Deuk wolof

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Summary

Un groupe de jeunes sombrant dans la délinquance finissent par commettre un meurtre. Prenant la fuite, ils vont s’installer dans un lieu inhabité créant leur propre village (Watch Dal) et prennent le pseudonyme de Dal. Watch Dal devient ainsi le refuge des délinquants et autres malfaiteurs. Un peu plus, se trouve un village du nom de Deuk Wolof où il fait bon vivre, mais dont les habitants ne tardent pas à subir les provocations de ceux de Watch Dal. Vont-ils être entraînés dans une spirale de violence que cette cohabitation ne manquera pas de provoquer ?

Status
Complete
Chapters
17
Rating
5.0 2 reviews
Age Rating
18+

Watch Dal

À Deukou wolof , une ville exemplaire d'éducation, de fraternité et de savoir-vivre, règnent la paix et le respect. Salif, un jeune du quartier de Diamegueune, très actif, et qui passe la majeure partie de son temps à travailler, vient de rentrer de ses occupations en

saluant tout le monde.

« Bonjour, dit Salif, que la paix soit avec vous tous.

–Bonjour à toi aussi, répondent les autres.

–Et la journée, dit Abdoulaye (père de Salif).

–Bien, dit Salif, Dieu merci.

–Reviens vite pour le déjeuner, dit Absatou (mère de Salif), on n'attend que toi. »

L 'après-midi, Salif repart à ses activités, laissant ses parents, ses sœurs (Nogaye et Nabou) à la maison.

Avec l'élevage ainsi que la vente de légumes et fruits, son petit business se déroule à merveille ; le soir, Salif s'occupe de son poulailler, de la santé des poules et poussins.

Le soir, c'est l'heure des retrouvailles, Salif et ses amis, Modou, Ibra et Thiam prennent leur temps à discuter ; plus tard dans la nuit, ils rentrent chez eux.

Un peu plus loin de Deukou wolof se trouve un village nommé Watch Dal peuplé de délinquants, de malfaiteurs de toutes sortes et d'autres sans occupation précises, et dont le seul mérite est de vivre dans une communauté. En remontant à la source de cette mauvaise société soixante années plus tôt, au temps où un modèle d'habillement qui se connaissait sous le nom de Pâte d'éléphant était au top, le bas du pantalon était trop large que le reste, la plupart des gens l'accommodait avec une chemise dont les extrémités était parfois ouvert, d'autres plus à la classe y rajoutait un costume avec des lunettes de soleil, leurs cadres parfois rond, parfois rectangulaire, Certains qui s'occupait seulement de leur boulot ne pensait qu'à prendre le débordement de leur chemise qui était assez ample et le mettait dans le vaste pantalon, on 'aurait cru que personne ne prenait la mesure, ou que leurs tailleurs étaient perpétuellement en colère contre eux, tellement les chemises étaient vastes que leurs qui passait quelques soit sa quantité avait toujours sa place dans leur habillement, à croire que après avoir attaché leur ceinture, certains hommes de l'époque passait parfois chez monsieur compresseur d'air. La plupart des femmes avec de grandes boubous avec le foulard entourés au-dessus de leurs têtes, certaines se voyaient parfois dans le mode occidentale de l'époque Ha ce fameux chateur débutant avait cassé la toile avec la chanson qui était intitulé « Dem-Dem »,

c'était les touts débuts du super étoile qui impressionnait tout le monde, très talentueux ce chanteur prodige. Dof Dal qui s'appelait autrefois Ibrahima, vivait parmi des gens biens ; mais il avait tendance à choisir une très mauvaise fréquentation : des gens mal éduqués et qui s'exprimaient dans un langage vulgaire. Et comme le dit le proverbe : Dis-moi qui tu hantes, je te dirais qui tu es ; Ibrahima avait fini par virer du mauvais côté.

Un jour, alors qu'un homme revenait de la banque à la fin du mois, Ibrahima et ses amis avaient deviné que c'était un salarié, et le groupe suivit ce dernier jusqu'à un endroit isolé ; Mor, le plus coriace l'attaqua en premier avec un gourdin. Le monsieur qui avait reçu le bâton en pleine tête, s'affala à terre tout en continuant d'encaisser des coups qui l'affaiblissaient.

Ibrahima qui ressentait une très grande honte ordon -nait à tout le monde de s'arrêter. Mais l'homme commençait à observer Ibrahima d'un air bizarre et dit :

« “Ibrahima” oh mon Dieu, qu'est ce qui t'es arrivé ? C'est moi ton oncle Moussa. »

Sans hésiter, Ibrahima l'achevait sous l'œil d'un témoin qui criait à cet instant. Sans retourner chez eux, Ibrahima et son groupe s'enfuyaient pour retrouver leurs amis. Deux de leurs amis discutaient sous un arbre, tandis que deux autres s'amusaient à taquiner des filles. Gor et Thioutch qui s'étaient retrouvés sur la place publique comprenaient à première vue que la présence de leurs amis n'était pas normale ; par contre, Mor et Badou qui causaient avec des filles ne comprenaient pas qu'ils étaient impliqués dans une situation grave. Mais Ibrahima qui n'était pas dans son assiette leur fit comprendre qu'il était temps de lever le camp. Chaque jour, ils erraient au hasard et leurs crimes augmentaient au fur et à mesure. Et ils finirent par adopter des pseudonymes. Ibrahima était devenu Dof Dal ; Badou : Bandi dal ; Masse : Ma Dal ; Cheikh : Kheuch Dal ; Demba : Dembis Dal ; Papis : Papis Dal (d'habitude il n'a jamais été sérieux dans sa vie) ; Gor : Gor Dal ; Thioutch : Mbeur Dal ; Mor : Neub Dal et son compagnon de la même espèce Moussa : Mous Dal. De fait ce clan se nommait les Dal. Ainsi, ils avaient fini par atterrir dans un lieu retiré où ils avaient établi leur fief et qu'ils nommaient Watch Dal. Petit à petit, des gens les rejoignaient de sorte que Watch Dal devint un véritable village. Malheureusement, beaucoup d'entre eux n'eurent pas la chance d'y assister, car un braquage à mains armées leurs avaient coûtés la vie. Ce fut un coup dur pour la bande des Dal : parmi les morts, il y avait Ma Dal, Dembis Dal, Papis Dal, Gor Dal et Thioutch Dal.