AFFRONTER MON PASSÉ
Je me sens vibrer par la douleur du passé, la haine me donne la force et le ténèbres m'accompagne dans mes délires.
Au petit matin, avec un air joyeux à l’idée de rentrer au pays pour revoir ma mère, ma sœur et mes connaissances, je me remémorais ces dix longues années passées loin de chez moi.
J’avais prévu de voyager le 20 décembre pour fêter Noël avec mes parents et mon anniversaire le 29 décembre. Mais au moment du départ, j’ai fait un malaise. J’ai donc décidé de me rendre à l’hôpital, et il n’était plus possible de voyager. J’ai alors reporté mon départ au 28 décembre.
J’ai passé une semaine à l’hôpital, accompagnée de mon chef. Après ma sortie, je suis rentrée à la maison, fatiguée. Personne pour me souhaiter un bon rétablissement, seul mon ordinateur restait allumé. En me connectant, j’ai remarqué plusieurs appels manqués :
Maman
Papa
Shining
Mon chef
J’ai décidé de rappeler.
Maman
— Allô, maman ?
Maman : Oui, ma raison de vivre. Dis-moi, pourquoi ce silence et pourquoi as-tu annulé ton voyage ?
— Maman, désolée, j’avais un problème avec mon travail, mais à part ça, ça va.
Maman : Ah ah d’accord… je pensais que tu avais abandonné ta pauvre mère.
— Loin de là, maman. Je t’informe que je serai à la maison le 29 décembre. Demain matin, je prendrai le vol.
Maman : C’est vrai, mon bébé ?
— Oui, maman. Et ma sœur, comment va-t-elle ?
Maman : Elle se porte bien, et ton père t’attend.
— Maman, je n’ai pas envie que tu me parles de cet homme.
Maman : Lina ???
— Maman, n’oublie pas que c’est de sa faute si j’ai passé dix longues années loin de vous.
Maman : Je sais… mais ! M… mais !
— Maman, je t’aime beaucoup. Prends soin de toi, je dois te laisser, j’ai du travail.
Maman : Je t’aime aussi, ma détective. Mais dis-moi, as-tu trouvé un fiancé ?
— Maman, je n’ai pas le temps.
Maman : Toujours pas ? J’ai besoin de petits-enfants ! Kev aussi est toujours célibataire et c’est un bon garçon.
— Mdr ! Ok, j’ai écouté.
Maman : Bye, ma puce !
Patron
— Allô, patron !
Patron : Comment vas-tu, agent Lina ? J’étais absent.
— Je vais bien. On vient à peine de se quitter… y a-t-il un problème au travail ?
Patron : Rassure-toi, détective. Je voulais juste te souhaiter bon voyage.
— Merci, monsieur.
Patron : Dès ton arrivée au Congo, fais-moi savoir, car tu rejoindras le groupe des détectives.
— Merci, mais je ne resterai pas longtemps au Congo.
Patron : Ok, préviens-moi juste. Bye !
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Après ces appels avec ma mère et mon patron, je me suis sentie mieux et j’ai décidé de passer ma soirée seule, dans le noir, devant la télévision.
À un moment, le sommeil m’a emportée. J’ai cru entendre une voix me dire : « Sauvez-moi ». Puis, le soleil a enveloppé mes yeux et mon alarme s’est mise à sonner. Je me suis réveillée, sursautant du lit. C’était le 28 décembre, le jour de mon départ. Mon vol décollait à 10 h et il était déjà 8 h. J’ai rapidement tout arrangé, pris une douche et suis partie pour l’aéroport.
À mon arrivée, j’avais un retard d’une minute… mais grâce à Dieu, j’étais à temps. Le vol vers Brazzaville 🇨🇬 décollait.