presque vide.



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👣 Le premier son


D’abord, il entendit un bruit de goutte d’eau. Ploc… Ploc…


Puis, un craquement.

Loin. Très loin.


Comme un pas.

Ou quelque chose qui traîne sur le sol.


Il ne bougea pas.


Son souffle s’était figé. Son regard balaya la pièce.


Rien.


Mais ce grésillement des néons... ce bourdonnement constant... ce bruit de fond omniprésent... Il s'en rendit compte soudain : ce n'était pas du simple bruit blanc. Il y avait des motifs dans le son. Comme un murmure lointain. Des paroles qu’on n’entendait pas avec les oreilles… mais qu’on ressentait.


Il se mit à marcher lentement, en suivant les lignes du mur. Chaque pas faisait crisser ses chaussures contre la moquette humide.



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🧾 Le message


Il tomba sur une inscription, griffonnée au marqueur sur le mur.


> "NE MARCHE PAS DROIT. NE FAIS PAS DE BRUIT. ILS T’ENTENDENT."




Le marqueur avait bavé. Il y avait une tache de sang au coin du mur. Et un autre message plus bas, à moitié effacé :


> "Les murs changent quand tu ne regardes pas."




Il recula.


Il tourna la tête… puis la re-tourna.


Le couloir derrière lui avait changé.


— C’est pas possible…


Mais ça l’était.



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🕳️ La chose dans le coin


Un couloir sur la droite.


Puis un bruit. Un glissement humide.

Quelque chose avançait.


Noah éteignit sa lampe torche.


Il colla son dos au mur. Respira lentement.


Et la chose passa.


Il n’eut qu’un aperçu. Mais ce fut suffisant.


Une silhouette haute, presque jusqu’au plafond, sans visage, avec des bras qui touchaient le sol. Sa peau semblait faite de plastique fondu et de chair moisie. Elle avançait par à-coups, comme un pantin désarticulé, en s’arrêtant toutes les 4 secondes. Comme si elle écoutait.


Elle disparut dans un angle.


Noah resta figé pendant une minute complète. Puis il courut.



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🕳️ La salle sans fin


Il déboucha sur une pièce immense, sans murs visibles. Juste un sol en moquette. Un plafond de néons. Et des bureaux. Des centaines de bureaux en bois, tous alignés. Pas de chaises. Pas d’ordinateurs. Juste des classeurs ouverts, des papiers qui flottaient, comme si quelqu’un venait de partir en plein travail.


Et là, sur un bureau :


> Un talkie-walkie.




Il le prit. Appuya sur le bouton.


Statique.

Puis une voix. Faible. Féminine.


> — ...vous m’entendez ?...

— ...je suis au niveau 3...

— ...ils sont partout... ne leur parlez pas...




Noah faillit tomber à la renverse.


Il hurla dans le micro.


— Hé ! Je suis là ! Niveau 0 je crois ! Comment sortir d’ici ?!


Silence.


Puis…


> — ...tu ne peux pas sortir. Pas si tu les regardes. Pas si tu penses à eux...




Le talkie grésilla. Puis plus rien.



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🔚 Fin de la première descente


Noah s’effondra à genoux.


Il comprenait maintenant.


Il n’était pas tombé dans un sous-sol.


Il était sorti du monde réel.


Et cet endroit…


Cet endroit attendait.


Il le sentait dans ses os. Les murs écoutaient. Les néons observaient. Le sol absorbait ses pas. Il n’était pas simplement perdu.


Il était dévoré. Lentement.


Et ce n’était que le début.



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📌 Fin du Chapitre 1.