Désir irréversible

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Summary

La vie de Kate bascule du jour au lendemain lorsqu'elle est contrainte de vivre auprès de la famille Boxford

Genre
Romance
Author
Youki2007
Status
Ongoing
Chapters
9
Rating
n/a
Age Rating
13+

Chapter 1

La nuit avait englouti la ville sous un rideau de pluie. James se tenait devant la vaste baie vitrée de son bureau, observant les gouttes qui crépitaient avec obstination contre le verre. L'écho régulier de l'averse résonnait comme un métronome, accentuant le tumulte intérieur qui l'habitait.

À trente-deux ans, il avait tout conquis : pouvoir, richesse, respect. Mais ce soir, tout lui paraissait vain. Le message qu'il venait de lire résonnait dans son esprit comme une sentence irrévocable : son père était mort.

Un poids écrasant lui serra la poitrine. Cet homme n'avait pas seulement été un mentor ou un modèle, il avait été son roc, son guide. Son absence ouvrait en lui une brèche que rien ne semblait pouvoir combler. Inspirant profondément, James attrapa sa veste et quitta son bureau dans un silence solennel.

Sa voiture de luxe l'attendait, immobile et luisante sous la pluie. À bord, il roula sans hâte, les souvenirs l'assaillant un à un : des éclats de rire, des conseils sévères, des regards silencieux mais emplis de fierté. Pour la première fois depuis longtemps, James sentit une fissure dans l'armure qu'il avait bâtie autour de lui.

Quand il arriva enfin à la villa familiale, le silence qui régnait dans la demeure le frappa de plein fouet. On aurait dit que chaque mur pleurait la disparition de son maître. Les marches du perron lui semblèrent interminables. En poussant la lourde porte en bois, il sentit aussitôt le poids des regards : sa mère, ses deux frères, et même le personnel proche de la famille, tous figés dans une atmosphère de deuil.

— Bienvenue, Monsieur Boxford, murmura d'une voix brisée M. Palmer, le bras droit de son père.

James hocha gravement la tête avant de prendre la parole, sa voix ferme mais empreinte d'émotion :

— Nous avons perdu notre père. Mais il ne voudrait pas que nous sombrions dans la tristesse. Nous devons trouver la force de nous relever.

Simon, son cadet, fronça les sourcils.

— Laisse-nous au moins le temps de faire notre deuil, James…

James n'insista pas. Il quitta le salon pour s'isoler dans sa chambre, où il s'effondra sur le lit, vidé, presque brisé.Trois jours plus tard, la cérémonie funèbre rassembla une foule hétéroclite : visages affligés, sourires hypocrites, regards envieux. Son père avait bâti un empire en écrasant ses rivaux ; sa mort en réjouissait certains autant qu'elle attristait d'autres. James le savait. Et désormais, c'était à lui de porter ce fardeau.

Alors qu'il s'éloignait du cortège, une voix familière l'interpella.

— James…

Il se retourna. Angela Ford. Son ex. Toujours aussi belle.

— Quelle surprise, Angie, dit-il, le ton froid.

— Même aux obsèques de ton père, tu restes de marbre, constata-t-elle en esquissant un sourire ironique.

— Je fais mon deuil à ma façon, répondit-il sèchement.

Elle s'approcha, posa une main sur son bras.

— Tu sais, toi et moi… on devrait se remettre ensemble.

James retira son bras, l'air las.

— Pas maintenant, Angie. Pas aujourd'hui.

Le lendemain, dans le bureau du défunt patriarche, la famille se réunit. M. Palmer ouvrit le testament. Sa voix, habituellement assurée, tremblait légèrement.

— Selon la volonté de Monsieur Boxford, l'entreprise sera dirigée par ses trois fils, James en étant le principal responsable.

Un murmure traversa la pièce. Mais Palmer n'avait pas terminé.

— Il lègue également vingt pour cent de sa fortune à une certaine Kate Lansford… et quinze pour cent à Madame Boxford.

Le silence fut brutal. Maggie Boxford, la mère, éclata de colère.

— Qu'est-ce que ça veut dire ?! Qui est cette femme ?! Mon mari avait une maîtresse ?!

James tenta de calmer la tempête.

— Maman, attends. Écoutons Palmer avant de conclure.

Palmer inspira, ses mains tremblantes serrant le document.

— Kate Lansford n'est pas une inconnue. Elle est… la fille de la femme que votre père a aimée dans sa jeunesse. Une femme qu'il a perdue en choisissant le pouvoir. Lorsqu'il a découvert l'existence de Kate, il s'est juré de veiller sur elle. Elle est la fille qu'il n'a jamais eue. Et sa dernière volonté… est qu'elle vive ici, parmi vous, protégée par James. Sans cela, aucun de vous n'héritera de sa fortune. Tout reviendra à Kate.Un silence pesant envahit la pièce. Maggie, blême, quitta la salle d'un pas vacillant. Simon éclata d'un rire amer.

— Quelle ironie… Nous voilà contraints d'accueillir une étrangère sous notre toit.

James resta de marbre, mais en lui, une étincelle de colère et d'incrédulité venait de s'allumer. Qui était vraiment Kate Lansford ?

—Il est temps qu'on aille chercher raiponce de sa tour dit-il en lançan un regard à monsieur palmer

Pendant ce temps, dans un petit village d'Écosse, Kate, vêtue d'une robe fleurie et d'un chapeau de paille, profitait d'une promenade tranquille. Elle vivait simplement, loin des intrigues et du faste de la ville. Son seul repère avait toujours été Monsieur Boxford, qui, chaque mois, venait la voir comme un père attentif. Mais depuis deux mois, plus rien. Son absence la rongeait d'inquiétude.

Quand elle rentra chez elle, elle fut surprise de voir une voiture grise devant sa porte. Soulagée, elle reconnut M. Palmer et courut se jeter dans ses bras.

— Vous m'avez tant manqué, balbutia-t-elle en pleurant. J'ai cru… j'ai cru que vous ne reviendriez pas.

Palmer la serra doucement, le regard empreint d'une tristesse qu'elle ne comprenait pas encore.

— Les retrouvailles sont terminées princesse , déclara alors une voix derrière elle. Faites vos bagages. Nous partons.

Kate se retourna et découvrit un homme grand, aux épaules solides, à la prestance presque intimidante. Son visage lui rappela étrangement celui de Boxford, mais plus jeune, plus dur. Ses yeux, d'un éclat froid, la fixaient avec intensité.

— Qui êtes-vous ? demanda-t-elle, méfiante.

— Disons… ton prince charmant, répondit-il d'un ton ironique, avant de balayer du regard sa maison de bois. Et je viens t'arracher à ce… trou perdu.

Kate se figea, choquée.

— De quel droit critiquez-vous ma maison ?!

— Du même droit que toi, tu t'apprêtes à t'immiscer dans ma famille, lança-t-il d'une voix glaciale.

Elle resta interdite. Cet homme… faisait partie des Boxford. Et il venait de briser son monde en quelques mots.

_je comprends pas

Il lui lança un regard avant de continuer

—eh bien monsieur palmer expliquer lui donc.