Chapter 1
((Emilia smith jeune femme de 25ans long cheveux brun et yeux vert écrivain
Scott jefferson homme de 34ans cheveux noir yeux bleu mâchoire carré barbe de 3 jours travail au fbi
Lisa dumas jeune femme de 26ans cheveux cours blond yeux bleu meilleur amie de emilia
Dan heskins petit ami de lisa 30ans brun yeux noisette travail au fbi
Gaspard Keller (ex )petit ami de emilia homme politique blond yeux bleu violent et manipulateur ))
Début
L'appartement est plongé dans la pénombre, éclairé seulement par la lumière froide des réverbères. Emilia se tient immobile devant la fenêtre, une tasse à la main, l'air abattu.
Gaspard (Hors champ, sec)
Qu'est-ce que tu as encore ?
(Emilia sursaute, le liquide tressaille légèrement dans sa tasse. Gaspard entre, laissant tomber sa veste de costume , un tissu sombre et impeccable , sur un fauteuil, puis défait sa cravate. Il a l'air épuisé et impatient.)
emilia (D'une voix forcée, cherchant à paraître normale)
Oh ! Je ne t'ai pas entendu rentrer... Je cherchais juste l'inspiration, c'est tout.
(Elle porte doucement sa tasse à ses lèvres, évitant son regard.)
Gaspard (Sourire amusé, teinté de supériorité)
L'inspiration. Je connais une méthode pour te la donner.
(Il s'approche d'elle par-derrière, l'enserre fermement de ses bras. Sa voix devient soudainement plus douce, presque prédatrice.)
Gaspard :Une méthode bien plus efficace que le café froid.
(Il écarte ses cheveux, dépose un baiser languissant dans son cou, puis remonte vers son oreille.) (Murmurant)
Et elle ne nécessite aucune fenêtre.
(Il mordille doucement son lobe d'oreille.)
Emilia frissonne au contact, mais la surprise et la tension sont rapidement remplacées par une résignation, voire une pointe d'amertume qu'elle dissimule.)
emilia (Soupirant légèrement, essayant de se dégager doucement)
Gaspard, arrête. Tu as eu une longue journée. Tu devrais te reposer.
Gaspard (Ignorant sa résistance, resserrant son étreinte)
Je me reposerai mieux après t'avoir... inspirée.
(Il lui tourne la tête pour l'obliger à le regarder, son propre reflet sombre et intense se reflétant dans la vitre à côté d'elle.)
Ou y a-t-il autre chose qui te ronge ? Un blocage d’écrivaine, vraiment ? Ou c'est le résultat des élections qui t’inquiète ?
(Il pose sa main libre sur sa joue, mais le geste est plus possessif que tendre. Il sonde ses yeux avec une intensité désarmante, cherchant à déceler la moindre faiblesse.)
emilia (Détournant légèrement le regard)
Non, ce n'est rien. Je te promets. Je suis juste... fatiguée de ce projet. C’est tout.
Gaspard (Riant doucement, un son sec et sans chaleur)
Tu sais, l'ennui est une maladie dangereuse, Emilia. Il faut toujours avoir un objectif. Ne lâche pas le tien.
(Il l'embrasse dans le cou, cette fois avec une force qui n'a rien de ludique, et ses lèvres effleurent sa peau d'une manière qui suggère la domination. Il sent le café froid sur son souffle.)
Gaspard
Maintenant, finissons-en avec cette inspiration.
(Il lâche la taille d'Emilia, se recule d'un pas pour la laisser se retourner et faire face à lui, son expression redevenue le masque de politicien qu'il porte en public : calme, puissant, inébranlable.)
Après, je dois parcourir les derniers chiffres du sondage de demain. Et tu seras là. Dégagée de tes humeurs mornes.
(Emilia sent l'air se refroidir entre eux, le calme de Gaspard étant en réalité un prélude à sa colère. Elle déglutit, essayant de ne pas montrer sa peur, mais le ton de Gaspard est une menace ouverte.)
emilia (D'une voix à peine audible)
Gaspard, je... je ne suis pas d’humeur. Je crois que je vais aller me coucher.
(Elle tente de faire un pas pour s'éloigner de la fenêtre, mais Gaspard bloque son chemin. Il y a un silence lourd où l'on entend seulement le bruit de la pluie.)
Gaspard (Sa voix est maintenant grave et ciselée, chaque mot est un reproche)
Tu n'es pas "d'humeur" ? Et en quoi est-ce pertinent, Emilia ? Tu es ici pour me soutenir, n'est-ce pas ? Pour être ma muse, mon ancrage. Je rentre d'une journée à jouer les hypocrites pour le bien de ma carrière, et tu es là, plantée dans le noir, à te morfondre sur une tasse de café !
(Il lève la main et la repose lourdement sur son épaule, la poussant légèrement contre la vitre froide. Son regard s'est durci, le politicien calculateur a disparu, laissant place à l'homme de pouvoir irascible.)
Regarde-moi. Quand je demande quelque chose, tu me le donnes. C'est la règle.
emilia (Ses yeux s'embuent, elle essaie de retirer son épaule de sa prise)
Tu me fais mal. S'il te plaît, lâche-moi.
Gaspard (Riant, mais ce n'est pas un rire de joie)
Je te fais mal ? Tu es si fragile ? Tu ferais mieux de t'habituer à une certaine pression. L'inspiration, c'est aussi ça. Le goût de la victoire... et de l'obéissance.
(Il l'agrippe plus fort, la serrant douloureusement. Il se penche et lui murmure à l'oreille, un ton de voix à glacer le sang.)
Tu vas te débloquer, chérie. Maintenant.
(Il l'entraîne brutalement loin de la fenêtre et à travers le salon. Le bruit de ses pas sur le parquet résonne fort dans le silence de la nuit.
Emilia lâche sa tasse de café qui s'écrase sur le parquet avec un bruit sourd et éclabousse. Elle ne le remarque même pas. La peur la submerge, mais une petite flamme de défi s'allume en elle.)
emilia (Hurlant presque)
Non ! Arrête ! Je t'ai dit que je ne voulais pas ! Lâche-moi, Gaspard !
(Gaspard s'immobilise au milieu du salon. Le bruit de la tasse brisée et le cri d'Emilia semblent le faire basculer totalement. Il la jette violemment contre le mur. Elle se cogne l'arrière de la tête et gémit, la douleur fulgurante la coupant net.)
Gaspard (Un rugissement bas et guttural, hors de lui)
Tu ne me dis pas ce que tu "veux" ! Tu m'écoutes ! Tu es ma femme, tu es mon image, et tu es là pour moi quand j'en ai besoin ! Qui crois-tu pouvoir défier ? Ce que tu désires n'a aucune importance !
(Il se rapproche rapidement, son ombre se découpant, menaçante, sur le mur. Il attrape brutalement son menton, la forçant à lever les yeux pour rencontrer son regard empli de fureur froide.)
Tu vas apprendre à sourire, Emilia. Et tu vas apprendre à te taire.
il l'embrasse avec une violence débridée, un geste de pure possession et de rage. Emilia sent le goût amer de la défaite et de l'acier de son pouvoir. Elle essaie de lutter, mais sa force est vaine contre la sienne. Elle ferme les yeux, laissant la terreur et la douleur prendre le dessus, le bruit des chiffres de sondage et le faux sourire du politicien résonnant comme une horrible ironie.
(Un silence épais retombe sur l'appartement. Seuls le bruit du vent et le tic-tac lointain d'une horloge de luxe rappellent la normalité que Gaspard vient de briser
Gaspard se retire finalement, reprenant son souffle, l'air à moitié satisfait, à moitié dégoûté par son propre accès de rage. Il remet machinalement une mèche de cheveux en place, l'homme public reprenant le dessus.D'un ton étrangement calme, comme s'il venait de réprimander un enfant
Voilà. C'est terminé. Tu vois ? C'était pourtant simple.
Emilia reste affalée contre le mur, son corps tout entier tremble. Elle ne répond pas. Ses yeux, fixés sur le mur opposé, son regard et secs, mais son expression est celle d'une âme brisée. L'humiliation est physique, elle l'a recouverte d'un froid glacial. Le goût de Gaspard dans sa bouche est pire que celui du café froid.)
(Elle glisse lentement jusqu'au sol, s'asseyant maladroitement au milieu des éclats de faïence et des gouttes de café noir. Elle ramène ses genoux contre sa poitrine, s'enfermant dans une bulle de silence et de honte.) (Murmurant, le son étant à peine une vibration, parlant plus au mur qu'à lui)
Tu me dégoutes.
Gaspard (Un haussement d'épaules indifférent, il se dirige vers l'espace de travail pour récupérer ses papiers)
Je suis fatigué de ces puérilités, Emilia. Occupe-toi de toi. Quand j'aurai fini de lire ce rapport, je veux que l'appartement soit propre. Et toi, un peu plus... agréable.
(Il ramasse les dossiers du sondage, ses lunettes de lecture, sa cravate négligemment. Il redevient le politicien, focalisé sur le pouvoir, ignorant la détresse qu'il a causée. Il ne la regarde même pas. Pour lui, la scène est déjà classée sans suite.)








