LE BRACELET QU'ELLE N'A JAMAIS PORTÉ

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Summary

C'est l'histoire d'un amour sincère, fragile et trop beau pour survivre au temps. Eva et CYRIL étaient ce genre de couple qu'on admire pour leur innocence et leur promesse d'avenir. Ils n'avaient pas grand-chose, mais ils s'aimaient assez pour rêver ensemble. Jusqu'au jour où la vie les a séparés, doucement... puis brutalement. Quand Eva part étudier loin de leur quartier, les messages diminuent, les appels se font rares, et l'amour ne sonne plus comme avant. Cyril, lui, n'a jamais cessé d'y croire. Il a économisé centime par centime pour lui offrir un bracelet, symbole de sa promesse. Mais la surprise qu'il voulait magique devient le souvenir qui le hantera : Eva ne le portera jamais. Il la voit, main dans la main avec un autre... et comprend sans un mot que leur histoire est déjà terminée. "Le Bracelet Qu'elle n'a Jamais Porté" raconte le silence après le cœur brisé, le regret tardif, et l'amour qu'on garde en soi même lorsqu'il n'a plus de place. Une histoire touchante, triste, mais vraie : parfois, ceux qui aiment le plus sont ceux qu'on oublie le plus vite.

Genre
Romance
Author
Cyril
Status
Ongoing
Chapters
2
Rating
n/a
Age Rating
16+

Chapter 1 Le Premier Regard au Lycée

On dit que certaines histoires commencent par un coup de foudre.

‎La leur a commencé par un simple regard.

‎C'était au lycée municipal de Yopougon, un lundi matin de rentrée. Le soleil tapait déjà fort, les élèves arrivaient en groupes bruyants, certains excités, d'autres encore endormis. Parmi eux, Cyril, 16 ans, sac sur l'épaule, avançait seul dans la cour. Pas timide, mais discret. Le genre de garçon que peu remarquent, mais qui observe tout.

‎Comme chaque rentrée, il espérait juste une chose : que l'année soit tranquille.

‎En entrant dans sa nouvelle classe de Première, son regard s'arrêta sur une fille assise près de la fenêtre. Evelyne.

‎Elle avait ce genre de présence qui oblige les yeux à s'arrêter : calme, douce, mais avec une lumière étrange dans le regard. Elle jouait distraitement avec son stylo, les yeux perdus sur la cour, comme si elle rêvait d'un endroit où elle n'était pas encore.

‎Cyril s'assit deux rangées derrière elle.

‎Il ne savait pas pourquoi, mais il ne pouvait détacher ses yeux d'elle.

‎La prof de français fit l'appel.

‎- "Akissi Evelyne ?"

‎- "Présente." répondit-elle, avec une voix douce, posée, presque musicale.

‎Ce simple mot fit quelque chose à Cyril.

‎Il aurait du mal à l'expliquer, mais il sentit que ce nom allait compter.

‎La matinée passa. Les cours s'enchaînèrent, bruyants, longs, habituels.

‎À la pause, la plupart des élèves sortirent en courant pour aller au Garbadrome. Cyril resta dans la salle pour réviser rapidement son cours de maths.

‎Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvrit. Il leva la tête... c'était elle.

‎Evelyne entra, cherchant un endroit calme. Ne voyant personne d'autre, elle choisit une table non loin de lui.

‎Pendant un moment, ils se retrouvèrent seuls dans la salle, le silence seulement coupé par le bruit lointain de la cour.

‎Cyril sentit son cœur accélérer - sans raison logique.

‎Il hésita avant de parler, mais trouva le courage :

‎- "Tu n'aimes pas trop le bruit toi aussi ?"

‎Elle releva la tête, un peu surprise, puis sourit légèrement.

‎- "Oui... j'aime bien quand c'est calme. On respire mieux."

‎Son sourire n'était pas large, mais sincère.

‎Il lui répondit avec un petit rire :

‎- "On dirait que la même salle choisit ses gens."

‎Elle posa son cahier et demanda :

‎- "Tu t'appelles comment ?"

‎- "Cyril. Et toi, Evelyne... mais tout le monde t'appelle Eva, non ?"

‎Elle ouvrit un peu plus les yeux, étonnée.

‎- "Comment tu sais ?"

‎Cyril haussa les épaules, un peu gêné :

‎- "Je sais pas... ton prénom te ressemble, mais 'Evelyne' te va mieux."

‎Elle sourit pour de vrai cette fois.

‎Un sourire chaud, qui donne envie de rester.

‎Il ne s'est rien passé de plus ce jour-là.

‎Pas de déclaration, pas de contact, pas de promesse.

‎Mais en quittant la classe à la sonnerie, Cyril se retourna une seconde.

‎Il la vit rire avec une amie dans le couloir - un rire simple, léger.

‎Et il sut.

‎Il ne savait pas encore comment, mais il comprit que cette fille allait changer sa vie.

‎Ce qu'il ignorait, c'est à quel point