Chapitre I-1 : L'ombre et la scène
D'une voix calme voir rassurante, prononçant avec douceur, mais fermeté
Ephesians 5:8-11 (Vulgate)
> "Eratis enim aliquando tenebrae: nunc autem lux in Domino. Ut filii lucis ambulate.
Fructus enim lucis est in omni bonitate, et iustitia, et veritate.
Probandes quid sit beneplacitum Deo.
Et nolite communicare operibus infructuosis tenebrarum, magis autem redarguite."
[Traduction en français simplifiée :
«Autrefois vous étiez ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière, car le fruit de la lumière consiste en toute bonté, justice et vérité. Examinez ce qui est agréable au Seigneur. Ne participez pas aux œuvres stériles des ténèbres, mais plutôt dénoncez-les.»]
Agenouillé, terrifié, retenant mon souffle, feignant de prier de tout mon coeur, de tout mon âme, du haut de mes 12 ans, ne comprenant aucunement pourquoi j'étais là, pourquoi ces heures de prière interminable, pourquoi cet acharnement de la part de ma mère, pourquoi... Pourquoi.....
Je fermais juste les yeux, agenouillé, devant une croix, récitant sans cesse les versets donnés par ma mère, mon visage ruisselant de sueur, continuant dans une infime miséricorde que la grâce me soit accordé, que les maux qui rongent et perturbent ma chère mère s'envolent, espérant " guérir " comme elle le criait, chantait, hurlait de ma maladie " satanique ". Alors je priais là, depuis trois bonnes heures, fermement, méthodiquement, d'un air désespéré comme celui qui cherche la repentance du Seigneur, je n'osais point ouvrir les yeux, de peur que ma mère m'accuse de vouloir ne pas me repentir, de chercher à rester sur le chemin de l'obscurantisme, donc je récitals simplement, sans me plaindre de la douleur qui parcourait mon corps, de la souffrance que je ressentais d'être là, de ne point la voir tous les jours, des murs oppressants de ces lieux, des regards inquiétants de mon oncle, de sa persistance et la fougue dans son regard en mon égard. À genoux là, je priais, prié que je puisse sortir vite de cet endroit, que mon père ne me regarde plus avec dédain, mais comme le regard tendre d'un père envers son fils, que ma mère n'ait plus besoin de pleurais, priait jusqu'à l'effondrement pour ma guérison. Je priais que Dieu m'accorde la guérison tant attendu.
Ma mère après sa prière fougueuse, se balançant de long en large lors de sa prière, implorant les cieux de libéré son fils du démon, de le remettre sur le chemin de la droiture, elle me pris les mains, les mots entrecoupés par son souffle, comme ci elle était sur le point de s'évanouir à chaque mots prononcés
- Seigneur..., je suis une de t'es plus fervente serviteurs... Ait pitié de moi... Libére mon fils...( Serrant mes mains d'une forte inouï )
- Aïe, maman tu me fais mal ( Ne pouvant plus supportais d'avantage, tête baissé, regardant le sol, sachant déjà la remontrance qui allait s'en suivre )
- Ferme la, Sale envolé des enfers, laisse le corps de mon fils... ( Essoufflé, tremblant de corps son corps, les dents claquant sous la pression, les yeux écarquillés, une coulée de sueur dégoulinant de son visage ).
Seul la fumée de l'encens allumé, des claquement des dents de ma mère et des bougies allumés qui tentées d'illuminer un peu la pièce, faisant comprendre qui t'avait une présence humaine dans la pièce.
- ( Se levant brusquement, mes mains entre croisées, toujours dans les siennes ) Désolé mon chéri, mon tendre, mon brave... Désolé ( posant nos mains sur sa tête courbée, tremblante comme une feuille sur le point de lâcher prise sur le branche où elle se tenait) Je suis désolé ( lâchant brusquement mes mains pour me prendre dans ces bras, versant des larmes, embrassant de plus en plus fort ) Oh... Mon tendre... Enfant... Ma..man.. est... Des... olé... ( Les larmes perturbées sa prononciation des mots )
Mon corps enlacé par cette chaleur tant recherché, ne pouvant voir n'osant pas répondre à ce câlin, le considérant comme non voulant, fait dans le feu de l'action, dans un énième sentiment martenelle qui traversait ma mère, des larmes coulant sans aucunement explications de mon visage figé, perplexe, voir intrigué, dans cet énième élan d'amour. Elle se détacha aussi vite qu'elle m'avait pris dans ces bras, me poussant fermement loin d'elle, de sa chaleur, tapotant ses joues, et essuyant les larmes qui y coulé, s'avançant et s'en dorsant sur la cheminée de la pièce guidée les bougies qui données un lueur dans cette pièce sombre. En face de la cheminée, elle repris ses esprits, en se pinçant ses joues, essuyant les derniers larmes sur visages, tapotant sous ses yeux pour essayer de les dégonfler, massant son visage. Repris son air stricte, ferme, sa posture tendue, droit et stricte. Balayant ses vêtements d'un geste simple de la main. Se retournant d'un pas, se dirigea vers moi, qui se précipita de regarder de nouveau le sol, elle releva ma tête, essuyant mes larmes, tapotant mes vêtements.
- ( D'une voix posée, mais stricte ), regarde moi
- ( La regardant d'en bas )
- ( S'en baisa à mon niveau ) Tu sais que nous ne faisons que tout ceci pour ton bien, pour le bonheur de la famille, tu ne voudrais pas que quelqu'un parle mal de maman dans la communauté, n'est ce pas. Tu voudrais que papa soit fière de toi n'est pas. Alors il faut que tu guérisse, que tu ailles mieux, pour te fiancé à une fille de bonne famille, avoir une vie descente, comme il se doit. Débarrasse toi de ses penchants malveillants, devient un homme tel qui faut. Tu me comprend mon chéri ( Glissant sa main tendrement sur la joue et me fixant en attente de la réponse juste)
- ( Appuyant ma joue sur cette douce main ) Oui maman je me dépêche de guérir, je prierai pour que le Seigneur me remet sur le droit chemin tous les jours. Alors rentrons à la maison pardon, je veux rentrer avec toi aujourd'hui, ne me laisse plus ici. Partons ( Saisissant sa main avec mes mains tremblantes ) Je te promets de guérir, je te le promets maman, alors je peux rentrer à la maison ( Les yeux au bord des larmes, embrassant ses mains, les frottant, et les posant sur mon front ) Pardon rentrons ensemble.
- (me regardant en silence, avec une once de tendresse presque imperceptible) Non, on ne peut pas encore rentrer à la maison, tu dois encore suivre tes cours ici ( essayant de libérer ses mains en se relevant )
- ( Retenant ses mains ) Ne puisse pas les suivre hors du pensionnat, je promets de guérir, d'être sage, d'être un bon garçon, d'être le fils idéal, de suivre tout ce que tu me dira ( Dans un instant de désespoir) de ne plus jamais revoir Sébastien, je te promets
Elle resta figée presque aussi immobile d'un mobilier, me regardant d'un regard vide, lâchant mes mains d'un seul coups
- ( Saisissant par les joues de manière à ce qu'elles faisaient comme la moue, avec un regard glacial, rempli de mépris, de colère et frustration ) N'ose plus prononcé le nom de cet envolé de Satan, ce perverti, est ce été clair
- Oui mère ( Le disant sur la pointe des pieds, pétrifié, tremblant )
- ( Me laissant tomber, et dirigeant vers la porte entre ouverte ) Oh, Révérend Amos, que je suis contente de vous revoir, comment allez vous ? ( Parlant d'un air calme, posé, comme la fille de bonne famille qu'elle est issue )
- Je vais très bien, ( D'un ton calme, lent et posé, avec un bon sourire d'homme bien). Je suis juste venu chercher Elias, on m'a dis que vous vous entre tenait avec lui, j'en ai profité pour vous passez le bonjour ma chère.
- ( Laissant échapper un sourire discret ) Que vous êtes charmant. Je me porte à meilleur, ainsi que mon mari. Désolé d'avoir prioriser notre conversation au cours d'Elias. Vous pouvez le reprendre, j'en ai terminer ( Se courbant puis sortant )
Moi toujours à terre, essayant de retenir mes larmes, ma frustration.
- ( me regardant ma mère partir toujours avec mon sourire de façade, puis se tournant vers moi ) Et là, voilà un jeune qui subi beaucoup trop de pression ( Me relevant du sol, tapotant mes vêtements, dressant mon corps). Bon allons, nous avons pas tout la journée, ton professeur m'a dis que tu n'étais accès concentrer lorsqu'il dispensé sa leçon aujourd'hui ( me tenant pas la main en se dirigeant vers son bureau )
Mon regard et ma tête était assez vide face à cette énième abandon de ma mère dans ce endroit, j'eus à peine le temps de me ressaisir qu'on était déjà devant son bureau, une pièce très éloigné des autres dépendances, que personne n'y entrait sans l'autorisation du Révérend, personne n'osait s'y aventurer même traversé la grande arc qui menait à ce bureau était impensable pour quiconque. Saisi sur le moment, était conscient, du regard insistant et de l'attention énorme que me pose mon oncle à mon égard, mon corps se figea, mes membres, mon cerveau, ne répondaient plus, mes mains tremblaient d'une peur que je ne saurait expliquer.
- ( Ouvrant la porte et la refermant ) Pourquoi trembles tu comme celà mon cher neveu ( Avec ce sourire de façade ), à ce que je sache tu as déjà eu à faire à de telles débauches n'est pas. Pourquoi paraît tu si nerveux ( se baissant à mon niveau, touchant mes cuisses ), tu sais il n'a presque personne aujourd'hui, c'est Dimanche, tout le monde doit se préparer pour la fête de ce soir à l'église, tout le monde doit bien s'amuser, nous aussi nous pouvons nous amuser n'est pas. T'inquiète de rien personne ne sera au courant, de notre petite fête que toi et moi, et cela restera entre toi et moi n'est pas sois un gentil petit garçon Elias...
Mon souffle se coupa, à l'instant où il posa ses mains sur mon derrière, pétrifié, paralysé je ne su comment réagir, dégoulinant de sueur, criant mais aucun sons ne pu sortir de ma bouche, hurlant à l'aide, à ma mère, à mon père, au Seigneur, suppliant pour que ce supplice s'arrête, pleurant de douleur, de souffrance, d'humiliation, de dégoût envers moi, de haine envers mes parents qui m'avaient laissés là, seul, sans aucune explication, contre ce Seigneur sensé le délivrer mais le l'a jamais fait, contre moi même, d'être indécent, être sur le mauvais chemin, ne pas avoir assez prier, supplier, ne pas avoir assez la foi....
- ( Pleurant à chaudes larmes ) Je vous s'en supplie mon oncle, je suis désolé de ne pas être assez croyant..., assez pa...rfait, de ne pas av...oir as..sez prier.... Je vous...s en...su...pplier... arrêtez..j'a..i...mal... extrêm...ement mal.... Ce...là me fait...mal..oh... seign...eur....pardo...nne moi ! Ah
- ( Fermant ma bouche avec sa main ) Putain ferme la, tout.. est.. de... ta... faute... d'être... rempli... de.. perversité.
Mon esprit s'échappant face à la douleur, à bout de souffle de supplier, mon esprit se dispersa.