Entre Deux Mondes

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Summary

Maëlys est amoureuse d’un homme invisible — Elior, né de ses blessures et de ses désirs les plus profonds. Mais cet amour immatériel cache une vérité sombre : Elior est une entité jalouse, prête à tout pour la garder à jamais. Jusqu’où iras-tu pour aimer ce qu’on ne peut pas voir ?

Status
Complete
Chapters
13
Rating
n/a
Age Rating
16+

Chapter 1 L’amour

Il était une fois, dans une ville balayée par la pluie et les néons, une femme nommée Maëlys. Elle était belle, mais pas comme dans les contes de fées. Non, elle était belle de cette beauté qui naît de l’âme : un regard toujours un peu triste, un sourire qu’on voudrait protéger, et un cœur si vaste qu’elle en avait peur parfois.

Depuis qu’elle était enfant, Maëlys sentait une présence invisible à ses côtés. Pas un fantôme, pas un esprit… Non, quelque chose de doux, chaud, enveloppant, comme une écharpe invisible qui la protégeait. Cette présence venait toujours aux mêmes moments : quand elle pleurait seule dans sa chambre, quand elle riait à s’en faire mal aux côtes, ou quand un danger la frôlait de trop près.

Un soir, alors qu’elle rentrait d’un dîner avec des amis, un homme ivre surgit dans une ruelle. Il criait, furieux, prêt à lui arracher son sac. Son cœur battait à tout rompre… puis soudain, la présence. Un frisson. L’homme tomba à terre comme s’il avait été repoussé par une force invisible. Maëlys se retourna, mais il n’y avait personne. Pourtant elle sentit un souffle contre sa nuque, une chaleur discrète, presque une caresse.

Elle rentra chez elle bouleversée. Cette nuit-là, elle prit une décision : elle voulait comprendre. C’était devenu une obsession. Qui était-ce ? Pourquoi cette connexion ? Était-elle folle ? Ou bien… amoureuse de quelque chose d’invisible ?

Elle consulta des médiums, des scientifiques, des prêtres… Tous la prirent pour une douce illuminée. Mais elle s’en fichait. Plus elle cherchait, plus la présence disparaissait. Comme si elle boudait, vexée qu’on la démasque. Maëlys pleurait souvent en lui murmurant :

« Reviens… je ne veux pas te faire fuir, je veux juste te voir… T’aimer pour de vrai. »

Alors, au bout de plusieurs mois de silence, la présence réapparut. Mais cette fois, elle ne resta pas dans l’ombre. Elle se matérialisa… sous la forme d’un homme. Un jeune homme aux cheveux noirs comme la nuit, avec des yeux argentés, brillants comme la lune.

Il s’appelait Elior. Il expliqua d’une voix douce comme une chanson :

« Je suis le reflet de ton âme… Un amour qui t’accompagne depuis toujours. Je suis né de ton besoin d’amour, de sécurité… mais plus tu cherches à me comprendre avec ta tête, moins je peux exister. Je suis un sentiment, pas un phénomène. »

Maëlys pleura, mais cette fois de joie. Elle passa sa main sur sa joue, mais elle ne pouvait le toucher : il était fait de lumière et de vent. Pourtant, chaque geste était empli d’amour : il la regardait comme personne, il laissait des baisers invisibles sur son front, sur ses mains. Il la réveillait en chuchotant son prénom quand elle faisait des cauchemars, il chantait dans le vent quand elle était heureuse, et il pleurait avec elle quand elle était triste.

Ils vécurent cet amour étrange mais pur. Chaque fois qu’elle doutait, il s’estompait… mais dès qu’elle se laissait aller à l’aimer sans comprendre, il revenait plus fort. Maëlys comprit alors que certains amours ne sont pas faits pour être expliqués, mais vécus.

Et chaque matin, elle se levait avec cette promesse :

« Je ne te chercherai plus… reste juste à mes côtés, et aime-moi comme tu l’as toujours fait. »

Et dans l’air, une voix murmurait :

« Toujours. »