Attaque à la bombe sur Eltam-VII
Notre scène commencement donc à l’instar de tout les autres scène d’introduction de l’univers Star Wars, c’est-à-dire, par cette transition emblématique entre le “crawl” d’ouverture et la première véritable scène. Cependant, alors que le texte doré disparaissait lentement dans l’obscurité du cosmos, un ciel profond constellé d’étoiles se dévoila à l’écran. Mais le lent recul de la caméra nous fit comprendre que ce ciel n’était qu’un simple reflet capturé dans une flaque d’eau soudainement troublée par le passage fulgurant d’un pod-racer.
Ce contraste entre la quiétude du ciel et la fureur des affaires terrestres, marque ainsi le début de notre scène qui commence donc en plein milieu d’une course de pod-racer qui se tient dans un grand prix très prestigieux et très comparable à notre Monaco terrestres, et durant lequel des monoplaces se faufilaient à des vitesses vertigineuse à travers les rues étroites de ce circuits urbains, frôlant à chaque fois de quelque millimètre les barrières de sécurités. Néanmoins, alors que les barrière vibraient à chacun de leurs passages, et que les commentateurs et la foule s’exaltaient face à ce spectacle dantesque, notre attention semblait être retenue par une silhouette qui se tenait à l’écart, presque invisible dans l’agitation ambiante.
Cet individu encapuchonné était en réalité l’un des trois principaux protagonistes de notre histoire, et alors que l’air ambiant était saturé par l’odeur du carburant brûlé et que le vacarme des moteurs créait une atmosphère électrisante, l’hyper-classe de ce paradis fiscal se pavanait
dans les tribunes VIP, savourant champagne et exclusivité depuis leurs loges privées. Au-dessus d’eux, des destroyers stellaires veillaient silencieusement depuis la très haute atmosphère, et témoignaient du lourd dispositif de sécurité mise en place pour l’événement. Mais alors que la ligne d’arrivée approchait et que la tension atteignait son comble, Ungern, c’est le nom de notre protagoniste, s’éclipsa discrètement, se faufilant à travers la foule, et prenant la direction de la marina, un port où des vaisseaux de luxe flottaient sur l’eau et dans une opulence indécente, tel des yachts stellaires.
La course toucha donc à sa fin, et peu à peu, le vacarme des moteurs laissa place à une autre forme d’agitation : celle des festivités. La marina, désormais baignée de lumières tamisées et d’hologrammes festifs s’était ainsi muée en un centre de célébrations ultra-select ou chaque yacht rivalisaient d’opulence et de richesse ostensible. En outre, parmi toutes ces fêtes, une se distinguait particulièrement des autres, en effet, cette dernière se tenait à bord du plus imposant des vaisseaux de plaisance, un véritable palais flottant, dont les ponts accueillaient le gratin du gratin, de plus, ce méga-yacht, se tenait éloigné des autres afin de ne pas se “mélanger” avec les riches “normaux”, cette éloignement volontaire permettait à ses occupant d’afficher sans complexe leurs statuts social, mais, elle faisait également d’eux une cible toute désignée.
Plusieurs heures venaient donc de s’écoulées depuis la fin de la course, et tandis que la soirée battait son plein, Ungern profita de l’obscurité et du fait qu’il se trouvait légèrement à l’écart pour ajuster un petit dispositif de respiration sous-marine semblable à celui aperçu dans l’épisode I, et qui lui permettrait de respirer sous l’eau, et ce, sans a avoir a emporter de bouteille d’oxygène avec lui. Une fois l’appareil en place, il jeta un dernier regard autour de lui, puis glissa silencieusement dans l’eau.
Une fois arrivé à la coque du méga-yacht, Ungern y fixa une mine magnétique et le dispositif émit un léger bip lumineux afin d’indiquer qu’il venait d’être enclencher, sans perdre un instant, Ungern fit ainsi demi-tour et nagea en direction des pontons de la marina. Une fois sorti de l’eau, il se hissa discrètement sur les pontons flottants, cependant, son exfiltration ne passa pas inaperçue, et
un groupe de policiers en patrouille remarqua sa présence :
- « ... Et vous, qu’est-ce que vous faites là ? » interpella le policier, sa lampe torche braquée sur Ungern qui était encapuchonné et de dos par rapport aux forces de l’ordre.
- « ... On a un indésirable dans la safe zone, » ajouta un autre policier en alertant la centrale via sa radio.
- « ... Ce que je fais là ? » demanda Ungern en prenant soin de bien ancrer ses pieds au sol sans pour autant se retourner vers les policiers :
- « ... C’est pourtant simple... ! » ajouta-t-il, tandis que la mine explosa dans une détonation assourdissante qui illumina brièvement l’ensemble de la marina et qui projeta des ombres spectaculaires sur les bâtiments environnant.
Profitant de cette distraction, Ungern dégaina son sabre laser et fondit sur les policiers, les neutralisant en une fraction de seconde. Une fois les policiers à terre, Ungern sprinta vers la terre ferme, mais les autres policier qui étaient restés sur les quais se mirent a ouvrir le feu. Les tirs de blaster zébrèrent l’air, mais il évita et para les tirs avec une précision chirurgicale, son sabre dessinant des arcs de lumière rouge dans l’obscurité et atteignit les policiers en un clin d’œil, les neutralisant avec une efficacité implacable. Malheureusement, l’un des policiers eut tout de même le temps d’appuyer sur un bouton d’urgence, déclenchant une sirène d’alarme qui résonna dans toute la ville.
L’alerte venait donc d’être donnée, et les sorties de la ville allaient être rapidement bouclées. En effet, la ville était entourée et protégée par une muraille concentrique percée de quelques points de passage stratégiques afin de filtrer la circulation. Cependant, dans un monde où chacun possède un vaisseau spatial, ces murailles étaient essentiellement symboliques, et elles étaient accompagnée par un gigantesque bouclier qui englobait la totalité de la ville, piégeant ainsi Ungern à l’intérieur de la ville.
Néanmoins, il prit la direction de la porte Nord, coupant à travers le centre ultra-cossu de la ville composé essentiellement de voitures de luxe et de casinos inondés de lumière. Mais à peine engagé dans les artères de la ville, qu’il se heurta à un important dispositif policier et les tirs de blaster se mirent à fuser de toutes parts, traçant des lignes brûlantes dans la nuit, néanmoins, grâce à sa vitesse et à son agilité, il parvint à esquiver la plupart des projectiles, se servant habilement du décor et de son environnement comme d’un bouclier mouvant.
La progression d’Ungern fut donc rapide, mais les gardes du checkpoint Nord furent tout de même prévenus de son approche, et ils se préparent à l’intercepter, la voie de sortie fut ainsi barrée par une immense grille, très semblable à la herse d’un château fort. Toutefois, ses barreaux épais et largement espacés évoquaient plutôt un dispositif anti-camion-fou, c’est-à-dire, un dispositif spécialement conçu pour empêcher l’entrée ou la fuite d’un vaisseau cherchant à forcer le passage, mais permettant tout de même à un individu seul de pouvoir passer entre les barreaux.
Le checkpoint était néanmoins solidement défendu par des mitrailleuse lourde qu’on retrouvé de chaque côté de la route, ainsi que par une dizaine de policiers dispersés et prêts à accueillir Ungern. Cependant, ce dernier n’avait pas d’autre choix que de se lancer dans un assaut frontal et chaque minute d’hésitation ne ferait que diminuer les chances de réussites.
Le checkpoint était néanmoins solidement défendu, avec des mitrailleuses lourdes de chaque côté de la route, ainsi qu’une dizaine de policiers dispersés, prêts à accueillir Ungern.
Cependant, ce dernier n’avait pas d’autre choix que de se lancer dans un assaut frontal, et chaque seconde d’hésitation ne fessait que réduire ses chances de réussite.
Il remonta ainsi la file de véhicules abandonnés, misant sur sa vitesse ainsi que sur la retenue des policiers, peu enclins à risquer de blesser leurs propres collègues. Ungern profita donc de cette hésitation et ne n’hésita pas à projeter ou à repousser violemment ses adversaires en utilisant la force, les envoyant valser comme des marionnettes désarticulées.
Une fois la file de vaisseaux remontée, il se glissa entre les barreaux de la grille.
Devant lui, un nouveau décor s’ouvrait : un paysage aux airs méditerranéens, fait de vignobles alignés et de cyprès clairsemés, qu’Ungern traversa à toute vitesse, se dirigeant vers un sous-bois isolée afin de pouvoir faire une courte pause et ainsi reprendre son souffle.
Il s’arrêta donc brièvement et profita de ce moment de répit pour éteindre son sabre, enlever sa capuche, et ainsi révéler pour la 1e fois son visage à l’audience. Cependant, un vrombissement sourd, bien que lointain, attira son attention. Ungern se retourna donc instinctivement afin d’essayer de localiser la provenance de ce bruit. Mais à peine avait-il pivoté qu’un missile filaire s’écrasa à quelques mètres de lui, le projetant sur plusieurs mètres, tandis que le souffle de l’explosion, lui arracha son sabre laser des mains. Heureusement pour lui, le missile avait quelque peu manqué sa cible et Ungern ne fut pas grièvement blessé, néanmoins, l’hélicoptère ne lui offrit aucun répit, et le gunner à la portière de hélicoptère ouvrit le feu à l’aveugle, tirant dans le panache de poussière et de fumée en suspension dans l’air.
( même si parler d’hélicoptère est un non sens dans star-wars, c’était plutôt un vaisseau équipait d’une mitrailleuse gatling à la portière, de deux missiles filaires, ainsi que d’un projecteur ventral . )
Surpris par la rapidité et la violence de la réaction ennemie, Ungern fut totalement pris de court, et il n’eut pas d’autre choix que de se remettre rapidement en course. Il fonça ainsi vers son point de chute, et ce, avec l’hélicoptère à ses trousses qui l’illuminait de son projecteur ventral, tandis que les balles sifflaient autour de lui, chaque mètre parcouru étant une lutte désespérée pour la survie.
Après quelques minutes de poursuite acharnée, l’hélicoptère continuait de longer la côte, ses balles traçant des lignes mortelles autour d’Ungern. Cependant, ce dernier commençait à perdre en cadence, son souffle se faisant plus lourd, ses mouvements plus laborieux. Voyant cela, le pilote de l’hélicoptère décida de saisir l’occasion et de tirer son deuxième et dernier missile filaire.
- « Ouch, je crois qu” il l’a pris de plein fouet ! » lâcha le pilote en observant l’explosion.
- « j’espère bien , car j’vais bientôt être à sec ! » répondit le gunner, la voix pleine d’adrénaline.
persuadé d’avoir enfin neutralisé sa cible, l″hélicoptère se mit à tourner autour du panache de poussière pendant de longue seconde.
Mais soudain, comme un diable surgissant de l’enfer, Ungern émergea du nuage de débris, et reprit sa course. Bien qu’il ait réussi à profiter de cet effet de surprise, il était clair qu’il avait été touché par cette frappe : il se tenait l’épaule droite et sa course était devenue déséquilibrée et hésitante.
L’hélicoptère se lança donc de nouveau à sa poursuite, ses pales fouettant l’air avec un bruit assourdissant. Ungern, malgré la douleur lancinante, continua à courir, ses pas le menant finalement à son point de chute.
Là, une grotte s’ouvrait devant lui, sombre et béante.
L’hélicoptère, quant à lui, s’arrêta prudemment à l’entrée de la grotte, et se contenta d’illuminer l’intérieur à l’aide de son projecteur.
- « La cible est acculée et vient de se réfugier dans une grotte sans issue, je répète, la cible est réfugié dans une grotte sans issue ! » annonça le pilote à sa centrale de commandement qui pensaient avoir acculé Ungern dans un endroit sans issue.
- « Reçu 5/5, continuez de surveiller l’entrée et gardez vos distances. Les renforts arrivent bientôt sur zone ! » répondit une voix dans l’intercom.
- « Bien reçu ! » confirma le pilote.
Alors que les renforts se mettaient en route, Ungern s’enfonça toujours plus profondément dans cette grotte, et atteignit un recoin où un vaisseau était dissimulé sous des bâches de camouflage.
Il arracha donc les bâches de camouflage qui dissimulait ce petit vaisseau usé, très semblable à celui utilisé par Anakin et Obi-Wan dans l’épisode 3, bien que ce dernier montrait des signes évidents de vieillissement et d’usure.
Essoufflé et en sueur, Ungern monta à bord du vaisseau. Ses mains tremblaient légèrement alors qu’il enclenchait les systèmes de navigation. La douleur à son épaule le lançait, mais il serra les dents, déterminé à échapper à ses poursuivants. Le cockpit s’illumina d’une lueur familière tandis que le moteurs fatigués montés en régime.
Une fois le cockpit pressurisé, Ungern décolla aussitôt, et fonça à toute allure à travers la grotte, son vaisseau émergeant à toute vitesse de la grotte et s’engagea dans une ascension quasi-verticale dans l’atmosphère de la planète Eltam-07.
L’hélicoptère, quant à lui, il fut pris totalement de court, et le gunner tenta de riposter en ouvrant frénétiquement le feu, cependant, la plupart de ces tirs manquèrent leur cible, créant seulement des éclats de lumière dans la nuit. La seule option de l’hélicoptère étant finalement d’alerter leurs hiérarchies de la fuite d’Ungern qui continuait son ascension, néanmoins, en approchant des cieux, Ungern rencontra un nouvel obstacle : un blocus de vaisseaux, composé principalement de destroyers stellaires qui bloquaient la sortie de la planète.
Ne voyant aucune autre alternative, Ungern décida de forcer le passage, et se résigna à encaisser les tirs nourris.
Un véritable déluge de feu s’abattit donc sur lui, et les boucliers de son vaisseau se mirent à fondre comme neige au soleil. Les alarmes retentissant de toutes parts, toute fois, grâce à une chance presque surnaturelle, Ungern arriva à franchir le blocus et enclencha le mode hyper-espace.
néanmoins, la providence en décida autrement, les tirs ayant endommagé la pompe de gavage de l’overDrive, provoquant une fuite des ergols nécessaires au bon fonctionnement du moteur.
Cette fuite empêcha donc le vaisseau de maintenir sa vitesse lumière, le faisant sortir brutalement du mode hyper-espace, et ce, après seulement quelques minutes de fonctionnement.
Le vaisseau d’Ungern était donc entrain de dériver dans l’espace, et avec le peu de puissance qui lui restait, ce dernier parvint à orienter son vaisseau vers une planète relativement proche et amorça une descente en catastrophe dans son atmosphère.
La ré-entrée fut cependant chaotique. Le vaisseau n’étant plus qu’un tas de ferraille incapable de se diriger ou même de décélérer, et les frottements avec les molécules composant l’atmosphère de cette planète transformèrent très rapidement ce dernier en une boule de feu incandescente, les boucliers, déjà très affaiblis, ne pouvant tout simplement plus encaisser une telle chaleur.
La carlingue commença à se désintégrer, et des morceaux entiers se détachèrent, avant d’aussitôt se consumer dans l’atmosphère. Quant à Ungern, ne percevant presque rien à travers les flammes,il chercha désespérément un endroit pour un atterrissage d’urgence. Mais cette planète était recouverte par des jungle sauvage et luxuriante, et tout ce qu’il pouvait faire était de se préparer à encaisser le choc.
Puis, plus rien.
Le vaisseau s’écrasa ainsi dans la jungle avec une violence inouïe, Le choc fut si brutalqu’Ungern perdit connaissance sur le coup. En outre, l’atterrissage ne passa pas inaperçu et le bang supersonique, ainsi que l’énorme traînée laissée dans le ciel, attira rapidement la curiosité d’un groupe d’habitants locaux.
Ainsi, le premier à arriver sur les lieux fut un jeune enfant issu d’une communauté villageoise.
Il trouva donc Ungern inconscient dans les débris de son vaisseau, et avec une détermination, ainsi qu’une force surprenantes pour son âge, il extirpa Ungern de l’épave.
alertés par l’enfant, Les habitants transportèrent Ungern inconscient jusqu’à un petit hameau perdu dans la jungle, et la famille de l’enfant prit soin de lui, le soignant pendant plusieurs jours avec des remèdes traditionnels.
Les jours passèrent, et tandis qu’Ungern demeurait inconscient, la curiosité de l’enfant finit par l’emporter, ce dernier ne put résister à la tentation de fouiller dans ses affaires, la curiosité l’emportant sur la prudence.