MARCUS

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Summary

Ils m’ont pris ma femme. Ils ont détruit ma vie. Et je me suis juré de faire payer. Maureen… Elle n’était qu’un nom. Une pièce du puzzle. Une porte d’entrée vers ceux que je dois réduire en cendres. Je devais la briser. L’utiliser. La sacrifier si nécessaire. Mais voilà le problème : Plus je la regarde, plus je sens la vengeance glisser entre mes doigts… et quelque chose d’autre prendre sa place. Elle devait être mon arme. Elle est devenue ma faiblesse. Et maintenant je ne sais plus ce qui me fait le plus peur : la perdre… ou l’aimer.

Genre
Romance
Author
CAROLE73
Status
Complete
Chapters
88
Rating
4.8 15 reviews
Age Rating
18+

CHAPITRE 1

⚠️ CONTENT WARNING ⚠️ 

Ce roman contient :

• violences psychologiques

• insultes et grossophobie

• tentatives d’agression sexuelle

• enlèvement

• langage cru et scènes difficiles

Dark content.

Si ces thèmes te déclenchent ou te mettent mal à l’aise, lis avec prudence OU MIEUX passe a une autre histoire, lire c’est pour se détendre pas pour se faire du mal !


PROLOGUE

MARCUS

La Toscane s’étend devant moi, un océan de collines dorées sous le soleil couchant. Mon bureau, une pièce aux murs épais et aux fenêtres étroites, est le seul endroit où je me sens encore un peu vivant depuis ma sortie de rééducation. Ici, entre les étagères remplies de livres poussiéreux et les dossiers empilés sur mon bureau en chêne massif, j’essaie de respirer. Parfois, j’y arrive. La plupart du temps, non.

Sur le mur face à moi, il y a la photo. Notre photo.

Léna. Sa robe blanche, simple et élégante. Ses cheveux noirs relevés en un chignon un peu bancal qu’elle faisait elle-même parce qu’elle “n’aimait pas qu’on la touche trop longtemps”. Moi, à côté, jeune, arrogant, le sourire trop facile. Un mariage de convenance, avaient dit nos familles. Un arrangement utile entre deux clans. Mais moi, je l’avais aimée avant même de savoir que j’avais le droit de la regarder autrement. Et elle avait fini par m’aimer aussi. Vraiment.

Six mois après notre mariage, tout a basculé.

Nous revenions de l’opéra, à Florence. Première fois que je l’y emmenais. Elle avait adoré, évidemment. Et nous avions décidé que chaque mois, ce serait notre rendez-vous. Une soirée rien qu’à nous, loin des armes, des deals, des comptes, des dangers. Une parenthèse où je n’étais plus qu’un mari, pas un bras droit, pas un criminel. Juste Marcus.

Ce soir-là, une voiture nous a poussés sur le bas-côté. Avant même que je réalise ce qui se passait, des hommes armés ont surgi de l’ombre.

J’ai voulu me battre. J’ai voulu la protéger. Mais ils ont été plus rapides.

L’un d’eux m’a explosé le bras avec la crosse de son arme. Un autre m’a brisé l’autre bras. Puis mes jambes. Je me souviens du craquement. Je me souviens de ma propre voix, déformée par la douleur.

Ils m’ont laissé au sol, incapable de bouger, incapable même de me traîner jusqu’à elle.

Léna hurlait mon nom. Elle me suppliait de l’aider. Je ne pouvais rien faire. Rien.

Ils l’ont tirée hors de la voiture. Ils l’ont plaquée au sol. Et ils l’ont violée devant moi. Encore et encore. Tout en me promettant que si elle obéissait, je resterais en vie.

Ses dernière paroles dans la voiture on été “Marcus , j’ai peur ”

Je l’ai suppliée de ne pas les croire. Elle m’a quand même regardé une dernière fois. Et ils l’ont égorgée. Puis décapitée. Sous mes yeux.

Quand ils ont fini, ils m’ont traîné sur une plage, brisé et agonisant. Ils ont creusé un trou et m’ont enterré jusqu’au cou.

« Pour que les mouettes te picorent les yeux », a ricanné l’un d’eux. Puis ils m’ont laissé là. Bras cassés. Jambes cassées. Incapable de me défendre. Incapable de ramper. Juste vivant assez longtemps pour mourir lentement.

Sans l’intervention d’un couple de retraités qui promenaient leur chien, j’y serais resté. Ils m’ont sauvé. Et parfois je me dis que ça aurait été mieux de mourir là-bas. Parce que j’aurais été avec elle.

Après ça, il y a eu l’hôpital clandestin. La rééducation. Les os mal soudés. Les nuits où je hurlais. Celles où je ne dormais pas du tout. Un morceau de moi est resté dans ce trou. Celui qui riait encore.

Pendant ce temps, le père et le frère de Léna ont retrouvé l’homme responsable. Ils ont mis la main sur lui avant moi. Son frère a quitté le crime. Plus rien n’avait de sens pour lui. Sa mère a perdu la tête. Littéralement. Elle s’est un jour enfuie de la maison et n’est jamais revenue.

Le père, lui, garde l’homme en vie. Il le torture chaque jour. Il le fait hurler. La mort serait trop douce pour ce chien.

Et ce salaud a une fille. Une fille innocente. Une fille qui n’a rien demandé. Une fille qui va payer pour lui.

Parce que moi, je vais me venger. Et je ne fais jamais les choses à moitié.

Je vais la faire kidnapper. Je vais m’occuper d’elle exactement comme ils l’ont fait avec Léna. Et pour Noël, dans six mois, je leur offrirai le plus beau des cadeaux :

Sa tête.

Je n’aurai la paix qu’en lavant le sang de Léna par le leur. Je ne pourrai penser à l’avenir qu’une fois que justice aura été rendue. Une fois que son cri aura enfin cessé de résonner dans ma tête.

Jusque-là, je ne suis plus un homme. Je suis une promesse. Et elle sera tenue.