Chapitre 1
Depuis que j'ai nettoyé la chambre maudite pour la première fois, cette tâche me fut décernée. En plus de l'augmentation de salaire qui venait avec, je prenais congé pour le reste de la journée.
Des que j'ouvris la porte, les relents de sang sèche et de sperme m'agressèrent les narines. Je tirai rapidement les rideaux afin d'aérer la pièce avant d'examiner la salle du regard.
Mon regard tomba sur les fléchettes, dont le bout était couvert de sang. Je fus agréablement surprise, pour la première fois il les a utilisés. Qui peut bien être cette femme qui a accepté de se soumettre à cela ?
Je commençai par nettoyer méticuleusement chacun des instruments du sang sèché . Puis je les rangeais a leur place c'est a dire dans la grande armoire au coin . Je desinfectais ceux restant a l'aide d'herbes antiseptiques. Sans oublier les chaînes qui pendaient du plafond .
On n'est jamais trop prudent, comme dirait mon père. Je plongeais les draps sales dans une bassine d'eau alors que je frottais les murs, la table, la croix de saint André et le banc en cuir. Je passai tout au peigne fin, aucun cheveu ne devait être oublier. Pour finir, je passai la serpillière.
Cette fois ci, je decidais de m'attarder. Ici personne n'oserait me déranger. Et de toute façon, j'étais de repos pour le reste de la journée. Je pris le martinet aux longues lanières et les carressais longuement, me demandant quelle sensation procurait il.
La vue de cet attirail provoquaient toute sortes d'émotion en moi. Je désirais ardemment goûter a chacun d'eux mais je redoutais en même temp cette douleur. Je me demandais pour la millième fois, qu'est ce que ça ferait si ce fouet mordait ma chair. Est ce le plaisir ou la douleur qui va couler dans mes veines?
Alors que je jouais avec la fourrure d'un martinet, j'imaginais la lanière d'un fouet s'abbattre sur mon dos. Plongée dans mes pensées, je n'entendis pas la porte s'ouvrir. Ce n'est qu'en entendant la voix du duc que je m'empressais de cacher ce que je tenais entre mes mains.
"Que fais tu ici, ne devrais tu pas être avec les autres domestiques en train de nettoyer la Grande salle" me dit il d'une voix tranchante alors qu'il m'examinait de la tête au pied.
Comme disait les rumeurs, le duc était un homme de forte carrure. Un corp taillé dans la pierre. Des cheveux blonds parsemés de gris, et un visage tout en ligne dure. Ses yeux d'un gris sombre m'inspectait à la recherche du moindre défaut.
Sous son regard srutateur, je pris conscience d'à quoi je devais ressembler. Entre mes cheveux a peine brossé et mon apparence débraillée, il devait se dire que je m'étais pris une porte en pleine gueule.
" Non, monsieur. Nettoyer cette chambre revient à prendre congé pour le reste de la journée "lui repondis je
"Oh, vraiment" a mon grand étonnement, il prit un air surpris. Puis une lueur malicieuse brilla dans ses yeux quand il aperçut le fouet entre mes mains.
"Je vois que tu apprecies mes instrument a leur juste valeur contrairement à tes compagnons"
Mes autes compagnons se referaient à ses jolis bijous comme étant *les instruments de torture *ce qui n'etait que partiellement vrai.
Je lui répondis tout en évitant soigneusement son regard " Je ne faisais que faire mon travail"
"Tsk, tsk,tsk. Je n'aime pas les mensonges. Personne ne passe une demi journée à nettoyer une chambre. Alors que faisais tu avec ce fouet ? Il marqua une pause.
" Tu voulais le voler pour le revendre. " me tança t il
"Quoi, non, monsieur. Ce...ce n'est pas ça." Je baissais les yeux avant de continuer
"Je me demandais qu'est ce que ça ferait si .." fis je d'une toute petite voix, je n'étais même pas sûre qu'il m'eut entendue.
Il glissa son doigt sous mon menton et plongea son regard dans le mien.
"Pourquoi ne pas essayer? Si tu voulais voler ce fouet, tu sera puni. Et si tu es vraiment sincère alors .. Alors, on verra."
Sur cette dernière phrase, une lueur de désir passa dans ses yeux. Elle disparut aussitôt qu'elle apparut, peut être me l'étais je juste imaginer.
Je frémis autant de peur que d'excitation. De peur, parce que le duc croyait vraiment que je voulais voler ce fouet. De desir, parce que j'étais tout simplement moi et que je désirai vivre ce qu'il m'offrait.