Nos âmes noircies

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Summary

Deux mondes. Le premier monde est celui d’Alba Rune Kumar Jackstone, une jeune femme qui a vécu un viol de la part de son patron. Malgré sa blessure, elle parvient à rester forte. Mais elle ignore dans quel danger elle s’aventure lorsqu’elle découvre l’autre monde. Le second monde est celui de Tyler Karl Carter Stonewood, un homme aux cheveux bruns et aux yeux gris comme la glace. Froid, distant et exécrable, il cache pourtant de lourds secrets. Deux mondes différents, mais un point commun : tous deux ont été détruits par la vie. « Tu joues à un jeu dangereux, mon ange. Tu ne sais pas ce qu’être à moi signifie. » Playlist : Nos âmes noircies sur Spotify

Status
Ongoing
Chapters
35
Rating
5.0 1 review
Age Rating
18+

Chapitre 1:

- Attention tout le monde, nous arrivons dans une zone de turbulence, alors je vous prie de rester bien accrochés jusqu'à l'atterrissage, nous explique l'hôtesse de l'air avant de se rassoir sur son siège. Je souffle et regarde par le hublot. Qu'est-ce qui m'a pris de venir passer les vacances avec eux plutôt que de rester bosser à Paris, putain ! Kenny m'a invité il y a une semaine avec nos trois amies d'enfance pour qu'on se retrouve. Elle nous a organisé un voyage en Martinique où elle a loué une villa pour qu'on y passe deux mois. Je ne sais pas ce qui m'exaspère le plus : être ici alors que je n'en ai absolument pas envie ou savoir qu'elles ont aussi toutes invité leurs copains !

Pas de bol pour moi, je n'en ai pas. Plus d'histoire d'amour pour moi, la solitude est ma meilleure amie. Je sens du mouvement à côté de moi. Les passagers sont en train de descendre de l'avion. Je récupère mon sac à mon tour et sors. La chaleur s'abat sur moi comme une délicieuse morsure. Au moins ici, je pourrai bronzer ! Je rentre dans l'espace pour récupérer mes bagages le plus vite possible. Le voyage m'a épuisé. Je ne pense qu'à dormir depuis un moment, et dans un lit, pas dans un siège inconfortable ! J'attrape ma valise sur l'un des tapis. Par chance, c'est l'une des premières qui arrivent ! En récupérant ma valise, je me retourne trop vite et fonce dans un jeune homme. Il est brun, a les yeux gris et plusieurs tatouages au niveau des bras. Il est d'une beauté à en couper le souffle.

— Tu peux pas regarder devant toi ! grogne l'homme que je viens de cogner, visiblement de mauvaise humeur.

Un "excusez-moi de vous avoir bousculé" ne serait pas de refus. Je prends une minute à comprendre qu'il s'adresse à moi.

— Je te signale que c'est toi qui m'as foncé dedans, je réponds. Il se rapproche de moi, menaçant. Il a dû avoir une sale journée pour me regarder comme s'il voulait me tuer.

— Princesse, je crois qu'on va avoir un problème, toi et moi. Je n'aime pas du tout le ton que tu emploies avec moi. Et je te prie de me vouvoyer, on n'a pas élevé les cochons ensemble, beauté, me répond-il en me fusillant du regard. J'attrape ma valise et je ne peux m'empêcher de lui dire :

— Sale con ! Et je m'en vais sans un regard en arrière. Dommage que ce garçon ait un comportement exécrable. Niveau visage, il a été gâté à la naissance, ce gros crétin. Je réussis à trouver un taxi. Je suis maintenant devant la porte de la villa à attendre, comme une bouffonne, si je toque ou pas. La seule pensée qui me traverse est de rentrer chez moi, mais je sais que ce n'est pas possible, j'ai déjà fait le trajet. Et je n'ai pas la motivation de me taper le retour.

Je toque timidement, puis un peu plus fort pour qu'on m'entende. La porte s'ouvre à la volée et une fille me saute dans les bras en criant comme une hystérique ! Kenny se détache de moi en souriant à s'en détruire la mâchoire. Elle n'a pas changé depuis le lycée, à part que ses cheveux blonds ont un peu viré au brun, mais elle reste la même. Ses yeux noisettes brillent sous l'effet de sa bonne humeur. Elle est magnifique, de toute façon, elle l'a toujours été.

— Putain, Alba, ça fait tellement longtemps ! Tu es magnifique. J'essaye de faire mon plus beau sourire en la remerciant. Viens, tout le monde t'attend ! Elle me prend par la main en me tirant pour que je marche un peu plus vite. On peut voir une énorme piscine juste à côté de la villa.

Elle est magnifique, les murs sont blancs et le toit est gris, ce qui donne un aspect propre et luxueux à l'extérieur, ce qui doit forcément être le cas à l'intérieur !

— Wow, c'est magnifique, je murmure. Nous passons la porte d'entrée et nous entrons dans le spacieux salon. La déco est comme je le pensais avec le thème gris et blanc. C'est là que je remarque plusieurs personnes sur le canapé qui m'observent, je me sens rougir, je ne les avais même pas vus. Je reconnais trois visages : Jade, la rousse avec les yeux verts, elle porte une robe noire ce qui fait ressortir ses yeux verts. Lou, la métisse aux yeux noirs, elle porte un short beige et un débardeur blanc qui la moule à la perfection, oui parce que niveau corps de rêve, cette fille est du top du top ! Et enfin Rubis, la brune aux yeux bleus, c'est l'une de mes meilleures amies avec laquelle je suis la moins proche. Nous nous sommes éloignées pour des raisons évidentes : la distance. Elle porte une petite robe rose courte. Mes meilleures amies n'ont pas changé, elles sont toutes toujours aussi jolies. Elles me sautent toutes dans les bras avant de s'écarter pour me laisser respirer.

— Ça fait tellement longtemps qu'on ne t'a pas vue, tu n'as pas changé, me dit Jade en souriant de ses dents blanches.

— Elle a raison, tu es magnifique, Alba, continue Rubis.

— Canon en vue, se moque gentiment Kenny et Lou. Je leur donne un coup d'épaule, rouge de honte.

— C'est bon, les filles, on arrête les compliments, je ricane. C'est gênant, là. Je roule les yeux en rigolant.

— Tu as raison, continue Lou, bon, on passe aux présentations, les garçons, levez-vous. Ils se lèvent en me souriant. Alba, je te présente Roy, mon copain, je me tourne vers le grand blond plutôt costaud avec des yeux verts, il est plutôt mignon. Et ensuite voici Marc, le copain de Rubis, je me tourne vers le métisse, il est pas mal non plus. Je leur serre la main en me présentant à mon tour.

— Et enfin John et moi, continue Jade, nous sommes ensemble, me dit-elle, je serre la main à son copain.

— Et mon copain va arriver dans quelques minutes, commence Kenny, il a eu un petit problème sur la route.

— Tyler est jamais à l'heure, c'est grave, geint Rubis, faut peut-être lui apprendre à se pointer à l'heure ! Elle reçoit un gentil coup de coude de la part de Marc ce qui la fit rire. La porte s'ouvre et laisse entrevoir des cheveux bruns, des yeux gris glaçants et plusieurs tatouages au niveau des bras.

— C'est bon, je suis là, commence celui-ci, je me fige, je connais cette voix. Le mec de l'aéroport, c'est lui...

— T'es en retard, le réprimande Kenny en lui sautant dans les bras. Elle le prend par le bras et le ramène vers moi, il lève ses yeux vers moi et se fige. Moi aussi, je t'ai reconnu, bouffon, un sourire arrogant s'affiche sur ses lèvres. Un sourire que j'aurais voulu vite arracher !

— Alba, je te présente Tyler, mon copain, je ne bouge pas et ne fais même pas l'effort de lui sourire. J'ai juste une envie de lui donner une bonne gifle pour effacer ce joli sourire arrogant sur ses lèvres.

— Aaaa, c'est donc toi la fille de l'aéroport, il sourit encore plus. Je serre les poings.

Retiens-toi, Alba, c'est le copain de Kenny.

Ne le tue pas.

Il mérite juste qu'on lui foute un coup de poing dans la gueule, mais retiens-toi.

— Je m'appelle Alba, je réponds froidement, Kenny me regarde comme si elle voulait savoir ce qu'il se passe.

— Bon, les mecs, venez, on sort, on se fait chier ici, dit Tyler, ses amis le suivent et sortent avec lui dans le jardin en rigolant. Dès que la porte se referme, les filles se jettent sur moi pour me questionner, en particulier Kenny.

— Tu connais Tyler ? demande-t-elle, je m'empresse de la rassurer.

— Non, je ne le connais pas, Kenny, je lui ai foncé dedans dans l'aéroport sans faire exprès et c'est comme ça que je l'ai rencontré. J'omets le fait que je l'ai traité de sale con, ce n'est peut-être pas nécessaire.

Pas maintenant, en tout cas.

— Bon, viens, Alba, je vais te montrer ta chambre, je la remarcie intérieurment de me sauver de cette situation gênante.

— Bon, nous avons toutes chacune notre chambre avec les filles, on est à l'étage du haut, donc si tu as un problème, tu nous le dis, OK ?

— Ok, je réponds en souriant.

— Ok, bon, je te laisse t'installer, elle sort et me laisse seule en face de l'immense chambre sous mes yeux. Au centre de la pièce se trouve un énorme lit avec de nombreuses étagères blanches pour ranger ses affaires. Sans oublier que grâce à la véranda de ma chambre, je peux sortir sur la terrasse. Pratique quand ce sera le soir et que je voudrai me vider l'esprit. Je dépose ma valise dans un coin de la pièce et mon sac sur mon lit. Je sors de ma chambre en prenant bien soin de refermer la porte derrière moi, en me retournant, je me cogne contre quelqu'un. Je lève la tête, exaspérée. C'est toujours la même personne.

Tyler.

— Je vais finir par croire que tu ne sais pas marcher droit, me dit-il froidement.

— Ou alors c'est juste toi qui ne regardes pas devant toi, il m'ignore et continue :

— C'est ta chambre ? J'acquiesce, il passe sa main dans ses cheveux bruns en réfléchissant.

— Décale-toi, je veux passer, au lieu de se décaler, il se rapproche de moi en me fixant de ses yeux gris glaçants. Ça me déstabilise, la façon dont il me regarde. Mais je ne laisse rien paraître et je ne bouge pas.

— Une dernière chose, princesse, c'est moi ou à l'aéroport, tu m'as insulté de con ? Je peux voir a l'expression de son visage qu'il ne rigole plus. En l'insultant, j'ai blessé son petit ego de bourge, pathétique.

— Appelle-moi encore princesse et je te fais bouffer ta langue, il ricane peu convaincu.

— Ok, beauté, calme-toi, c'est juste de l'humour, décoince-toi. Son sourire disparaît à la seconde où il est apparu, il affiche un air froid et menaçant. Une dernière chose, Alba, comparé à toi, je n'ai qu'une parole. Tu m'insultes encore une seule fois et je te jure que cette fois, je ne te raterai pas. Il se décale et continue son chemin, me laissant là, plantée au milieu du couloir.

Sérieusement, il venait vraiment de me menacer.

Pas de chance pour lui, je déteste me faire contrôler.

Alors oui, il a raison, j'ai un sacré caractère.

Et tu vas en payer le prix, crétin.

Je sors du couloir et rejoins les filles qui sont posées sur le canapé, en me voyant arriver, elles tournent toutes la tête vers moi.

— Vos copains ne sont pas là ? je demande en remarquant leur absence.

— Ils sont à la plage, mais on va pas tarder à les rejoindre, me répond Lou. Un soupir que je croyais discret se fit beaucoup plus bruyant qu'il ne le fallait.

— Je suis désolée, les filles, mais le voyage m'a épuisé, je viendrai pas avec vous, désolée.

— Aucun problème, Alba, on te racontera notre soirée à notre retour, me répond Rubis en me prenant dans ses bras.

— Parfait, bonne soirée, elles me le souhaitent aussi et sortent par la porte avant de fermer la porte derrière elles. Un soupir de satisfaction s'échappe de mes lèvres.

Putain, je suis enfin toute seule, ce n'est pas que je ne les aime pas, au contraire, je les aime beaucoup, c'est juste que... J'aime bien être seule aussi parce que ça me permet de me détendre. Je prends la télécommande et allume la télé, je tombe sur une chaîne qui présente un film policier.

Je la laisse, j'adore les enquêtes.

— Putain, mais qu'est-ce que tu foues là ?! dit une voix rauque derrière moi, je lève les yeux au ciel.

C'est sûrement mon karma.

— Je suis fatigué, je reste ici, il ne me répond pas et s'assoit aussi sur le canapé en mettant ses pieds sur la table basse en marbre.

— Tu fais quoi là ?!

- Je reste ici aussi, je n'ai aucune envie d'y aller, me dit-il froidement. Ce qui veut dire qu'on va passer notre soirée ensemble, princesse. On va en profiter pour mettre des règles.

— Tu peux toujours courir, je me moque, il m'attrape le poignet et me le serre.

— Tu testes ma patience, princesse, et je déteste qu'on teste ma patience...

Pas de chance pour toi, bonhomme, moi j'adore...

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