La morsure. « La vipère » tome 1.

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Summary

« Et comme si ce n'était pas assez chaud, il ajoute d'une voix grave: - Ce soir, tu dormiras seule. Tu penseras à nous. Ses lèvres glissent sur mon cou. - Et tu ne te toucheras pas. Un frisson me traverse quand il mord ma mâchoire. - Tu comprendras qu'on te fera jouir... quand nous l'aurons décidé. Il lèche mes lèvres. - Quand sera le bon moment, ma petite morsure. Putain. De. Merde. Ma libido part en orbite. » Quatre ans après la mort de son fiancé, Rachel s'est enfermée dans un monde de solitude et de silence... jusqu'à ce qu'une morsure de serpent bouleverse tout. Sauvée par l'énigmatique Dominic Thompson, elle plonge malgré elle dans un univers où désir, domination et tendresse se confondent. Entre les ombres de son passé et la morsure d'un amour nouveau, Rachel devra faire un choix : céder à la passion ou fuir ce monde interdit, là où sa renaissance l'attend peut-être.

Status
Complete
Chapters
22
Rating
4.8 5 reviews
Age Rating
18+

Prologue

Mai 2021, Londres


Le soleil n'est pas encore haut dans le ciel, mais une lumière dorée glisse déjà à travers les rideaux blancs de la cuisine. Elle accroche les surfaces, réchauffe le bois, caresse les murs. Une odeur irrésistible de pain grillé, de confiture maison et d'œufs brouillés flotte dans l'air, dense et rassurante, comme une promesse de bonheur simple.

Rachel descend lentement les escaliers, encore à moitié prisonnière du sommeil. Ses pieds nus effleurent le parquet tiède. Ses cheveux blonds, longs et indisciplinés, tombent librement sur ses épaules. Elle porte l'un des t-shirts de Giovanni — trop grand pour elle — qui glisse sur sa peau claire, découvrant une cuisse, l'arrondi d'une épaule.

Elle s'arrête net en découvrant la table.

Tout est là. Trop parfait pour être un hasard.

Des toasts croustillants, des œufs moelleux, un pot de confiture aux fruits rouges déjà ouvert. Deux grandes tasses de café fumant. Et au centre, un bouquet de pivoines mêlées de gypsophiles fraîches.

— Tu t'es surpassé, Gio... murmure-t-elle.

Giovanni est appuyé contre le plan de travail.

Grand. Large d'épaules. Un mètre quatre-vingt-dix de présence tranquille.

Ses cheveux noirs sont encore légèrement en bataille, ses yeux brun foncé accrochés à elle avec cette intensité qui lui donne toujours l'impression d'être la seule femme au monde. Le t-shirt qu'il porte laisse deviner ses muscles, et les tatouages qui s'étendent sur sa poitrine et le long de ses bras — lignes sombres, italiennes, indélébiles.

— Tout pour toi, amore mio.

Il s'approche. L'odeur de son café, de sa peau, de lui. Il dépose un baiser sur son front, lentement, comme s'il avait tout le temps du monde. Puis il recule, un sourire étrange au coin des lèvres.

— Ne bouge pas. J'ai quelque chose pour toi.

— Tu m'as déjà trop gâtée, dit-elle en désignant la table.

— Pas encore.

Il disparaît dans le couloir. Rachel entend des froissements, un déplacement précautionneux. Quand il revient, il porte une grande boîte carrée, fermée par un ruban rouge satiné.

— Ferme les yeux, piccola fiamma.

Elle obéit, rieuse.

— Tu peux ouvrir.

Le ruban cède.

Un petit gémissement s'élève.

Rachel porte aussitôt les mains à sa bouche.

Un chiot blanc, au pelage duveteux, la regarde de ses grands yeux bleu clair. Un berger suisse. Une boule de vie, fragile et parfaite.

— Mon Dieu... Gio...

Elle sent les larmes monter.

— Je voulais qu'il soit là dès le début, dit Giovanni doucement. Notre premier... en attendant la suite.

Elle rit, bouleversée.

— Il pourra porter nos alliances.

Giovanni s'agenouille devant elle, le chiot entre eux.

— J'ai tellement hâte que tu deviennes ma femme.

Le baiser qui suit est lent, profond. Pas pressé. Chargé de tout ce qu'ils sont déjà.

Puis ses bras se referment autour d'elle. Il la soulève sans effort. Rachel s'accroche à lui, rit contre sa bouche. Chaque marche de l'escalier résonne d'une impatience familière.

La chambre les accueille dans la lumière douce du matin.

Giovanni la dépose sur le lit.

Remonte le t-shirt qui la couvre. Il la dénude lentement, dévoilant la courbe de sa poitrine. Giovanni s'incline, embrasse chaque sein avec lenteur, mordille ses tétons, les aspire jusqu'à ce qu'elle gémit de plaisir. Ses lèvres descendent ensuite, traçant une ligne ardente sur son ventre.

— Gio... je te veux... maintenant, murmure-t-elle, les lèvres humides.

Ses cuisses s'écartent d'instinct, offertes. Giovanni plonge entre elles, sa bouche trouvant son intimité. Les doux baisers qu'il dépose sur elle, sont une torture.

Les soupires de Rachel font sourire Giovanni contre sa peau sensible.

Il la lèche comme s'il goûtait à son parfum préféré, languissant puis plus pressant, sa langue explorant chaque pli, chaque frisson.

— Gio... oh mon Dieu... continue... souffle Rachel, la tête rejetée en arrière.

Un doigt s'insinue, puis un deuxième, puis un troisième, chacun d'eux glissant avec assurance, étirant son plaisir.

Ses hanches roulent, ses mains s'agrippent aux draps, et bientôt, son corps entier se cambre, secoué par un orgasme puissant qui éclate dans la bouche de Giovanni.

Il la regarde, le menton encore humide, fier et brûlant de désir.

Rachel, ivre de plaisir, se redresse, attire Giovanni à elle, mais cette fois c'est elle qui prend le contrôle.

Elle libère son sexe dur, le saisit avidement et l'avale de sa bouche chaude. Sa langue joue, ses lèvres serrent, ses vas-et-vient rapides le rendent fou.

— Rachel... je vais... je vais jouir... halète-t-il.

Mais elle s'arrête, un sourire mutin aux lèvres. Elle grimpe sur lui, s'empale d'un coup sec, un cri de plaisir déchirant sa gorge.

— Oui... Gio... oh oui... je t'aime...

Elle se déchaîne, le chevauche encore et encore, ses hanches roulant avec fougue, frappant contre lui dans un rythme sauvage. Giovanni, fou de désir, la saisit par la taille, la soulève, la retourne d'un mouvement. Rachel se retrouve à genoux, son dos plaqué à son torse puissant.

Il s'enfonce en elle plus profondément encore, ses coups de reins accélérant jusqu'à la faire crier. Ses doigts trouvent son clitoris, pressent, frottent, la poussant à la limite.

— Lâche-toi... jouis pour moi, amore mio... souffle-t-il à son oreille.

Rachel crie son orgasme, secouée de tremblements incontrôlables, et Giovanni la suit, jouissant en elle dans une délivrance brûlante et totale.

Essoufflés, ils s'effondrent ensemble sur le lit, encore enlacés, leurs peaux moites collées, leurs souffles s'accordant peu à peu. Giovanni embrasse son épaule, murmure contre sa peau :

— Je t'aime tellement, Rachel. Ma femme, mon amour. Pour toujours.

Elle ferme les yeux, un sourire extatique aux lèvres, et se serre un peu plus contre lui, le cœur encore affolé.

La vie que le destin leur a promise ressemble à un conte de fées. Ensemble, rien ne peut les atteindre.

Ensemble, ils sont l'éternité.