Laelia

All Rights Reserved ©

Summary

Laelia, 22 ans, cheffe cuisinière dans l’un des restos les plus réputés de Manhattan, tente de vivre une vie simple malgré une cardiomyopathie hypertrophique, une maladie du cœur qui la rend fragile. Elle vit avec Aaron, son grand frère, qui l’a élevée après la mort de leurs parents. Mais ce qu’elle ne sait pas, c’est que depuis des années, Aaron est impliqué dans l’un des clans mafieux les plus puissants de la ville, les Davies. Son quotidien bascule le jour où elle découvre que le restaurant dans lequel elle travaille appartient à Taylor Blackwood, chef du clan rival. Quand Taylor commence à s’approcher d’elle dans un but bien précis, tout explose : tensions, manipulations, secrets et dangers. Et quand Carter Davies, chef de la mafia dont fait partie Aaron, fait irruption dans sa vie pour la protéger… plus rien ne sera jamais comme avant. Entre amour interdit, guerre de clans et survie, Laelia devra faire face à un monde qu’elle n’a jamais voulu connaître, mais qui, désormais, la réclame corps et âme.

Genre
Romance
Author
Beyza
Status
Ongoing
Chapters
3
Rating
n/a
Age Rating
16+

Chapter 1

CHAPITRE 1 : Quand tout commence



Laelia, Manhattan



La pluie tapait contre la fenêtre de ma maison. J’observais les ruelles sombres de cette ville. Il fait noir dehors et il n’y a aucune trace de vie. C’est comme si personne n’habitait cet endroit. Quelque chose de différent. Très différent. Comme s’il s’était passé quelque chose de grave. Il y a peut-être eu un meurtre, un assassinat ? Mais je ne sais pas quoi. Mais à mes yeux, rien ne peut me détruire sauf perdre la seule personne qui me reste encore… Mon frère… Ma seule famille. Ma raison de vivre. Il a réussi pendant toutes ces années à me faire oublier l’absence de mes parents.

Depuis qu’ils sont morts, il a toujours veillé sur moi. Et je lui en suis extrêmement reconnaissante. Je n'arrive même pas à imaginer qu’aurais-je fait sans lui ? Est-ce que j’aurais pu vivre une vie sans sa présence ? Non, c'est impossible.

Je contemplais le paysage vide quand un bruit me retourna à la réalité. Je me lève de là où j'étais assise et je me dirige vers la porte d’entrée.

Aaron est entré. Quand mon frère m'aperçoit, il s’avance d’un pas rapide et me prend dans ses bras. Il me serre fort, laissant échapper un léger soupir de soulagement. C’est fou comme son étreinte me rassure toujours.

Il dépose un baiser sur mon front avant de me relâcher. Ses yeux sont fatigués, mais son sourire reste intact.

Depuis que j’ai appris que j’étais atteinte de cardiomyopathie hypertrophique, tout a changé. Je dois faire attention à tout : pas de stress, pas trop d’efforts physiques. J’ai l’impression de vivre sous une cloche de verre, prête à exploser au moindre faux pas.

Aaron le sait. C’est pour ça qu’il insiste toujours pour que je mange bien, que je dorme assez. Il me surveille sans arrêt, comme un ange gardien que je n’ai jamais demandé, mais qui est là, malgré tout.

— Tu as pris tes médicaments ? me demande-t-il, inquiet.

Je soupire, exaspérée qu’il me le rappelle encore.

— Oui, ne t'inquiète pas…

J’ai des problèmes au cœur. Et je dois faire vraiment attention, car il est possible que je puisse faire un arrêt cardiaque si je ne suis pas les traitements exigeants du médecin. Mais ça fait maintenant des années que je vis avec ça. Je me suis habituée si je dis comme ça. Mais, malgré cela, ça m’empêche de faire beaucoup de choses. Et c’est à cause de ça que je n’ai pas eu une enfance comme les autres.

Je retourne dans ma chambre quand je constate qu’il est déjà très tard. Mon frère fait de même. Je me couche sur mon lit, pensant à ce que je ferai demain. Mais ce serait sûrement une journée comme les autres.

La fatigue prend le dessus et je m'endors.

Le réveil sonne depuis cinq minutes. Je me redresse tout juste pour l’éteindre, mais à peine posé le doigt que la porte s’ouvre. Aaron entre, les bras croisés, le regard sérieux.

— Tu comptes rester là à dormir toute la journée ?, entendis-je mon frère dire dans un soupir.

Je grogne un peu, pas vraiment prête à sortir du lit, mais je sais qu’il a raison. Il est toujours là, à me pousser, à me surveiller. Comme si j’allais m’effondrer à tout moment.

— C’est bon, je me lève.

Je le regarde quitter la chambre, puis je me dirige sans attendre vers la salle de bain pour me préparer. Aujourd’hui, je choisis une tenue un peu plus élégante, différente de d’habitude. Après tout, je suis cheffe cuisinière dans l’un des restaurants les plus renommés de la ville, et ce soir, nous attendons des clients de marque, comme notre chef me l’a précisé.

Je glisse dans un pantalon noir, ajusté juste comme il faut, qui me permet de bouger vite sans perdre en style. Pour le haut, je choisis un rouge profond avec un col asymétrique qui donne un côté chic et un peu rebelle à ma tenue.

Mes longs cheveux bruns, qui tombent jusque dans le bas de mon dos, je les attache rapidement avec un bandeau rouge assorti à mon haut. Quelques mèches s’échappent pour encadrer mon visage, apportant un contraste doux à mon look de cheffe.

Je quitte la pièce pour préparer le petit-déjeuner à mon frère. Je le vois adossé sur le fauteuil en train de pianoter sur son téléphone. Qu’est-ce qu’il fait encore.

C’est étrange de dire ça comme ça, mais Aaron fait partie de la mafia depuis maintenant huit ans. Mais je sais qu’au fond, c’était pour m’aider. S’il n’avait pas rejoint ce clan, on se serait séparé. Pour qu’on reste ensemble, il a pris le risque et je ne lui en veux pas. Pas tant qu’il revient vivant le soir à la maison.

Je descends rapidement à la cuisine, décidée à préparer un petit-déjeuner pour Aaron. Même si j’ai du mal à ouvrir les yeux, j’arrive à prendre de quoi faire un truc rapide : des œufs, du pain, un peu de confiture maison.

Je fais chauffer la poêle pendant que je bats les œufs. J’adore cuisiner pour Aaron. Ça me rassure de savoir que, même s’il ne dit rien, il adore ça. Je lui prépare un café bien fort, parce qu’il n’arrive jamais à démarrer la journée sans.

En attendant que les tartines grillent, je jette un coup d’œil à la fenêtre. La pluie est toujours là, comme un rappel de la nuit agitée. Mais au moins, à l’intérieur, c’est un peu plus doux.

Quand je pose tout sur la table, je fais signe à mon frère de venir me rejoindre dans la cuisine. J'aperçois déjà son sourire s’étirer sur ses lèvres.

Sans attendre, je le vois s’attaquer sur la nourriture comme s’il n’avait jamais mangé. Quant à moi, je ne peux pas manger et boire n’importe quoi, mais le matin, j'opte pour des choses simples, en occurrence ici ce sont les œufs que j’ai cuits.

Après avoir fini de manger et avoir débarrassé la table, on s’apprête tous les 2 à sortir. Aaron me dépose jusqu’au restaurant puis par régler ses affaires dont je n’ai absolument pas envie de savoir.

Nous sortons de la maison puis nous nous dirigeons vers sa voiture. Il monte au côté conducteur et moi passager. Sans attendre longtemps, il prend la route vers le chemin de mon travail.

Malgré les quelques embouteillages qu’il y a eus, je suis arrivée à temps. Même en avance. Alors que je m'apprêtais à quitter la voiture, mon frère me retient par l’avant-bras, me surprenant de son geste.

— S’il se passe quoi que ce soit, tu m’appelles tout de suite, ordonne-t-il d’un ton ferme.

J’ai le doute qu’il s’est passé quelque chose, mais je ne comprendrais sauf s’il me raconte. Mais je sais qu’il ne veut pas me mêler à ce genre d’histoire. Pourtant, je sens qu’il s’est produit un événement différent.

— Aaron, tu es sûr que tout va bien ?, murmurai-je inquiète.

Il prend mon visage en coupe avec ses mains et me fixe droit dans les yeux comme pour me dire que tout ira bien.

— Ne t’inquiète pas princesse, dit Aaron d’une voix plus émotive qu’avant, je te promets qu’il ne t’arrivera rien.

Je ne comprends pas vraiment ce qu’il se passe, mais je n’ai pas non plus envie de trop forcer sur le sujet. Je sais qu’il réglera le problème. Et si c’était quelque chose de réellement grave, il me l’aurait dit. Je lui fais confiance.

Il me prend dans ses bras dont je pouvais entendre ses battements de cœurs irréguliers. Puis je sors de la voiture pour entrer dans mon lieu de travail.

C’était vide aujourd’hui pour la simple et unique raison de clients haut de gamme.

M. Wilson nous a mentionné avant-hier que le restaurant sera vide et qu'une vingtaine de personnes mangeront dans notre restaurant. Il faudra se donner à fond et ne commettre aucune erreur.

Je rentre à pas rapide dans la pièce et Alyssa, Jayden et Alan me saluent de la main. Tous les trois étaient déjà prêts à travailler. Il ne manquait plus que moi. La cheffe cuisinière. Les autres sont cuisiniers aussi. Alyssa est une amie à moi, mais depuis quelques mois, elle est en couple avec Jayden. Ils sont heureux et je leur souhaite tout le bonheur.

J’entre dans les vestiaires pour enfiler ma veste de cheffe de cuisine et ma toque. Ensuite, je quitte la pièce pour rejoindre mes collègues de travail.

— Lia ! s’écrit mon amie en sautant dans mes bras. Tu m’as trop manqué !

— Je te rappelle que c’est toi, tu es partie en congé pendant une semaine, mais tu m’as manqué aussi, répliquai-je avec joie.

Elle avait pris ses une semaine et je devais travailler deux fois plus pour faire son boulot aussi. Mais je m’en suis plutôt bien sortie.

Le restaurant sera fermé à 17 heures pour les autres en raison de l’arrivée de nos clients haut de gamme comme le dit notre chef. Donc jusqu’à cette heure, on servira les autres.

Il est 9h et on commence moi et mes collègues à préparer les petit-déjeuner pour les majorités qui sont là les matins. Notre restaurant propose les repas du matin au soir ce qui le démarque beaucoup, mais il faut savoir que la charge de travail est plus lourde.

Quelques heures plus tard, moi et Alyssa prenons notre pause. On travaille tous les jours, mais on nous accorde des pauses de trois heures entre midi. Et pendant ce temps, c’est Jayden et Alan qui prennent le relai, bien évidemment avec tous les autres cuisiniers que compte cet endroit.

Avec mon amie, on décide de sortir et de manger dehors. On n'allait surtout pas manger dans le restaurant dans lequel on travaille.

On se dirige vers le parking pour récupérer la voiture à Alyssa. Malheureusement, moi, je n’ai pas le permis. Mon frère ne veut notamment pas que je roule dans une voiture. Je ne le comprends pas parfois. Je sais qu'il veut mon bien, or, j'ai l’impression de m’étouffer à certain moment. Je ne dois absolument pas être confrontée au stress. Mais j’arrive à vivre sans après tout Aaron est mon chauffeur privé.

Alors qu'Alyssa allait tout juste démarrer la voiture, je reçois un appel de mon frère. Je décroche puis il prend tout de suite la parole.

— Lia, où es-tu ? grogne-t-il d’un ton ferme.

— Euh, je suis dans la voiture avec Alyssa, on va aller manger ensemble, répondis-je à sa question.

— Je t’ai appelé avant, et tu ne m'as pas répondu, j’ai paniqué, avoue mon frère moins inquiet qu’avant.

Je regarde l’écran de mon téléphone et je constate qu’il y a 4 appels manqués de mon frère. J’avais mis mon téléphone en sourdine dont le fait que je n’ai pas entendu son appel.

— Désolé Aaron… je n’avais pas remarqué...

J’entends son souffle à travers le téléphone. Je sens qu’il est à la fois énervé et rassuré.

— C’est la dernière fois que tu me fais ça Lia. J’ai eu très peur. Arrête de me faire inquiéter. J’étais déjà sortie pour venir au restaurant.

Je m’excuse encore pour l’avoir fait inquiéter et je finis par raccrocher. Je m’en veux de lui avoir fait subir ça, mais c’est involontaire.

Alyssa reprend là où elle s’est arrêtée et démarre la voiture. Je ne sais pas où est-ce qu’elle m’emmène, mais elle m’a dit de lui faire confiance. J’espère qu’on ne va juste pas finir dans un bar. Non, je ne pense pas. C’est impossible. Mais la dernière fois qu’elle m’avait dit de lui laisser choisir l’endroit où nous allions manger, on s’est retrouvé dans des lieux qui était tout sauf propre. Après ça, je n’ai pas mis les pieds autre part que le resto dans lequel je travaille. J’espère juste que c’est le bon cette fois-ci.

— Alyssa, tu es sûre que tu gères là ? Parce que moi, je n’ai pas envie de terminer dans un endroit bizarre, dis-je perplexe.

— Ne t’inquiète surtout pas ma petite Lia, tout va bien. Tu vas être étonnée après ce que tu vas voir.

J’espère juste que je serais étonnée dans le bon sens du terme.

La pluie avait cessé de tomber depuis une heure. Je regardais à travers les vitres les voitures défilées.

Parfois, il n’y a aucune raison pour moi de me sentir mal. Seulement de penser à ce que j’ai vécu, j’ai enduré, mais juste le fait que mon frère a toujours été là pour moi efface tous mes problèmes. Il ne m’a jamais abandonné, même pas une seule fois. Sa présence m’a été plus importante que celle de mes parents quand j’étais jeune.

Qu’aurais-je fait honnêtement sans lui ? Une vie sans sa présence avec moi est impossible. Juste l’imaginer pour moi est difficile. Mais ma maladie me retire vite à la triste réalité que j’endure. Je suis atteinte de CMH. La Cardiomyopathie hypertrophique.

Cette maladie affaiblit mon cœur d'où je dois faire très attention à ma santé et à mon alimentation sinon les conséquences peuvent être graves.

Mon amie me tire de mes pensées quand elle m’interpelle pour me dire que l’on est arrivé. Si je devais juger de son apparence, je dirais que ça m’a l’air d’être confiant.

Nous rentrons à l’intérieur sans attendre très longtemps. Un des serveurs nous accueille et nous guide jusqu'à une table vide. La vue que nous offre ce restaurant est magnifique. Nous nous trouvons actuellement dans la terrasse et nous sommes devant la mer. C’est vraiment très joli. Je ne peux pas le dire autrement.

Ce même serveur revient et il dépose devant nous des menus. On ne tarde pas trop à réfléchir puis nous commandons.

Après avoir choisi nos plats et fait part de ça au serveur, il s’éloigne à nouveau de notre table.

Mais à mon plus grand étonnement, ils ont déjà préparé en 15 minutes. D’habitude, cela peut prendre plus de temps, mais non. Ils ont été rapides, mais aussi efficaces.

Nous mangeons, payons l’addition et quittons les lieux. Il fallait que l’on soit à l’heure pour ne pas énerver notre chef. C’est une journée importante pour lui et c’est dans notre devoir à nous d’accomplir les tâches qu’il nous a demandé de réaliser. Je pense que c’est plutôt pour ne pas être viré si vous voulez savoir la vérité.

Tous dans la cuisine, je les observe en silence.

Ils attendent un peu tendus. Certains évitent mon regard, d'autres essaient de deviner ce que je vais leur dire. Moi, je respire un bon coup. Il faut que tout soit parfait aujourd’hui. Pas de place pour l’impro, pas d’excuse.

Je pose mon carnet sur le plan de travail. Mon ton est calme, mais clair.

— OK les gars, aujourd’hui, je m’occupe surtout des plats principaux. Vous, vous gérez le reste comme on a répété. On est une équipe, alors on se serre les coudes. Pas de place pour les hésitations, dis-je à mes collègues de travail.

Je me prépare, je me concentre, et je reste attentive à ce qu’ils font. On est là pour réussir ensemble, pas pour briller chacun dans son coin.

Quand la première commande arrive, je bouge rapidement, sans me presser, parce que chaque geste compte.

Je tranche, je cuis, je goûte, mais essentiellement, je veille à ce que tout colle parfaitement, pour que nos clients repartent contents.

Je sais que si je donne le meilleur de moi-même, ça motive tout le monde autour. Ce n'est pas moi qui compte, c’est la cuisine, et ce qu’on fait ensemble.

C’est l’heure de servir les plats que l'on a préparés.

Les serveurs viennent et commencent à tout récupérer. Je vois le nombre d'assiettes diminuer dans la cuisine. J’espère juste que tout ira bien. M. Wilson ne veut pas que je commette une erreur en tant que cheffe de cuisine. J’en paierai très cher sinon.

Je jette un coup d’œil vers la salle par la porte entrouverte. Les clients commencent à manger, les murmures, les petits bruits de couverts. Tout doit être parfait.

Je ne sais pas combien de temps est passé, mais ils ont terminé de manger et nous avons même servi les desserts. M. Wilson ne nous a rien signalé donc je pense que tout s’est bien passé. Je retrouve alors mon calme.

La porte menant s’ouvre, me faisant sursauter d’un coup. Je me retourne et je vois qu’il était là.

— Laelia, il faut que tu viennes avec moi, quelqu’un veut te voir, s’exclame mon chef d’un ton impassible.

Quoi ? Comment ça une personne veut me voir. Le stress remonte direct. Je pensais que c’était fini pour aujourd’hui mais je me suis trompée. Après m’avoir annoncé cette mauvaise nouvelle, il tourne les talons me faisant signe de le suivre. J'acquiesce sans poser de question sachant que l’atmosphère est déjà assez détendue.

Quand je quitte la cuisine, je vois une vingtaine d'hommes assis sur la longue table. Ils étaient tous habillés de la même manière. En costume cravate montrant bien que leurs statuts sont élevés. À notre arrivée, un homme installé à la tête de la table se lève puis s’approche de nous.

— C’est donc toi qui as cuisiné ces merveilleux plats. Je n’ai jamais mangé des choses aussi savoureuses, commence-t-il par dire. Enchanté, je suis Taylor.

Il me tend la main, j’hésite un instant puis je la serre doucement.

Ils me mettaient vraiment tous mal à l’aise.

— Je suis enchantée monsieur, moi, c'est Laelia. La cheffe cuisinière.

Si je n’étais pas dans un lieu de travail, je ne me serais pas présenté, mais devant mon chef, je me dois de montrer une bonne image de nous.

Mais au fond de moi, une question brûlait. Est-ce que cette soirée allait réellement se passer comme prévu ? Quelque chose dans le regard de Taylor me disait que non.