Chapitre 1 – Rencontre et enfance
Camille Miller courait dans le grand jardin de la villa familiale, le rire cristallin résonnant entre les murs de pierre blanche. Alexandre Saint-Clair, un peu plus âgé, la regardait de derrière un buisson, un sourire amusé aux lèvres. Dès le premier regard, quelque chose avait cliqué entre eux, une complicité immédiate que personne ne pouvait comprendre.
— “Attrape-moi si tu peux !” cria Camille en sprintant vers la fontaine.
Alexandre éclata de rire et se lança à sa poursuite. Il était agile, rapide, mais Camille était déterminée. La fontaine, avec ses jets d’eau scintillants au soleil, devint leur terrain de jeu secret.
— “Tu crois pouvoir me rattraper ?” lança-t-elle en riant.
— “Oh, je vais te rattraper, Camille… et tu ne pourras rien y faire !” répondit-il avec un clin d’œil.
Leurs familles se connaissaient depuis longtemps, mais la rivalité entre les Miller et les Saint-Clair était déjà palpable dans l’air. Pourtant, les enfants ne voyaient que le plaisir de la course, le simple bonheur d’être ensemble.
Après quelques tours, ils s’assirent sous un vieux chêne, essoufflés, les joues rouges. Alexandre sortit une petite pierre de sa poche et la tendit à Camille.
— “Pour toi. Comme souvenir de notre course.”
— “Merci… c’est… mignon,” murmura Camille en serrant la pierre dans sa main.
Ils échangèrent un sourire complice, et pour un instant, le monde extérieur
— les rivalités, les règles, la haine des familles — n’existait pas.
Cette journée ne serait que le début d’une amitié qui allait bientôt se transformer en quelque chose de beaucoup plus fort. Quelque chose que même les familles Miller et Saint-Clair auraient du mal à comprendre… et à contrôler.