Entre deux mondes: la ligne à franchir

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Summary

Eshan et kahel s’aiment. Mais dans leur monde, cet amour est un crime. Quand un accident brutal les projette dans une réalité parallèle où l’amour entre deux hommes est célébré, tout semble trop beau pour être vrai. Pourtant, même dans ce monde parfait, des questions demeurent : Peut-on fuir la peur en changeant de décor ? Et si le vrai combat n’était pas contre la société, mais contre soi-même ? Entre les silences, les regards évités et les vérités enfouies, un choix s’impose : franchir la ligne… ou revenir en arrière.

Genre
Lgbtq
Author
Timfa
Status
Ongoing
Chapters
2
Rating
n/a
Age Rating
18+

Chapter 1

Le soleil déclinait lentement, tirant derrière lui un ciel peint de rose tendre et d’or pâle. Dans une chambre modeste mais chaleureuse, décorée de souvenirs en papier, de posters fanés et de quelques photos mal accrochées, deux jeunes hommes reposaient sur un lit eshan et kahel

Leurs mains entrelacées formaient un fragile refuge contre la violence du dehors.

Ce moment n’appartenait à personne d’autre qu’à eux. Suspendu. Secret.


Kahel tourna légèrement la tête, ses yeux rencontrant ceux de eshan . Il ne disait rien, mais son regard parlait pour lui : il y avait là de l’amour, de la tendresse, mais aussi un éclat de peur, de doute, comme si ce bonheur n’avait pas le droit d’exister.


La chaleur des doigts de eshan dans les siens était rassurante. Presque irréelle.


— Tu sais, parfois, je me demande si on arrivera à tenir comme ça, murmura eshan, les yeux fixés au plafond, la voix teintée d’une fatigue qu’il ne montrait pas souvent.


Kahel tourna doucement la tête vers lui, observant chaque trait de son visage comme pour l’ancrer en lui.


— On a déjà tenu jusque-là, répondit-il d’un ton calme, mais sûr.

— Je ne laisserai jamais personne nous éloigner.


Un mince sourire étira les lèvres d' eshan, mais son regard restait troublé. Il y avait cette peur constante, cette sensation d’être toujours à une seconde de la chute. Comme si leur bonheur pouvait s’effondrer à tout moment, sans prévenir.


Le silence s’installa de nouveau entre eux, mais il était différent. Chargé. Vibrant.


Kahel se redressa légèrement, ses pensées virevoltant dans tous les sens. Il finit par s’asseoir au bord du lit, son regard attiré par la fenêtre entrouverte.


— Et si on vivait dans un autre monde ? demanda-t-il sans le regarder.


— Qu’est-ce que tu veux dire ? répondit eshan, intrigué.


Kahel se leva lentement, marchant vers la fenêtre. Il resta un moment immobile, contemplant les toits embrasés par le soleil couchant.


— Si on vivait ailleurs. Un monde où ce ne serait pas un problème d’être ensemble… Où on n’aurait pas à se cacher. Où personne ne nous pointerait du doigt pour ce qu’on est.


Eshan soupira et se leva à son tour, s’approchant de lui. Il se plaça derrière kahel, posant doucement une main sur son bras.


— Ce n’est pas aussi simple, kahel. On ne peut pas ignorer le monde autour de nous. Il est là, qu’on le veuille ou non.


Kahel tourna la tête vers lui. Ses yeux brillaient d’un éclat que eshan connaissait bien. Un mélange de révolte et de tristesse.


— Et si on pouvait, eshan ? Et si… on n’avait pas à avoir peur ?


Un silence pesant tomba dans la pièce. Un de ceux qui font battre le cœur plus vite, sans qu’on sache pourquoi.


Puis, brusquement, trois coups frappés à la porte résonnèrent dans l’appartement.

Le moment s’évanouit comme une bulle éclatée.


Eshan se recula instinctivement, comme pris en faute. Son cœur accéléra, un goût amer dans la gorge.


Kahel, lui, ferma brièvement les yeux avant de se diriger vers la porte. Il savait déjà qui c’était.


— Ça doit être Noël, souffla-t-il, visiblement contrarié.


La porte s’ouvrit sur Noël, emmitouflé dans une grosse écharpe. Ses joues rougies par le froid trahissaient la fraîcheur du soir.


Il entra sans cérémonie, jetant son sac sur une chaise et retirant ses chaussures sans même lever les yeux vers eux.


— Sérieusement, kahel, tu pourrais ouvrir plus vite. J’ai cru que j’allais geler dehors.


Il s’arrêta un instant, observant vaguement la pièce.


— Bref, vous ne devinerez jamais ce que j’ai vu en rentrant.


Kahel, qui avait refermé la porte avec lenteur, lança un regard vague en direction de eshan, resté debout près de la fenêtre.


— Quoi donc ? demanda-t-il, d’un ton neutre.


Noël se laissa tomber sur le canapé comme s’il venait de courir un marathon. Il avait ce sourire ironique qu’il arborait souvent, ce mélange de moquerie et de mépris à peine déguisé.


— Deux mecs qui s’embrassaient. En pleine rue. Comme si c’était normal. Devant tout le monde, sans aucune gêne. Franchement… ils n’ont pas honte ?


Le silence qui suivit fut glacial. Lourd. Coupant.


Kahel sentit ses poings se refermer, lentement, comme pour contenir quelque chose.


— Pourquoi auraient-ils honte ? demanda-t-il d’une voix douce, mais ferme.


Noël haussa les épaules, comme si la réponse était évidente.


— Parce que c’est dégoûtant, voilà pourquoi. Ce genre de choses, ça doit rester privé, tu vois ? On n’a pas besoin de voir ça dans la rue. Les gens normaux ne veulent pas de ça sous les yeux. C’est malsain, voilà tout.


Eshan baissa les yeux. Le poids des mots lui martelait la poitrine.


Kahel , lui, fixait Noël avec une intensité froide.


— Les gens normaux… ? répéta-t-il, un sourire triste sur les lèvres.


— Oui, enfin, tu vois ce que je veux dire, continua noël,agacé par ce qu’il prenait pour de l’obstination. On vit dans un monde où il faut savoir rester à sa place. Chacun son truc, mais faut pas en faire un spectacle.


Personne ne répondit. Pas un mot.


Kahel détourna le regard. Eshan aussi. Le silence qui s’abattit n’était plus confortable. Il était pesant, amer, presque toxique.


Noël s’étira nonchalamment, toujours installé sur le canapé, visiblement inconscient de ce qu’il venait de briser.


— Franchement, je n’y comprends rien.


Kahel tourna alors les talons, le cœur lourd, la gorge nouée. Il ne supportait plus la pièce.

Pas avec ces mots qui flottaient encore dans l’air comme des insultes silencieuses.


Il ne regarda même pas eshan.

Il n’en avait pas la force.


Et dans ce monde où l’amour devrait être une promesse, il n’était, pour eux, qu’un combat.

Une résistance.

Une malédiction.

......


Salut cest timfa,voici le premier chapitre d'entre deux mondes, j'espère qu'il vous a plu. Si tu es arrivé jusqu'ici alors n'hésite pas à laisser un commentaire et rendez vous le samedi pour la suite de l'histoire.