Tome 1 Léo & Inès : à Contrejour by Inframonde at Inkitt
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Tome 1 Léo & Inès : À contrejour

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Summary

🔥 Résumé - Inès & Léo : À l’ombre de nous-mêmes Ils s’aiment. Du moins… ils s’aimaient. Aujourd’hui, il ne reste que les silences, les disputes à demi-mot, les corps qui se frôlent sans se toucher vraiment. Inès et Léo forment un couple comme tant d’autres : deux parents, deux anciens amants, deux étrangers sous le même toit. Jusqu’à ce que le mensonge s’infiltre, jusqu’à ce qu’un autre regard rallume ce qu’ils croyaient éteint. Adultère, désir, perte de repères, sexe brut et émotions à vif : leur chute sera lente, belle, dévastatrice. Mais parfois… il faut tout briser pour espérer renaître.

Status
Ongoing
Chapters
2
Rating
n/a
Age Rating
18+

Tome 1 Léo & Ines : À l’ombre de nous-mêmes

Bienvenue dans L’Inframonde Sensoriel. Ce lieu existe parce que vous le lisez.


🌸Avertissement aux Infr’âme lectrices et Infr’âme lectreurs 🌸

Chère Infr’âme lectrice, cher Infr’âme lectreur,

Vous tenez entre vos mains bien plus qu’un roman : un voyage intimiste, une exploration sincère et sensorielle des recoins les plus sombres et les plus lumineux de l’âme humaine. Au fil de ces pages, la sensualité explicite, les déroutes du cœur, l’adultère, les blessures d’enfance et leurs échos à l’âge adulte se frayeront un chemin.🌒

À chaque chapitre, un souffle discret vous annoncera les thématiques abordées, vous permettant de lire en conscience, d’écouter votre rythme, et de prendre soin de votre propre monde intérieur.

Je tiens à rappeler que cette œuvre est née du rêve et de la fiction : toute ressemblance avec des personnes existantes, ayant existé, des lieux ou des événements serait pure coïncidence ou reflet de l’imaginaire.

Laissez vibrer ce qui résonne, accueillez ce qui vous traverse, et souvenez-vous : vous êtes ici avant tout pour ressentir.✨

Je vous souhaite une traversée à la hauteur de votre propre lumière.

Avec toute ma tendresse éthérée, N.S. 🖤



“Chacun regardait l’autre à travers sa propre lumière, sans jamais voir l’ombre portée de son silence. À force de se tenir de leur côté du prisme, ils ont oublié comment se rejoindre.”


✨ Et si tout recommençait par un silence brûlant :

La vie de Léo s’étirait comme un long soupir sans fin.

Le curseur clignotait sur l’écran vide. Léo fixait la page blanche depuis une demi-heure sans vraiment la voir. Derrière la vitre du bureau, la lumière du jour déclinait lentement, projetant sur son visage fatigué des reflets orangés qui accentuaient les cernes sous ses yeux. Il soupira profondément, frotta machinalement sa nuque tendue. Une vibration sur le bureau le tira soudain de sa torpeur.

Mam’s : « On arrivera récupérer les enfants pour le week-end vendredi soir à 19h, c’est bon pour vous ? On les amène avec ton père au zoo la journée de samedi. Lou & Sacha vont adorer ! »

Un sourire presque imperceptible étira ses lèvres. Il avait de la chance d’avoir ses parents. Même si son père avait souvent été absent durant son enfance, aujourd’hui il tentait de se rattraper avec ses petits-enfants, jouant un rôle qu’il semblait prendre profondément à cœur, comme s’il cherchait à réparer quelque chose d’inachevé.

Léo attrapa son téléphone et ouvrit une nouvelle conversation. « Ma lumière ». Pendant longtemps, il avait appelé Inès ainsi. Ce surnom lui était venu naturellement un soir où elle était la seule chose capable de le maintenir debout. Son ancre. Son phare. Il n’avait plus utilisé ce surnom depuis longtemps… Il inspira lentement.

« Salut, mes parents viennent récupérer les enfants à 19h vendredi soir. Ils vont au zoo, Lou & Sacha vont sauter de joie. C’est ok pour toi ? »

Il appuya sur envoyer. Une coche apparut immédiatement. ✔️ Lecture. Il vit les trois petits points clignoter, signe qu’elle écrivait. Ils clignotèrent longtemps. Trop longtemps. Il sentit son cœur accélérer légèrement. Puis soudain, plus rien. Silence. L’écran vibra, une petite sonnerie froide retentit. Un mot apparut. Un seul.

« ok »

Il ferma les yeux, pencha la tête en arrière et soupira. Un souffle lourd, entre exaspération et abandon. Il aurait préféré un refus net, ou même une engueulade franche. Mais ce simple « ok », froid, poli, distant… c’était pire que tout.

Il bascula immédiatement sur la conversation avec sa mère, cherchant instinctivement refuge dans cette douceur stable et rassurante.

« Tout est ok, vous inquiétez pas, on vous attend pour 19h. Les enfants seront prêts. Merci à toi et papa. On vous aime. »

✔️

« Avec plaisir. Embrasse tout le monde. On t’aime, mon fils. »

Il sourit à nouveau. Un sourire différent cette fois, teinté de tristesse et de reconnaissance. Il posa lentement son téléphone, écran contre le bureau, comme pour effacer visuellement le message sec d’Inès. Il s’appuya sur ses coudes, prit sa tête entre ses mains. Le silence étouffant du bureau l’enveloppa, perturbé seulement par le bruit sourd des claviers et des voix étouffées derrière les cloisons. Il se sentait seul. Terriblement seul.

Son regard glissa vers l’horloge : 17h30. Il devait bientôt aller récupérer les enfants au centre. Eux, au moins, avaient besoin de lui. Il ouvrit rapidement ses mails, rangea quelques dossiers, se leva enfin pour récupérer son manteau suspendu au dossier de sa chaise.

Ping.

Une notification Messenger inconnue apparut à l’écran. Il fronça légèrement les sourcils. Profil : Alma F. Une très belle femme, brune, cheveux noirs coupés au carré à la hauteur des épaules, peau hâlée, des yeux d’un brun chaud et profond, un sourire énigmatique aux lèvres pleines. Le genre de visage capable de marquer les esprits sans la moindre vulgarité. Il n’accepta pas immédiatement la demande, mais le message était déjà lisible.

« On t’a déjà regardé comme si tu n’étais plus qu’un désir brut ? T’es-tu déjà senti brûler de l’intérieur, Léo ?Moi oui. Juste en t’écrivant. »

« Je vois ton silence. Je sens ta solitude. Laisse-moi devenir ton secret. Laisse-moi te faire sentir cette odeur oubliée. »

« J’imagine déjà ton corps réagir à ces mots. Dis-moi… Est-ce que cet homme existe encore ?Ou est-ce qu’il s’est éteint avec le reste ? »

Une étrange chaleur envahit la pièce... ou peut-être simplement lui-même. Il sentit son cœur battre fort, résonner jusque dans ses tempes. Il termina la lecture, les yeux écarquillés, puis jeta un regard discret autour de lui. Rien d’anormal. Tout le monde semblait absorbé par sa propre routine.

Il revint lentement sur le message, relisant avec attention certains mots : « Désir brut », « brûler de l’intérieur », « ton corps réagir ». Il sentit son sexe se tendre lentement, instinctivement, comme réveillé par un élan primitif impossible à contrôler. Il rapprocha légèrement sa chaise du bureau, essayant maladroitement de masquer son trouble. Son pantalon devenait gênant, trop étroit soudainement. Sa main glissa brièvement sur son entrejambe, juste pour replacer discrètement la gêne. Il inspira lentement, ferma les yeux un instant.

T’es marié, putain.

Mais ces mots, ce message mystérieux, réveillaient une partie de lui qu’il croyait définitivement éteinte. « Laisse-moi devenir ton secret. » Il rouvrit lentement les yeux. La sueur perlait légèrement sur sa nuque, ses tempes étaient moites, son dos chaud.

Il aurait voulu fuir, ouvrir une fenêtre, mais il resta figé, piégé par ce regard, cette peau satinée, ce trouble évident. Quelque chose en elle lui rappelait subtilement Inès. Juste assez pour le troubler profondément, juste assez pour nourrir ses pensées secrètes.

Il ferma brusquement l’application, le cœur battant encore trop vite. Non, pas ça. Pas comme ça. Il repensa immédiatement à Inès, aux enfants. À Lou, à Sacha. Reprends-toi, merde. Il attrapa précipitamment sa veste, sa mallette, et marcha rapidement vers la porte en les tenant devant lui, comme un bouclier improvisé contre son bas-ventre toujours en tension.

Il salua ses collègues d’un sourire bref en passant. Dans le parking souterrain, il retrouva sa voiture, une Peugeot 508 noire, berline familiale discrète et fonctionnelle, sans artifice. Il fixa son téléphone sur son support, démarra le moteur. Mais le message persistait, imprimé dans sa mémoire, comme un murmure persistant, un fantasme entêtant.

Cette voix imaginaire le provoquait encore, doucement : « Cet homme existe encore, Léo ? Ou est-ce qu’il s’est éteint avec le reste ? Tu ne veux pas savoir qui je suis ? »

Il fronça les sourcils, chassant ces pensées avec agacement d’un geste sec de la tête. Sa gorge était nouée. Éteint, moi ? Il sentit son ventre se contracter à nouveau, une chaleur vive toujours présente. Depuis combien de temps n’avait-il plus ressenti ce genre d’adrénaline ? C’était sûrement un canular, une plaisanterie stupide. Pourtant, au fond de lui, quelque chose voulait croire que c’était autre chose.

Il fouilla dans ses souvenirs, tentant de comprendre. À qui avait-il donné son numéro récemment ? Tout en conduisant, il rouvrit prudemment Messenger, cliqua sur le profil, observant attentivement la photo. Cette femme magnifique, subtilement troublante par sa simple présence, lui souriait comme si elle connaissait déjà tous ses secrets.

Le silence dans la voiture était dense. Léo n’avait mis ni musique ni GPS ; il préférait laisser ses pensées le guider. Il roulait tranquillement à travers la ville, alors que l’automne installait déjà son obscurité précoce à cette heure-ci. Le monde extérieur tournait normalement, banal comme toujours, mais en lui tout se bousculait.

Il se gara devant le centre. Comme d’habitude, c’était compliqué de trouver une place, mais Léo avait ses petites techniques personnelles. Il préférait se garer dans le lotissement situé un peu plus haut et couper par un petit chemin tranquille, évitant ainsi la guerre quotidienne des voitures devant l’école. Il retira sa ceinture, s’apprêtant à sortir, quand il réalisa que le détail gênant persistait. Il baissa les yeux vers son entrejambe, encore légèrement tendu, et soupira, frustré. « T’es plus ado, Léo, oublie tout ça », murmura-t-il à lui-même en attrapant sa veste pour la placer stratégiquement devant lui. Pas question qu’il devienne le père pervers du village.

Il ouvrit la portière, sortit, mais dans sa tête la voix ne s’était toujours pas tue. Elle commençait déjà à le posséder, chaque pensée s’accompagnant d’une légère décharge d’adrénaline qui le poussait à vouloir ouvrir son téléphone, pour enfin découvrir qui était cette femme mystérieuse et pourquoi elle l’avait contacté.

« Bonjour », dit-il machinalement à une maman qui attendait devant le digicode pour demander l’ouverture de la porte. Il répondit avec un sourire amical et entra récupérer les enfants.

Une signature rapide, un au revoir poli, et Lou claqua la portière en sautant joyeusement sur le siège arrière, son cartable bringuebalant à ses pieds. Sacha monta à son tour, poussant un cri de joie enfantin. Léo alluma le moteur, inspira doucement, et se retourna brièvement pour s’assurer qu’ils avaient bien attaché leurs ceintures. À l’arrière, ils riaient, parlaient de leur journée d’école, de leurs copains, des dessins animés idiots qui faisaient fureur en ce moment. Rien d’exceptionnel, mais cette ambiance était douce, apaisante. Leur petit cocon quotidien. Ça lui faisait du bien.

Quelques minutes plus tard, ils arrivaient devant leur maison, une bâtisse à étage de couleur crème avec un petit garage et un espace aménagé simplement devant. Une balançoire modeste, un petit carré de sable pour les enfants, tout était fonctionnel, sans extravagance. La façade était propre, sans plus. Avant, Inès les attendait parfois sur le porche, avec un sourire aux lèvres, un geste tendre, une lumière particulière dans les yeux. Mais depuis quelque temps... plus rien.

Les enfants sortirent de la voiture en trombe, comme chaque soir depuis des années. La course pour savoir qui arriverait le premier dans sa chambre était devenue un rituel quotidien, jusqu’à ce fameux jour où Sacha était tombé violemment, s’écorchant le genou en début d’été.

Léo resta un instant dans la voiture. Il fit craquer sa nuque, cherchant à évacuer la tension. Il lui fallait un moment pour basculer mentalement vers ce nouveau rôle à prendre, une fois la porte de la maison franchie. Son regard se fixa sur la fenêtre éclairée. Il l’aperçut à l’intérieur, dans la cuisine, tête baissée, visiblement concentrée sur une tâche ménagère ou peut-être rien du tout. Elle ne leva même pas les yeux, malgré le bruit joyeux des enfants ou le claquement des portières. Il resta figé quelques secondes, laissant passer sur son visage un souffle nostalgique. Une légère moue se dessina sur ses lèvres, imperceptible mais douloureuse. Il glissa lentement son téléphone dans sa poche, ressentant soudain un frisson étrange lui parcourir la nuque et descendre le long du dos, rappelant la chaleur de ce message, l’image troublante de cette femme. Il secoua doucement la tête, tentant de chasser ces pensées. Ce n’était pas le moment. Il referma la portière et entra dans la maison.

À l’intérieur, l’odeur agréable du riz chaud flottait dans l’air. L’ambiance était chaleureuse ; ils avaient conservé la décoration qu’ils avaient créée ensemble au fil des six dernières années. Les enfants étaient déjà à l’étage, probablement Lou qui avait encore gagné la course ; elle ne ménageait jamais son petit frère, cherchant toujours à prendre le dessus.

Léo posa calmement sa veste sur le porte-manteau et avança lentement vers la cuisine, d’un pas prudent, presque hésitant.

Elle était toujours là, tournée vers le plan de travail, comme si elle évitait intentionnellement son regard. Il s’approcha encore un peu, incertain, puis lui dit doucement :

— Coucou.— Salut, répondit-elle simplement, d’une voix neutre mais légèrement tendue.

Il fit un pas de plus, voulant déposer un baiser doux dans son cou, mais elle tourna légèrement la tête au même instant, rougissant un peu, les bras chargés de couverts, évitant ainsi son geste sans vraiment le vouloir. Il recula subtilement, n’insistant pas.

— Le repas est bientôt prêt, dit-elle rapidement, sans croiser son regard.— D’accord, répondit-il simplement, avec un sourire discret qu’elle ne remarqua même pas.

Il avança vers les escaliers, mains dans les poches, et lança ensuite d’une voix plus forte :— Lou, t’as fait tes devoirs au centre ?— Ouiiiiii ! cria joyeusement la petite depuis l’étage.

Des pas précipités résonnèrent aussitôt dans l’escalier. Sacha descendit à toute vitesse, brandissant fièrement un dessin comme un trophée.— Maman, regarde, c’est un chat mais en princesse ! dit-il, plein d’enthousiasme. Inès s’accroupit, sourit, hocha la tête machinalement. Depuis l’étage, Lou cria :— Papaaaaa !— J’arrive, répondit-il calmement en montant les marches.

Il monta à pas lents, posés, la main glissant doucement sur la rambarde. En réalité, il n’avait aucune raison précise d’être là-haut, mais tout était prétexte à fuir le silence pesant d’en bas. Dans cette cuisine aux odeurs familières, aux voix qu’il connaissait par cœur, il se sentait invisible.

Le repas se déroula comme d’habitude. Lou et Sacha se chamaillaient pour une histoire de fourchette rose et de verre de jus. Inès servait, se levait, s’asseyait à peine. Léo tenta quelques regards, quelques phrases anodines. Rien ne prenait. Elle répondait, oui. Mais elle ne le regardait jamais.

Il mangeait lentement, les yeux posés sur son assiette mais l’esprit ailleurs. Il entendait leurs voix, leurs rires, leurs plaintes d’enfants, mais tout sonnait étrangement lointain, comme un décor trop souvent observé.

À la fin du repas, Inès se leva la première.— Je suis crevée, je file sous la douche, dit-elle en passant près de lui sans le toucher.— Oui, je débarrasse, répondit-il d’une voix basse.

Elle ne répondit pas. Ou peut-être n’avait-elle pas entendu, il ne savait plus. Elle semblait pressée de monter.

Il nettoya la table, rangea la vaisselle et mit les assiettes dans le lave-vaisselle avec une précision presque mécanique. Les enfants finirent par monter d’eux-mêmes. Lou était chargée d’aider son frère à se brosser les dents et à se coucher. Elle aimait ce moment privilégié, se sentant responsable en bordant son petit frère d’un bisou chasseur de cauchemars. Ce petit monde avait ses propres règles bien établies.

Quand il monta à son tour, l’étage baignait dans une lumière douce. L’odeur chaude et familière de la fleur d’oranger flottait dans l’air. Il passa la tête par la porte de la chambre ; Inès était allongée sur le lit, légèrement relevée, le visage éclairé par l’écran bleuté de son téléphone, projetant des ombres subtiles sur ses traits délicats. Elle ne le regarda pas.

— Sacha voulait son bisou... il m’a dit de te le rappeler, glissa-t-il doucement.— Oui, j’y vais.

Il la contempla un instant, sourire léger, hochant la tête pour dire “d’accord”. Elle ne leva pas les yeux.

— À toute…, murmura-t-il doucement.— Mmh...

Il sortit sans bruit, laissant la porte légèrement entrouverte. Il alla embrasser ses enfants, un à un. Une petite blague pour chacun, un baiser sur le front, une main tendre dans leurs cheveux. Leurs souffles paisibles l’apaisèrent quelques instants ; aucun chahut ce soir, c’était agréable.

Avant d’aller lui-même sous la douche, comme chaque soir, il revint lentement sur ses pas vers leur chambre, avançant sans bruit, instinctivement discret comme si le calme de la nuit s’était déjà installé. Une habitude ancienne, lorsqu’il ne fallait surtout pas réveiller Sacha, au sommeil trop léger. Il espérait secrètement échanger quelques mots avec Inès, un simple échange, même bref, avant qu’elle ne s’endorme aussitôt après la douche, comme chaque soir désormais.

À mesure qu’il approchait de la porte de leur chambre, il aperçut Inès, toujours allongée sur le lit, son téléphone en main. Mais quelque chose avait changé, quelque chose d’inhabituel frappa immédiatement son regard. Des mouvements discrets sous la couette attirèrent son attention. Les yeux d’Inès étaient fermés par intermittence, sa respiration devenait plus profonde, plus saccadée. La couette bougeait distinctement au niveau de son entrejambe. Léo ouvrit plus grands les yeux, surpris par cette vision intime inattendue. Elle fixait l’écran, laissant échapper de petits soupirs, de légers gémissements étouffés dans sa gorge. Une chaleur évidente parcourait son corps, son visage affichait des lueurs rougeâtres malgré la pénombre, éclairée seulement par la lumière froide du téléphone.

Le souffle court, Léo sentit une vague de jalousie brute l’envahir. Une tension animale, incontrôlable. Il resta immobile quelques secondes, sans dire un mot, sans oser bouger, le regard rivé sur Inès. Il la vit changer plusieurs fois d’écran, comme si elle regardait quelque chose ou quelqu’un, intensifiant ses gestes sous les draps. Elle se caressait plus rapidement, sans se douter un seul instant de sa présence, plongée entièrement dans son plaisir solitaire.

Léo sentit son ventre se serrer, son cœur s’emballer furieusement. Il avança légèrement, presque malgré lui, les poings serrés, la gorge nouée.

Il resta figé. Le cœur au bord de l’implosion.

Il aurait voulu entrer brusquement dans la pièce, arracher le téléphone de ses mains, comprendre, hurler peut-être, ou même la prendre dans ses bras pour la reconquérir dans l’instant, par un geste ferme et passionné. Mille pensées se bousculaient dans sa tête, chaotiques, violentes, contradictoires : Qui regardait-elle ? Pourquoi ressentait-elle ce besoin ? Était-ce lui, le problème ? Est-ce qu’il était en train de la perdre définitivement ?

Il inspira profondément.

Ses jambes se tendirent.

Une goutte de sueur glissa le long de sa tempe.

Il fit un pas, tendit la main, toucha la porte.

Elle gémit derrière.

Il avança.

--- Fin de l’épisode 1 ---

Peut-on vraiment perdre quelqu’un…quand on n’existe déjà plus dans son désir ?


Sacha 5 ans : Chat-princesse


Les enfants dessinent des chats-princesses. Nous, on se bat avec nos fantômes. Et si on réapprenait à jouer dans leur monde, au lieu de survivre dans le nôtre ?


✍ Mes Infr’Âmes lectrices et lecteurs,

Je suis heureuse, et profondément émue, de vous ouvrir les portes de l’univers intime et troublant de Léo et Inès. Comme vous le savez peut-être déjà, cette aventure se déroulera en deux temps, en deux perspectives : celle de Léo, d’abord, puis celle d’Inès.

Cette fois, j’ai voulu sortir de ma zone de confort, explorer une autre facette du désir, une autre façon de ressentir. Vous avez souvent voyagé avec moi à travers des yeux féminins. Aujourd’hui, je vous invite à vivre cette histoire de l’autre côté du miroir, à travers le regard d’un homme perdu entre ses doutes et ses désirs les plus profonds.

Vous le savez, ce voyage est avant tout sensoriel. Les émotions vont se heurter, les corps vont parler, les silences vont devenir brûlants.

Croyez-moi… vous n’êtes pas prêts pour la suite.

Avec toute ma tendresse, N.S.🌹

© N. S. – Inframonde Sensoriel. Tous droits réservés. Ce texte est une œuvre originale protégée. Toute reproduction, diffusion ou adaptation sans autorisation de l’auteur est interdite, y compris sur les plateformes en ligne.

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