Ghost Bridge

Summary

Ghost Bridge 『On raconte qu'un fantôme hante le pont sibérien. Ce n'est pas une légende. C'est Alek.』 Il est le bâtard de l'oyabun. Marqué par le mépris, élevé dans la violence, Alek a appris à survivre dans l'ombre des yakuzas, là où l'honneur est une chaîne et le sang une monnaie. Appelé GHOST, celui qu'on envoie quand il faut salir ses mains. Mais même les ponts cèdent parfois. 「俺に触れるな。傷つくぞ。」 ("Ne me touche pas. Tu te brûlerais.") Elle est la fille d'un roi sans couronne, Kira, intrépide, courageuse, avec sa beauté glaciale et son regard énigmatique, elle est une force tranquille, capable de manipuler les plus puissants sans même lever le petit doigt. « Если я упаду, я поднимусь. Всегда.» ("Si je tombe, je me relèverai. Toujours.") Entre eux, un pont interdit. Une traversée entre le désir et la destruction, l'amour et la haine. Dans un monde où trahir c'est mourir, où aimer c'est souffrir, ils choisiront la damnation. Une dark romance violente, crue, envoûtante. Où l'amour est une arme et les cicatrices des promesses. - 「最後まで、俺のだ。」 ("Jusqu'au bout... tu es à moi.") Bienvenue dans Ghost Bridge. Un seul pas, et tout s'effondre.

Genre
Action
Author
Assia 🥀
Status
Ongoing
Chapters
1
Rating
n/a
Age Rating
18+

Chapter 1

༺ CHAPITRE 1༻

Kanagawa, à 1h de Tokyo.



Le « Seikan-no-ya » (Maison des Échos Silencieux) est la résidence principale du clan.




16h03



ALEK



— Vous pouvez commencer.


La voix de l'oyabun résonne comme un tambour. C'est le signe que nous devons commencer.


Chaque année, un tournoi mesure nos capacités. Nous, ses fils… et moi, le bâtard.


Un nom qui ne me fait ni chaud ni froid. J'ai dédié ma vie à mon clan. J'ai des choses plus importantes à me préoccuper que d'un nom qui m'a été attribué par eux.


J'aperçois Takumi faire son entrée dans la grande cour, en dehors du « Seikan-no-ya », entouré par de grandes tribunes où siège l’Oyabun.


Masaru Kurosawa.


Avec son éternelle mine froide, un visage ridé par le temps, des cheveux gris, portant un kimono qui laisse entrevoir son torse gravé par des tatouages illustrant son appartenance au clan et sa position.


À côté de lui, l’ane-san, sa femme. La maîtresse du « Seikan-no-ya », a les yeux rivés sur son fils aîné. Elle a ce sourire mesquin qu'elle affiche en public, montrant sa position, le rôle qu'elle joue dans le clan.


Il est temps de montrer qui est le plus fort.


Mon tour ne viendra que lorsque Takumi vaincra son opposant. Je sais qu'il y arrivera. Comme toujours.


On a tous été initié aux styles de combat dès qu'on a appris à aligner une phrase entière et à courir.


“ votre énergie, vous allez la gaspiller en utilisant le Tanren bo” nous disait notre maître.


Une batte ou un bâton très lourd utilisé pour muscler les bras et renforcer la tenue de l’arme. La base pour pouvoir tenir nos armes respectives.


Les Yakuza présents sont calmes, immobiles. Ils portent leurs traditionnels kimono noir et sont assis avec les jenoux replié, le dos droit fixant Takumi et son adversaire.


L'adversaire en question est en position de combat, il a entre les mains un katana.


Tandis que Takumi n’a qu’un simple poignard pour arme. Il est en train de se limer les dents avec. Sa réputation le précède. Il affiche un sourire, et fixe son adversaire.


— Avance petit toutou. Dit Takumi.


Il fait un signe à son adversaire et celui-ci s'avance sans se préoccuper des répercussions que ça engage.


Il est déjà au bord de la mort. Je le sens.


Même de loin, l'odeur de sa peur me frappe. Je vois ses mains trembler. Personne ne le voit mais moi oui. Même si ces mouvements sont contrôlés, rien ne m'échappe.


C'est lui qui donne le premier coup.


Et qui échoue.


Takumi a le réflexe de bouger à temps. L'homme s'écroule au sol.


— Tu ferais mieux de ne pas trop te fatiguer, de toute façon j'aurais ton sang dans ma bouche et j'espère pour toi que ce sera buvable. Dit-il.


Son sourire est si large qu'on a l'impression qu'il a déchiré les coins de ses lèvres pour avoir cet effet.


Le cannibale. C'est son deuxième prénom.


Il est connu pour à chaque combat ou par plaisir, de manger la chair de ses victimes. Après il expose fièrement leurs têtes au centre de la ville..


L'homme au sol se relève et tente un autre coup que Takumi évite en attrapant sa main avant de le tordre trois fois. On voit clairement le poignet de l'homme pendre. Il hurle de douleur mais cela n'arrête pas Takumi. Il lui donne un coup de poing au visage et lui inflige un coup dans les côtes avec son pied. Son adversaire s'étale sur le sol.


Il se penche vers lui et, avec son couteau, ouvre son bras laissant le sang giclé.


Il enduit son doigt de ce sang et le porte à sa bouche. Je vois sa mine se crisper et il lance un regard noir à l'homme.


— Putain… t’as le sang sucré ? Un guerrier, toi ? C'est dégueulasse. Les types comme toi méritent pas de vivre.


Dans un mouvement sec et précis, il tranche la gorge de l'homme et s'y attarde jusqu'à ce que celle-ci cède.


Il se lève, tenant fièrement la tête de l'ancien chef des yakuzas. Il se tourne vers l'oyabun et la balance vers lui.


Tué le chef des yakuzas lui permet d'avoir le respect absolu des guerriers, et il démontre ainsi l'incompétence du défunt. Et pour punition, la femme du mort sera à lui, comme cadeau. S' il avait des filles, celles-ci deviendraient ses esclaves.


Elles seront utilisées par tous avec la permission de Takumi. Si elles deviennent récalcitrantes, elles seront amenés aux réseaux de prostitution.


Ainsi sera leur destin.


Ces fils sont déjà destinés au clan.


Tout ceci a été signé et enregistré. C'est une récompense pour le vainqueur.


Encore d'autres jouets à sa collection.


Les autres Yakuzas l'acclament et il nettoie son poignard avec le kimono de son ancien adversaire.


C'est à mon tour.


La personne qui affrontera le monstre que je suis doit prier pour sa survie.





•❅───✧❅✦❅✧───❅•




Moscou.


Académie Tsarskaïa.



17h34





KIRA


Mes yeux fixent mon adversaire, je tente de le déstabiliser et ça marche. Mais son regard est toujours dûr, il en est fier, ça se voit.


J’esquisse un sourire en coin et je me colle au mur.


— Tu sais quoi vlad, arrêtons ce petit jeu et approche. Je regarde la montre sur mon poignet. En plus j'ai quelque chose à faire dans trente minutes.


Il me lance un regard noir qui me fait rire un peu. Avec ses un mètre soixante dix, il semble minuscule face à moi qui le dépasse de sept centimètres.


— Arrête de faire ton intéressante kira, c'est toi qui est collé au mur au lieu d'être en position. Braille-t-il


— C'est ce qui te dérange autant, alors prépare toi.


Je m'avance vers lui, m'arrêtant à quelques centimètres de lui.


Il essaie de m’infliger un coup mais je l'arrête avant de le recevoir. Son coup rentre en contact avec ma main. Aucune grimace n'apparaît sur mon visage. Je lâche son poignet et lui donne en retour un coup qui s'abat sur son nez. J'entends un craquement et je devine qu'il est cassé.


Il émet un gémissement plaintif.


— oh ! le petit nez s'est cassé, attends que je vérifie les dégâts. Dis-je avec sarcasme.


Avant qu'il ne réplique, j'écarte ses mains et attrape son nez, j'appuie volontairement dessus pour accentué la fracture.


Il se débat et essaie de me frapper mais j'évite ses attaques.


— Du calme vlad, je veux simplement t'aider à arrêter les saignements.


J'émets un rictus en voyant son nez pisser de sang.


Je m'écarte et je contemple mon chef-d'œuvre. Il est tellement faible que cette simple fracture le fait pleurer.


Dégoûtant .


Je le vois reprendre ses esprits malgré la douleur. Son regard dévie sur mon katana posé sur une table pas loin.


Tu vas le regretter si tu y touches.


Il court vers l'arme et essaie de le prendre avec difficulté, vu le poids que fait celui-ci, il est difficile de le maintenir droit.


L'atmosphère de la salle devient plus froide, Les personnes présentes dans cette salle émettent quelques murmures. D'autres sont choqués par son audace, et certains tremblent de peur. Car ils savent qu'il est en train de commettre sa plus grosse erreur.


Une seule règle à toujours respecter : Ne jamais toucher à ce que j'ai de plus chère.


C'est-à -dire mon katana.


Même mon père n'y touche pas, c'est pas un moustique comme lui qui va franchir cette règle.


Sans attendre, je prend le poignard que j'avais en cachette sur ma hanche et le lance. Il se retrouve très vite dans sa poitrine.


Il laisse tomber mon arme et se met à genoux. Mes pas me guident vers lui en un rien de temps.


Je retire le poignard dans sa poitrine et lui donne un coup de poing. Je m'assois littéralement sur lui et continue de le frapper au visage.


— On ne touche jamais à ce qui m'appartient. Dis-je d'un ton sanglant.


Je continue de le frapper encore et encore. De toute façon, la présence de cette pourriture dans cette planète est un fléau.


D'un coup je me relève et prend l'arme qu'il a fait tomber au sol. Il est tellement faible qu'il ne peut porter cinquante kilos dans ses mains. Dans un coup de rage, j'essaie d'enfoncer mon katana dans sa gorge mais quelqu'un m'en empêche.


Merde.


J'ai failli franchir les limites de l’Académie.


De toute façon kira est l'exception à la règle.


— Kira, reprends toi.


La voix du directeur me ramène très vite à la réalité. Je regarde Vlad qui est presque inerte au sol, ensanglanté.


Il l'a mérité.


Je fixe mon katana à ma hanche et je regarde L'assemblée. Ils sont tous là pour passer les dernières épreuves pour pouvoir enfin montrer leur capacité en tant que futur leader de leur mafia.


Moi, je n'ai pas besoin de montrer mes compétences. Je suis capable du pire.


— Amenez-le à l'infirmerie. Dit-il .


Les jeunes présents prennent Vlad et l'amène avec eux.


— Comme toujours, Kira a montré ses compétences et vous aussi vous allez y passer.


Il sait que c'est Vlad qui a dépassé les limites alors il ne pourra rien me dire. Et encore, faudrait qu'il ait le cran de me regarder dans les yeux.


Il a sûrement peur de ce mélange de couleurs qui peut déstabiliser n'importe qui.


Les autres hochent la tête et moi je regarde à nouveau ma montre et je m'aperçois que je suis en retard.


Mon pire cauchemar va arriver.


— je dois y allé.


Sans attendre la réponse du directeur, je sors de la salle et je franchis les couloirs à vive allure .


J'attrape mes clés et active ma

Harley-Davidson noir. Les chromes luisent sous les derniers rayons du Soleil. Un soleil qui réchauffe Moscou.


J’enfourche la moto et l’allume.


je sens que ma mort est programmée pour ce soir.





[...]



18h03


Je fais signe aux gardes postés devant la porte principale de faire en sorte qu'on ne me voit pas entrer.


Je gare la moto derrière la villa, et me promit intérieurement de venir la chercher plus tard.


Je commence à grimper les murs de la villa grâce aux prises d'escalade que j'ai fixé pour pouvoir sortir en douce.


je dois toujours donner ma position au parrain.


Ordre de Nikolai Volkov.


Qui a bien sûr été forcé par sa femme.


Mais ça ne m'empêche pas d'aller régler quelques missions. Bien évidemment grâce à mes talents pour le piratage, j'ai accès à tout les serveurs de la mafia. Je me demande comment peuvent-ils rester calme alors que la plupart du temps j'effectue les missions d'espionnage , d'élimination, peu importe la cible.


Peut être qu'ils le savent.


Mais bon, je m'en fou. Un jour cette mafia sera mienne et c'est pour bientôt.


Je me retrouve sur le balcon de ma chambre et ouvre la grande baie vitrée. J'entre dans ma chambre et enlève mon Katana et le pose sur le fauteuil trônant dans la pièce.


Je masse ma tempe, sentant l'épuisement s'abattre sur moi. Toute une journée d'entraînement intensifs et le face à face avec Vlad m'a littéralement épuisé. Mais je dois descendre et affronter la réalité.


Et aussi la seule peur de kira.


Je m'assois sur le lit et commence à enlever mes bottes.


—T'étais pas censé être dans ta chambre depuis tout ce temps ?


Je sursaute en mettant une main sur ma poitrine .


Putain.


— Merde, Damir. Sors d’ici, ou je te jure que tu finis avec une main en moins.


Il me regarde, un sourire espiègle accroché aux lèvres.


— J’en tremble de peur. Dit-il


Ce petit… C’est le genre de frère qu’on rêve de balancer par la fenêtre.


Je fixe la porte. Fermée à double tour, pourtant. Il a dû user de ses talents d’infiltration pour oser poser un pied ici.


— Sors. Maintenant.


Je m'arrête devant lui et il lève la tête, me fixant avec ses yeux bleus. De toute façon, il pense être immunisé de tout ce que je pourrais lui faire subir parce qu'il a le même sang que moi.


Il devrait se méfier.


— Du calme, Princesse, je vais sortir. Mais, compte sur moi pour dire à maman que tu es sortie en douce.


Je ne flanche pas mais j'attrape son crâne et il grimace de douleur.


— Dit le, on va bien rire après.


Il avale lentement sa salive et s'échappe de mes mains. Je le vois ouvrir la porte avec les clés et sortir de la chambre tout en la fermant.


Je rentre dans la salle de bain, et me déshabille entièrement. Je décide de prendre une douche pour pouvoir enlever toute la crasse accumulée pendant la journée .


Quelques minutes plus tard, je sors de la douche et décide de mettre un bas de jogging et un haut à manche longue. Je laisse mes cheveux noir séché à l'air libre et sors de la chambre, bien décidé à garder mon sang froid devant ce “dîné familiale”.


J'ai pas mon mot à dire sur ça, donc je me plie aux règles. À chaque fois que je décide de franchir une limite qui concerne les codes familiaux, on me remet à l'ordre.


“ Tu ne veux pas suivre les règles qu'on t'a imposé , soit, mais celles qui concernent la famille, tu t'y plie”


Cette phrase est devenue à la longue un mantra.


J'arrive très vite dans la grande pièce où presque tout le monde est assis, sauf le parrain.


L'ambiance de la pièce est chaleureuse et j'aperçois des gardes postés aux alentours de la villa.


Le nombre d'hommes devant surveiller la villa a été augmenté , pourquoi ? Je vais devoir le découvrir par moi même vu qu'on me met à l'écart de tout.


Mon regard se fige sur ma mère, son regard en dit long sur tout ce qu'elle me reproche. Elle ne va jamais le montrer en public, mais lorsqu'on est seule, je me retrouve au rang de petite fille sans un mot à rajouter.


Je me rapproche de la table et je prends place.


— Kira.


Sa voix est douce, chaleureuse, elle ne montre rien. J'ai l'habitude donc je joue le jeu.


— Oui mamotchka.


Elle sourit quand je l'appelle ainsi. Les autres qui sont assis à table ne nous calcule pas, trop occupé à parler affaires.


Soudain, la pièce devient silencieuse, froide.


Le parrain fait son entré. Je le fixe, je suis toujours à la recherche du moindre petit détail le perturbant. Et là il a l'air en colère. Comme d'habitude, je le vois refoulé ses envies de meurtres et il vient déposer un baisé sur le front de sa femme.


Adriano et Lorenzo, le fixent aussi. Ils ont sûrement senti que quelque chose n'allait pas.


— Bonsoir à tous.


Ils répondent tous respectueusement et il s'assoit à côté de ma mère. Son regard rencontre le mien et il semble vouloir me dire quelque chose à travers ses yeux. C'est dans ces cas-là, que je supplie mon autre personnalité à se manifester.


La kira toute douce est activée et l'autre est en mode veille.


Les cuisiniers viennent servir les repas et tout le monde entame son assiette. Même Damir et mes autres cousins sont calmes. Pour une fois.


Le dîner se poursuit dans une ambiance chaleureuse et ici, l'évocation de la mafia est interdite. Et c'est chiant.


On finit nos assiettes et on se disperse. Chacun a une occupation propre. Et moi, je suis sur que mamotchka m'attend dans ma chambre vu qu'elle s'est éclipsée. Mais avant de monter les escaliers menant au hall, la voix de mon père résonne.


—Tu me retrouveras dans mon bureau dans trente minutes.


Sa voix est plus grave que d'habitude.


Je hoche la tête, intriguée par cette annonce. Je décide finalement de monter en haut et retrouver ma mère pour en finir .


J'ouvre la porte et je la vois sur le canapé, en train de nettoyer mon katana. C'est la seule personne qui a le droit de le toucher.


Elle en a l'habitude.


— Je sais que tu es sorti aujourd'hui, malgré que je te l'ai interdit. Pourquoi tu ne veux pas comprendre Kira. Dit-elle.


Elle plante ses yeux brillants dans les miens. Elle semble…blessée.


Je m'approche d'elle et je m’agenouille. Je mets ma tête sur ses genoux et je la sens caressé ma tête.


— Kira, si tu savais comment ce monde est si cruel.


Je le sais déjà mamotchka. Je fais partie de ces personnes qui tuent pour pouvoir montrer leur puissance aux autres .


Et ça tu ne le sauras jamais.


— Je voulais tellement te tenir loin de ce monde mais j'ai échoué.


Depuis petite, elle ne voulait pas que j'apprenne à me battre. Elle voulait me tenir hors de ce monde où les plus forts sont honoré et les plus faibles sont traités comme de la merde.


Malheureusement, j'ai adopté le même système.


Elle ne sait même pas que l’Académie Tsarskaïa a été créée pour former les élites, prêt à prendre les rennes. Elle croit que c'est une école pour enfants de mafieux désirant être normale tout en étant protégé.


—Tu sais mamotchka, la mafia n'est pas si …


Elle ne me laisse même pas finir ma phrase qu'elle se redresse. Je me lève à mon tour. On se défie du regard.


— Il n’y a rien de bien dans cette mafia. Chaque fois que je vois Nikolai sortir, j’ai peur qu’on ramène son corps devant la porte. Et toi, tu voue une passion pour…ça.


La voir comme ça me rend coupable.


— Non…je voulais juste dire…


Elle me coupe a nouveau, putain laisse moi finir mes phrases maman.


Elle attrape mes deux mains dans les siennes.


— Promet moi une chose Kira, jamais tu accepterais d'être la prochaine Chef de cette mafia, jamais.


Mes mains tremblent, mon cœur cogne violemment dans ma poitrine, cherchant à savoir si c'est une blague.


Non.


Je ne peux pas.


— maman …je.


— Pas de mais ma prunelle, je ne veux pas perdre un de mes enfants dans cette chose qu'est la mafia.


Je sais qu'elle est inquiète, je la comprends mais je peux pas refoulée mon désir d'être là prochaine cheffe de cette organisation. Toute mon enfance j'ai rêvé de faire comme mon père .


Et refuser ce qu'elle vient de me dire… revient à lui brisé le cœur. Et c'est la seule chose que je ne veux jamais faire.


Sentant ma langue me brûlé rien qu'en pensant prononcer ces mots, me fait trembler violemment.


—Très bien, j'accepte.


Ces mots ont explosé avec une telle violence que je relâche mes mains des siennes. Mon regard dévie le sien pour fixer la baie vitrée de ma chambre. Où j'ai une vue incroyable sur Moscou.


Elle me sert dans ses bras.


— Je suis désolée ma prunelle.


Je le sais mamotchka. Je le sais.


Elle sort de la chambre me laissant là, seule. Je ne lui en veux pas. Elle veut juste protéger sa famille. Mais je suis déjà en danger maman.


Reprenant mes esprits et mettant en ordre mes pensées, je quitte la chambre direction le bureau de mon père.


Mes pas résonnent dans le couloir, les autres sont en bas en train de discuter. J'ouvre la porte sans frapper et le vois arrêté sur le balcon avec son éternel verre de whisky. Je viens m'arrêter devant lui et me mets à le fixer. L'air frais de la nuit fait virevolter mes cheveux.


— Je peux y goûter dis-je en pointant le verre.


Il me regarde et esquisse un sourire.


— Pas avant ta majorité.


Donc, avoir commis son premier meurtre à dix sept ans c'est pas grave ?


De toute façon, mon cœur avant toute chose. Je ne vais pas boire ce truc.


Il finit son verre d'un coup et rentre le déposer sur la table.


— Tu n'avais rien à me dire ?


La chose que j'aime le plus avec mon père, c'est le fait qu'il soit mon meilleur ami, il fait tout pour me rendre heureuse et il n'a aucun problème à ce que j'intègre la mafia.


De toute façon, il en est le parrain.


—Tu m'avais déjà dit que tu voulais faire tes preuves n'est ce pas.


Je hoche la tête, même si je crois que ce n'est plus d'actualité avec ce qui s'est passé il y a quelques minutes.


Il le fixe sans ciller, il m'analyse et j'aime pas ça.


—Alors, prépare-toi à nous quitter pour trois ans.


Je fronce les sourcils, incapable de comprendre.


— Dans trois ans, tu iras au Japon pour une mission très importante.


Il s’assoit dans son fauteuil tandis que je reste debout, attendant qu’il développe


— Mais avant cela, tu iras dans un endroit spécialisé dans l'art des entraînements japonais et tu apprendras tout. Tu maîtriseras à la perfection la langue , leurs techniques de combats, et tout ce qui s'ensuit.


Je reste là figé parce qu'il vient de dire.


— Pourquoi ?


Il fait sortir un document et le pose devant moi.


— Ils ont quelque chose qu'on doit récupérer et c'est à toi d'y aller. Tu dois faire tes preuves et me montrer ce que tu vaut ma chère fille.


Je reste indécise, en train de fixer le dossier toujours fermé sur la table. Pourtant depuis petite, j'attends de faire mes preuves. Et là, je me sens prise au piège.


— Mais tu sais que ta femme ne l'acceptera jamais .


Son sourire s'élargit et il se lève. Sa carrure est impressionnante, il me surplombe de par sa taille.


— Je m'en occupe ne t'inquiète pas.


Dois-je accepter cette épreuve et brisé ma promesse ?


Je ne sais pas, mais je ferai tout pour leurs montrer que je suis capable. Moi, Kira Iraina Volkov, mon nom sera gravé dans les annales.