Chapitre 1
Cela faisait des mois, non, des années. Il ne savait plus vraiment. Les jours étaient les mêmes et se répétaient sans cesse. Il avait fini par perdre la notion du temps, enfermé dans cette cellule.
C'était une simple cellule à barreau, donnant accès à un couloir extérieur. Peu importe le temps dehors, qu'il pleuve, qu'il vente où qu'il neige, tout rentrait dans la cellule. Habillé dans simple pantalon en tissu, il n'avait pas le choix que de supporter ces températures.
Heureusement, cela ne lui posait pas vraiment de problèmes, étant donné qu'il était un mage de glace. Autrefois, il avait l'habitude de se pavaner en short où en caleçon, le froid n'étant pas un problème pour lui.
Ah.. autrefois. Cela lui paraissait si lointain. Parfois, il s'amusait à se remémorer ces bons moments, entouré de personnes qu'il aimait. Il espérait les revoir un jour, il savait qu'il retournerait chez lui, mais il ne savait pas quand. Et le temps commençait à être long.
Il souriait les yeux fermés, en pensant à cette douce époque. Mais il fût rapidement rattrapé par la réalité lorsqu'un geôlier tappa sur les barreaux. Ce dernier souria vicieusement.
- Aller, on y va, numéro 18. Dit il froidement.
- Oui oui.. Il se leva et sorti de sa cellule. Il s'étira un peu.
Tout les jours, à une heure aléatoire, il sortait de sa cellule pour aller là-bas. Ce n'était pas une partie de plaisir, mais ça se passait plutôt bien, pour lui en tout cas. Pour les autres, c'était une autre histoire.
Heureusement que je suis un mage pensa-t-il. Il avança en prenant le chemin habituel et il s'arrêta devant une grande porte en bois. Le geôlier derrière lui ricana.
- J'ai encore parié sur toi aujourd'hui, alors t'as intérêt à gagner, numéro 18.
Le mage de glace soupira. Les portes s'ouvrirent. Il avança et arriva dans une arène. Elle faisait peine à voir. Elle était protégée de vieux grillages en fer avec des trous ici et là. Il y avait des gradins avec quelques personnes qui ricanaient en buvant des verres de bières.
Si il le voulait, il pouvait largement fuir. Mais il n'avait pas le choix, il devait rester. Les portes de l'autre côté de l'arène s'ouvrirent également. Un homme assez grand et musclé se pavanait fièrement, le public dans les gradins était enthousiaste en le voyant.
Tout se passa très vite. L'homme qui venait d'entrer dans l'arène était à terre, inconscient. Le mage de glace n'aimait pas perdre plus de temps qu'il n'en perdait déjà. Alors si il pouvait en gagner un peu, il en profitait. Il lança un coup d'œil au public qui ne faisait plus un bruit, ébahi par ce qui venait de se produire sous leurs yeux.
Il n'y gagnait rien à se battre ainsi tout les jours, il faisait juste ça pour le plaisir de quelques personnes. Si, il y avait bien quelque chose qu'il gagnait. Les gagnants avaient le droit à un repas, et les perdants devaient attendre le prochain combat, en espérant gagner, pour pouvoir se nourrir. Si jamais ils ne gagnaient jamais, eh bien...
Il regagna sa cellule et il reçut un repas. Enfin, si on pouvait appeler ça un repas.. Un verre d'eau, une bouillie de riz, un morceau de pain, et une pomme. Il n'allait pas s'en plaindre, c'était mieux que de ne rien avoir.
Après avoir fini il se remit dans son coin. Il avait les pieds enchaînés, la chaîne étant attaché au mur. Il ne pouvait donc pas se balader dans sa cellule comme il le voulait. Il ferma les yeux en espérant pouvoir faire une sieste, mais il fût de nouveau réveillé par le geôlier qui tapait sur les barreaux. C'était bizarre, inhabituel.
- Merci, je mise toujours sur toi. Dit il en regardant dans un petit pochon, qui contenait certainement des pièces. Il reprit. Tu vas avoir de la compagnie ! Il ouvrit les barreaux et une personne tomba à terre de l'autre côté de la cellule. Le geôlier accrocha sa chaîne au mur, referma les barreaux et s'en alla.
Le mage de glace observa la personne avec qui il allait partager sa cellule. C'était une femme avec la peau très pâle. Elle ne portait qu'une robe en tissu, comme lui. Elle avait des cheveux mi-longs, bleu. Elle avait l'air effrayée, tremblant de tout son corps. Elle releva son visage et regarda de ses yeux bleus l'homme qui se trouvait dans la cellule.
- Où.. où suis-je..? Demande-t-elle d'une petite voix tremblante.