La Destinée de Mimi N'diaye

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Summary

Mimi N'diaye, orpheline, elle est placée chez sa tante Cira. Elle endure au quotidien humiliations, maltraitances, violences et absence d'amour. Pourtant, Mimi continue de s'accrocher à ses rêves. Mais le jour où l'homme qu'elle considère comme son oncle - le mari de sa tante - franchit une limite irréparable, sa vie bascule. Mais un matin, une amie de sa tante vient demander la main de Mimi pour le compte de son fils, Ismaïla, installé aux États-Unis. Lui l'a vue sur les réseaux sociaux. Mimi ne le connaît pas. Forcée à cette union, elle accepte... résignée. Et pourtant, ce mariage arrangé devient une véritable révélation. Elle découvre en Ismaïla une tendresse inattendue, un amour sincère, et une vie bien loin des souffrances qu'elle croyait éternelles. Elle se dévoile elle-même : plus forte, amoureuse, plus libre, sexy, osée avec des astuces de séduction qui rend fou son homme. La Destinée de Mimi N'diaye est une chronique bouleversante, inspirée de faits réels.

Status
Ongoing
Chapters
10
Rating
n/a
Age Rating
18+

MA LIBERTÉ

J’apparais en bikini rose-noir devant mon ordinateur, l’éclairage de la caméra qui illumine mon visage maquillé, de l’autre côté de l’écran Jean-Claude tout nu qui me supplie d’arracher mon bustier.

— J’enlèverai que quand je recevrai l’argent pour ma fête d’anniversaire.

Je glisse ma main dans mon soutien-gorge en grimaçant de plaisir.

Il me montre son sexe qui grossit.

— Alors, ce transfert.

— D’accord ma poupée, je te l’envoie tout de suite.

Quelques minutes se sont écoulées…

— Mon amour, peux-tu vérifier ?

— Attendons un peu.

Au bout de quelques minutes, je reçois un virement de 1500 € sur mon compte.

— Merci, mon ours, j’achèterai une belle robe rouge.

— Chut, passons aux choses sérieuses, énerve-moi ma coquine.

J’ôte mes sous-vêtements avec une danse sensuelle. Toujours assis sur sa chaise, Jean-Claude me montre son sexe bien bandé avec des soupirs. Je joue avec mes tétons ce qui l’excite de plus en plus.

— Hum…

Après de forts gémissements, il jouit. Aussitôt fini, je lui dis :

— Mon chéri, ma famille arrive dans quelques secondes ; bisous.

Sans même lui laisser le temps de répondre, je raccroche.

Mon histoire, ma vie, je vais vous la raconter.

Ayant perdu ma maman à l’âge de 7 ans et 3 ans après mon papa est parti la rejoindre au ciel, j’ai grandi avec la sœur de mon père. Je m’appelle Fatima N’diaye, on me surnomme Mimi N’diaye. J’ai 17 ans ; élève en troisième. J’habite chez tata Cira qui est une commerçante à Dakar, elle possède de nombreux magasins de bijoux en or dans toute la région de Dakar. Son mari Tonton Sakher travaille dans l’import-export, mais je ne saurai dire dans quoi exactement ? Elle est la mère de Satou, 32 ans, célibataire avec deux enfants qui se nomment Binette et la petite Cira et un fils Djiby 24 ans.

— Mimi N’diaye, si jamais tu ne sors pas de cette chambre. Je vais te battre comme la dernière fois que tu penseras rejoindre ton idiot de père dans sa tombe.

— J’étais allongé, j’ai des douleurs au ventre à cause de mes règles.

— Je m’en fous, d’ailleurs qui t’a fourni des serviettes hygiéniques.

— J’ai demandé à tonton Sakher de m’en acheter.

— Tu te crois tout permis pour charmer mon mari. Tu vas préparer le dîner, Maïmouna reste au lit à cause de son rhume.

Laissant mes larmes couler, je murmure : — J’ai trop mal au ventre. Elle me jette un siège en bois accompagné d’insultes de tout genre comme d’habitude.

Ainsi se résume ma vie de tous les jours avec la sœur de mon père ; entre injures, violences, humiliations, etc.

— J’ai réussi à mon examen de brevet de fin d’études. Je hurle en apercevant ma cousine Satou qui affiche déjà son sourire.

— Tu restes la fille la plus intelligente de la famille, je n’en doutais pas de ta prouesse ; tu as toujours eu de la chance.

Tonton Sakher qui sort de sa chambre en demandant pourquoi tous ces cris. Je lui saute au cou en continuant de proclamer mes résultats.

— Je vais voir maman au magasin, je lui annoncerai la nouvelle. Lance Satou en franchissant le seuil de la maison.

— Donc tu recevras ton cadeau tant souhaité. Viens avec moi dans la pièce, reine du jour. Me propose mon oncle avec un air réjouissant.

— Assis toi sur le lit, je me change et je reviens.

Dans ma tête, que dirait tata Cira si elle me trouvait appuyée au pied de sa couchette ? Je n’imagine même pas la scène ; sinon je vais gâcher la joie intérieure qui demeure en moi. Je préfère visualiser tonton Sakher qui m’offre beaucoup de billets pour acheter mon portable. Soudain, je sors de mes réflexions en le voyant se diriger vers moi en serviette.

— Ma chérie, Mimi vient t’asseoir sur mes cuisses. Notifie-moi tous tes désirs.

Je réponds tout bas : — un téléphone.

— Hum ! j’adore quand tu chuchotes, coquine.Je vais te détendre avant de te donner l’argent, d’accord.

La porte, fermée à clé par mon oncle, il se retourne puis laisse tomber sa serviette. La peur m’a envahie et handicapée.