Finalement qui suis-je ?

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Summary

Julia, une simple Terrienne, se réveille un matin avec un pouvoir qu’elle ne comprend pas : la glace répond désormais à sa volonté. Avec d’autres Terriens, elle embarque à bord d’un vaisseau en direction de sa nouvelle école, loin de la Terre. Mais, au fil du temps, Julia se sent différente. Des visions étranges la hantent, des voix murmurent dans ses rêves… et une vérité qu’elle ne peut plus ignorer se dessine. Et si Andréa, son amie la plus proche, cachait elle aussi un secret capable de tout bouleverser ? Entre le feu et la glace, la vérité attend son heure.

Status
Ongoing
Chapters
9
Rating
5.0 3 reviews
Age Rating
16+

Chapitre 1

Aujourd’hui c’est mon anniversaire, j’ai vingt ans. Pour l’occasion mon copain, Antonin m’a organisé une fête chez nous. Nous vivons ensemble depuis plus de quatre ans, dans un petit appartement sur Rouen. Celui-ci n’est pas très grand, mais il est à notre image, une bibliothèque remplie de livres et de figurines est planté au milieu du salon, les murs sont couverts d’affiches et de tableaux. Mon chat trône en haut de son arbre à chat, telle une reine. Je me sens bien entre ces quatre murs. Tous mes amis sont autour de moi, nous rigolons, nous discutons, l’alcool coule à flot et les amuses bouches descendent à vue d’œil. Nous jouons à différents jeux, comme la pyramide, la méduse ou le buzz. Pour l’occasion je me suis offerte une nouvelle robe, d’un bleue azur, qui descend jusqu’aux chevilles, elle est fendu sur le côté, ce qui la rend sexy. Le bustier en forme de cœur, met en valeur ma poitrine. Mes cheveux clairs, glissent sur mes épaules nues, mettent en valeur ma parure de boucles d’oreille et mon collier en or. Pour finir un léger maquillage d’orée qui sublime mes yeux bleus. Je me trouve vraiment jolie ce soir. Le temps est venu de souffler les bougies. La lumière s’éteint, mes invités se sont réunis autour de la table, mon copain nous rejoint avec un énorme gâteau , la fine lueur que produit les bougies, illumine mes invités, qui en cœur chantent la chanson traditionnelle pour l’occasion. La musique terminée, il est temps pour moi de souffler mes bougies. À cet instant quelque chose de bizarre se produit, un frisson traverse mon corps, au contact de mon souffle, les flammes se sont recouvert de glace avant de s’évaporer. Tout ceci s’est déroulé en une fraction de seconde, que je doute que quelqu’un ait remarqué cet étrange phénomène. Quand la lumière revient, je peux enfin admirer mon gâteau, qui a été réalisé par mon amoureux, il est sublime. En relevant la tête, je remarque les regards ahuris de mes amis braqués sur moi. Finalement, je n’étais pas la seule à avoir vu quelque chose d’étrange. Un long silence pesant s’engouffre dans la pièce. Je n’ose prononcer le moindre mot, de peur qu’il fasse un lien. Mes uns de mes camarades brisent cette froideur. ” Putain, mec ! Ton herbe est vachement bonne !” Tout le monde ces mies à rire, la soirée avais repris son cours normal. Pour eux, tout ceci était une simple hallucination due à l’alcool ou à la drogue. Sauf pour mes deux meilleures amies, elles avaient déjà vécut des bizarrerie de ce genre, plutôt dans la journée. Nous avions passé toute la journée ensemble. Un petit restaurant, suivi d’un hammam et d’un massage. C’est là que j’ai eu cette première sensation de froid. Ce qui fut très étonnant vue l’endroit où je me trouvais. Je ne ressentais pas de gène respiratoire, ni aucune grosse goutte de sueur dégoulinant sur mon dos. Océane, une de mes amies, m’a effleuré quelque seconde, a se moment là, nos regards se sont croisés , elle semblait perplexe, comme si elle avait ressenti ce que je dégageais. Mais elle ne dit rien. La deuxième fois, ces en sortant du salon. Il s’est mit un crachiner, on se dirigeait en direction de chez Pauline, ma seconde amie. Nous avions prévu de nous préparer chez elle, avant de nous rendre à ma petite sauterie. Cela faisait déjà plusieurs années que nous étions inséparables. Nous fûmes toutes les trois détendues, la joie pouvait se lire sur notre visage. Pour continuer dans cette bonne humeur, Océane, fit partager sa musique dans les rues. Nous dansâmes comme des folles, aux plus grands plaisirs des passants, qui à notre vue nous lança des sourires, voir même une petite démonstration de leur talent. Malgré les quelques râleurs qui nous ont bien fait comprendre la gêne sonore, j’étais heureuse. Dans mon euphorie, j’ai levé les mains en direction du ciel, tournoyant sur moi-même, criant à plein poumon. Je voulais montrer au monde entier à quel point, j’étais heureuse, je me sentais entière. Avec surprise de la neige apparaît, ce qui nous rendîmes euphoriques. À ce moment, je ressentais un bien être intérieur, je me sentais légère, moi-même, mon corps était froid, mais ce froid avait quelque chose de réconfortant, comme s’il me réchauffait le cœur, ou plutôt avait rempli un vide dont je ne savais pas l’existence. Mais quelque chose clocher. Nous fûmes les seuls sous la neige. Mes amies aussi l’avaient remarqué. Heureusement, la neige vint à disparaître rapidement. Je ne savais pas comment expliquer cette sensation, mais mon estomac s’était noué, j’y étais pour quelque chose. Je peux lire de l’incompréhension dans le regard de mes amies. L’euphorie que nous ressentions, c’est évanoui, nous avons repris notre route dans le silence le plus total. Quand nous sommes arrivées chez moi, ce moment troublant c’était apaiser, la fête pouvais commencer, laissant de côté ce phénomène étrange. Malheureusement, il refait surface bien trop vite. Leur regards sont braqués sur moi, elles venaient de comprendre, que c’est moi, la source de ces bizarreries. Au fond je le savais, mais comment leur expliquer quelque chose que je ne comprenais pas moi même. Sans dire un mot, je passe devant elles et me dirige vers la cuisine. D’un pas léger, elles me suivent. Elles se placent à l’autre bout de la cuisine, même avec le brouhaha et la musique de la soirée, un silence glacial envahi ma cuisine, Océane fut la première à parler.

– Bon, je ne sais pas ce qui s’est passé tout à l’heure avec la neige, mais là je suis sûr de moi ! Les flammes se sont transformées en glaçons ! Pauline est accrochée au bras d’Océane, leur regard braqués sur moi, comme si j’étais une araignée qui peut bondir à tout moment. Elles attendaient des explications.

– Comment as-tu fait? Demande Pauline d’une voix tremblante.

– Je ne sais pas du tout, peut-être que c’est vraiment l’alcool ?!

– Non ! Tu nous prends pour des imbéciles ! Crie Océane qui avait avancé d’un pas vers ma direction.

Le silence le plus total, règne dans l’appartement. Les invités ont stoppé leur conversation, ils nous regardent d’un air perplexe. Antonin s’est levé du canapé, d’un pas léger et un regard inquiet, il se dirige vers la cuisine. Sans attendre une minute de plus, je claque la porte. Mon regard se tourne de nouveau en direction de mes deux amies, le doute et l’incompréhension s’installe en moi, sont-elles toujours mes amies ? Où suis-je un simple monstre à leurs yeux ?

– Tu penses vraiment qu’avoir les mêmes hallucinations c’est normale ?! Reprend Océane en tenant la main de Pauline qui c’était misse à chouiner.

– Chut, dis-je a voix basse. Ont peut parler calmement ? Certes je sais que je suis pour quelque chose, que toutes ces anomalies que vous avez vu ou ressenti en mon contact, venaient de moi. Mais je ne peux l’expliquer. Je ne sais pas se qui m’arrive, mais vous n’avez pas à avoir peur de moi, je suis toujours votre amie. Elles ne disent rien, mais leur regard s’est adoucis, malgré tout elles se méfient encore de moi.

– Écoutez je ne sais pas moi-même pourquoi tout cela m’arrive, ce que je sais, c’est cas chaque fois que cela s’est passé je me sentais heureuse. Dis-je d’une voix douce et calme en me rapprochant d’elles doucement, les paumes de mes mains bien en évidence, espérant qu’elles les saisissent.

– Bon, si on comprend bien, tu as passé une bonne journée, me dit Océane avec son ton d’humour bien particulier.

Nous échangions quelques légers sourires, avant qu’Océane se jette dans mes bras, suivis de Pauline, qui reste malgré tout sur ces gardes.

– Qui n’a jamais rêvé d’avoir des pouvoirs magiques ? Commente Océane en s’écartant de l’accolade, sourire au lève.

Je venais de retrouver mon amie. La tension, c’est apaiser, un léger rire raisonne dans la pièce, le nœud dans mon estomac, c’est dénoyer. Au même instant, le verre que je tenais, c’est recouvert de givre. La panique m’envahit de nouveau.

– Au moins on ne manquera pas de glace, dit Océane en rigolant.

– Pourquoi tu prends tout à la légère ? Imagine, que sous le coup de la colère, elle ne contrôle pas ?! Qu’elle gèle tout le monde ? Dit Pauline qui prend enfin le courage de s’exprimer.

Je ne sais quoi répondre, elle a raison, je ne sais rien de ce pouvoir et je suis bien connue pour m’énerver à la moindre occasion, je suis quelqu’un qui a le sang chaud. Quelle ironie quand même. À cette simple idée, une bouffée de chaleur m’envahit, je commence à avoir peur de moi-même, mes jambes se mettent à trembler

– Pourquoi ne pas se rendre à l’hôpital? Ils peuvent peut-être te retirer ce truc ? Demande Pauline qui n’ose toujours pas me regarder dans les yeux.

– Tu es folle rétorque Océane, tu sais très bien que si elle y va, ils vont l’enfermer et réaliser des expériences sur elle ! C’est ce que tu veux !?

Je pouvais entendre des pas déterminés de l’autre côté de la porte. Depuis que je l’ai fermé, la musique avait reprit, seul les rires ne se font plus entendre, nous avons cassé l’ambiance.

– Qu’est-ce qui se passe ici ? Demande Antonin qui venait de franchir la porte. Sans réfléchir je cache ma main glacée derrière mon dos.

– Antonin... commence Pauline.

– Rien mon chéri, une dispute débile entre filles, on arrive bientôt dis-je en refermant la porte de la cuisine. Écoutez. Je ne sais pas ce qui m’arrive, je ne l’explique pas, mais je ne pense pas qu’un simple docteur ou même un chirurgien peut me retirer ce truc. Et j’ai regardé assez de films et de séries pour savoir qu’Océane n’as pas totalement tord. Je ne veux pas vous faire de mal, je sais que j’ai un fort caractère, mais laissez moi vous montrer que je peux le gérer. Et je te promets que si je fais du mal à une personne, je vais moi-même voir la police.

Sans dire un mot Pauline hoche la tête et sort de la cuisine. Je pense qu’elle a besoin de temps pour digérer tout ça. Océane me prend dans ses bras et me propose son aide, avant de partir rejoindre Pauline, sûrement pour la dérider un peu.

Je me jette sur le canapé et me sert un verre de vodka pur, en faisant bien attention à ne pas le garder trot longtemps dans ma main. Quelques amies s’installent avec moi pour discuter un peu, je suis trop absorbée par mes pensées, que je ne répond que par de simples mots ou des grognements. Ils défilent chacun leur tour, mais ne reste pas très longtemps, je me retrouve très vite seule.

– Tu en veux une deuxième ? Dit mon copain sur un ton dur qui me fait revenir à la réalité.

Sans m’en rendre compte je m’étais descendue quasiment une grande partie de la bouteille, quand je regarde autour de moi, il ne reste qu’Océane et Pauline, une partie du salon est déjà nettoyé.

– Je ne sais pas ce qui s’est passé dans la cuisine, mais tu aurais pu faire un effort, repris-t-il d’un ton ferme. J’ai organisé cette soirée pour toi et tu as tout gâché ! Tu étais obligée de boire une bouteille à toi seule ! La prochaine fois bois directement au goulot ça évitera de salir un verre ! Vas te coucher je préfère finir seul ! Me hurle Antonin avant de me tourner le dos et de se rendre en cuisine, d’un pas ferme.

Derrière moi, je sentais une présence, mes amies. Elles m’observaient intensivement, au moindre faux pas, je serais jeté au bûcher. Cette sensation commence à me peser. Je serre les dents, espérant que la sensation de colère diminue, mais au contraire elle grandit, mon sang bouillonne, mais pas que. Je sens une force en moi, grandir, qui ne souhaite que sortir, ce fameux pouvoir. J’ai du mal à rester concentrée sur ce qui se passe autour de moi, ma vision est devenue floue. Chaque partie de mon corps me faisait mal, j’avais du mal à avancer. Je pouvais entendre des voix parler autour de moi, mais je ne pouvais comprendre. Une bataille faisait rage à l’intérieur de moi. J’ai énormément de mal à le contenir.

– Julia ! Calme toi ! Crie Océane.

Sa voix était faible, mais elle se faufila dans mon esprit, je prends une grande inspiration, mon pouvoir se calmait, avant de se dissiper. Quand j’ouvris les yeux, ma tête se mit à tourner et le noir m’envahis, je me suis évanouit. Je me réveille dans mon lit, en pyjama, à l’autre bout du lit, ce trouve Antonin endormie, adossé au mur. Quand je me relève un chiffon humide tombe sur mes genoux, il était posé sur mon front, plusieurs couvertures me recouvrent le corps. Tous mes muscles me font mal, des images de la soirée d’hier me revient petit à petit.

– Tu m’as fait peur me dit Antonin qui venait de se réveiller. Tu te sens comment ce matin ? Me demande se dernier, en déposant un léger baisser sur le front. Tu es encore gelée, ta température ne remonte pas, cela n’est pas normale, tu fais de l’hypothermie, j’appelle immédiatement une ambulance !

– Non, pas besoin je me sens mieux. Les souvenirs de la soirée d’hier soir me reviennent peu à peu. Ne t’inquiète pas, repris-je. Tu sais bien que je suis frileuse en hiver, tout va bien, j’ai simplement abusé de la vodka. Je suis sincèrement désoler d’avoir gâcher ta soirée, merci pour tout. Il me prend dans ses bras, mais il se recule précipitamment.

– Je vais appeler les pompiers ! Ton corps entier est froid, ce n’est pas normal, on dirait que tu sors du congélateur ! Me crit-il en sortant de la chambre.

– Non !! Criais-je, en sortant du lit à toute vitesse ! Ne les appelles pas, je vais tout t’expliquer ! Mais raccroche ce téléphone ! Je pouvais voir à sa tête que cette histoire l’inquiétait énormément, je lui fais signe de venir s’asseoir à côté de moi sur le canapé. Je lui raconte tout depuis le début.

Durant mon récit il n’a pas ouvert la bouche, il est resté droit, concentré à mon écoute. Quand j’ai enfin terminé, il ne dit rien, ne bouge pas, il reste stoïque. Je n’ose pas bouger non plus, mes yeux toujours plongés dans les siens, d’un marron sombre et vide. Au bout de quelques minutes, deux mots sortent de sa bouche ; « Prouve le ». Sur ses mots, je me lève doucement, prend une grande inspiration, je ferme les yeux à la recherche de mon pouvoir. Il est paisible, endormi au fond de moi, je n’arrive pas à le stimuler. Quand j’ouvre les yeux, Antonin n’a pas bougé, il me fixe toujours, mais je pouvais lire de la colère sur son vissage.

– Je suis désolé, mais je n’arrive toujours pas à le contrôler comme je souhaite, dis-je en m’installant à côté de lui.

– Je m’en doutais ! Hurle-t-il en se levant d’un bond. Tu es devenue folle ! Tu t’es fais tellement de film ma pauvre fille ! Que tu as cru à ta propre histoire ! Tu es vraiment folle ! Je préfère partir maintenant avant que tu me tues dans mon sommeil, me dit-il en prenant un sac dans le placard.

– Je te dis la vérité ! Demande aux filles, mais il ne m’écoute pas, il est en train de fourrer dans son sac tout ce qui lui tombent sous la main. La fureur commence à monter en moi, ce qui réveille mon pouvoir, je pouvais le sentir remuer dans mes veines. Je ne pourrais pas le contenir plus longtemps. Je me concentre sur ma respiration, quand j’ouvre la bouche de là vapeur en sort, sur les fenêtres de la condensation s’est formé.

– Pourquoi il fait si froid tout d’un coup ! Hurle Antonin en regardant tout autour de lui.

Je n’arrive pas à prononcer le moindre mot, mon corps entier bouillonne de rage. Je serre les poings si forts, que mes ongles entaillent ma peau. Je peux sentir mon pouvoir grandir en moi, il est tellement grand, il n’a pas assez de place, je dois le laisser sortir. Quand mon pouvoir sort de mes doigts et de mes pieds, cette sensation est apaisante, je me sens plus légère, heureuse. Toute la surface qui m’entoure se recouvre de glace, le canapé, la table basse, les murs, le sol, toute la bibliothèque. Antoine recule et se rue dans le couloir, près de la porte d’entrée. Mais je suis plus rapide que lui, je ne peux pas le laisser partir tout de suite, je gèle la porte d’un geste. Je peux voir de la terreur dans son regard. À ses yeux je suis devenue un monstre qu’il faut fuir à tout prie. La tristesse prend place sur la colère, je relâche ma main. Des larmes commencent à brouiller mon regard, je n’arrive pas les contenir non plus. Je ne sais pas combien de temps je suis restée debout à pleurer, mais au bout d’un certain moment mes jambes se sont mises à trembler, je me suis effondrer sur le sol, mon pouvoir diminue et la glace qui m’entoure s’évanouit. Tremblante, recroquevillée sur moi-même je ne peux m’arrêter de pleurer. Une main chaude se pose sur mon épaule. Je relève la tête, un homme tout en bleu était au-dessus de moi. Surprise, je me relève subitement, qui est cet homme ? Je regarde autour de moi, tout est revenu à la normale, sauf qu’Antonin est parti. L’homme en bleu ne m’avait toujours pas parlé, il reste là debout à me regarder, avec un grand sourire gênant. Il me tendit un bout de papier. « Bonjour, je suis Zyzolyp, je suis venu pour t’aider, je te pris de porter ceci. » Quand je lève la tête, l’homme en bleu me tend une paire d’écouteurs sans fils. J’hésite devant lui, la main à mi hauteur de la sienne, mais c’est le seule moyen pour moi d’avoir des réponses. Je prends donc ces écouteurs d’une main tremblante et les met à mes oreilles.

– Bonjour, dit-il, comme tu as pu le lire, je m’appelle Zyzolyp, je suis ici pour toi, tu es devenue une guerrière, c’est comme ça qu’on appelle les enfants qui ont reçue un don des dieux. C’est pour cela que je suis ici, pour te conduire à ton nouveau chez toi.

– Vous devez faire erreur, je ne suis pas une guerrière, je vous jure, je ne sais même pas donner un coup de poing. Vous devrez reprendre ce pouvoir maudis et le donner à une personne qui arrivera à le maîtriser mieux que moi.

– Malheureusement, cela ne fonctionne pas comme ça, si les dieux t’ont choisie, ce n’est pas pour rien, ils ont dû voir de grands projets en toi. Là où je te conduis, tu vas pouvoir apprendre à utiliser ton pouvoir et crois en mon expérience, tu caches un gros potentiel.

Je suis complètement perdue par ces explications, je pensais avoir des réponses à mes questions. Mais c’est tout le contraire. Je m’effondre dans le canapé complètement anéantie. L’homme en bleu n’a pas l’air surpris par ma réaction. Il s’installe à côté de moi et me regarde avec des yeux tendres, il pose ses mains sur ses genoux bleus. Avant ça je n’avais pas pris le temps de le regarder vraiment. Assis devant moi se dresse un monsieur tout en bleu, même ses cheveux sont d’un bleu foncé. Ils sont dressés sur le haut de son crâne à l’iroquoise. Son visage a plusieurs teintes de bleu avec des légères traces de blanc. Sa teinte de peau à elle seule est une œuvre d’art. Ses yeux, aussi sont bleu, un bleu profond, comme un océan sans vague. Il porte une combinaison très moulante qui se termine en short, comme lui elle est bleue claire avec des parcelles de rouge au niveau des coutures et un logo étrange sur le coin de sa veste. Il ne porte pas de chaussures, ses pieds n’ont rien d’humain, son talon est bien plus pointu que la normale et quant à ses orteils ils en a que trois gros qui finissent aussi en pointe, à si méprendre cela me faisait penser à des pattes de poulet. Je me suis rendu compte, que je l’observe depuis un petit moment, quand je rencontre son regard je comprends que je ne suis pas la première à le fixer ainsi.

– Je suis né sur une planète de glace, c’est pour cela que tout mon corps est ainsi, tu connais ma planète sous le nom de pluton, mais nous l’appelons Zourck. Notre corps résiste au froid le plus rude, contre moi ton pouvoir n’est pas efficace. Il ne montre guère de sentiment naturel, comme si on lui avait appris à sourire et à parler comme un robot. Rien de son comportement est naturel. Mais malgré tous, je me sens à l’aise en sa compagnie.

– Donc, comme je te les dis auparavant, je suis ici pour toi, en dehors de mon boulot de professeur, j’ai pour butte de venir chercher les Terriens qui reçoivent un don et de vous conduire à l’école “Just”, qui se situe prés de Saturne. Cet établissement a été créé spécialement pour les personnes comme toi. Tu n’es pas la seule, notre objectif est de vous faire intégrer dans notre univers et de l’utiliser vos pouvoirs à bon escient. À la fin de votre formation, plusieurs choix de carrière s’offriront à vous.

Je n’avais toujours pas dit un mot, même si ma bouche est ouverte, je ne sais que dire, j’avais l’impression d’être dans un rêve et que j’allais bientôt me réveiller. Mais rien, tout était bien réel, mon chat a grimpé sur mes genoux, je la caresse, son ronronnement me rassure un peu, elle renifle les doigts de l’homme et gratte le haut de sa tête sur ses mains toujours posée sur mes genoux. Je continue de regarder mon chat sans dire un seul mot, tout se bouscule dans ma tête, ces dernières vingt quatre heures ont été très éprouvantes et je n’ai plus personne à qui en parler ici.

– Je peux prendre mon chat ? Dis-je sans hésiter à sa proposition.

– Je vais me renseigner, mais je pense que cela sera possible, en attendant je te laisse préparer tes affaires ainsi que pour ton chat, dit-il. Je viendrais te chercher dans deux heures.

Il se lève du canapé et se dirige dans la cuisine, étonnée de son comportement je le suis du regard. Je n’avais pas remarqué, mais un énorme tapis rond traîne sur le sol, il se place dessus et un claquement de cils il disparaît. Surprise, mais sans plus de cet événement inexplicable, qui n’est pas le premier de la semaine, je me rends dans la salle de bain et me fait couler un bon bain. J’utilise une de mes boules de bain, et l’eau devient bleu, un léger sourire se forme. Allongée dans l’eau bien chaude, une bière à la main je repense à ces derniers événements. Je ressens une légère excitation à cette nouvelle aventure, mais je ne peux m’empêcher de penser à ma famille que je n’ai pas vu depuis longtemps. Je prends mon téléphone et appelle ma mère, j’ai une folle envie d’entendre sa douce voix rassurante.

Il est temps pour moi de partir, ma valise est prête, mon chat blotti contre moi. Sur la table basse, je laisse un petit message pour Antonin, en espérant qu’il revienne un jour. Zyzolyp apparaît au centre de ma cuisine, pile à l’heure.

– Cette année les petits nouveaux sont pleins de surprise dit-il, en regardant autour de lui. Bon, tu n’as rien oublié ? Tu ne reviens pas ici avant plusieurs mois.

Je lui fais signe que non, sans dire un mot je m’avance vers la cuisine, je regarde une dernière fois autour de moi, tant de souvenirs dans cet appartement et le seul qui me vient en tête est le jour de mon anniversaire, je monte sur le tapis sans aucun regret.

– Tiens bien ta bestiole, le transport est rude la première fois.

D’un claquement de doigt je ne suis plus dans ma cuisine, je regarde autour de moi, des machines à perte de vue m’entourent, recouvertes de multiple boutons de couleurs différentes, je suis dans un vaisseau spatial. Quand j’ai voulu avancer, une crampe à l’estomac s’est manifestée, je me tord de douleur, je ne suis pas la seule à faire des grimaces, mon chat aussi se débat dans mes bras, il m’est compliqué de la tenir. Zyzolyp me soutient et me conduit au fond de la pièce. Devant une porte en bois. La porte coulisse à notre arrivée. Elle fait place à une magnifique vue sur l’espace, j’en oublie presque ma douleur. Zyzolyp me conduit sur la gauche, plusieurs couchettes sont superposées les une sur les autres, il en a six en tout. Il m’aide à m’installer sur un des lits du bas, il s’éloigna et rentre dans une autre pièce qui se referme derrière lui. D’où je me trouve, je peux apercevoir une table ronde, qui se tient sur un énorme pied central métallique soudé au sol. Six tabourets du même style entourent la table. Le mur en face est d’un blanc chaleureux, délimité par deux colonnes en bois sculpté. L’homme en bleu fait de nouveau surface, une bouteille d’eau à la main et quelques douceurs.

– Je t’ai ramené quelques petites choses, repose toi, j’ai encore du monde à ramener. Bienvenue sur Azul Volador, dit-il avant de quitter la pièce.

Avec difficulté je tire le rideaux, mon estomac toujours retourné, je cherche une bonne position avant de m’endormir, mon chat blottie contre moi. Un bruit suspect me réveille. J’ai beaucoup de difficultés à me remémorer les événements de ces dernières heures. Je réalise très vite que cela n’était pas un rêve. J’entrevois une jeune fille sortir d’une des deux portes qui se trouve dans la pièce. Avec difficulté, car les crampes d’estomac persistent, je sors de mon couchage.

– Désolée si je t’ai réveillé, dit-elle en prenant place sur un des fauteuils devant la grande vitre. Elle a de long cheveux noirs, qui glissent sur sa peau d’une blancheur écarlate, ce qui fait ressortir ses yeux sombres, elle me faisait penser à blanche neige.

– Non, pas de soucis, je m’appelle Julia, et cette petite boule de poil c’est Pepette, j’espère que tu n’es pas allergique ?

– Enchanté, moi c’est Andréa et non j’aime bien les animaux, dit-elle en souriant, je suis contente de voir une nouvelle tête, je commençais à m’ennuyer, Zyzolyp est rarement là. Et je suis contente de rencontrer une personne qui vit la même chose que moi. Je suis de Londres et je peux contrôler les flammes et toi ?

– Moi, j’ai le pouvoir de glace, même si j’ai du mal à le maîtriser, dis-je en regardant mes mains.

– Je comprend, moi aussi, j’ai un peu de mal à utiliser mes flammes. En tout cas, j’ai hâte d’en apprendre plus. Je suppose que Zyzolyp t’a donner quelque explication.

– Oui, mais pour être honnête, je n’ai vraiment pas tout suivi.

Je prend mon chat dans mes bras et la rejoins sur le canapé, qui se trouve face à la fenêtre. Devant moi, se dresse une vue sortie tout droit des films de science-fiction ou des documentaires. Je ne pensais pas qu’un jour, je pourrais admirer notre belle planète bleue. Je ne peux m’empêcher de prendre une photo, j’aurais tellement aimé pouvoir la poster sur les réseaux sociaux.

– … L’école ne se trouve pas trop loin de Saturne. Il y a trois classes « première, seconde et troisième ». Nous allons apprendre à maîtriser notre pouvoir. Sur ces mots, elle fit sortir des lettres en flamme de ses doigts, il est écrit « force » . Nous allons aussi apprendre l’extraterrestre, la géographie de notre galaxie et son histoire. Et aussi les sciences et vie de l’univers.

– Génial, moi qui étais heureuse d’avoir quitté l’école. Dis-je d’un ton las.

– Peux-tu me faire une petite démonstration ? Me demande-t-elle.

– De mon pouvoir ? Demandais-je en panique Non, je ne suis pas encore tout à fait à l’aise avec ce don.

– Tu n’as pas à avoir honte, depuis que je suis arrivé sur l’Azul Volador, qui soit dit en passant, est un drôle de nom pour un vaisseau, je m’exerce sur mon pouvoir. Zyzolyp ne reste jamais bien longtemps, je devais bien m’occuper. Toi aussi, tu arriveras à le maîtriser me rassure Andréa.

Au bout de plusieurs heures la porte derrière nous s’ouvre, Zyzolyp porte un garçon dans ces bras, le transport fut plus compliqué pour lui, à ce que je vois. L’homme le dépose sur un des lits. Il nous demande de faire attention à lui durant son absence, il ne manque plus qu’une personne à ramener et nous pourrions décoller, déclare le capitaine, avant de partir. Je n’arrête pas de penser à mes amies et à Antonin. Je me demande s’ils ont essayé de me contacter. Comment ils vont réagir en trouvant un appartement vide. Sur le petit mot, je suis restée brève. Je ne savais pas comment leur dire les choses, de toute façon, ils m’auraient prise pour une folle, déjà qu’il me prennent pour un monstre. Et comment je vais pouvoir expliquer à ma famille mon absence. Le doute commence à m’envahir, est-ce que j’ai pris la bonne décision en montant à bord de ce vaisseau ?

Je n’ai pas vu le temps passer, Andréa, s’est assoupie sur son fauteuil avec Pepette installée en boule à ses côtés. Un gémissement se fait entendre derrière moi, le jeune homme de tout à l’heure remue dans son lit. Sur les ordres du capitaine, je suis allée chercher de l’eau dans la cuisine. Cette pièce est plutôt spacieuse vue sa taille. Comme la salle de repos, les murs sont blancs et les rangements de couleur bois. Il y a le strict nécessaire, un mini frigo, un micro onde, un lavabo, suivi d’un tout petit poste de cuisine et une table pour deux collait au mur de droite. Le frigo dispose de six bouteilles d’eau et du chocolat. Le jeune homme s’est assit sur son lit, au-dessus du mien, il a repris des couleurs. Il a de magnifiques yeux verts et la peau dorée. À ma vue, le coin de ses lèvres se soulève et un rayonnant sourire apparu sur son vissage.

– Bonjour, je m’appelle Arun.

– Enchanté, moi c’est Julia, je t’ai apporté de l’eau et un petit quelque chose à manger si ton estomac te le permet.

– Je ne dis pas non, dit-il en prenant la barre de chocolat et la bouteille. En quelques gorgées, il vide la bouteille d’eau et engouffre le barre chocolat, tellement rapidement que je me demande s’il n’a pas avalé un ou deux bouts de papier au passage.

– Tu avais faim, dis-je en regardant les emballages vides.

– C’est vrai, je n’ai pas mangé depuis plusieurs jours et avant de venir ici, j’ai utilisé pas mal de force. Je maîtrise le pouvoir de l’eau est avant de partir je voulais remplir chaque récipient vide de mon village. Il fit jaillir des petites gouttes de ses mains. Au même moment, un bruit creux qui venait de son estomac raisonna dans toute la pièce. Il me regarda d’un air gêner, ce qui nous fit rire tous les deux.

Une heure venait de s’écouler, avant que la porte s’ouvre de nouveaux, devant une jeune fille de petite taille. Elle ne faisait pas du tout son âge, elle ressemble plus à une poupée de porcelaine que des pervers pourraient exposer chez eux. Ses grand yeux innocents d’un bleu turquoise, font ressortir ses pommettes rosées. Ses taches de rousseur donnent une harmonie à son visage et ses lèvres pulpeuse pourraient faire fondre n’importe qui. Sans oublier ses boucles rousse magnifiques qui embellissent son visage. Elle fuit nos regards, tellement gênée qu’elle ne prend pas le temps d’observer ce qu’ils l’entourent. Ses yeux fixent ses pieds. Zyzolyp fit son apparition, juste derrière elle, d’un air réjouit.

– Bon, nous sommes enfin au complet les jeunes ! Nous allons pouvoir décoller ! Nous dit le capitaine ravi. Je vérifie deux trois trucs et je vous explique tout, en attendant, je vous laisse faire connaissance avec Paige.

Il sortit de la pièce, la porte se referme derrière Paige, elle n’avait toujours pas relevé la tête.

– Salut, moi c’est Arun, ici c’est Julia, elle peut glacer tout ce qu’elle veut et la femme de feux, c’est Andréa. Quant à moi, je peux jouer avec l’eau. Je te rassure, nous sommes comme toi ! Tu n’as aucune raison d’avoir peur. Il est tellement heureux de voir une nouvelle venue, qu’il s’avance vert elle pour lui faire un câlin. Il se stoppe face à son regard, la peur se lit dans ses yeux. Rien d’anormal à cela, elle se retrouve avec quatre inconnus dans un vaisseau, dont un des membres est bleu de la tête au pied et pour couronner le tout, tu as un pouvoir que tu ne sais pas contrôler. Il y a vraiment de quoi flipper.

– Je comprend que tu ais peur, dis-je en regardant Paige. Mais nous sommes tous les quatre dans cette galère et nous allons nous entraider, si tu le souhaite. Un demi-sourire venait d’apparaître sur son visage. Mais au moment où la porte, glisse, Paige se réfugie dans la cuisine. Zyzolyp entre sans faire attention à ce qui venait de se passer, il s’installe autour de la table en nous faisant signe de faire comme lui. J’ouvris la porte de la cuisine et tends la main à Paige.

– C’est normal qu’elle réagisse comme ça, dit Zyzolyp qui sort de la nourriture de son sac. J’ai eu le temps de vous prendre de quoi manger, vu la quantité de pouvoir que Paige a déferlé à ma rencontre. Tu as sûrement besoin de reprendre des forces ? Lui dit-il en lui proposant une barquette de poutine. Vous aussi, je dois dire que vous m’avez tous surpris. Cette année, il y a du potentiel, j’ai hâte de voir votre évolution. Nous sommes enfin tous réunis, je vais pouvoir vous parler de ma venue chez vous. Je suis le représentant des Terriens, de la planète “Just”, votre nouvelle école. Entent que telle, je suis chargé de repérer les Terriens qui reçoivent un don. Comme certains le sais déjà, ce don à était donner par les créateurs de cet univers. Pour votre gouverne, depuis des années, que je fais ces aller-retour et c’est la première fois que je récupère aux temps d’élément de votre espèce.

Il fit une pause et sort une petite boite de sa poche. Il appuie dessus est cette dernière s’agrandit.

– Mais avant que nous partons, je dois vous installer un implant dans vos tympans. C’est la même fonction que vos écouteurs, sauf qu’il sera à l’intérieur de vos timpans. Sans cette merveille, il nous sera compliqué de communiquer. Qui commence ?

Il ouvre la boite devant lui, on aperçoit une aiguille et quatre implants métalliques de la taille d’un grain de riz.

– Je vous rassure, j’ai beaucoup pratiqué cette opération, je pourrais le faire les yeux fermés, dit ce dernier.

– Je veux bien passer la première, dit Andréa, mais par contre vous gardez les yeux grands ouverts, je ne veux pas avoir le cerveau tout ramollo. Notre professeur lui sourit et mit des gants avant d’installer l’implant dans la seringue. Andréa sert de toutes ses forces les accoudoirs de sa chaise, j’ai bien cru qu’elle allait les faire fondre. L’opération se déroule rapidement. On ne voit presque pas le trou après le passage de l’aiguille. Autour d’Arun, moi et pour finir Paige qui n’avait toujours pas ouvert la bouche. Je ne perçoit aucune différence.

– Si vous avez le moindre mal de tête d’ici les vingt-quatre heures, venez me voir directement ou l’infirmier de l’école. Bon maintenant que tout est dit, commencez à manger ces petite merveille avant que cela ne refroidisse. Je vais programmer le décollage, profitez bien de cette belle vue, car vous n’êtes pas prêt de la revoir. Nous arriverons dans deux heures s’il n’y a pas d’imprévue, dit l’homme en bleu en sortant de la pièce.

Nous prenons place sur les fauteuils, avec notre repas, regardant notre planète s’éloigner. Personne ne dit le moindre mot, en quelque sorte nous lui disons au revoir, à elle et à tout ce qu’on a put connaître avant. Car à partir d’aujourd’hui, notre vie allait changer.