1-bonheur familiale
1-bonheur familiale
Quatre ans et demi plus tard…
C’était un chaud après-midi de la mi-octobre, le soleil brillait et il n’y avait aucun nuage dehors. Bien sûr les jours avaient raccourci, cependant l’été ne semblait pas vouloir laisser la place à l’automne. Guillaume avait pris des vacances, en même temps que son petit Garçon… Il attendait son épouse qui devait rentrée de l’hôpital ou elle était infirmière depuis 1 an et demi.
Depuis la naissance de leur petite Angélique, elle avait repris son poste à mi-temps. Afin de pouvoir s’occuper de leur petite merveille. La petite merveille en question, était sur le tapis du salon avec William son grand frère. Ce dernier lui donnait un « cours » pour lui apprendre à marcher à 4 pattes.
Guillaume regardait ses deux enfants, et s’assit sur le sol non loin de sa petite « Angie »
Elle leva ses grands yeux bleus qui rappelait ceux de sa jolie maman, et encourager par son frère qui lui disait
— Allez, Angie, fait un essai. On va jusqu’à papa … !
La toute petite fille se lança. Avançant les bras, puis les genoux pour arriver jusqu’à son père. Guillaume se mit à rire, tandis que William applaudissait sa petite sœur
— Papa, papa … Elle a réussi ! S’écriait-il
— Bravo, Angie ! Dit Guillaume en la soulevant dans ses bras pour l’embrasser.
La fillette entoura le cou de son père et se mit à babiller et à rire, toute fière de son exploit. Elle venait d’avoir 8 mois.
Elle se laissa embrasser avec un sourire avant de regarder Guillaume dans les yeux et de prononcer distinctement.
— Pa-pa-pa !
— C’est bien mon petit cœur ! Oui, je suis ton papa…
William se jeta sur le duo et entoura le cou de son père.
— C’est papa d’amour ! Dit-il dans un assaut de tendresse filiale …
— Pa-papa ! Répéta le bébé.
Guillaume venait d’avoir 29 ans, c’était un homme comblé. Fier de sa petite cellule familiale, il avait conscience que depuis qu’il avait épouser Marie-Élisabeth tout deux vivaient un bonheur presque insolent.
En 4 ans de vie commune, tout semblait leur avoir réussi. Il avait tous deux un lien unique, ils s’aimaient à la folie, et leur amour semblait indestructible. Ils s’épanouissaient tous deux dans leur travail, avait un fils épanoui, radieux, très précoce, et depuis quelques mois une merveilleuse petite fille qui les comblaient totalement.
Guillaume reposa la délicate petite créature, qu’était sa fille sur le tapis et lui tendit un joujou. Il caressa de sa grande main la chevelure châtain ondulée et épaisse qui rappelait celle de sa maman. En fait, elle avait beaucoup pris de Marie-Élisabeth. Même si tout le monde disait qu’elle avait le nez et la bouche de son père. Lui, trouvait que leur fille était un savant mélange de leur deux ADN.
Contrairement à William qui lui était son « clone miniature », avec cependant le caractère calme et doux de Lisa. C’était un enfant qui avait poussé sans poser de problème. Il était aimant, toujours joyeux bien dans sa tête et sa vie !
Le déni total de grossesse qu’avait fait Marie-Élisabeth pendant sa première grossesse, n’avait absolument pas impacter leur fils.
Guillaume lui avait toujours dit qu’il était apparu dans leur vie comme un signe du destin, une seconde chance et que c’est grâce à lui, qu’il avait pu épouser sa maman. De cela le petit William n’était pas peu fier.
La clé tourna dans la porte et soudain elle fut là ! Rayonnante…
— Coucou mes amours ! Dit-elle en entrant et en refermant la porte sur elle.
William fonça comme une fusée vers la porte et se jeta contre elle
— Maman !
Cette dernière le souleva du sol et l’embrassa. Puis il lui dit
— J’ai appris à Angie à marcher à 4 pattes, regarde !
Et en effet la petite fille avançait doucement mais surement vers sa mère en balbutiant :
— Man-man… !
Marie-Élisabeth se baissa gracieusement pour prendre sa fille dans ses bras. Ses gestes, lui faisait souvent penser à une danseuse de ballet, tant elle évoluait avec grâce et élégance féminine jusqu’à la fibre de son être.
C’était une des choses qu’il adorait chez elle… Mais en réalité il aimait tout ce qu’elle était.
— Tu dis maman ? Interrogea-t-elle le bout de chou plongeant ses yeux clairs dans leur réplique miniature
— Man-man ! Répéta la petite fille en posant sa petite tête sur l’épaule de sa mère
— Mon petit cœur ! Tu grandis si vite… s’émerveilla-t-elle. En embrassant sa joue potelée.
Mais déjà elle levait les yeux vers lui, et ses yeux s’allumèrent d’un brasier d’amour… Il lui sourit heureux. Elle posa son précieux fardeau sur le tapis et enleva son imper en hâte, qu’elle pendit au porte manteau. Elle retira ses chaussures et fonça vers le canapé ou il l’attendait. Elle lui sauta sur les genoux et il l’étreignit.
— Tu m’as manqué, ma beauté ! Dit-il en la couvant amoureusement.
— Toi aussi mon beau héros, les enfants ont été sages ?
— Des anges, ils ont de qui tenir avec la maman, qu’ils ont !
Ils avaient à peine échangé ces quelques mots, qu’elle se coula dans ses bras et l’embrassa avec l’amour démesuré qui la caractérisait.
Il posa ses lèvres dans son cou avant de murmurer…
— Tu n’as pas oublié qu’on va manger chez tes parents, ce soir ?
— Non ! Mais ça serait bien qu’on ne reste pas trop tard… J’ai besoin de t’avoir pour moi toute seule !
Guillaume la regarda en souriant.
— Oh ! Je dois sortir les chandelles, et la musique douce ?
— Pas forcément ! Tes grands bras me suffiront.
— Qu’est-ce qui t’arrives ? Des problèmes au boulot ?
Marie-Élisabeth était infirmière au service des urgences depuis son retour de maternité 5 mois plus tôt. L’avantage c’est qu’ils se voyaient souvent quand il y amenait des patients pris en charge par sa caserne.
Mais le revers de la médaille, c’est que Marie-Élisabeth qui avait toujours été très empathique avait parfois du mal à garder de la distance par rapport aux patients.
Comme ils étaient tous deux infirmiers, elle dans cet hôpital régional, et lui chez les pompiers, et qu’il avait une plus grande expérience qu’elle dans le métier. Il l’écoutait et la conseillait.
— Aujourd’hui un homme de 30 ans est arrivé accidenter aux urgences. Il s’est fait renverser par une voiture…
Il embrassa son front et hocha la tête.
— C’était horrible guillaume, sa femme est arrivée, elle devait avoir mon âge ! La pauvre, elle était dévastée. Ils étaient mariés depuis 4 mois. Il est décédé sur la table d’examen, le médecin n’a rien eu le temps de faire ! Une équipe à essayer de lui faire un massage cardiaque, en vain ! On a entendu sa femme hurler et pleurer quand le médecin lui a dit qu’il était mort. Apparemment, ils avaient un bébé de 2 ans !
— Chérie…
— Serres moi fort, guillaume ! Le bonheur c’est si fragile… On croit qu’on peut être heureux pour toujours, et un matin on se réveille et on a tout perdu !
— Je sais, mon ange…
— Si je te perdais, je crois que je ne pourrais pas survivre ! Assura-t-elle
— Il faut que tu prennes du recul, Lisa. Moi aussi quelquefois j’ai du mal avec certaines interventions. Il y en a qui nous touchent plus que d’autres, car on se sent proche des victimes … Mais dans toutes les carrières comme les nôtres, il faut savoir prendre quelques distances, si on ne veut pas se laisser submerger et affecter par le malheur d’autrui.
— Tu as raison ! Mais parfois, je me dis qu’on est trop heureux, tous les deux. Que l’on a trop de chance, que tout nous réussit ! Ce n’est peut-être pas normal ? Peut-être qu’on finira par avoir le revers de la médaille.
— On a eu nos épreuves ! Et ne doutes pas qu’on en aura d’autres. Notre force, c’est notre lien ! Je serais toujours là pour toi, mon amour, tu le sais ?
— Oui, Moi aussi Guillaume, je serais toujours là…
Ils s’embrassèrent une nouvelle fois et Marie-Élisabeth s’éclipsa pour aller se doucher rapidement avant de partir chez ses parents. Ce soir il y avait une fête familiale pour les 16 ans de Juliette, la cadette des Duval.
A peine une demi-heure plus tard, ils quittaient leur jolie petite maison acheté l’année précédente, lors de leur retour dans le Maine-et-Loire.
C’était une ravissante petite maison, disposant de 4 chambres, d’un chaleureux salon ou trônait une cheminée. Le jardin qui entourait la maison, n’était pas très grand. Mais suffisant, pour que les enfants s’y amusent à leur aise, quand ils grandiraient.
Guillaume et Marie-Élisabeth y avait mis des fleurs, planter un arbre aussi, à la naissance de leur fille. Cette petite demeure, « leur havre de paix », était un rêve de plus accompli à deux !
Passer trois ans à Perpignan, loin de la famille de Marie-Élisabeth, et de leurs amis communs. Dans une région qu’ils ne connaissaient pas, n’avait pas été facile pour eux. Leur lien, ne s’en était que renforcer… Mais ils avaient rêvé leur retour dans leur région natale.
De retour à Angers, ils avaient visité des dizaines de maisons. Ils étaient décidés à se stabiliser et à ne pas rester locataire. Ils voulaient alors ardemment agrandir leur famille. Enfin, ils avaient visité ce petit bijou, une jolie maison ancienne entièrement rénovée, à la façade blanche sobre, le charme et la simplicité !
Cela avait été un coup de foudre. Elle était idéalement située pas trop près du reste de la famille, pour ne pas être déranger à tout moment. Mais pas trop loin non plus !
Ils arrivèrent à la villa des Duval, William piaffait d’impatience à l’idée de retrouver sa petite cousine Sarah la fille de Jérôme et Cindy. D’ailleurs ses derniers étaient déjà là !
La soirée fut chaleureuse, Juliette petite adolescente de 16 ans toujours aussi espiègle et débordante d’énergie, rayonnait au milieu de ses neveu et nièces.
Aurore et Alexandre étaient à présent à la retraite depuis 2 ans et demi, et jouissaient de leur petit enfant qu’ils aimaient à garder. Aurore s’était chargé de la garde de Sarah, après que Cindy est reprise sa carrière.
A présent que la charmante petite blonde allait à l’école, elle gardait la petite Angélique. Mais les mercredis et les vacances scolaires, les cousin et cousines se retrouvaient chez leur grands-parents quand leurs pères et mères respectifs travaillaient.
Pendant que les enfants jouaient avec leur jeune tata, Guillaume et Jérôme prenaient l’apéritif avec Alexandre et Marie-Élisabeth s’enquérait de la grossesse de Cindy qui attendait son deuxième enfant. Elle était à son cinquième mois et la grossesse commençait à se voir un peu, le bébé bougeait déjà. Très vigoureux… et dans une quinzaine de jour, il saurait le sexe.
Ce soir, il ne manquait que Madeleine. Agée à présent de 20 ans, la jeune femme venait de se lancer depuis quelques mois, dans une carrière d’hôtesse de l’air. Aussi elle voyageait beaucoup, et avait quitter Angers. Elle manquait à tous, mais semblait épanouie dans sa nouvelle vie.
Aurore, Cindy et Marie-Élisabeth firent manger les enfants avant, ces derniers ne tenaient pas à table très longtemps. Puis Sarah et William allèrent se poser dans un coin du salon tandis que la petite Angie épuisée de sa journée s’endormait dans un lit parapluie dans un coin calme du salon.
Ce fut au tour des adultes de diner. Guillaume et Lisa, qui rentrait de voyage de noce. Racontèrent leur croisière, leurs escales…Huit jours de bonheur en tête à tête. Quatre ans plus tôt quand ils s’étaient mariés, ils venaient d’avoir William.
Aussi, entre le déménagement à Perpignan, les études de Lisa, le nourrisson à s’occuper… Ils n’avaient pas eu le loisir d’une escapade en amoureux. Mais Guillaume s’était promis de réparer cela plus tard…
L’opportunité s’était trouvée à la fin de l’été. Quand il avait eu une nouvelle promotion, et une belle prime. Il avait monté une surprise pour sa tendre épouse. Avait demander à ses beaux-parents de garder les enfants quelques jours. Il avait fait prendre des congés à Lisa, sans lui en dire plus… Puis, il lui avait dit qu’il partait au soleil, à Barcelone tout en gardant une part de mystère sur ce qu’il lui préparait. Ils avaient pris l’avion, heureux de ce premier voyage à deux.
Arrivés là-bas, il avait joué de mystère jusqu’à l’embarquement. Jouant aux devinettes sans lui dire vraiment ce qu’il lui préparait. Aussi, il avait bien réussi son effet de surprise. Jusqu’à la dernière minute Marie-Élisabeth n’avait pas réussi à deviner le contenu de la surprise de son époux.
Il l’avait emmené vers le port de Barcelone ou ils avaient embarqué sur « la belle des océans » Guillaume avait réservé une suite pour jeunes mariés et un forfait spécial voyage de noce... Durant les 7 jours de croisière, ils avaient visité : Ibiza, l’ile de Majorque, Port mahon, pour finalement arriver à Nice ou le voyage idyllique s’était terminé.
Sept jours de croisière, sept jours de complicité, de tête à tête de rire et de découverte… Sept nuits passionnées à s’aimer comme des fous, à se consumé de passion.
Puis le retour trois jours plus tôt. La joie de retrouvé les enfants… Le retour de Marie-Élisabeth à l’hôpital… et des souvenirs plein la tête, des photos de paysage paradisiaque… Le bonheur ! Guillaume reprendrait le lundi suivant. En même temps que William, à la fin des vacances d’octobre.
Après le gâteau d’anniversaire, le couple ne tarda pas beaucoup… William s’était endormi sur la banquette à coté de sa petite cousine. Les deux enfants furent chargés dans la voiture familiale puis ils rentrèrent les coucher.
Enfin dans le silence de la maison endormie, ils montèrent ensemble dans leur chambre, et firent l’amour avec une tendresse indicible… Le feu de leur passion était toujours aussi vivace, malgré les quatre années écoulées.
Ils n’étaient jamais aussi heureux, que lorsqu’ils se retrouvaient le soir après une journée chargée. Qu’enfin leurs corps se retrouvaient, s’aimaient, se rechargeaient au contact l’un de l’autre.