Chapter 1
Les Nuits Sanglantes de Daney
Prologue – L’été maudit (1980)
Daney, petit village isolé entouré de forêts denses, comptait moins de mille habitants. Un lieu paisible, jusqu’à ce terrible été. Dès juin, le calme fut troublé : des animaux retrouvés éventrés, puis des disparitions d’adultes. Les rumeurs parlaient d’une bête, d’autres d’un homme fou. Certains prétendaient qu’on entendait la nuit un rire guttural et le bruit de chaînes.
La peur tomba sur Daney comme une chape de plomb. Mais quatre adolescents ne se doutaient pas qu’ils allaient plonger au cœur de l’horreur.
Chapitre 1 – La bande des quatre
Léa (cheveux courts, caractère intrépide), Antoine (le blagueur bravache), Sarah (réservée mais loyale) et Mathis (l’intellectuel à lunettes) passaient leur été à explorer, écouter des cassettes et rêver d’ailleurs.
Un soir d’août, alors qu’ils rentraient d’un feu de camp près du lac, ils virent dans la brume une silhouette massive, un tablier maculé de taches sombres, et un masque grossier cousu de morceaux de peau. L’homme traînait un sac d’où s’échappait un filet rouge. Il s’arrêta, tourna la tête : des yeux sans éclat derrière le masque. Ils filèrent, terrorisés.
Le lendemain, le village découvrit trois cadavres : des habitants, atrocement mutilés. La police parlait d’un psychopathe. Les anciens murmuraient déjà un nom : le Boucher de Daney.
Chapitre 2 – Le carnage commence
Les jours suivants, la peur grandit. La nuit, on retrouvait des portes forcées, des taches de sang sur les marches.
Un couple de fermiers fut retrouvé dans son étable : les corps suspendus à des crochets, vidés de leur sang. Un ancien ivrogne, endormi sur un banc, disparut ; au matin, seul son chapeau taché était là. Chaque macabre découverte accrut la panique.
Léa, bouleversée :
— « Il faut faire quelque chose, personne ne nous protège. »
Mathis :
— « On doit comprendre où il se cache. S’il continue, ce sera notre tour. »
Chapitre 3 – La cabane de l’horreur
Une nuit, armés de lampes et d’un vieux couteau, ils suivirent des traces de boue et de sang jusqu’au cœur des bois. Ils tombèrent sur une cabane en planches branlantes.
À l’intérieur : crochets rouillés, bocaux remplis de morceaux indistincts, une table couverte de photos des villageois, avec des croix rouges sur certains visages – ceux des morts. Les noms de leurs familles étaient encerclés. Un frisson les parcourut.
Un bruit dehors. Le Boucher rentrait. Ils se cachèrent sous une trappe. Le tueur entra, traînant un nouveau « butin ». Le bruit métallique des crochets, le souffle bestial… Puis un râle : il consommait un morceau de chair. Ils se retinrent de crier.
Quand il s’éloigna, ils fuirent en silence, le cœur battant.
Chapitre 4 – La traque
Le Boucher comprit vite qu’on avait pénétré son antre. Cette nuit-là, il frappa sans pitié. Trois adolescents du village, qui n’étaient pas du groupe, furent retrouvés près du terrain de foot, leurs corps atrocement abîmés. Des habitants barricadèrent leurs portes, mais le tueur semblait omniprésent.
Les quatre amis, tremblants, savaient qu’il fallait agir :
— « Si on attend, il viendra nous chercher chez nous », dit Léa.
Mathis élabora un plan : l’attirer dans un piège au vieux moulin abandonné, où restaient des bidons d’essence.
Chapitre 5 – Nuit de feu et de sang
La nuit tombée, ils attirèrent le Boucher dans la forêt en lançant des appels et en allumant des torches. Il surgit, terrifiant, brandissant une hache maculée. La poursuite fut infernale :
Antoine trébucha, évita de peu un coup fatal.
Sarah lança une pierre pour détourner le monstre.
Les hurlements résonnaient, ainsi que des rires gutturaux.
Ils atteignirent le moulin. Mathis et Léa avaient préparé des chaînes et des pièges improvisés. Le Boucher entra, hurlant. Ils déclenchèrent l’essence : une explosion embrasa le lieu. Mais, silhouette en flammes, il avança encore.
Dans un dernier effort, Sarah planta une barre métallique dans sa poitrine. Il s’effondra dans les flammes.
Chapitre 6 – L’aube sanglante
Au matin, les pompiers et la police ne retrouvèrent qu’un moulin calciné. Aucun corps identifiable. On enterra les morts, le village tenta de reprendre vie.
Mais pour Léa, Antoine, Sarah et Mathis, rien ne serait plus jamais pareil. Et certains soirs, dans le vent des bois, il leur semblait entendre encore ce rire guttural. Le Boucher était-il vraiment mort ?
Épilogue – La légende de Daney
Les années passèrent, mais l’été 1980 resta gravé dans les mémoires. On chuchotait que le Boucher rôdait toujours, attendant. La cabane de l’horreur fut retrouvée vide. Et chaque fois qu’un animal disparaissait dans les bois, une peur sourde revenait.