Prologue
✨ salut à toi,
Merci davoir choisi mon roman pour t’évader.
Pour ton info : tu retrouveras la version retravaillée de La Morsure sur Wattpad - beaucoup plus simple pour écrire 😉- et dautres de mes romans illustrés !
Tu me trouveras sous Rachelle277.
Byeee et bonne lecture ❤️
Octobre 2021, Londres
Le soleil n'est pas encore haut dans le ciel, mais la lumière matinale glisse déjà à travers les rideaux blancs de la cuisine. Elle accroche les surfaces, réchauffe le bois, caresse les murs. Une odeur de pain grillé, de café fraîchement préparé et d'œufs brouillés flotte dans l'air.
Rachel descend lentement les escaliers, encore à moitié prisonnière du sommeil. Ses pieds nus effleurent le parquet. Ses cheveux blonds, longs et indisciplinés, tombent librement sur ses épaules. Elle porte l'un des t-shirts de Giovanni — beaucoup trop grand pour elle — qui glisse sur sa peau claire et découvre une épaule.
En entrant dans la cuisine, elle s'arrête.
La table est dressée.
Des toasts attendent dans une corbeille. Certains sont parfaitement dorés. D'autres ont manifestement perdu leur combat contre le grille-pain.
Rachel esquisse un sourire.
— Tu as encore oublié le pain ?
— Je refuse de commenter cette accusation, répond Giovanni avec dignité.
Un rire lui échappe aussitôt.
Deux grandes tasses de café fumant reposent près des assiettes. Au centre de la table, un bouquet de pivoines mêlées de gypsophiles fraîches attire la lumière du matin.
— Bonjour, amore...
Sa voix grave lui arrache un nouveau sourire.
Giovanni est appuyé contre le plan de travail, les bras croisés.
Même dans une cuisine, il paraît trop grand pour l'espace qu'il occupe.
Ses cheveux noirs sont encore en bataille. Une légère trace de farine macule son t-shirt sombre.
Rachel plisse les yeux.
— Tu as fait quoi exactement dans cette cuisine ?
— Beaucoup de sacrifices.
— Tu as essayé de cuisiner ?
— J'ai dit beaucoup de sacrifices.
Elle éclate de rire.
Pendant une seconde, Giovanni reste simplement là à la regarder.
Comme s'il ne se lassait jamais de la voir sourire.
Son regard s'adoucit.
— Joyeux anniversaire, amore.
Rachel sent son cœur se gonfler de chaleur.
— Tu n'étais pas obligé de faire tout ça.
— Bien sûr que si.
— Gio...
— Rachel.
— Giovanni.
— Rachel.
Elle lève les yeux au ciel.
Il sourit, victorieux.
— Tu vois ? J'avais raison.
— À propos de quoi ?
— Tu souris encore.
Rachel secoue la tête.
— Tu es impossible.
— Et pourtant, tu veux m'épouser.
— C'est encore en réflexion.
— Menteuse.
Il s'approche et dépose un baiser sur son front.
Lentement.
Comme s'il avait tout le temps du monde.
Puis il recule avec un sourire étrange au coin des lèvres.
Le sourire qu'il affiche chaque fois qu'il prépare une bêtise.
— Ne bouge pas.
— Giovanni...
— Ne bouge pas.
— Pourquoi ?
— Parce que j'ai un cadeau pour toi.
— Tu m'as déjà préparé le petit-déjeuner.
— Exactement.
— Donc tu as déjà dépensé tout ton quota de romantisme pour la semaine.
— Tu me sous-estimes.
Il disparaît dans le couloir.
Rachel l'entend ouvrir la porte du cellier.
Puis un bruit sourd.
Un juron étouffé.
Puis quelque chose qui ressemble étrangement à un couinement.
— Gio ?
— Tout va bien !
— Tu es sûr ?
— Absolument pas !
Rachel rit en secouant la tête.
Quelques secondes plus tard, Giovanni réapparaît avec une grande boîte carrée fermée par un ruban rouge satiné.
— Ferme les yeux, amore.
— Je vais finir par croire que tu as braqué une animalerie.
— Ferme les yeux.
Elle obéit.
— Tu peux ouvrir.
Rachel défait le ruban.
Le couvercle se soulève.
Et son souffle se bloque.
Deux grands yeux bleu clair la regardent.
Un minuscule berger blanc suisse est assis au fond de la boîte.
Une boule de poils duveteuse.
Vivante.
Parfaite.
Le chiot penche la tête.
Puis éternue.
Rachel porte immédiatement une main à sa bouche.
— Mon Dieu...
Ses yeux s'emplissent de larmes.
— Gio...
Le chiot grimpe maladroitement hors de la boîte et pose ses pattes sur son genou.
— Il est magnifique, souffle-t-elle.
— Je sais.
— Tu savais que j'en voulais un depuis des années.
— Je sais.
— Et tu ne m'as rien dit.
— Parce que j'aime les surprises.
Le chiot décide alors de faire pipi sur le parquet.
Un silence tombe.
Rachel éclate de rire.
Giovanni ferme les yeux.
— J'aurais préféré qu'il attende cinq minutes.
— Moi, je l'adore déjà.
Elle prend le chiot dans ses bras et l'embrasse sur le museau.
— Comment on va l'appeler ?
— J'avais pensé à Atlas.
— Atlas...
Le chiot remue aussitôt la queue.
— Je crois qu'il approuve.
Giovanni observe la scène en silence.
Rachel avec le chiot dans les bras.
Son rire.
Son bonheur.
L'image semble le frapper en plein cœur.
— Si on le dresse bien, dit-il doucement, il pourra porter nos alliances dans l'église.
Rachel relève les yeux.
Le sourire de Giovanni a changé.
Il est plus tendre.
Plus profond.
— J'ai tellement hâte que tu deviennes ma femme.
Pendant une seconde, le monde paraît suspendu.
Rachel traverse la cuisine et vient se blottir contre lui.
— Moi aussi.
Les bras de Giovanni se referment autour d'elle.
Ses lèvres se posent sur celle de Rachel.
Le baiser qui suit est lent, profond. Chargé de tout ce qu'ils sont déjà.
Des âmes soeurs.
Puis ses bras se referment autour d'elle. Il la soulève sans effort.
Rachel pousse un cri surpris et s'accroche à lui.
— Giovanni !
— Quoi ?
— Pose-moi !
— Impossible.
— Pourquoi ?
— Parce que c'est ton anniversaire.
— Ce n'est pas une explication.
— C'est la seule que tu auras.
Atlas aboie joyeusement depuis le parquet.
Rachel rit contre l'épaule de son fiancé tandis qu'il prend la direction de l'escalier.
Chaque marche résonne sous leurs pas.
Rachel s'accroche à lui sans vraiment s'en rendre compte.
Comme si le monde entier s'était réduit à la chaleur de sa main sur sa peau.
La chambre les engloutit dans une lumière douce, presque irréelle.
Giovanni referme la porte derrière eux sans la quitter des yeux.
Et déjà, Rachel sait.
Son souffle se suspend.
Il la dépose sur le lit avec une lenteur calculée qui fait naître une tension brûlante dans son ventre.
— Reste là, amore...
Sa voix est basse.
Il remonte doucement le t-shirt qui la couvre.
Rachel frissonne avant même d'être touchée.
Le tissu glisse.
L'air froid effleure sa peau nue.
Elle a l'impression d'être vue.
Complètement.
Sans protection.
Giovanni ne se précipite pas.
C'est ça qui la fait perdre pied.
Ses doigts effleurent sa peau comme s'il apprenait encore son corps.
Il embrasse ses seins avec lenteur, mordille ses tétons rose, les aspire jusqu'à ce qu'elle miaule de plaisir.
Et Rachel retient son souffle.
— Si belle... murmure-t-il.
Le reste se dissout.
Il n'y a plus que sa voix.
Que ses mains.
Que cette façon qu'il a de la regarder comme si elle était indispensable à sa respiration.
Lorsqu'il se penche, elle ferme les yeux avant même le contact.
Son corps réagit avant sa pensée.
Un frisson remonte le long de sa colonne lorsque ses
lèvres descendent, traçant une ligne ardente sur son ventre.
Et tout bascule.
— Gio... je te veux... maintenant, souffle-t-elle, presque contre elle-même.
Ses cuisses s'écartent d'instinct, offertes. Giovanni plonge entre elles, sa bouche trouvant sa douce chatte. Les doux baisers qu'il dépose sur elle, sont une torture.
Les soupires de Rachel font sourire Giovanni contre sa peau sensible.
— Mmm... s'il te plaît.
— Que veux-tu mon amour ?
Elle braque ses yeux gris dans les siens.
— Ta langue, s'impatiente-t-elle.
Il replonge et lèche ses lèvres humides, comme s'il goûtait à son parfum préféré, languissant puis plus pressant, il explore chaque pli, chaque frisson, de son sexe impatient.
— Gio... oh mon Dieu... continue... souffle-t-elle, la tête rejetée en arrière.
Un doigt s'insinue, puis un deuxième, chacun d'eux glissant avec assurance, étirant son plaisir.
Ses hanches roulent, ses mains s'agrippent aux draps, et bientôt, son corps entier se cambre, secoué par un orgasme puissant qui éclate dans la bouche de Giovanni.
Il la regarde, le menton encore humide, fier et brûlant de désir.
Rachel, ivre de plaisir, se redresse, attire Giovanni à elle, et l'embrasse avec besoin.
— À mon tour maintenant !
Giovanni s'allonge et elle glisse sur le corps de son fiancé,
libérant son sexe dur, prisonnier de son caleçon.
Ses yeux se plantent dans les siens et elle lui sourit, coquine, saisissant sa queue gonflée, ne perdant pas une seconde. Elle l'enveloppe de sa bouche chaude, enfonçant sa queue jusqu'au fond de sa gorge.
Giovanni siffle entre ses dents, posant une main dans la chevelure blonde de sa femme.
— Bordel... ta bouche autour de ma queue, c'est... le paradis.
Sa langue joue avec son gland, ses lèvres serrent sa hampe, ses vas et vient rapides le rendent fou.
— Amore... je vais... je vais jouir... halète-t-il.
Mais elle s'arrête, un sourire mutin aux lèvres. Elle grimpe sur lui, et sans attendre, s'empale d'un coup sec, un cri de plaisir déchirant sa gorge.
— Oui... Gio...
Elle accélère, le chevauche encore et encore, ses hanches roulant avec fougue, frappant contre lui dans un rythme sauvage.
Lorsqu'il relève les yeux vers elle, Rachel oublie momentanément de respirer.
Ce regard-là.
Celui qui la fait toujours fondre.
Celui qui lui donne l'impression d'être la seule femme au monde.
Pendant une seconde, tout le reste disparaît.
Il n'y a plus que lui.
Giovanni glisse ses mains sur sa taille et la retourne avec une aisance qui lui arrache un frisson. Il la soulève légèrement, la positionne à quatre pattes devant lui, puis s'enfonce en elle d'un coup sec. Rachel gémit de plaisir, sentant sa queue remplir chaque centimètre de son sexe brûlant. Giovanni la prend avec force, ses mains agrippant ses hanches, son rythme sauvage la faisant crier de plaisir.
Encore et encore.
Jusqu'à ce qu'elle ne soit plus capable de penser à autre chose qu'à lui.
— Lâche-toi... jouis pour moi, amore mio... souffle-t-il contre son oreille.
Sa voix achève de la faire chavirer.
Le plaisir l'emporte dans une vague brûlante qui traverse tout son corps.
Quelques instants plus tard, ils retombent ensemble sur le lit.
Essoufflés.
Encore enlacés.
Leurs peaux moites se frôlent tandis que leurs respirations retrouvent peu à peu le même rythme.
Giovanni embrasse son épaule, murmure contre sa peau :
— Je t'aime tellement, Rachel. Ma femme, mon amour.
— Moi aussi...
Les bras de Giovanni se referment autour d'elle.
Pendant quelques secondes, il n'existe plus que leur étreinte.
Puis un téléphone sonne.
Le bruit paraît presque agressif dans le calme de la maison.
Giovanni se fige imperceptiblement.
Une seconde seulement.
Avant de relâcher Rachel.
Son téléphone vibre encore sur la table de chevet.
Un nom s'affiche à l'écran.
Rachel n'a pas le temps de le lire.
Giovanni retourne l'appareil d'un geste rapide.
— Ça peut attendre.
Son sourire revient aussitôt.
— Où en étions-nous ?
Puis il l'embrasse de nouveau.
Le téléphone cesse enfin de vibrer.
Et quelques secondes plus tard, elle n'y pense déjà plus.
Elle ferme les yeux, un sourire aux lèvres, et se serre un peu plus contre lui, le cœur encore affolé.
La vie que le destin leur a promise ressemble à un conte de fées.
Rachel ignore encore que ce matin deviendra bientôt le souvenir le plus précieux de toute sa vie.