Chapter 1: La confiance en soi
Avant d’aimer quelqu’un d’autre, il faut d’abord savoir s’aimer soi. Pas de manière arrogante, mais avec respect, lucidité et bienveillance. La confiance en soi, ce n’est pas se sentir supérieur. C’est se connaître, s’accepter, et croire en sa valeur — avec ses forces, mais aussi ses failles .Trop souvent, on entre en relation pour combler un vide. On attend que l’autre nous rassure, nous donne une valeur, nous prouve qu’on est aimable. Et c’est là que les problèmes commencent. Avant d’aimer quelqu’un, il
faut d’abord se choisir soi. C’est simple à dire, mais dans un monde qui nous pousse constamment à nous comparer, à chercher validation à l’extérieur, à se demander si on est "assez", se faire confiance devient un acte révolutionnaire. La confiance en soi, ce n’est pas juste marcher droit ou bien s’habiller. C’est se regarder dans un miroir sans chercher un défaut. C’est savoir que, même dans le silence de quelqu’un, on vaut la peine d’être écouté. Tu peux être le plus gentil du monde, écrire des paragraphes, offrir des cadeaux, faire rire... Mais si au fond de toi, tu ne te sens pas digne d’amour, alors tu passeras ton temps à mendier ce qui devrait venir naturellement. La confiance en soi, c’est comme la fondation d’une maison : invisible, mais si elle est fragile, tout s’écroule. Un jour, j’ai vu une fille magnifique fondre en larmes parce qu’un mec ne lui avait pas répondu pendant deux heures. Pas deux jours. Deux heures. Elle pensait ne pas suffire. Et pourtant, elle brillait. Le vrai problème, ce n’était pas lui. C’était ce manque de solidité intérieure, cette dépendance à une réponse, à un regard, à une attention. Avoir confiance en soi, c’est savoir que même si l’autre s’en va, tu ne t’effondres pas. Tu pleures peut-être, tu doutes, mais tu restes debout. Parce que tu sais ce que tu vaux, et tu refuses de te faire prix soldé dans la vitrine de l’amour. Alors oui, sois ton propre coup de cœur. Aime-toi assez fort pour que ton cœur ne panique plus à chaque silence, pour que ton amour ne devienne plus un sacrifice. Comme le dit souvent
ma mère : "Un cœur vide attire tout, mais un cœur plein choisit
Je vais te raconter un moment de ma vie où j’ai compris à quel point la confiance en soi change tout.
À l’époque, j’avais à peine 16 ou 17 ans. Je mesurais autour de 1m55 pour 38 kilos. Oui, j’étais tout maigre et petit. Comme notre bon vieux Robin de La série Teen Titans Go. Bref… J’étais l’un des plus sous-estimés de mon entourage — à l’école, dans mon quartier… partout. Et comme j’ai grandi dans un quartier un peu chaud, être frêle et sans défense faisait de moi une cible parfaite.
J’avais du mal à parler en public, je me refermais, et ma confiance s’éteignait un peu plus chaque jour. Mais dans ce brouillard intérieur, un sujet m’obsédait : les relations amoureuses.
Je voyais les autres, à l’aise avec les filles, heureux, confiants. Moi, j’avais peur. Peur d’approcher, peur d’être ridiculisé. Alors je me suis réfugié sur Facebook. C’était mon petit monde, mon échappatoire. Je commençais à draguer derrière un écran. Et au début, ça marchait plutôt bien. Mais dès qu’un rendez-vous en vrai arrivait, c’était une autre histoire. Après la rencontre, la majorité des filles me bloquaient ou disparaissaient sans un mot.
Là, j’ai compris une chose : le physique joue énormément dans la perception qu’on a de soi… et celle que les autres ont de nous.
Un jour, j’ai eu une petite amie. J’en étais fier. Mais elle refusait qu’on marche ensemble en public. Elle était plus grande, plus jolie, plus âgée. À côté d’elle, j’avais l’air d’un petit frère. Jusqu’au jour où elle me l’a dit en face : elle avait honte de moi. À cause de ma carrure. Et elle n’avait même pas tort, quelque part. Je l’ai suppliée de rester, de ne pas me quitter. Et plus je la suppliais, plus elle s’éloignait.
Et ce jour-là, j’ai compris une chose essentielle : tant que je ne me respecte pas moi-même, personne ne me respectera. Tant que je ne m’accepte pas, personne ne m’acceptera à ma place. Et surtout, supplier ne construit pas l’amour — ça détruit la dignité. Après des années de déceptions et de manque de confiance, j’ai décidé de reprendre le contrôle. J’ai travaillé sur mon physique, j’ai renforcé mon mental. Aujourd’hui, je mesure 1m90 pour 75 kilos. Ça me va plutôt bien. Et ce n’est pas juste une question de muscles : c’est la posture, le regard, l’énergie. Les gens me respectent de plus en plus. Et surtout, je me respecte enfin moi-même.