1.1
— Papa..
C'était la voix d'une petite fille au teint chocolat au lait, sa touffe de cheveux crépus était attaché en arrière. Elle avait des yeux en amande de couleur noisette. Sa bouche était pulpeuse et son petit nez était droit, le bout légèrement arrondi. Elle était vêtu d'une robe verte émeraude, volante et élégante.
Elle pénétra dans la chambre de son père. Le père au teint pâle , ses cheveux châtain parsemé de cheveux blancs et sa barbe garnis et grasse recouvrait son visage.
Allongé sur son lit, il dormait sur une tonne de vêtements et draps sales. Ou du moins, il faisait semblant de dormir. I
l ne voulait pas. Il ne voulait pas l'accompagner, ni même la voire, le visage de sa fille lui était insupportable. Il lui rappeler trop une personne...
— Papa je.. dit la fillette hésitante.
Son silence pesait lourd dans la pièce. Elle voulait juste lui dire au revoir. Déçu par le mutisme de ce dernier, elle se retourna et sortit de la chambre. Elle attrapa sa grosse valise, sur laquelle était posé une cage. Un hibou roux avec de immenses yeux était enfermé à l'intérieur.
Sur le pas de la porte, sa marraine l'attendait le sourire aux lèvres.
— Vient donc dans mes bras ma chérie.
Après l'avoir enlacé et recouvert son visage de baisers, elle l'aida à ranger sa valise dans le coffre de la voiture et la cage sur l'un des sièges arrière. La fillette s'assied sur le siège passager, son sac à dos sur ses genoux. Sa tante s'asseyant sur le côté conducteur, démarra la voiture en direction de la gare de King's Cross à Londres.
C'était sa deuxième année au sein de cette école. Une école pas comme les autres, c'était une école de sorcier. Vous l'avez bien lue cette fillette était une sorcière et bien-sûr sa tante Moldu, une non sorcière, n'en savait rien.
Elle avait hérité se don de son père qui était un grand sorcier. Il avait aussi étudié à Poudlard, l'école des sorciers. Sa défunte mère, qui était une Moldu, avait sue à la naissance de sa fille que son mari était un sorcier. Avant ça, elle ignorait tout du monde de la magie.
— Tu es sûr de ne pas vouloir déménagé à la maison, demanda la marraine en activant son clignotant droit avant de tourner le volant en cette direction. Je le sais qu'au fond de toi, tu ne veut pas rester vivre avec ton ignare de père.
— Oui tata, dit la fillette sûr d'elle. Puis j'adore mon école !
— Cet internat dont tu ne veut pas que je viennes te rendre visite petite chipie, dit elle en lui jetant quelques regards du coin de l'œil.
— C'est trop loin, je te suis déjà reconnaissante de m'accompagner tout les ans à la gare et d'ensuite venir me chercher.
— C'est normal, tu es ma filleule et je ne sais vraiment pas ce que dirais ma tendre sœur, dit elle en reniflant. Ma pauvre petite sœur si seulement elle le voyait te traiter ainsi... elle quitterait le monde des morts pour s'occuper de son cas. Elle était aveuglé par l'amour. Son amour pour lui, l'a conduite à sa propre mort...
La petite fille était gêner, à chaque fois que sa tante parlait de sa mère, elle pleurait systématiquement et la fillette ne savait quoi faire pour la réconforter.
— Papa as besoin de moi, finit elle par dire.
— Emraude, ce n'est pas ton rôle. Un enfant ne doit pas s'occuper d'un parent, c'est à ton père de prendre soin de toi. Tu es sa fille unique et de ce que je vois, il ne lui reste plus que toi.
— Mais c'est différent, dit Emraude pensive.
Elle repensait à son père, comment il était avec elle quand sa mère était en vie. C'est comme ci ce souvenir était un rêve, un rêve agréable où ils étaient tous les trois heureux.
— Tu es si mature pour ton âge.. Ma proposition tient toujours, le jour où tu voudra quitter ce taudis, tu me passe un coup de fil et je viens te chercher, dit la tante en soulevant le frein à main.
Elles étaient arrivés à la gare. Une fois sur le quai comme l'année précédente, sa tante la bombardait de question concernant le train et sa destination.
— Tata, dis Emraude en quittant ses bras. Tout va bien, on se voit pour les vacances de Noël.
— Tu vient pour les vacances de Noël, dit la tante surprise.
Elle hocha la tête mais elle regretta subitement lorsque sa tante la repris dans ses bras en la serrant plus fort.
— Prend soin de toi ma chérie.
Emraude s'avança avec son chariot vers un poteau, elle se cacha derrière celui ci en attendant que sa tante disparaisse. Une fois que sa tante avait quitté le quai elle se dirigea vers une barrière qui se trouvait entre le quai 9 et 10. La jeune fille trottina en s'assurant que personne ne la regardait.
Quelques secondes plus tard elle avait disparu et réapparut sur le quai 9 3 / 4. D'autres élève accompagné de leur proche, chariots et hiboux, emplissaient le quai. Un grand train nommé le «Poudlard Express» était sur les rails.
Emraude enfila d'un coup de main sa cape verte et entra dans un compartiment en tirant difficilement sa valise et sa cage. Elle alla s'asseoir aux côtés de ses deux colocataires de chambre, Olga et Evie. La blonde et la brune vêtu de leur capes vertes discutaient des membres de l'équipe de Quidditch de Serpentard.
Le Quidditch est un célèbre sport du monde des sorciers. Il s'agit d'un jeu sur balai volant qui oppose deux équipes.
— Tu compte toujours t'inscrire pour intégrer l'équipe de Quidditch, demanda la blonde.
— Pourquoi cela te dérange, répondit Emraude sans quitter les yeux de son livre de potion.
— Il n'y a que des garçons, dit elle en haussant le ton.
— Et ?
- Et... C'est... Dit Olga en bafouant. Ma mère m'a toujours dit qu'une fille digne de ce nom..
— Et qui te dit que je suis réellement une fille ? Peut être que je bois une potion chaque matin pour avoir cette apparence, dit Emraude en levant ses yeux de son livre pour regarder sa colocataire.
La jeune blonde gênée par son regard, ne savait quoi répondre donc elle laissa Emraude lire son livre et ne l'embêta plus jusqu'à Poudlard.
— Tu as donc réussi à intégrer l'équipe, dit une voix derrière elle. Tu es très coriace à ce que je vois.
Elle fit face et c'était Regulus Black. Un jeune homme qui partageait sa maison, les Serpentard et comme elle, c'était sa deuxième année à Poudlard.
— J'ai été acceptée au poste d'attrapeur et toi, poursuivit il.
— Poursuiveur, répondit elle.
— Bienvenue dans l'équipe en espérant que tu y restera jusqu'à la fin du mois, dit le garçon d'un ton moqueur.
— Je te retourne ta phrase, le privilégié.
Le jeune brun se mit à rire.
— Ce n'est pas de ma faute si le professeur Slughorn m'adore, dit il d'un rire narquois.
Le professeur Slughorn est le directeur de la maison des Serpentard mais aussi le professeur de potion. Il a un club de privilégier avec qui il organise souvent des dîner. Regulus est son élève préféré. Emraude pensait que c'était grâce à Slughorn si Regulus était attrapeur.
— Et moi je n'ai pas besoin d'avoir tout ces privilèges pour rester meilleure que toi au Quidditch.
Son sourire s'élargit. Il adorait. Il adorait la piquer et il adorait surtout quand elle lui répondait.
Au même moment deux jeunes garçons de troisième années apparurent dans le couloir. C'était deux jeunes habillé en rouge et or, la couleur des Gryffondor, l'une des quatre maisons de Pourdlard. L'un était brun avec des cheveux mal coiffé et des lunettes ronde, il tenait un balai à la main. L'autre était aussi brun mais avait les cheveux légèrement plus long et les yeux bleus, il tournoyait sa baguette entre ses doigts et ressemblait à Regulus mais en plus athlétique et sa beauté était nettement supérieur.
Les deux jeunes hommes riaient ensemble. Lorsque le regard de Regulus croisa celui du garçon aux yeux bleus, leurs deux regards s'assombrirent de la même manière. Les deux Gryffondor regardèrent brièvement Emraude avant de disparaitre derrière une porte.
— Tu lui parle toujours à mon frère, demanda Regulus d'un ton amère.
Première fanfic sur Harry Potter en espérant qu'elle vous plaira.
#ViveSerpentard🐍💚🙆🏾♀️