La liaision interdite

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Summary

> Elle est leur fierté. Il est leur cible. Mahana Morel, 27 ans, est la plus jeune commandante d’une unité spéciale de la police nationale. Son poste est prestigieux… mais fragile. Sa hiérarchie la surveille, ses collègues l’envient, et une seule erreur pourrait la briser. Un soir, poussée par sa meilleure amie à se détendre, elle sort dans un bar branché. Quelques verres… et une nuit d’égarement dans les bras d’un inconnu envoûtant. Ce qu’elle ignore, c’est que cet homme est Lorenzo De Luca, le chef de la mafia la plus redoutée du pays. Quelques jours plus tard, sa nouvelle mission tombe : infiltrer le réseau de Lorenzo. Le faire tomber. Mais comment garder son sang-froid… quand ton pire ennemi connaît déjà ton corps ? Entre passion et devoir, jusqu’où ira Mahana pour cacher… sa liaison interdite ?

Status
Ongoing
Chapters
2
Rating
n/a
Age Rating
18+

Chapiter 1

MAHANA

Le silence du matin n’était interrompu que par le léger cliquetis de la cuillère contre la tasse. Mahana se tenait dans la cuisine, les yeux fixés sur la pendule murale. Cinq heures quarante-sept. Comme chaque jour.

Son uniforme était déjà impeccable, son arme rangée, ses cheveux attachés au millimètre. Rien ne dépassait, ni dans son apparence ni dans sa vie.

— Mahana, mange quelque chose au moins, dit sa mère, inquiète, debout dans le cadre de la porte.

— J’ai pas le temps, maman. Et je déteste manger avant d’aller sur le terrain.

— Tu vis comme une machine, ma fille.

Elle répondit d’un demi-sourire. C’était vrai. Mais c’était la seule façon de tenir dans ce monde où on ne lui pardonnerait jamais la moindre faiblesse.

Elle quitta l’appartement quelques minutes plus tard, casque en main, silhouette élancée et droite comme un soldat. Elle était commandante d’unité spéciale, la plus jeune dans l’histoire de la force. Une étoile brillante… mais constamment menacée d’extinction.

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Le poste de commandement bouillonnait déjà à son arrivée. Tout le monde savait qu’un gros coup se préparait.

— Bonjour Commandante, lança un agent.

Mais c’était une autre voix qui la fit sourire.

— Tu sais que tu pourrais sourire un peu plus, t’as le visage d’une veuve en uniforme, lança Ewan, son bras droit et ami depuis la fac.

— Et toi t’as toujours le sarcasme d’un chien mal nourri, répondit-elle sans le regarder.

Il éclata de rire.

— Tu sais ce qu’on dit, non ? Plus la mission est risquée, plus je suis drôle.

— C’est pour ça que t’es aussi lourd aujourd’hui ?

Ils entrèrent ensemble dans la salle de briefing. Sur l’écran principal : deux photos, deux visages connus du milieu. Des rivaux. Deux clans qui se disputaient le même réseau. L’un d’eux tenterait d’acheter une grosse quantité de drogue ce soir, dans un bar très populaire du centre-ville.

Mahana fronça les sourcils.

Pas de mafieux connus à l’échange. Trop discret. Trop bien organisé.

— On va infiltrer discrètement, lança-t-elle. Je veux tout filmer. Je veux les noms. Je veux leurs visages. Et pas de mouvement brusque sans mon signal.

Son regard croisa celui d’Ewan. Il savait lire dans ses silences. Et il comprit : cette mission pouvait la faire monter… ou la détruire.

LORENZO

Pendant ce temps, dans un salon de marbre noir surplombant les toits de la ville, Lorenzo De Luca se tenait debout devant une large table couverte de plans, d’écrans et de photos.

Autour de lui, le silence était total.

— On a confirmé l’heure et le lieu ? demanda-t-il, la voix grave et calme.

— 21h. Bar El Sol. Les deux petits chiens vont essayer de conclure leur accord sans se faire remarquer.

Lorenzo esquissa un sourire bref. Deux gangs de bas étage qui pensaient pouvoir acheter en douce sur son territoire ? Il en avait vu d’autres. Et tous avaient fini au même endroit : sous la terre.

— J’y vais moi-même, dit-il simplement.

Tous les regards se tournèrent vers lui.

— C’est pas un peu... risqué ? souffla son bras droit.

— Ils veulent jouer aux durs dans mon dos. Je veux voir leurs yeux quand ils me verront arriver. Et s’ils résistent... je leur arrache la langue.

Il passa une main sur sa nuque, là où un tatouage discret s’étendait sous le col de sa chemise. Il aimait que tout soit propre, précis. Et ce soir, il ne voulait pas d’un bain de sang. Juste un message clair : rien ne se passe ici sans son accord.

Il attrapa son manteau long, en cuir sombre.

— Prépare la voiture. Ce soir, on fait le ménage.

> Ce soir-là, dans les rues saturées de lumières et de musique,

La tension allait frappé.