Un monde entre nous

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Summary

« Gabriel n’a qu’un seul souhait ; revoir sa mère disparue durant son enfance. Lorsqu’il découvre que la légende que lui racontait cette dernière est véridique, il tente tout pour la revoir mais ce qu’il va découvrir est tout autre et pourrait bien changer sa vie à jamais. »

Status
Ongoing
Chapters
7
Rating
n/a
Age Rating
16+

Prologue

La pluie s’était arrêtée de tomber depuis quelques minutes à peine et comme à chaque fois, c’était comme si elle n’avait pas atteint le sol, resté sec. Encore une chose étrange qu’on ne voyait que par ici. Comme cette légende sur une porte magique qui exauce les souhaits que me racontait ma mère. Je la cherchais depuis sa mort et je ne l’avais toujours pas trouvée. Peut-être n’existait-elle tout simplement pas.

Demain allait marquer la fin des vacances d’été et mon entrée à l’université. C’en était fini de mes balades en forêt afin de trouver cette fameuse porte et prouver à mon père que ce n’était pas juste une légende racontée aux enfants pour qu’ils s’endorment plus facilement. J’y croyais. Même si mes camarades me prenaient pour un fou, pour un asocial coupé du monde à toujours être en forêt, je voulais y croire.

Je fermai mes volets sur le soleil couchant, illuminant une dernière fois la forêt derrière la maison avant de faire son retour le lendemain. Déjà une chouette hululait, les cigales chantaient dans les prés fleuris alentours, qui embaumaient toute la maison de leur parfum sucré. Ma mère adorait faire des bouquets colorés qu’elle faisait sécher en les pendant au plafond du grenier. Mon père détestait ça, car il trouvait des pétales secs et en miettes un peu partout. Le grenier, c’était comme une bulle de joie pour moi, j’y trouvais tout ce qui me faisait plaisir quand j’étais enfant ; des livres, du matériel de dessin, mes vieilles consoles de jeux et plein d’autres jouets. Aujourd’hui, cela me rendait triste d’y aller, heureusement, je n’avais plus à le faire que quelques fois dans l’année lorsque mon père décidait de ressortir sa vielle canne à pêche.

Dans les draps frais, je fermai les yeux, pensant à ma mère, comme chaque soir depuis une dizaine d’années depuis qu’elle était morte d’une maladie soudaine. Je n’avais que huit ans et je pensais naïvement qu’elle allait revenir. Cette attente a détruit notre famille et plongé mon père dans une profonde détresse. C’était comme si je n’avais plus personne au monde sur qui compter, aussi, trouver cette porte était mon seul espoir dans cette vie.