CHAPITRE I : Ma naissance, une tempête
Maximus, Maximus, Maximus. Ils te réclament, le général qui est devenu un esclave, l'esclave qui est devenu gladiateur, le gladiateur qui défia un empereur. Une histoire extraordinaire. Maintenant le peuple veut savoir comment elle se termine. Et quelle plus belle fin qu'une mort illustre, quoi de plus glorieux que de défier l'empereur lui-même dans la grande arène...
- Tu te battrais avec moi ?
- Pourquoi pas ? Tu crois que j'ai peur ?
- Je crois que tu as eu peur toute ta vie !
- Contrairement à Maximus l'invincible, qui ne connaît pas la peur !
- J'ai connu un homme qui a dit « La mort nous sourit à tous, tout ce qu'on peut faire c'est sourire à la mort ».
- Je me demande si ton ami a souri à sa propre mort...
La vie dans sa coloration habituelle et ses précieux pas bien assurés avançait dans son élan agréable et jovial sans se faire des soucis.
Les jours et les nuits, ce duo, dans la logique paisible et conviviale de la vie posaient les pas sur les marches des semaines qui observaient les mois se compter l’un après l’autre.
Les mois, bien organisés et rangés, parcouraient allègrement le précieux chemin qui menait dans le cycle rotationnel des années. Tout était méticuleusement et mirifiquement coordonné dans l’arène de cette vie qui parfumait joyeusement sa bonté et sa coloration géniale dans le silence.
Ah, la vie, quel mystérieux mystère incompréhensible à l’homme ? Surement, elle vit avec envie sa propre vie avec peut-être des raisons que la raison semble ignorer.
Dans tous les cas, elle avance sans demander et rendre des comptes aux humains. C’est, en effet, une marque de sympathie dans la logique mielleuse de l’empathie.
Quel que soit l’acte d’un homme, la vie comprend et sans mot dire continue sa marche.
Dans, la tranquillité de cette bonté qui ne dit pas son nom, la vie n’est-elle un gros piège ?
Le couple jour et nuit, bien placé pour expliquer la vie se loge dans un mutisme total et passe l’un après l’autre en s’effaçant silencieusement.
Les semaines qui devaient prendre le relais avec la défaillance du couple jour et nuit sans aussi mot dire ferment les bouches hermétiquement et passent comme si de rien n’existait.
Ce ne sont les mois, les années, les siècles, les millénaires et la nature qui feront le contraire.
Tous les éléments qui concourent à la vie, souhaitent que chaque humain la découvre de part sa propre expérience et retienne la leçon selon laquelle la vie est une arène.
Les mystères, second nom de l’existence, restent attachés scrupuleusement à ce principe de la vie et se manifestent en fonction de ses grés.
En somme, dans le train- train quotidien des mystères de la vie, un soir dans un bar, le réalisable se réalisa avec un pan du mystère qui croisa les chemins de deux êtres dont les regards pouvaient converger dans la même direction.
Il s’agissait évidemment d’un jeune homme qui se nommait Noureddine et d’une charmant et mirifique demoiselle qui portait le prénom Monique.
Pourrait -on parler d’un hasard ou du destin ? On ne saurait dire oui ou non.
Dans tous les cas, le mystère était actionné. Une étincelle venait de naitre et peut- être pourrait se transformer en une lumière qui brillera sûrement un jour.
Seul le mystère de la vie possédait la réponse idoine et pouvait en dire plus sur cette rencontre nocturne dans le bar.
Le jeune et joli garçon Noureddine est un Tunisien d’origine. Il avait quitté son pays natal la Tunisie pour se rendre en France. Dans ce pays d’accueil, il exerçait le métier de peintre en bâtiment. La vie lui souriait bien et il gagnait au quotidien son pain.
Comme tout être humain comment ne pas se faire de temps en temps plaisir après des moments de labeur ? C’est dans la mouvance de la saveur de ce parfum agréable qu’un soir dans un bar, il fit la connaissance de la charmant demoiselle Monique.
Mademoiselle Monique était une Française de souche pure. Elle avait connu une enfance très difficile traversé çà et là par de petits éclairs sporadiques à peine.
Comme la vie n’oublie pas ses enfants, un soir, elle sortit avec ses amies pour une partie de danse dans un Bar. C’est ainsi qu’elle fit la connaissance du jeune Noureddine.
M. Noureddine était un joli garçon qui laissa des étincelles dans les souvenirs de Mademoiselle Monique dès ce premier contact.
De son côté, la charmante demoiselle Monique était l’équation du cœur à résoudre par le jeune Noureddine et le parfait goût du parfum
adoré et tant recherché depuis un long et bon moment.
La vie avait ainsi bien ficelé les choses au point que réciproquement le cœur de l’un battait pour l’autre et vis-versa. Tout était mis en place pour une union bien méritée.
Au nom de la grandeur du véridique sentiment d’amour caractérisé par la fraternité, la convivialité, le respect et le bon sens, les deux formèrent un couple joyeux, agréable, exemplaire et respectant religieusement les prescriptions de l’islam.
Le couple vivait paisiblement dans la bonne ferveur d’un couple norme à l’image de tous les couples à Annemasse, une agglomération urbaine.
Pour mémoire, Annemasse est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région auvergne-Rhône-Alpes. La ville se trouve à la frontière Franco-Suisse, au sud-ouest du Léman, dans l’aire urbain de Genève-Annemasse et l’agglomération du Grand Genève. Il s’agit d’un chef-lieu de canton.
Le premier fruit issu de cette union est Nadia, une jolie petite fille née à Annecy que la nature accueillit jovialement. Elle avait les caractéristique d’une étoile et était un enfant très dynamique. Les deux parents l’aimaient précieusement et s’occupait d’elle merveilleusement avec art selon la civilisation occidentale et Tunisienne. Elle grandissait dans la bonne ferveur et l’ambiance agréable de la part des deux parents à l’image de tous les enfants de son âge au sein de l’arène de la vie qui continuait sa marche interminable pendant des millénaires dans le sens de l’infini.
Dans l’horizon de cette marche, le couple est visité par un bon vent. Mme Monique est enceinte. Quelle bonne nouvelle ?
Cette grossesse donne à la famille une deuxième fille qui se nomme affectueusement Zakia. Née en Tunisie précisément à Grombalia, Zakia avait des beaux yeux bleus magnifiques. Elle était couronnée d’une beauté indescriptible et inestimable. La petite Zakia fût aisément adoptée par la vie qui la gratifiait de sa bonté tandis qu’elle grandissait en âge et en sagesse aux cotés de sa grande sœur Nadia auprès des parents.
La vie continuait sa longue route pendant que le charmant couple prenait soin des deux petites filles très heureuses et aimant leurs géniteurs savouraient l’enfance dans la maison familiale.
Dans cet agréable décor de beauté et de bonté, le couple reçoit l’honneur d’un cadeau divin. Il s’agit de la venue au monde de la merveilleuse fillette dénommé Monia. Ses cris et ses pleurs signalaient sa présence dans ce monde des hommes.
M. Noureddine était à nouveau père. Il s’estimait heureux avec un petit pincement cependant il savait que la vie est une arène. Ce n’était son opinion qui comptait dans la marche de la vie. Il n’avait que le devoir d’acceptation de ce que l’univers offrait à chaque humain. Il comprit parfaitement la vie.
Le couple a souhaité avoir un petit garçon mais hélas cette décision n’était pas de leur ressort. Néanmoins, le couple gardait l’espoir d’un petit garçon dans la maison et multipliait les prières au Divin en faveur de ce précieux cadeau qui valait son pesant d’or.
Pendant que les trois fillettes grandissaient dans la bonne humeur, les prières du couple montaient sans cesse jour et nuit puis inondait le ciel en faveur d’un petit garçon au sein de la petite famille.
Le Divin dans sa bonté infini et intarissable analysa soigneusement la requête du couple et accorda un avis favorable dans l’univers métaphysique.
Le dossier fin prêt était soigneusement gardé sur le bureau du Divin et qui attendait merveilleusement le très bon moment le mettre en exécution.
Les jours et les nuits se succèdent dans le silence. Du coup, une bonne nouvelle alimente les échanges du couple.
Par grâce, la mère des lieux, Mme Monique demeure enceinte. Les dispositions médicales font état d’un garçon. M. Noureddine pleure de joie. Ses prières avaient été exaucées.
C’est du jamais vu. Il serait de nouveau père mais cette fois-ci père d’un garçon. C’était sa volonté et cette volonté s’avérait magnifique.
Le temps passe et la vie, cette arène fourré et bourré de tous les mystères, continue dans son élan au quotidien. La famille était ravie d’attendre la venue du nouveau cadeau offert par la vie.
Mais au fond ma venue sur terre n’avait rien d’un long fleuve tranquille. Je me surprends toujours à imaginer mon entrée dans ce monde comme le lancement d’un dé contrairement à mes trois sœurs.
Aucune de mes sœurs n’avait vécu le cataclysme dans lequel je me suis retrouvé à ma naissance.
C’était une véritable tempête dans laquelle mon souffle était suspendu entre la vie et l’inconnu.
Tout commença avec l’état de ma mère qui avait pris de l’âge et qui de
nature avait des problèmes d’albumine. En effet, comme nous le savons tous, l’albumine est une maladie liée au sang. Le taux réduit d’albumine dans le sang entraine la fuite de liquide de la circulation sanguine vers les tissus.
Cette réalité très difficile entraine des désagréments et des complications ayant des impacts négatifs sur ma grossesse et son évolution dans de meilleures conditions.
Dans les nuages de cette souffrance mêlée d’inquiétudes, de craintes mais aussi d’espoir, les jours comme les nuits s’écoulaient et la vie, cette arène se déroulait comme un tapis rouge dans la sphère des mystères.
Le premier mois de grossesse avec toutes les difficultés endurées par ma mère était passé et venait le tour du deuxième mois.
Quel sort, ce deuxième mois allait-il réservé à ma mère ? Encore plus de difficultés ou moins. Il faut attendre pour découvrir la véracité de cette interrogation.
Le deuxième mois de grossesse était tout aussi difficile que le premier. Malgré toutes les difficultés, l’embryon tant bien que mal prenait forme peu à peu.
Avec les bénédictions de la vie et les efforts de la médecine, ma mère, dans les réalités de la grossesse liées son état d’albumine puis toutes les complications de ce monde, ma mère tenait bon au cœur des douleurs et des difficultés insupportables pendant le troisième, le quatrième et le cinquième mois qui se sont achevés.
Au sixième mois, une situation anormale s’observe dans les attitudes de Mme Monique. Les signes d’une grossesse de neuf mois semblent se manifester. Elle a cette impression de vouloir accoucher mais ne croyait en toute vérité puisqu’elle n’était qu’au six mois de la grossesse.
Au matin du 25 Octobre 1986, M. Noureddine se rend au travail comme habituellement. Pendant qu’il est au travail Mme Monique se tord de douleur et sa situation se compliquait puis devenait de plus en plus difficile plus que jamais.
Ce 25 Octobre 1986, la situation était gravissime et Mme Monique était en danger notoire avec l’embryon. Elle était complètement fatiguée/
Plus les secondes s’égrènent plus son état se dégrade au point de perdre la vie avec l’embryon dans son ventre.
Ma mère n’en pouvait plus et était plus que jamais aux lèvres de la mort. Dès lors, on fit appel au secours d’urgence afin d’éviter le pire sans que mon Père ne soit informé.
En un laps de temps, une ambulance prit position au domicile de mon Père. Ma mère fut délicatement mis dans l’ambulance et la direction a été prise pour la clinique privé Haute-Savoie.
On informa, plus tard, mon père qui était à son service. Sans tarder, il prit la direction de l’hôpital qui avait accueilli sa femme.
Dans un état cadavérique très avancé puis avec la présence d’un embryon de six moi dans le ventre, les médecins optèrent pour une césarienne pour me sauver ma mère d’une part et d’autre part pour me sauver sinon nous deux allions mourir.
En une fraction de seconde, tout était coordonné puis les médecins débutèrent l’opération. Ils tentaient le tout pour le tout afin de sauver l’embryon que suis-je de même que ma mère.
Les médecins étaient à l’œuvre d’arrache-pied pour réussir le pari qui ne disait pas son nom. Le temps avançait pendant que l’opération se déroulait dans de meilleures conditions au sein du bloc opératoire.
Pendant que les inquiétudes s’observaient à l’extérieur du bloc opératoire, les médecins sereins et sûr continuaient de la plus belle des manières la délicate œuvre de sauvetage de l’embryon que suis-je à l’époque et de ma mère.
Il fallait surtout sauver cet embryon qui allait dans l’avenir devenir le seul garçon de la descendante du couple formé par M. Noureddine et Maman Monique.
Dur était dur ce petit moment de l’opération. Mais comme la vie est une arène ou le bon et le mauvais sont l’avers et revers de la même, l’opération avait eu du succès.
Ainsi, vers 12 h 55 minutes ce 25 Octobre 1986, les médecins retirèrent l’embryon que suis- je à l’époque du ventre de ma mère.
Devrais-je me qualifié d’embryon ou de bébé très prématuré ? Difficile à répondre car je ne saurais exactement lequel du monème sied précisément et convenablement à me désigner.
Dans tous les cas, je ressemblais à quelque chose comme un être humain.
J’étais très prématuré et je ne pesais qu’en tout et pour tout un kilogramme et vingt-cinq grammes. C’est avec cette masse que, je suis arrivé sur cette terre des hommes. Incroyable mais vrai.
L’état très fragile du nouveau -né que j’étais suscitait des inquiétudes. Une unique interrogation occupait les lèvres à ma vue. Cet embryon, allait-il pouvoir vivre ?
Quels que soient l’état de ma venue sur terre et la manière c’est-à-dire par la césarienne, les six mois dans le ventre de ma mère, la forme maigrelette, la masse d’un kilogramme et vingt- cinq grammes, j’étais né à Annemasse et tant que le cadeau du souffle ne m’avait pas encore abandonné, l’espoir demeurait pour moi et tout était possible dans cette vie qui est une arène.
Tout le monde était content de cette naissance exceptionnelle qui s’était effectuée de façon précoce dans des conditions difficiles et surtout par la voie anormale avec tous les risques possibles et sans la certitude de mon existence, on me donna sur –le- champ le prénom Samy.
Ma fragilité extrême dans un contexte médical critique dès mes premiers instants sur terre imposait une prise en charge intensive en unité de soins néonatals.
Dès lors, nous fûmes transférés d’urgence dans un hôpital à Genève en Suisse.
Mon père, abasourdi et déboussolé, était perdu dans cette affaire qui ressemblait à un film mais avec un flegme légendaire, il jouait sa partition d’homme dans la mesure du possible et dans le sens d’une suite favorable en faveur de sa femme et son premier garçon que j’étais.
Ma mère et moi étions hospitalisés à Genève dans l’hôpital ou nous avions été transféré.
Les médecins, au chevet de ma mère et l’embryon que suis- je, se battaient dans la mesure du possible dans un double sens, l’un pour me sauver et l’autre pour sauver ma mère.
Ils devaient absolument maitriser mes fonctions vitales, très compromises pa une immaturité métabolique.
Chaque jour qui passait était couronné d’efforts sans cesse et sans relâche de la part des médecins qui
menaient une lutte acharnée et constante contre ma défaillance respiratoire, mes infections et la nécessité d’une assistance respiratoire prolongée.
Tout était mis en place pour ma survie et celle de ma mère.
Dans cette lutte acharnée contre la mort, les nuages obscurs se dégageaient peu à peu et les rayons d’une lumière pleine d’espoir semblaient joyeusement se mettre en place à travers les signes d’une aura positive qui nous enveloppait au fur et à mesure que le temps avançait dans l’arène de cette vie.
Nous étions internés, jour pour jour pendant six (6) mois. Encore six (6).
Six (6) mois dans le ventre de ma mère, six (6) mois d’hospitalisation dans un hôpital à Genève. Ah, le chiffre six (6). Serais-je un descendant du chiffre six (6) vu que je suis né cette année mil neuf cent quatre-vingt-six (1986).
Avec tous les efforts orchestrés par les hommes de santé, un changement mélioratif s’observait dans mon état de santé et celui de ma mère par rapport à nos premiers instants à l’hôpital de Genève.
Ma mère avait retrouvé ses esprits et se portait mieux puis moi le petit le garçon recherché et tant attendu par le couple, donnais de l’espoir au grand bonheur de mon père.
Nous fûmes libères et rentrâmes à la maison sans un problème. Cependant des efforts étaient plus que jamais nécessaire en ma faveur pour maintenir et tenir la cadence de l’hôpital.
Je me nomme Samy et retrouva ainsi pour la première fois le domicile familial depuis le 25 Octobre 1986 c’est-à-dire six mois après que ma mère avait quitté la maison familiale dans état critique puis transportée à la clinique privé Haute-Savoie.
Bébé de six mois que j’étais et unique garçon de la descendance du couple formé par M. Noureddine, mon père et Mme Monique, ma mère, je suis précédé de trois sœurs, Nadia la première, Zakia la deuxième et Monia la troisième.
Je demeure le quatrième enfant du couple et je venais de prendre ainsi position dans la maison habitée par mon père et ma mère avec les trois grandes sœurs.