La petite ville de Montclair
La nuit enveloppait la petite ville de Montclair d’un voile mystérieux. Les ruelles pavées résonnent des échos de pas furtifs, tandis qu’une fine brume dansait au ras du sol. Dans cette obscurité, un cri perça le silence, une note aiguë de terreur qui fit vibrer les murs du vieux manoir à l’orée de la ville. C’était un cri qui semblait provenir du fond de l’âme, un appel désespéré.
Marie, une jeune journaliste en quête de sensations, se tenait devant le manoir, le cœur battant. Elle avait entendu les rumeurs depuis des semaines. Les habitants parlaient d’un esprit vengeur, d’une présence maléfique qui hantait ce lieu depuis des générations. Mais pour elle, c’était une opportunité inespérée de faire un reportage sensationnel. Elle alluma sa lampe de poche et avança, déterminée à découvrir la vérité.
À l’intérieur, le manoir était un labyrinthe d’ombres et de poussière. Les murs étaient tapissés de portraits colorés, leurs yeux semblant la suivre alors qu’elle traversait les pièces. Marie savait qu’il y avait quelque chose de puissant dans cet endroit, quelque chose qui l’attirait malgré sa peur. Chaque bruit, chaque craquement du vieux bois sous ses pieds, la tenait en haleine.
Soudain, elle entendit un nouveau cri, plus proche cette fois, suivi d’un bruit sourd. Son instinct la pousse à explorer la direction d’où cela provenait. Elle escalada un escalier en colimaçon qui menait à l’étage supérieur, ses sens en alerte. En haut, une porte entrouverte laissait passer un éclat de lumière vacillante. Elle s’approcha lentement, son cœur battant la chamade.
En entrant dans la pièce, elle découvrit une scène indescriptible. Au centre, une jeune femme était prostrée, les mains sur les oreilles, ses cheveux épars cachant son visage. À côté d’elle, un vieux livre reposait ouvert, ses pages jaunies remplies de symboles étranges.
« Que se passe-t-il ? » demanda Marie d’une voix tremblante.
La jeune femme leva lentement la tête, et les yeux de Marie s’écarquillèrent en reconnaissant l’expression de désespoir sur son visage. « Ils ne peuvent pas me laisser partir. Ils veulent que je reste ici, à jamais. »
Marie s’approcha, son instinct de journaliste prenant le dessus. « Qui ? Qui est-ce qui te retient ici ? »