Chapitre I — La maison
À Chamarande, la bâtisse qu’il louait appartenait à une famille décimée dans les années 60. Les voisins disaient qu’elle attirait ceux qui voient trop.
Val, lui, n’y croyait pas… jusqu’à la troisième nuit.
Le vent s’était tu, mais les planches du grenier craquaient, comme sous des pas hésitants. En relevant les yeux, il vit la lumière du couloir vaciller — puis s’éteindre d’un coup sec.
Une odeur de terre humide s’infiltra dans la pièce.
Et dans le reflet de la vitre, derrière lui… quelqu’un se tenait debout.
Une femme, le visage gris, les yeux sans pupille.
Elle ne bougeait pas.
Puis elle parla d’une voix brisée :
« Tu dois les faire passer. Sinon… ils te prendront. »