ET JE L'AI RENCONTRÉ ❤️🫶✨

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Summary

Ma vie a toujours été douce. Trop douce. Calme, discrète, presque effacée. J’ai toujours cru qu’elle resterait ainsi, sans éclat. Mais un jour, tout a basculé. Un événement. Un bouleversement. Et au milieu du chaos, de ce brouillard épais… je l’ai vu. Lui. Il n’a pas seulement changé ma vie. Il m’a vue, vraiment. Dans son regard, j’ai commencé à exister. Il m’a tendu la main, et sans le savoir, il m’a aidée à me découvrir. À m’aimer. À devenir celle que je n’osais pas être. Et même si le chemin n’a pas toujours été doux, il m’a menée jusqu’à moi.

Genre
Romance
Author
Shayoo
Status
Ongoing
Chapters
1
Rating
n/a
Age Rating
16+

Chapitre 1___Là où tout à commencé

Je n’ai jamais été une fille bruyante.Je n’étais pas vraiment calme non plus. J’étais… sage. Une de ces filles qu’on remarque pour leur discrétion, leur manière posée d’exister, presque effacée.

C’est ma grand-mère qui m’a façonnée comme ça, avec douceur mais fermeté, comme une main chaude posée sur une joue glacée.

(Pour que tu comprennes : mes parents étaient trop jeunes quand je suis née. Deux adolescents avec un bébé entre les bras… alors ils ont pris une décision. Celle de me confier à ma grand-mère. Dès mes premiers mois, j’ai appris à l’appeler Mman, comme si c’était elle, ma mère.)

Très tôt, j’ai appris à ne pas déranger, à ne pas crier, à ne pas trop rire fort.

À marcher droit, à dire "bonjour", à m’excuser même quand ce n’était pas ma faute.

Je ne regardais jamais les gens dans les yeux, surtout dans la rue. Leur regard me faisait peur, me traversait, comme si j’étais nue.

Et depuis la mort de mon père… c’est pire.

J’ai construit un mur autour de moi, pierre par pierre, silence après silence.

Il est mort à cause d’une maladie.

Une saleté qui l’a vidé peu à peu, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien que l’ombre d’un homme fort.

Et le jour où il est parti… j’ai senti un vide. Comme si une partie de mon corps avait été arrachée.

Depuis, je marche sans savoir où je vais. Tout me paraît flou. Comme si ma vie s’était éteinte avec lui.

Je m’appelle Sephora, j’ai 19 ans. J’ai terminé mes études, mais je n’ai choisi aucune voie. Rien.

Peut-être que j’ai peur de devenir adulte.

Ou peut-être que je me cache, tout simplement.

Ce jour-là, j’étais couchée sur mon lit.

Les bras croisés sur le ventre, les yeux fixés au plafond. J’écoutais le silence comme s’il allait me répondre. Et puis, on a toqué.

C’est qui ? ai-je lancé d’une voix un peu fatiguée.

Pas de réponse. Juste le bruit de la poignée qui tourne.

La porte s’est ouverte lentement… et c’était elle. Mman. Ma petite grand-mère adorée, toujours droite malgré les années, toujours élégante dans ses robes fleuries et ses sandales usées.

Elle est restée un moment dans l’embrasure de la porte, les mains croisées dans le dos, son regard légèrement moqueur.

Alors maintenant, pour entrer ici, faut une invitation ? dit-elle avec un petit sourire en coin.

Je me suis redressée un peu, les genoux ramenés contre moi.

J’ai juste besoin d’un peu d’intimité, Mamie… t’sais, parfois.

Elle s’est avancée doucement, ses pas traînant un peu sur le tapis.

Elle s’est assise au bord du lit, les mains posées sur ses genoux, ses yeux brillants d’un éclat que je connaissais trop bien : celui qu’elle cachait quand elle allait dire quelque chose de difficile.

Je ne suis pas venue te déranger.

Elle a marqué une pause. Inspiré profondément.

Je voulais juste te dire qu’on va déménager.

Un silence s’est installé, lourd, suspendu.

Cette maison… elle me fait trop mal, chérie. Tout ici me rappelle ton père. Chaque coin, chaque meuble, même l’odeur de ses vêtements dans l’armoire… J’y arrive plus. J’ai besoin de partir.

Elle parlait lentement, presque comme si elle s’excusait.

Sa voix s’était brisée à la fin de la phrase. Juste un peu. Mais je l’ai entendu.

Je me suis tournée vers elle, j’ai pris sa main dans la mienne.

Si cette maison te fait souffrir, Mamie… alors on part.

J’ai tenté un sourire.

J’veux que tu sois bien. Et je sais que Papa voudrait ça aussi.

Elle a hoché la tête, les yeux embués. Puis elle m’a tirée doucement vers elle et m’a prise dans ses bras. Un de ces câlins silencieux qui disent tout.

Merci, ma puce. Je savais que tu comprendrais. T’as toujours été plus mature que ton âge. T’es mon portrait craché…

Tu parles, je suis plus belle que toi, répliquai-je avec un sourire espiègle.

Elle a levé les yeux au ciel et m’a tapoté la tête.

T’as besoin de quelque chose ? T’essaies de m’attendrir pour gratter un service ?

Je l’ai regardée avec une petite moue, les joues gonflées.

J’ai faaaaim.

T’inquiète, le dîner est bientôt prêt, dit-elle en passant sa main dans mes cheveux avec tendresse.

Ses doigts étaient froids, osseux, mais j’aimais cette sensation.

Avant de sortir, elle m’a regardée une dernière fois avec un sourire doux, presque triste.

Quand la porte s’est refermée, j’ai laissé mon regard dériver dans la pièce.

On allait vraiment partir d’ici.

Je me suis levée, le cœur lourd, et j’ai ouvert mon placard.

J’ai commencé à plier mes vêtements. Chaque t-shirt, chaque pantalon avait une odeur, un souvenir.

Et puis je suis tombée sur elle.

Cette robe.

Une robe blanche, simple, avec des fleurs brodées sur le col.

C’était la robe que je portais pour les anniversaires, les petites fêtes… les rares moments heureux.

Je l’ai enfilée, juste pour voir.

Devant le miroir, j’ai presque eu un choc.

J’étais amaigrie. Mes joues creusées, mes cernes foncées comme si je n’avais pas dormi depuis une éternité. Mes cheveux, toujours aussi épais, tombaient en bouclettes ternes autour de mon visage.

La robe flottait un peu.

Je suis restée là un long moment à me regarder… sans vraiment me reconnaître.

Et pourtant, au fond de moi, j’étais encore là. Quelque part.

Après avoir fini les valises, je suis allée dans la cuisine.

Mman séparait les portions dans des assiettes. Pour ma tante et mon oncle

(NB : Elle a eu 3 enfants. Mon père était l’aîné. Il ne reste plus que deux — une fille et un garçon.)

J’ai cru que t’allais jamais sortir de là, dit-elle sans même tourner la tête, comme si elle avait senti ma présence.

Je préparais mes affaires, soufflai-je. Tu sais… pour le déménagement.

Elle hocha la tête lentement, le regard fixé sur les assiettes.

T’as tout bien rangé ? Rien oublié ?

Non Mman. Tout est prêt. Tu veux que je t’aide à faire quelque chose ?

Elle se retourna enfin, me regarda avec un petit air amusé.

Oui. Mets la table. Et appelle les autres. Ce soir, on mange tous ensemble.

D’accord.

Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas dîné en famille.

Depuis qu’il est parti, plus rien n’était pareil.

Mais ce soir, j’avais envie d’y croire un peu. Juste un peu.











Merci d’avoir pris le temps de lire mon histoire.

C’est la toute première que j’écris, et je commence à découvrir ce sentiment merveilleux qu’est l’écriture… cette sensation de mettre des émotions en mots, de créer des liens invisibles entre les cœurs, même à travers un écran.

J’apprends encore, je cherche mon style, mais chaque vue, chaque vote, chaque commentaire m’encourage à continuer. Alors merci, vraiment, d’être là au tout début de ce chemin avec moi.

Avec tout mon cœur,💛 Sephora