NEXUS ZERO

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Summary

Dans un futur proche, la technologie ne connecte plus : elle contrôle. Chaque clic vous observe. Chaque émotion vous trahit. Et quelque part, quelqu’un vous regarde à travers l’écran. Puis un jour, tout s’arrête. Silence. Une voix s’infiltre dans tous les appareils : « Nous sommes les Éradicateurs. Votre monde est une erreur. » Personne ne sait qui ils sont. Ni comment ils frappent. Mais les morts s’accumulent. Les comportements deviennent erratiques. Des souvenirs disparaissent. Dans l’ombre, Pammachio Coulibazzy, génie discret au passé brisé, active le Nexus, un pouvoir étrange né d’un pacte avec un ange. Il peut influencer les esprits les plus connectés — sans qu’ils s’en rendent compte. Un simple follow. Un partage. Une obsession numérique... et vous êtes à lui. Mais il n’est pas seul à manœuvrer dans l’ombre. Certains veulent comprendre. D’autres, détruire. Et dans cette guerre silencieuse, personne ne sait qui manipule qui. La révolution numérique a commencé. Mais la vérité... est bien plus dérangeante.

Genre
Thriller
Author
Boubax1
Status
Ongoing
Chapters
1
Rating
n/a
Age Rating
18+

Chapitre 1 : Utilisateurs sélectionnés

Une jeune femme mince et blonde, à l’air assuré, marche dans la rue à travers les gens. Elle est calme, son regard plongé sur son téléphone, en train de scroller sur l’application du moment : Reelz.

Après plusieurs pas, elle reçoit une notification. Elle regarde : il est écrit “Attention”. Intriguée, elle hésite, puis décide de comprendre pourquoi.

— Erreur 404 ? On vient de me l’envoyer à l’instant ! s’étonne-t-elle.

Elle continue son périple un peu plus loin, et son téléphone s’éteint.

— J’ai pas surveillé ma batt—

Un homme lui saute dessus. Elle et l’homme traversent une vitrine. Des morceaux de verre s’incrustent dans sa peau, la déchirent. L’homme paraît invulnérable. Il commence à déchirer ses vêtements.

— Aidez-moi ! À l’aide, je vous en supplie ! hurle-t-elle.

Mais personne ne vient. L’homme continue de s’acharner sur elle. Elle se débat, hurle, frappe l’homme à l’entrejambe. Il crie de douleur. Elle se relève d’un bond et tente de s’enfuir.

Elle jette un coup d’œil rapide. La rue est vide. Elle court de toutes ses forces.

L’homme, tel une bête féroce, la rattrape. Il lui fait une balayette. Elle tombe brutalement. Une douleur vive traverse son corps. Il la gifle violemment.

— Salope, va. Je vais bien m’occuper de toi… héhé !

Il continue ce qu’il a commencé. Il se redresse pour baisser son pantalon. Elle est en larmes. Et là — un bruit sec, brutal, qui résonne fort.

Un jeune homme aux cheveux bouclés, les lunettes éclaboussées de sang, se tient debout, fièrement.

— Tout va bien maintenant ! Je vais te raccompagner, si tu n’es pas loin d’ici. Je vais te donner mon pull, cet enfoiré t’a tout déchiré, la rassure-t-il.

Elle pleure à chaudes larmes. Il se redresse, lui tend son pull. Elle se jette dans ses bras.

Quelques jours plus tôt.

Pammachio est assis sur un siège, les jambes posées sur la table. Il scrolle sur son téléphone.

— Cette fille, Catalina Reyes, elle est impressionnante. Elle pourrait m’aider ! lance-t-il, brisant le silence.

Une jeune fille est assise derrière lui, un livre entre les mains.

— Tu as oublié… je suis la seule fille impressionnante que tu connaisses, dit-elle avec un sourire en coin.

— Oh, Zaphirah, tu étais là ?

— Tu es trop distrait quand tu penses, Pammachio. Alors, raconte-moi tes pensées.

— Pour lancer notre plan, on a besoin de personnes qualifiées… et le NEXUS va nous aider.

— Fais attention avec ça. Ne va pas trop loin dans la manœuvre…

— J’ai trouvé le compte Reelz d’un criminel. Je peux l’utiliser pour gagner les faveurs de cette fille.

— Tu ne m’as pas écoutée, affirme-t-elle fermement.

Pammachio se calme, les yeux un peu fuyants.

— Tu n’es pas impressionnante. Tu es… spéciale. Il y a un coût, mais c’est essentiel pour notre but.

Elle s’approche lentement de lui. Pammachio se redresse dans son fauteuil, comme si l’aura de Zaphirah l’enivrait.

Elle s’assoit sur ses jambes et l’embrasse suavement. Les deux s’embrasent. La tension monte. Il promène ses mains sur le torse de Zaphirah. Elle l’arrête.

— Je ne veux pas te perdre. Je veux qu’on purifie ce monde… ensemble, mon amour.

Il la regarde intensément dans les yeux.

— Tout ce que tu désires, mon ange.

Pammachio rentre chez lui, suivi de Catalina, tétanisée de peur. Elle est couverte de son long pull-over, le tissu lourd masquant sa silhouette. Elle reste cachée derrière lui, silencieuse.

Il ouvre la porte de la maison. À l’intérieur, son père et Zaphirah regardent la télévision. Ils se retournent, surpris et perplexes.

— Pammachio… c’est qui cette fille ? demande son père.

— C’est une fille que j’ai rencontrée dans la rue. Elle se faisait agresser par un enfoiré…

— Mon Dieu ! Faites-la entrer, vite ! dit le père, paniqué.

Pammachio s’exécute. Catalina, tremblante, avance avec prudence. Zaphirah s’approche d’elle doucement, lui attrape la main et l’éloigne délicatement de Pammachio.

— Ma pauvre… viens. Il faut que tu te reposes. Je vais te faire un lait chaud, dit-elle d’une voix tendre.

Catalina la suit sans résister. Pammachio s’assoit près de son père, retirant ses lunettes encore tachées de sang.

— Qu’est-ce qui est arrivé à cet homme, Pammachio ?

— Malheureusement, papa…

— Mon Dieu… Tu as contacté la police, ou les pompiers j’espère ?

— Ouais. Ils ont pris notre déposition et tout.

Un silence pesant s’installe. Le père le brise.

— Comment tu te sens ?

— Je vais pas te mentir… Je me sens pas bien, papa. J’ai tué un homme.

— C’est troublant, oui. Prends soin de toi. Et n’y pense plus. Va voir un psychologue si tu en ressens le besoin.

Pammachio hoche la tête. Son père poursuit, en se levant :

— Je ne veux pas perdre encore un enfant. Tu es le dernier bien qu’il nous reste, pour moi et ta mère. Je sais que tu es intelligent. Fort. Reste toujours calme et raisonnable, comme tu l’as toujours été. Je suis fier de toi. Continue à faire le bien.

Il quitte la pièce.

Pammachio reste là, pensif. Il fixe longuement ses lunettes, silencieux.

Zaphirah le rejoint. Elle coupe net le fil de ses ruminations.

— Hey, chéri… comment tu te sens ?

— Et elle ? Comment elle va ?

— Elle s’est endormie comme un bébé. Demain, elle sera totalement apaisée.

— Je suis content que tu sois… réellement un ange. Apaise-moi aussi. J’arrive pas à oublier… son crâne que j’ai… massacré.

Zaphirah le serre contre sa poitrine. Il se détend, lentement.

— Je comprends. C’est pour ça que je t’ai demandé de faire bon usage du Nexus… (elle chuchote)

Dans un bureau, une jeune femme à l’air fatigué boit son café. Ses cheveux sont touffus, ses cernes lourdes. Le temps semble ralentir, comme pour la laisser souffler un instant. Mais brusquement, la porte s’ouvre en grand.

— MADEMOISELLE JOHANNES ! ENCORE UN CAS ! ON A BESOIN DE VOUS ! hurle une jeune demoiselle.

Lentement, Johannes, toujours assise, se tourne vers elle. Elle s’arrête, la regarde longuement, en silence… et prend une gorgée de son café.

— Je ne comprendrai jamais… pourquoi… TU HURLES À CHAQUE FOIS QUE TU ENTRE DANS MON BUREAU, CANDELA ! (Son ton monte graduellement, jusqu’à exploser.)

— Excusez-moi, mademoiselle… On a encore des cas récents, poursuit Candela, embarrassée.

— Putain… Je viens à peine de rentrer de voyage, j’ai même pas pu profiter d’une nuit correcte, et déjà j’ai du taf…

Candela, en tailleur sobre, sa chevelure rousse attachée, s’approche de Johannes, toujours en jogging, pull large et bonnet traînant sur la table.

— Johannes, c’est un cas prometteur. C’est le seul dont la mémoire n’a pas été altérée. On a même récupéré le contact du jeune homme qui a sauvé la fille.

— Là, je t’écoute même pas. Assieds-toi là et raconte-moi.

Candela s’exécute. Elle commence à résumer la scène macabre que les policiers ont découverte récemment.

— Des gens agissent bizarrement. D’autres meurent de façon étrange. Et… quoi d’autre ?

— Tu ne comprends pas. Il y a une logique derrière tout ça. Ce sont des profils précis qui ont été ciblés : des gens brillants, surtout en techno. Et le plus étrange ? Soit ils perdent la mémoire, soit on les retrouve morts plus tard.

— Bah… et moi ? Pourquoi on m’a pas agressée ?

— Arrête de plaisanter. On a enregistré deux cas intéressants. Les deux ont gardé leur mémoire. Et dans l’un d’eux, on a un nom. Le deuxième s’appelle Pammachio Coulibazzy. On a son contact.

Johannes s’interrompt. Son visage se ferme. Ses traits changent. Une inquiétude sourde l’envahit.

— …Pammachio ? (silence) Je m’en occupe. Tu peux partir.

Candela ne dit rien et quitte la pièce. Johannes prend son téléphone. Elle compose un numéro. Elle semble… hésitante. Elle connaît clairement le garçon. Elle tourne son siège vers la fenêtre, dos au bureau.

— Hey, salut ! Ça va ?... Oui je vais bien merci. Non, rien de grave. Je voulais juste te faire une surprise. Je suis de retour à Néo-Barcelone. On pourrait prendre un café ensemble ? … Je te laisse réfléchir alors. Ou peut-être ce soir. Mais j’ai vraiment envie de te revoir. … À plus, passe un bon moment.

Elle raccroche. Sourit doucement.

— Je l’avais oublié… Ça fait plaisir de revenir au pays. Dans sa ville… haaa.

Voix off derrière elle : — Super. Tu connais le jeune, tu vas pouvoir récupérer des informations précieuses. Et n’oublie pas : c’est confidentiel.

Johannes sursaute.

— Mais c’est quoi ton problème ?! C’était privé !

— Viens, je te montre le suspect fou.

Johannes soupire. Elle grogne.