L’amour derrière les barreaux

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Summary

Après avoir découvert les infidélités de son mari, Samantha décide de mettre fin à leur mariage. Ce qui aurait dû être une libération se transforme en cauchemar lorsque son ex-mari, animé par la vengeance, l’accuse de crimes qu’elle n’a pas commis. Injustement condamnée, Samantha est envoyée en prison. C’est là qu’elle croise le chemin d’Alonzo, un mafieux redouté et influent, qui voit en elle bien plus qu’une simple victime du système. Protégée par cet homme dangereux, Samantha découvre la brutalité du milieu carcéral. Ensemble, ils entreprennent une course contre la montre pour blanchir son nom avant qu’il ne soit trop tard. Dans cet univers impitoyable, Samantha devra rester forte. Mais à quel prix ? Et peut-elle vraiment faire confiance à Alonzo ?

Status
Complete
Chapters
30
Rating
5.0 3 reviews
Age Rating
18+

Chapitre 1 : Un dossier empoisonné

Bienvenuuuue ! 😃✨

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Petit avertissement : comme le résumé l’indique, l’histoire se passe en milieu carcéral et parle de tromperie et vengeance.

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BONNE LECTURE ! 🤍




Samantha venait de signer le contrat de divorce avec Emert, qui était désormais son ex-mari. C’était une étape définitive, un point de non-retour dans leur relation qui, jadis, l’avait fait rêver. Elle se souvenait encore de leur rencontre, du premier regard, des promesses faites avec des mots doux. Mais aujourd’hui, tout cela n’était plus qu’une farce. Un miroir brisé où se reflétait un homme qu’elle ne reconnaissait plus. L’homme dont elle était autrefois tombée amoureuse se trouvait être un putain de trompeur. Le pire, c’était qu’il pensait pouvoir la garder.

Au-delà du simple fait qu’il trempait dans des affaires plus que louches, il y avait la déception, l’effondrement de toute cette image parfaite qu’il avait su lui vendre. Quand elle y repensait, il avait toujours eu ce petit quelque chose de manipulateur dans son regard, un pouvoir d’attraction, une façon de lui faire croire qu’elle était spéciale, unique à ses yeux. Mais tout ça n’était qu’une façade. Une façade qui s’était effondrée en un instant, dans la découverte de ses multiples tromperies. Des histoires qui se déroulaient dans des clubs de strip-tease, des chambres d’hôtel miteuses, des corps étrangers dans son lit. Tout cela, Samantha l’avait découvert par hasard, à travers un simple message non effacé, une conversation compromettante sur son téléphone. Et tout s’était écroulé.

Elle l’avait aimé de tout son être. Du moins, c’est ce qu’elle croyait jusqu’ici. C’était une illusion, un mirage. Elle s’était accrochée à cette idée qu’il changerait, qu’il lui prouverait que son amour pour elle était réel, malgré tout. Mais lorsqu’elle avait vu, de ses propres yeux, les preuves de ses trahisons, tout avait changé. Elle n’avait plus rien à attendre de lui. Plus rien.

Son cœur se serrait à l’idée de tout ce qu’ils avaient partagé, à l’idée de tout ce temps gâché qu’il lui avait volé. Mais elle n’était plus la même femme. Plus la même femme qui croyait encore à ses promesses, à ses caresses et à ses déclarations d’amour. Non, elle n’était plus cette femme-là. Et ce divorce était la preuve de ce changement. Une coupure nette, tranchée, comme une lame froide qui séparait deux vies autrefois entrelacées, celles d’Emert et de Samantha.

Elle entendit le bruit de la porte qui se ferma derrière elle, mais elle pouvait encore sentir son regard perçant sur sa peau. Il était là, dans cette pièce, à la juger. Mais elle ne voulait plus le regarder, ni entendre ses menaces. C’était fini. Elle le savait. Et lui aussi. Même s’il essayait de faire bonne figure, de garder une attitude menaçante, elle savait que ses menaces ne seraient jamais réalisées. Il avait perdu. Il le savait, même si ça le tuait de l’admettre.

Samantha n’avait pas besoin de lui. Elle ne dépendait plus de lui. Elle avait tout quitté derrière elle, tout sacrifié pour un homme qui finalement s’était révélé indigne de son amour. Désormais, elle souhaitait retrouver cette femme qu’elle était avant lui. La femme forte, indépendante, capable de se relever après chaque échec. Elle comptait bien se relever, une fois de plus.

Il lui avait dit qu’il regrettait. Il l’avait suppliée de lui accorder une seconde chance. Il lui avait dit qu’il l’aimait. Mais tout ça n’était que des mots vides. Des mots qui ne l’atteignaient plus. Comment pouvait-il prétendre l’aimer alors qu’il l’avait trahie de la manière la plus cruelle qui soit ? L’amour, le vrai, ne fait pas de mal. Il ne brise pas, ne trahit pas, ne ment pas.

— Tu le regretteras, Sam, je te le promets ! lui cria-t-il, d’un ton menaçant.

Elle se tourna vers son avocat, envahie par une colère brûlante. Son cœur battait la chamade, ses poings se serraient de manière incontrôlable. La pièce était trop étroite, trop oppressante, trop pleine de souvenirs qui ne signifiaient plus rien.

— Vous entendez ? Il me menace encore ! lança-t-elle en frappant du pied, les larmes menaçant de la submerger.

Elle ne voulait pas pleurer. Pas maintenant. Pas devant lui. Pas devant cet homme qui n’en valait plus la peine.

Il avait commencé à la menacer dès qu’elle avait exprimé son désir de mettre fin à cette mascarade. Au début, c’étaient des mots mielleux, des excuses bidon, des promesses qu’il n’avait aucune intention de tenir. Mais dès qu’il avait compris qu’elle n’était plus prête à accepter ses jeux, ses tromperies, il était devenu plus sombre, plus menaçant. Son regard n’était plus celui d’un homme qui l’aimait, mais celui d’un homme qui se sentait perdre le contrôle. Il lui disait :« Si je ne t’ai pas, personne ne t’aura. »Ces mots résonnaient dans sa tête, mais elle n’avait pas peur. Ce genre de menace n’avait pas de prise sur elle.

Elle n’était pas un vulgaire objet que l’on pouvait posséder ou abandonner à sa guise. Elle n’allait pas s’incliner devant ses menaces. Elle n’était plus cette femme soumise qui fermait les yeux sur tout, par amour, par faiblesse. Non, elle l’avait vue pour ce qu’il était vraiment, et elle ne pouvait plus revenir en arrière. Ses mensonges, ses promesses, tout cela lui était égal. Il n’avait plus de pouvoir sur elle.

Elle se leva brusquement, les nerfs à vif, et se dirigea vers la porte. Son avocat tentait de calmer la situation, mais elle ne pouvait plus rester là une seconde de plus. La pièce, trop exiguë, était un enfer. Trop de rancœur, trop de colère. Il n’y avait plus de place pour elle ici.

Elle franchit la porte sans se retourner. Il lui cria quelque chose, une nouvelle menace, une nouvelle promesse de lui rendre la vie impossible. Mais elle ne l’entendit même pas. Elle ne voulait pas l’entendre. Il n’existait plus dans son monde. Il n’était plus rien, sinon une vieille ombre de ce qu’il avait été autrefois.

Le bruit de ses talons résonnait dans le hall. Chaque pas était un pas de plus loin de lui, un pas de plus vers sa liberté retrouvée. Elle n’avait plus besoin de lui. Elle n’avait plus besoin de ses mensonges, de ses faux sourires, de son amour qui n’en était pas un. Elle s’était retrouvée.

Elle s’arrêta un instant dans le hall. Une profonde inspiration emplit ses poumons. Elle n’était pas seule. Elle n’était jamais seule. Elle avait sa dignité, sa force intérieure. Rien ni personne ne pourrait jamais la lui enlever.

La porte se referma derrière elle. Avec elle, tout un chapitre de sa vie. Du moins, c’est ce qu’elle pensait.

Les jours suivants, elle resta chez Emma, son amie la plus proche. Celle-ci ne cessait de la consoler, de lui dire que tout allait finir par s’arranger, mais elle avait l’impression qu’aucune parole ne pouvait l’atteindre. À vrai dire, elle l’avait déjà mis derrière elle, ce qui était sans doute la meilleure chose à faire, mais même si elle ne le laissait pas paraître, une peur sourde la rongeait.

Les menaces d’Emert étaient devenues plus qu’un simple jeu de pouvoir. Elle se doutait, au fond d’elle, de quoi il était capable. Et elle n’était pas du genre à se laisser effrayer par des paroles en l’air, mais là, tout avait pris une tournure différente. Elle savait qu’énervé, celui qu’il était devenu, n’était clairement pas comme énervé celui qu’il avait été. Alors, si quelqu’un choisissait de provoquer sa colère, il se retrouvait à jouer avec le feu... un feu qui pourrait le consumer en un clin d’œil.

Les jours passèrent, et une sensation d’oppression grandissait en elle. C’était comme si l’air autour d’elle devenait plus lourd, comme si chaque coin de rue, chaque ombre lui portait un regard inquiet. Elle se sentait suivie, observée, comme si sa moindre décision, son moindre mouvement était scruté. Elle devenait paranoïaque. Les gens autour d’elle lui semblaient suspects, et chaque rencontre était comme un interrogatoire silencieux. Chaque personne semblait dissimuler quelque chose, et elle ne pouvait s’empêcher de vérifier les alentours à chaque coin de rue, à chaque fois qu’elle se sentait observée. Mais lorsqu’il n’y avait rien, rien de tangible, elle se sentait ridicule. Du moins, jusqu’à ce que l’appel de son avocat ne vienne perturber ses pensées, comme un avertissement.

— Pouvons-nous nous voir en urgence, Mademoiselle ? Un ami dans la police m’a mis au courant de certaines choses dont nous ne pouvons pas parler au téléphone. Cela vous concerne, vous et votre ex-mari, lui annonça-t-il d’une voix grave, presque inquiétante.

Son ton ne laissait aucune place à l’hésitation. Le fait qu’il parle d’une “urgence” et qu’il semblait réellement affolé lui fit immédiatement comprendre que ce n’était pas une simple formalité. Si cela n’avait pas été aussi grave, il n’aurait jamais pris la peine de la contacter de manière aussi urgente. Emert, avec ses menaces et son aura de danger, l’effrayait davantage à chaque instant. Elle savait qu’il était capable de manipuler, de détruire, et ce qui l’inquiétait le plus, c’était la possibilité qu’il ait déjà commencé à le faire.

Elle prit donc la décision de se rendre immédiatement dans les bureaux de l’avocat. Le trajet lui parut interminable, chaque minute lui paraissait comme une épreuve. Son esprit s’embrouillait. Que pouvait-il bien se passer maintenant ? De quelle urgence l’avocat parlait-il ? Sa propre sécurité était-elle réellement en jeu ?

Lorsque le moment de pénétrer dans le bureau de Maître Hayl arriva enfin, une étrange sensation de malaise l’envahit. Il était là, assis derrière son bureau, plongé dans un dossier. Elle n’avait pas besoin de s’approcher pour savoir de quoi il s’agissait. En voyant son nom inscrit sur la couverture du dossier, une bouffée de panique l’envahit. Et quand elle lut la note indiquant “Enquête de police en cours...” avec des cases cochées à côté de termes effrayants tels que « trafic d’armes », « blanchiment d’argent », « assassinat », elle eut de nombreuses questions : comment cela avait-il pu se produire ? Comment son nom pouvait-il figurer sur un tel document ? Qu’avait-elle fait pour mériter cela ? Jamais de sa vie elle n’avait touché une arme, jamais elle n’avait eu de liens avec des affaires criminelles. Pourtant, là, sous ses yeux, se trouvait une accusation aussi lourde qu’injustifiée.

— Mademoiselle Stanly, j’ai de très mauvaises nouvelles à vous annoncer.

La voix de Maître Hayl l’arracha à ses pensées. Il ferma le dossier d’un geste lent, un geste qui trahissait l’ampleur du problème. Ses yeux, habituellement emplis de certitudes et de calme, étaient maintenant empreints d’une inquiétude palpable.

— Vous allez probablement passer en procès d’ici peu. Je pense déjà que vous n’y êtes pour rien, mais je dois vous le demander. Avez-vous déjà participé à des affaires criminelles ?

Sa question lui parut presque irréelle. Sa gorge se serra sous le choc. La colère monta en elle comme une vague dévastatrice. Comment pouvait-il même envisager une telle possibilité ?

— Non ! Je n’ai jamais fait ça ! Je vous le jure ! cria-t-elle, son visage rougissant de colère et de frustration.

Maître Hayl soupira, détournant le regard vers le dossier comme si le poids du dossier reposait sur ses épaules. Il secoua la tête, comme s’il savait déjà la vérité, mais que la situation était désormais hors de contrôle.

— Je vous crois. Mais je ne pense pas que nous puissions faire grand-chose. Ce dossier est l’un des plus solides que j’aie jamais eu à étudiés. Vous risquez de passer en procès dans les jours qui viennent, et je ne veux pas vous faire de faux espoirs. Les chances de vous en sortir sont, pour ne pas dire nulles, très, très faibles.

Ses mains se crispèrent sur le bord de la table, et elle sentit une chaleur montante dans sa poitrine. Mais non, il ne pouvait pas l’abandonner ainsi, sans rien faire. Elle n’avait rien à voir là-dedans. Comment Emert pouvait-il être capable de manipuler la police et les preuves à ce point ?

— Mais vous savez que c’est Emert qui veut me piéger ! Nous n’avons qu’à le prouver ! s’écria-t-elle, les larmes menaçant de déborder.

Elle voyait bien la détresse dans les yeux de son avocat, mais il restait implacable.

— Je suis persuadé que vous n’avez rien fait, mais Emert a très bien joué son coup. En regardant un dossier pareil, n’importe qui vous accuserait de culpabilité. Malheureusement, nous n’avons rien contre lui.

Elle ne pouvait pas y croire. C’était impossible.

— C’est certainement lui le véritable coupable de toutes ces accusations ! Pas moi ! hurla-t-elle, la voix tremblante de désespoir.

Maître Hayl hocha la tête tristement. Son regard, chargé de compassion, se posa sur elle avec une lourdeur qu’elle ne voulait pas accepter.

— Je ferai mon possible, Mademoiselle, mais ne vous attendez pas à grand-chose. Vous devriez vous préparer à une longue épreuve, peut-être même à l’incarcération.

Les larmes affluèrent, l’envahissant en un flot incontrôlable. Elle les laissa couler sans pouvoir les retenir. C’était la fin. Emert avait réussi son coup. Il l’avait piégée, et elle n’avait aucune issue. Sa vie, qui avait déjà été bouleversée par tant de trahisons, risquait de prendre un tournant dont elle ne se relèverait jamais.

Elle tremblait de tout son être, les sanglots déchirant sa poitrine. Était-ce la fin ? Était-ce la victoire d’Emert sur sa vie ? Comment avait-elle pu en arriver là ?





Merci beaucoup d’avoir lu ce chapitre !

J’espère qu’il vous a plu. N’hésitez pas à liker et à laisser un commentaire, ça me fait toujours super plaisir ! ❤️

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